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Actualité de l'emploi et des réseaux sociaux

Ne vous souciez pas d’être sans emploi, souciez vous plutôt d’être digne d’un emploi.
Confucius, moraliste chinois (6ème siècle)

Le premier ministre doit présenter, ce lundi, « un point d’étape » qui ressemble beaucoup à la fin du débat sur l’identité nationale des personnes physiques en France, mais qu’en est-t-il de l’identité des entreprises françaises constituées, elles, par des personnes morales.

L’excellent éditorialiste de Challenges, Denis Kessler évoquait, il y a quelques semaines, les origines des entreprises françaises au siècle dernier en affirmant qu’ « on donnait le nom de famille à ces entreprises et, comme dans Lucky Luke, on ajoutait « and Bros. » pour désigner la fratrie, ou « and Sons. » pour nommer la descendance ». Les raisons sociales, en l’occurrence la généalogie familiale, portaient explicitement l’adjectif « français » ou «national ».

Mais une analyse historique montre que les entreprises ont un sort parfois totalement divergent de celui de la nation en période de crise économique (1929) ou en temps de guerre (première et seconde guerre mondiale par exemple pour ce qui concerne la France). Certaines profitent de situation de chaos pour se développer alors que d’autres moins chanceuses s’effondrent. A la libération, en 1945, à côté des séances de psychiatrie nationale que constituaient les lynchages et tonsures de femmes, sur la voie publique, qui avaient « trempé » dans l’infamie de la collaboration avec l’ennemi, les entreprises ont été nationalisées pour mettre en relief un lien étroit entre l’entreprise et l’Etat.

Ce mouvement, jamais démenti de manière catégorique sous la V ème République malgré les réticences de certains présidents, fut accentué avec l’arrivée de Mitterrand en 1981. Mais l’entrée de l’Espagne et du Portugal dans la CEE (Communauté Economique Européenne) en 1986 constitue un tournant dans l’identité française des entreprises. Elle marquait, 31 ans après le traité de Rome, un vrai tournant vers la mise en place d’une Europe unie par des textes (économiquement puis… politiquement).  Certaines entreprises passèrent de nationales à « plurinationales » ou « globales ».

Depuis, cette tendance s’est accentuée et s’est généralisée malgré le fantasme que Denis Kessler décrit comme étant «  la peur des « entreprises étrangères » aux desseins toujours maléfiques, qui font «main basse » sur nos entreprises ». Ce qui amène à poser la question suivante. Qu’est-ce qu’une entreprise française ? Il n’en existe pas une définition standard. Mais sans les sociétés étrangères, les investissements étrangers, les chercheurs ou sans les travailleurs étrangers, les entreprises dites françaises occuperaient-elles les places qu’elles occupent aujourd’hui dans l’économie mondiale ?

L’Union Européenne interdit, à travers les lois sur la concurrence, les discriminations entre entreprises selon la nationalité. Le monde des personnes morales – des entreprises – serait-il plus égalitaire que celui des personnes physiques ?

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Votre journée de travail commence tous les jours par une réelle épreuve ? Pire que la sonnerie stridente du réveil, vous devez chaque matin affronter la galère des transports en commun pour vous rendre sur votre lieu de travail ? Vous aussi vous devez prévoir la probable demi-heure de retard du RER dans le calcul de votre itinéraire afin d’éviter les foudres de votre patron ?

Une étude menée par le cabinet Technologia, spécialisé dans la prévention des risques professionnels et de l’environnement , révèle que les transports en commun seraient un véritable facteur de stress pour les employés. Au point de mettre en danger leur santé physique et mentale et donc de menacer la paix sociale de l’entreprise.

L’analyse de cette étude, menée par une psychologue du travail, un ergonome et un sociologue auprès de 150 représentants de personnels et directeurs de relations humaines d’Ile-de-France, devrait apporter des éléments d’explication et des solutions. Le Parisien dévoile ce compte-rendu.

Si les salariés souffrent de plus en plus du temps de transports, des aléas du trajet et du fait que les réseaux soient de plus en plus saturés, les chefs d’entreprise estiment en général que cette partie de la journée concerne la vie privée de leurs salariés et ne relève donc pas de la responsabilité de l’entreprise. Transports bondés, correspondances nombreuses, temps de trajet de plus en plus en plus long, les trajets en transports en commun ont pourtant des retombées négatives sur l’efficacité des salariés.

