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Actualité de l'emploi et des réseaux sociaux

Ne vous souciez pas d’être sans emploi, souciez vous plutôt d’être digne d’un emploi.
Confucius, moraliste chinois (6ème siècle)

Archive de juillet 2009

« Testez le job de vos rêves ! » Tel était le défi lancé par Météojob en association  avec Viamétiers. Météojob, spécialiste du recrutement par internet, s’associe à Viamétiers, qui propose des parcours d’immersion encadrés par des professionnels, pour lancer le jeu concours afin de montrer que travail peut rimer avec plaisir. Ce fut l’occasion  d’un mois de compétition au cours duquel les candidats ont rivalisé d’inventivité et d’originalité pour évoquer une orientation ou une reconversion en matière de travail. Au total plus de 400 candidatures diverses et variées ont été envoyées : agent de voyage, architecte d’intérieur, comédien, concepteur d’évènement artistique, libraire, paysagiste, webmaster, photographe, psychologue …

L’épilogue du jeu vient d’être connu.

Eco-conseiller. Anna-Luisa, 32 ans, ambitionne de créer le premier éco-quartier 100% développement durable.

Agent de voyages. Anne-Charlotte, 25 ans, souhaite s’investir dans l’organisation de voyages, séminaires et évènements multilingues.

Webmaster. Wilfried, 16 ans, conçoit des sites depuis 3 ans et imagine créer une des prochaines sucess-stories du web français.

Concepteur d’évènements artistiques. Gwenaël, 30 ans, se voit déjà orchestrer des spectacles pour offrir au public une parenthèse d’imaginaire.

Paysagiste. Marjorie, 31 ans, projette de montrer son bureau d’étude de paysagisme pour développer un « paysagisme durable ».

Un palmarès qui fait suite aux délibérations du jury. Pour Séverin Benizri, co-fondateur de Helia, qui en faisait partie, « c’est une démarche qui abonde dans le sens de la ligne éditoriale et de la philosophie de Helia. Le Jury a souhaité soutenir des participants en amont de leur démarche d’orientation ou de reconversion. Je suis convaincu que le partage d’expériences est une clé de l’évolution professionnelle ». Ils vont passer 3 jours d’immersion pour tester leur job rêvé. Ils seront encadrés par un professionnel expérimenté pour mieux découvrir le quotidien du métier et d’un coach afin de construire un plan d’action personnalisé.

Vu le succès du jeu, une deuxième édition est prévue pour cet automne.

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chômageLes chiffres du chômage du mois de juin ont baissé pour la première fois depuis Avril 2008. En effet le nombre de demandeurs d’emploi de catégories A, c’est-à-dire tenus de rechercher un emploi et n’ayant pas travaillé dans le mois, a reculé de 18 600 soit une baisse de 0,7%. Soit un total de 2,524 millions de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi.

Eclaircie pour les – 25 ans. Les principaux bénéficiaires sont les jeunes de moins de 25 ans (- 3,9%). Une relecture plus attentive du communiqué de Pôle Emploi et du ministère de l’emploi nuance cette bonne nouvelle. « Par rapport à juin 2008, le nombre d’inscrit est en hausse de 25,7%, et de 35% pour les moins de 25 ans ». Le chiffre atteint 3,634 millions (rien qu’en métropole) si on y inclue les demandeurs d’emploi exerçant une activité réduite (catégories B et C). Les quatre millions sont allégrement dépassés en cas de prise en compte des  chômeurs de catégories D (Stagiaires, formation ou arrêt maladie).

Une baisse en trompe-l’œil ? Le cynisme et la dure réalité des chiffres ne laissent pas de place pour savourer ce regain que Laurent Wauquiez, sécretaire d’Etat à l’emploi, a qualifié de « bonne surprise ». Les prévisions pour la rentrée restent très peu optimistes avec une série de plans sociaux prévue. De quoi alimenter encore la colère des salariés français. Colère qui espérons le, n’aura rien de comparable avec celle de milliers de salariés chinois qui ont battu à mort leur patron après qu’il leur ait annoncé 30 000 licenciements dans le cadre de la fusion de leur entreprise avec un groupe privé. Devant ce déchainement de violence le rachat de l’usine de sidérurgie publique a été annulé.

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  • DRH, le malaise vagal

    MalaiseVagal ! Mise à part certains initiés, c’est un mot qui a enrichi, depuis hier, le vocabulaire de beaucoup de personnes. Terme décrit par les spécialistes de tout genres, qui se succèdent dans les médias, comme « une baisse combinée de la tension artérienne et de la fréquence cardiaque. Il y a moins de sang qui arrive au cerveau, on se sent mal et on a besoin de s’allonger. Mais c’est bénin et très fréquent ! ». Ces sont les maux qui semblent atteindre les DRH au moment d’annoncer les mots « plan social » à des employés.