Plus stressés, plus fatigués, ils sont donc moins énergiques et « l’aléa des transports en commun favorise les retards et les perturbations du travail à effectuer, et de façon indirecte, peut menacer la paix sociale quand une certaine souplesse horaire est accordée aux salariés exposés aux plus difficiles conditions de transport », explique Technologia. Pour compenser leur retard, les salariés organiseraient des « stratégies compensatoires » en décidant par exemple de réduire leurs pauses ou de travailler plus longtemps. Cette situation aurait également une incidence du point de vue du recrutement puisque la direction aurait tendance à favoriser le « recrutement de proximité ». Une discrimination à laquelle pourrait remédier la mise en place du CV anonyme.

Ce problème se présente comme un des enjeux des élections régionales en Ile-de-France. Technologia recommanderait ainsi d’intégrer les transports au sein de la catégorie « stress au travail » et de réaménager au plus vite les réseaux de transports en commun. Une réelle urgence lorsque l’on sait que le nombre de voyageurs aurait augmenté de 25% depuis 2000 et le nombre de trains seulement de 7%.

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  • Classé dans : Emploi
  • C’est dans l’air du temps, on entend de plus en plus parler de la verticalité des réseaux sociaux. Par verticalité, on entend d’une part la spécialisation des réseaux, mais aussi leur multiplication.

    Copains d’avant, LinkedIn et Viadeo sont un bon exemple de cette verticalisation. D’un usage personnel, les utilisateurs ont très vite perçu l’intérêt professionnel des réseaux puisqu’il est communément acquis qu’il n’y a pas de bon business sans réseau. D’aucuns vous diront : « Mais pourquoi ne pas tout faire sur une seule et unique plateforme ? » Eh bien disons qu’il ne faut pas mélanger les genres.

    En effet, chaque activité, secteur ou marché est régi par ses propres règles, ses propres spécificités. Le principe du positionnement dicte la conduite de l’un ou l’autre des réseaux. Il parait impossible d’avoir un seul et même outil pour tout faire, de la même manière qu’il est plus logique de travailler à son bureau que d’aller le faire dans son Café ou Bistrot favori. Un réseau professionnel sera donc plus à même de proposer des outils de mise en relation pour développer son business, booster sa carrière ou rechercher des fournisseurs.

    Un réseau personnel et ludique sera plus indiqué pour partager les détails croustillants de sa vie personnelle toute proportion gardée car, sachez le, les recruteurs passent de plus en plus de temps sur les réseaux sociaux pour mieux connaitre les personnes qu’ils vont voir en entretien. Pour les entreprises commercialisant des biens de consommation ou des services au grand public, il s’agit de formidables places de marchés et de communication.

    De même, les associations, partis politiques (UMP; PS) ou organismes sociaux ont certainement un intérêt probant à utiliser leur propre réseau social, qui prendra en compte les spécificités de leurs interactions.

    Nous devrions donc voir se multiplier ces plateformes sociales privées ou publiques dans l’avenir et chacun de nous  fera partie de plusieurs de ces réseaux. C’est peut-être déja le cas pour certains, car une étude récente menée sur une population d’expatriés montre qu’une personne fait partie, en moyenne de plus de deux réseaux, certains en comptabilisant jusqu’à cinq.

    Pour illustrer cette tendance, une nouvelle toute fraîche tirée de l’une des conférences du Salon des Entrepreneurs 2010. Nous accueillons sur internet en ce début d’année, un tout nouveau réseau social, destiné aux créateurs d’entreprise issus des quartiers et des minorités : La nouvelle PME.

    Cet outil à pour but de venir en aide à ces entrepreneurs en les aidant à développer des synergies (mise en relation, networking, business), à trouver de nouvelles compétences (bénévolat de compétences, référents au sein du réseau), trouver les fonds nécessaires à monter leurs projets (liens avec les investisseurs). »La nouvelle PME » est considéré par ses créateurs y compris, comme un réseau de niche, dont le coeur de cible est constituée par les TPE de 10 à 15 salariés issues des quartiers et minorité. Les interactions issues de ce réseau devraient déboucher sur l’organisation de rencontres physiques, forums, tables rondes et autres évènements propices au sain développement de jeunes entreprises.

    Un autre exemple de verticalisation des réseaux sociaux est le site AeroContact. Cet espace social propose des espaces communautaires autour des métiers et des entreprises du secteur aéronautique. Il permet à ses membres d’entrer en contact avec des professionnels ou chercheurs d’emploi faisant le même métier ou s’intéressent aux mêmes entreprises. Il permet en outre de poser des questions, animer des débats et aide les passionnés d’aéronautique à échanger leurs savoir-faire et à définir leur projet professionnel au sein du secteur. Cette plateforme propose également aux professionnels de développer leur business en trouvant de nouveaux clients ou partenaires.

    Ces plateformes sociales de niches ou spécialisées entrent donc en complémentarité avec les grands réseaux généralistes comme Facebook et s’appuient sur la force de ces réseaux pour puiser audience et ressources. C’est pour cela que de plus en plus nous voyons ces médias sociaux s’interconnecter.

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    Impossible n’est pas Zapping

    Vendredi, ça y est le dernier jour de travail tant désiré est arrivé. Bientôt, nous nous enlacerons aveuglement au plaisir éphémère du week-end, le havre de repos pour toutes âmes salariées. Mais avant la récompense, journée complète qui doit passer où l’impatience est votre ennemi, mais le zapping est votre allié jusqu’au retour de vos amis.

    Classement des sites bloqués par les employeurs

    La massification d’internet au travail commence à poser un sérieux problème aux employeurs, celle de grignoter la productivité de leurs salariés. Pour maîtriser cette perte, de nombreux employeurs bloquent l’accès à certains sites. Emilie Neige responsable marketing chez Olfeo (société spécialisée dans la vente de logiciels de filtrage d’adresses URL) nous indique le palmarès des sites les plus bloqués:

    1. Facebook, le plus célèbre des réseaux sociaux est le site qui indispose le plus les employeurs

    2. Dailymotion et YouTube  ont la fâcheuse tendance d’accaparer la bande passante alors que le plus souvent les vidéos regardées n’ont aucun lien avec le travail

    3. WindowsLive, le site de chat de Microsoft

    On retrouve ensuite Jeux.com, L’Equipe.fr et Allo ciné qui participent eux aussi à la chute notre productivité. Profitez de l’internet libre au travail, il vit peut être ses dernières heures.

    Recrutons avec humour !

    Les sociétés et les sites d’emplois ont eux aussi besoin de séduire les meilleurs candidats. Et pour ce faire, originalité, créativité et provocation sont le plus souvent les maître mots de leurs campagnes de recrutement, le tout enrobé d’un humour des plus salutaires. A vous d’en juger !

    Journaliste au banc d’essai

    TV, presse, radio, blog, continuellement, du matin au soir, nous sommes nourris d’informations. Les responsables ? les journalistes : cette « piétaille sous-payée » (pour la plupart) enchainée à l’autoroute de l’information dont la noble mission est « informer ». Forcément devant une telle tâche, la barrière entre admiration et haine peut être fragile.

    C’est le postulat de topjournaliste.com qui donne la possibilité aux téléspectateurs, auditeurs ou lecteurs de noter leurs journalistes. Criez votre amour ou votre bile, le choix est votre.

    Le sens du travail interrogé

    La toile est est une véritable mine aux trésors multiples, le court métrage d’animation « El empleo » en est une nouvelle pépite. En l’espace de 5 minutes, le réalisateur argentin Patricio Plaza illustre sa vision de l’homme dans le monde du travail, une conception des plus engagée où il exprime un fatalisme extrême.

    Avec un humour désespéré il nous interroge : l’homme n’est-il qu’un outils, une compétence dans le monde de l’entreprise ? Triste vision mais vrai interrogation, malgré un rythme assez lent, Helia vous conseille de visionner cette œuvre fort intéressante.


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  • Classé dans : Actu
  • « Je suis tout à fait prêt à envisager la titularisation progressive des contractuels pour ne pas les laisser en situation de précarité  » déclarait le N. Sarkozy lors de son passage à TF1, le 25 janvier dernier. Une déclaration qui en a surpris plus d’un. Une surprise qui explique peut être le peu de commentaires des médias et des politiques qui l’a accompagné. Mais dans le landerneau des contractuels, l’information a fait l’effet d’une bombe.

    Les contractuels sont une catégorie de travailleurs qui permet d’embaucher du personnel sans lui offrir un statut de fonctionnaire. Les contractuels concerneraient, selon les syndicats, 500 000 personnes (un million, selon d’autres sources) soit 10 % des fonctionnaires. Ils sont présents dans les hôpitaux, universités, établissements scolaires et les mairies.