    Avec la crise, les plans sociaux se multiplient. Les DRH sont chargés d’appendre aux employés que l’entreprise se sépare d’eux. Un reportage de France info revient sur le sort des « malheureux » DRH et leur mission ingrate. L’année dernière, 80% des DRH étaient contents de leur travail contre 40% cette année. Un étiolement ressenti au niveau de la formation des futurs DRH. De plus en plus de jeunes se disent hésiter à embrasser les métiers en RH. Sylvaine, une DRH de 48 ans, déclare « A un moment, on baisse les bras ! Quand on voit des gens qui se questionnent pour savoir si oui ou non ils vont faire parti d’un plan social ». Retrouver du travail n’est pas chose aisée comme le confirme la réalité des chiffres du chômage (2,54 millions en juin) et la situation de Pôle Emploi. Et ce malgré, la sémantique positivo – optimiste dont on nous abreuve depuis la fin du dernier G20 qui prévoyait une sortie de crise  dont l’imminence est plus proche que deux souffles d’une respiration.

    Effectivement les DRH savaient qu’annoncer les plans sociaux fait partie de leurs prérogatives. Mais il n’en demeure pas moins que c’est une fonction qui se retrouve au milieu de deux « camps antagonistes » (la direction et les employés) dans le sens marxiste du terme. Une situation qui fait reconnaître à Catherine Choire, une ancienne DRH, que « la fonction est en tension ». Une tension vagale dirons nous, car bénigne comparée au celle des personnes qui viennent d’apprendre qu’elles sont licenciées.

    carte mobilitéLes parlementaires ont adopté le projet de loi relatif à la mobilité dans la fonction publique. Concrètement il permet aux fonctionnaires de changer d’administration ou de rejoindre le privé plus facilement. Eric Woerth, le ministre de la fonction publique justifie sa prise de décision par le fait que « moins de 5% des fonctionnaires serviraient aujourd’hui hors de leur corps d’appartenance ». Les syndicats y décèlent les premieux signaux d’une privatisation déguisée.

    Détails. Le texte permet aux fonctionnaires d’être plus mobile, de changer de métier ou d’administration. Il « systématise les possibilités de détachement et d’intégration entre corps et cadres d’emplois comparables et crée un droit à intégration dans les corps ou cadre d’emplois d’accueil au terme d’une durée de cinq ans de détachement » (Art. 1). Par exemple : un attaché de la fonction publique territoriale pourra rejoindre la fonction publique d’Etat. Il supprime les limites d’âge pour les recrutements par concours dans certains corps ou cadres d’emplois (Art. 13), ou encore il ouvre les corps militaires au détachement et à l’intégration de personnels civils (Art. 3).

    Questions et résistances. Pour les syndicats, la CGT en particulier, c’est la stabilité de la fonction publique qui est menacée. Le projet instaure une indemnité de départ pour les agents qui quittent la fonction publique, il autorise le cumul d’emploi en temps incomplet (Art. 8) ou le recours à l’intérim pour remplacer un agent absent (Art. 10). Enfin pour la CGT, le véritable point d’achoppement concerne  un amendement particulier qui évoque « la réorientation professionnelle » (Art. 7). En bref si un fonctionnaire voit son poste supprimé, 3 postes lui seront proposés et s’il en accepte aucun, il sera placé en disponibilité. En clair il ne sera donc plus payé ou il sera mis à la retraite. Pour la CGT, c’est une privatisation rampante. Il permet de se délester de milliers de fonctionnaires et de les expédier soit vers les collectivités locales soit vers le privé. De quoi mettre de l’eau au moulin de ceux qui s’offusquent contre les suppressions de postes dans la fonction publique. Rien que pour 2010, le gouvernement prévoit d’en enlever 33754. A ce rythme là, le Pôle Emploi n’est pas encore désengorgé.

    La troisième et dernière partie de l’entretien que nous a accordé Aymeric Marmorat, jeune fondateur de Entrepreneurs Sans Frontières porte sur le processus qui entoure la collaboration avec le Sénégal. Il revient avec nous sur les bases du « Social business » adapté à un pays du Sud. C’est le cadre d’un échange interculturel entre jeunes français et jeunes sénégalais autour de projets d’entrepreneuriat social.

    Pole emploiDébordé, charge inconsidérable de travail, des appels au 39 49 qui sonnent dans le vide, non satisfaction des prévisions initiales ! Ce sont les maux dont souffre Pôle Emploi, issu de la fusion entre l’ANPE et l’Unedic, après six mois d’existence. Le gouvernement est obligé, pour faire face à la venue accrue de nouveaux demandeurs d’emploi, de faire appel aux opérateurs privés pour l’accompagnement vers un retour au travail de 320 000 licenciés économiques. Ce qui pouvait être considéré comme une avanie, il y a peu de temps par les partenaires sociaux ou  certains politiques, risque de ne pas soulever plus de vagues qu’en mer morte.

    Malgré une bonne volonté manifeste que traduisait la synthèse élyséenne de sa création : « Plus de proximité et un interlocuteur unique capable de répondre à tous types de questions de l’inscription au reclassement en passant par l’indemnisation et le suivi ». Sur les deux parties de ce « slogan », si la première est relativement atteinte, on ne peut pas en dire autant de la seconde. En effet l’Etat avait prévu un conseiller pour 60 dossiers, « un pour 95″ précise la direction de Pôle emploi. Certains syndicats parlent même d’un conseiller pour 200 personnes selon les zones géographiques. C’est un euphémisme de dire que la situation n’est pas fort reluisante.