    La titularisation des contractuels de la fonction publique était considérée comme une véritable arlésienne.

    Longtemps réclamée par tous les syndicats, elle a toujours été refusée pour cause de rigueur budgétaire. Rappelons que le projet de supprimer de 100 000 emplois dans la fonction publique prévu, depuis 2007, par le gouvernement est bien avancé. Les syndicats dénoncent les 34 000 suppressions d’emplois prévues en 2010. Une déclaration qui peut paraître incohérente avec la politique menée.

    Il n’en demeure pas moins que depuis l’annonce de la mesure, ni l’Elysée ni Bercy ne sont revenus pour expliquer dans quelles conditions « la titularisation progressive » se ferait ou bien pour chiffrer ce qu’elle allait coûter à l’Etat. Etait-ce une vraie fausse bonne idée dont l’Elysée s’est rendu compte mais trop tard ?

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    Quand on vous dit fonctionnaire, vous entendez souvent sécurité de l’emploi… et bien sachez que la donne pourrait bientôt changer !

    Le 11 février 2010, un projet de décret relatif à la « réorientation professionnelle des fonctionnaires de l’Etat », déjà examiné lundi 1er février en session syndicale au ministère, sera présenté au Conseil supérieur de la Fonction publique.

    Ce projet de décret prévoit qu’un « fonctionnaire dont l’emploi est supprimé dans le cadre d’un projet de réorganisation ou d’évolution de l’activité du service »,  en période de « réorientation professionnelle » donc, qui refuserait successivement trois affectations serait mis en « disponibilité ». En « disponibilité », c’est à dire sans travail, sans salaire ni droit aux indemnités. Une fois en disponibilité, si le fonctionnaire refuse à nouveau trois postes en vue de sa réintégration, il sera considéré comme « démissionnaire » et pourra être licencié.

    « Virer un fonctionnaire pour autre chose qu’une insuffisance ou faute professionnelle, c’est du jamais vu dans toute l’histoire de la fonction publique », s’est indigné Vincent Blouet, de la CGT, cité dans l’édition de Libération de mardi.

    Eric Woerth, ministre du Budget et de la Fonction publique, s’est exprimé mardi sur France Info. Il estime qu’il était « profondément normal » de mettre en disponiblité les fonctionnaires qui se trouvaient dans les cas énoncés. « Si la personne refuse, c’est qu’au fond elle n’a plus envie de travailler dans l’administration » et il n’y a « pas de raison que l’administration continue à ce moment-là à payer », estime-t-il. Le ministre a précisé que les postes proposés tiendraient « compte de ses capacités, de sa formation, de ses contraintes familiales ou de contraintes géographiques ». Le décret n’apporte  pourtant pas de précisions concernant un périmètre géographique maximum ni sur les secteurs d’activité.

    Les syndicats craignent donc que les postes proposés soient inadaptés afin de permettre certaines économies à l’Etat. Ils ont demandé l’annulation du projet de décret. Ce à quoi Eric Woerth répond que l’enjeu est de favoriser la mobilisation au sein de l’administration et qu’un « accompagnement personnalisé » sera proposé aux agents.

    Reste à voir si les fonctionnaires pourront se voir supprimer un de leurs droits les plus chers et se rapprocher ainsi du secteur privé.

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  • Classé dans : Actu, Emploi
  • De la boue aux bulles ! Ou comment passer de petits boulots comme ouvrier agricole, faire les vendanges et finir par devenir… le numéro un du dépannage informatique en France avec 700 personnes, 67 points de ventes franchisés et des sous-traitants partout en France et même dans certains pays voisins.

    Ce qui ressemble fort à un conte de fée avait commencé par une tragédie. Licencié en 2000, de son poste de commercial pour télévision par câble, André Combe a touché le fond allant même jusqu’à dormir pendant un an dans une camionnette avec sa femme qui venait elle aussi de se faire licencier. Pas abattu par ce qui ce qui ressemble à un déchainement du destin, le couple croit encore en son étoile. Ils ont l’idée de créer leur propre activité vu les faibles possibilités en matière d’emploi qui se présentaient à eux. En effet à 40 ans, A. Combe n’avait que pour seul bagage un BEPC. Mais se souvenant du précoce intérêt qu’il a toujours eu pour l’informatique (premier ordinateur en 1983), il a été commercial dans ce secteur et a toujours pensé « qu’il y avait un créneau entre la vente d’ordinateurs aux particuliers et aux PME et leur mise en route chez l’acheteur ». Terrain vierge jusque là, ça tombe bien puisqu’il est à la recherche d’un job.

    En juillet 2001, avec 8000 francs en poche, il s’inscrit à l’Urssaf comme entrepreneur individuel. Mallette à la main, après plusieurs porte-à-porte, il parvient à trouver ses premiers partenaires et clients pour faire vivre son idée. L’affaire commence à sentir bon malgré quelques déconvenues et des portes qui restent fermées. Avec des journées de travail de 8 heures à 22 heures, il ne tarde pas à récolter les premiers fruits de ce dur labeur en embauchant le premier technicien en octobre 2001. Puis 4 à temps plein en février 2002 et, en avril 2003, il lance la société GO Micro dont le développement continue de s’accroître.

    A la veille de l’ouverture de salon des entrepreneurs au palais des congrès de Paris, ce clin d’oeil fait par Le Monde va donner espoir aux nombreux demandeurs d’emploi et remet au goût du jour l’adage « à quelque chose malheur est bon ».

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    « Même sur son lieu de travail, un salarié a droit à une vie privée dite résiduelle ». C’est ce qu’affirme Emmanuelle Walle, avocat, spécialisé dans les nouvelles technologies, cité par le parisien pour justifier l’emploi d’internet à des fins personnels sur son lieu de travail. Mais tout n’est pas permis. Sur le plan juridique, la frontière entre vie privé et professionnelle est très floue.

    «Depuis dix ans, la jurisprudence tente d’en préciser les contours» a-t-il ajouté. L’émergence des réseaux sociaux, et leur emploi de plus en plus fréquente sur le lieu de travail, repose la question de l’utilisation personnelle d’internet aux heures de bureau. Selon une étude de la société Olfeo, qui commercialise des logiciels de filtrage, les salariés consacrent en moyenne 58 minutes à du surf personnel au bureau. Soit 14% du temps de travail.

    La justice n’a pas arrêté de se pencher sur des cas où l’utilisation personnelle d’internet sur le lieu de travail oppose employeur et employé. Pour preuve, voici quelques-uns des litiges portés devant la justice sélectionnés par le parisien.

    Deux salariés de Michelin ont été l’un mis à pied et l’autre licencié pour s’être plaints de leur « boulot de bagnard » sur le site Copainsdavant.

    Une femme de 33 ans a été licenciée pour avoir échangé 156 e-mails avec sa mère entre mars et avril 2007. Devant les tribunaux, elle a obtenu  9 756 euros de réparation de son ex employeur.

    Le cas insolite d’un salarié de Peugeot Citroen licencié, en 2002, pour avoir stocké des images pornographiques sur son ordinateur de travail. Il a finalement eu une décision favorable de la justice pour être indemnisé mais il n’a plus retrouvé du travail. La cour de cassation a estimé dans un récent arrêt que le fait de conserver trois ou quatre photos pornographiques, et même zoophiles, sur son ordinateur professionnel, n’était pas constitutif d’une faute grave. Rappelons que les sites pédophiles sont interdits au travail comme à la maison.

    Certains employeurs ont trouvé la parade à tous ces sites qui « baissent la productivité » en bloquant le réseau social américain Facebook, tous les sites de consultation de vidéos en ligne et ceux de chat comme WindowsLive (ex MSN). Les experts sont unanimes pour dire que la situation est analogue à celle de l’arrivée du téléphone portable. Après les litiges du début, l’emploi du téléphone a fini par être accepté au sein de l’entreprise dans une utilisation raisonnable. Bien entendu !

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    De plus en plus d’entreprises font aujourd’hui leur apparition sur les réseaux sociaux. Elles se servent par exemple de Twitter ou de Facebook pour faire leur promotion et entrer en contact avec leurs clients potentiels. Reste à savoir si ce nouveau type de e-marketing est rentable ou non.

    Avec 350 millions d’inscrits dans le monde rien que sur Facebook et 50 millions sur Twitter, on comprend rapidement l’enjeu commercial que peuvent représenter les réseaux sociaux. Selon une étude réalisée en 2008 par Business in Medial Social Study, 93% des utilisateurs de ces réseaux sociaux estiment que les entreprises doivent être présentes sur ces nouvelles formes de média.

    Plusieurs grands noms se sont déjà emparés de cette opportunité, parmi lesquels Coca-Cola (la marque qui a le plus de fans sur Facebook : plus de 4 millions, un succès tel qu’elle envisage de fermer son site officiel pour se concentrer exclusivement à cette page) mais aussi McDonald’s ou Renault.

    Si les réseaux sociaux permettent à ces groupes de communiquer facilement avec les consommateurs, encore faut-il que les entreprises investissent pour rendre ces pages attrayantes, vivantes et éventuellement en faire des médias à part entière. Un investissent qui peut s’avérer rentable.

    C’est ce qu’explique Boris Saragaglia, PDG de Spartoo, dans une interview accordée à Commentçamarche. Ce vendeur de chaussures sur internet est en effet très représenté sur les différents réseaux sociaux, qu’il s’agisse de Facebook, de  Twitter ou de son propre blog. Il fait partie des dix premières sociétés à forte croissance en Europe selon Mediamomentum.co.uk. Ce succès peut en partie s’expliquer par l’importance de la communication mise en place avec les consommateurs. Leur page Facebook, par exemple, avec 14 000 fans, leur permet de proposer à leurs clients des jeux concours, des promotions mais aussi des discussions sur des sujets précis ou des sondages. La marque observe un important impact commercial lié à leur page Facebook qui leur a permis d’augmenter leur nombre de commandes.

    Si les réseaux sociaux séduisent de plus en plus les entreprises en tant qu’outil marketing, on peut toutefois noter une prépondérance de Facebook face à son principal concurrent Twitter. Une tendance qui est en train d’évoluer avec l’apparition des réseaux sociaux professionnels personnalisables tels qu’Helia.

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    Fidèle à sa ligne éditoriale, le Blog Helia vous dévoile les coulisses des réseaux sociaux. Le phénomène « web social » est à l’heure actuelle au coeur des préoccupations des équipes marketing des entreprises. Comment bénéficier de la manne des réseaux pour promouvoir image de marque ? Produit ? Entreprise ?

    Le Blog Helia propose donc un rendez vous hebdomadaire pour vous parler des stratégies de ces entreprises pionnières dans cette nouvelle ruée vers l’or, mais aussi des organismes sociaux et associatifs qui font ou ont fait le pas vers ce nouveau média de communication.

    L’honneur de l’animation de cette nouvelle rubrique m’étant dévolu, j’aurais le plaisir de vous rencontrer tous les vendredis pour vous parler de ce vaste sujet.

    Pour commencer, je souhaitais vous faire part des impressions recueillies sur le Forum e-marketing qui s’est déroulé au Palais des Congrès à Paris les 26 et 27 janvier. Pour les non-initiés, ce rassemblement à pour objectif de présenter les acteurs incontournables du e-marketing et les nouvelles techniques et/ou technologies du marketing et de la communication sur internet.

    Au détour de stands d’exposants proposant les bonnes vieilles méthodes d’e-mail marketing, d’affiliation ou autre cash back, se distinguent de nouveaux acteurs qui arborent fièrement sur leurs bannières des termes barbares tels que « social media », « social shopping » ou encore « social média planning » et « community manager ».

    Loin d’appartenir à une nouvelle mouvance d’entreprises résolument socialement responsables, les clients de ces exposants s’intéressent, vous l’aurez compris au « social marketing », qui s’appuie sur le phénomène des réseaux sociaux pour mettre en œuvre de nouvelles stratégies de communication. Plus qu’à vous, les acteurs de notre vie économique et sociale s’intéressent à vos amis, aux amis de vos amis, aux amis des amis de… enfin à votre réseau quoi !

    Ne nous méprenons pas, à cela rien de nouveau ! Le marketing moderne se sert des nouvelles techniques de communication pour transposer des méthodes vieilles comme le monde, par exemple le bouche à oreilles ou encore l’influence de son réseau sur les décisions du consommateur. L’engouement des techniques de e-marketing basées sur les médias sociaux n’est pas un phénomène de mode et il semblerait que de plus en plus d’entreprises songent à s’y mettre sérieusement. Pour preuve, la bousculade que nous avons subi pour arriver à pénétrer dans le sein du sein : l’amphithéâtre abritant les conférences parlant du sujet (salle la plus vaste du Forum).

    Je vous invite, pour plus de précisions, à consulter la vidéo ci-dessous où Côme Sauval et Alexandre Lobel, interviewés sur le Forum nous font part de leurs impressions.

    A vous les studios, à vous Cognacq-Jay

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