    Et la prochaine rentrée ne va pas arranger les choses. Un afflux massif de chômeurs à partir de septembre est prévu : les jeunes diplômés sur le marché du travail et les conséquences des plans sociaux annoncés. Un dirigeant de Pôle emploi annonçait dans Le figaro « nous prévoyons 800 000 ou 900 000 inscriptions par mois, contre 300 000 à 500 000 en ce moment. Cela ne se verra pas dans les statistiques, publiées en données corrigées des variations saisonnières, mais cela donne une idée de ce qui nous attend ». Le gouvernement  essaie de prendre les mesures du problème en confiant progressivement l’accompagnement de 320 000 chômeurs à des opérateurs privés de placement mentionne Les Echos. Une nouvelle démarche qui précède le recrutement de 1840 personnes pour renforcer les équipes de Pôle emploi pour soulager les effectifs et améliorer le service.

    L’impératif de perfomance peut-il conduire à la privatisation d’un secteur aussi important que l’accompagnement vers l’emploi ? Le journal économique présise que le coût de cette externalisation est estimé à 100 millions d’euros pour 2009 et le double pour les années suivantes.

    Après avoir évoqué l’association Entrepreneurs Sans Frontières dans la première partie, nous revenons avec Aymeric Marmorat, son directeur, sur le concept de Social Business. Ses origines, son application à travers des exemples concrets et son ouverture vers d’autres horizons sont les différents points de l’entretien qu’il nous a accordé.

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  • Le travail du dimanche, les grandes entreprises qui embauchent des jeunes, l’orientation des jeunes bacheliers et une stratégie à la bonbonne pour retrouver du travail sont à l’honneur de notre revue de presse hebdomadaire.

    taf dimancheAprès plusieurs péripéties, le projet de loi pour le travail du dimanche a été adopté à l’Assemblée nationale ce mercredi. Une adoption qui s’applique pour les zones commerciales autour de Paris, Lille et Marseille (avec des compensations de salaires et de repos). Mode (s) emploi revient sur le coté polémique de la loi avec l’extension de la dérogation à près de 6000 communes  situées dans les zones touristiques (sans compensation de salaire ni de repos). Une compilation des différentes positions et points de vue par commentaires postés sur le sujet après un sondage accompagnent le billet.

    Illustration de Martin Vidberg.

    Toujours dans la rubrique deux poids deux mesures, l’inégalité hommes – femmes au travail, femme travailsurtout au niveau des responsabilités a été largement commentée dans la presse et sur le web à la suite du rapport préparatoire à la concertation avec les partenaires sociaux sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes de Brigitte Gresy, inspectrice générale des affaires sociales. toutpourelles.fr se pose la question de savoir si ce pavé ne sera qu’un rapport de plus dans la longue litanie des rapports sur le sujet sans pour autant que les choses ne bougent.

    Au rayon formation, figaro.fr met en lumière l’engagement de cinquante grandes entreprises françaises à embaucher de 2009 à 2010 24 000 jeunes supplémentaires en contrat d’alternance. Cette perspective entre dans le cadre du plan gouvernemental pour l’emploi des jeunes. « Le nombre des 16 – 25 ans en recherche d’emploi a augmenté de 40% sur un an, portant à 23,5% leur taux de chômage au premier trimestre 2009 ». Une situation qui risque de s’aggraver à la rentrée prochaine avec l’entrée sur le marché du travail des nouveaux diplômés. Pour les jeunes bacheliers qui sont en pleine procédure d’entrée à la fac, France info revient sur la liste des 29 universités qui pratiquent des frais d’inscriptions exorbitantes.

    bonbonne de gazLes tensions de la semaine, comme depuis un moment d’ailleurs, nous viennent des employés menacés de licenciement ou en instance de l’être. Tout démarre lundi dernier, des bonbonnes de gaz sont installées sur le toit de l’usine New Fabris de Châtellerault. Mardi c’est autour de Nortel (spécialiste des télécommunications en instance de fermeture), d’avoir des bonbonnes de gaz devant son site de Châteaufort dans les Yvelines. A chaque fois, les journalistes rappliquent pour couvrir l’évènement en mettant l’accent sur « la menace de faire exploser l’usine ». C’est ce que Libération appelle « la stratégie de la bonbonne ». Elle semble fonctionner puisque les salariés parviennent à décrocher des entretiens avec leurs dirigeants et les représentants du gouvernement, chose qu’on leur refusait jusque là. Dialoguer c’est parfois le début d’une solution.

    Le « Social Business », influencé par Muhammad Yunus, le prix nobel de la paix de 2006, est une des réponses pour la crise. C’est ce qui ressort d’un long entretien que nous avons eu avec Aymeric Marmorat, le jeune fondateur de Entrepreneurs Sans Frontieres (ESF). Une association qui met l’accent sur les thèmes environnementaux et sociaux pour former de nouveaux entrepreneurs. Ainsi elle milite pour une nouvelle forme de coopération Nord – Sud (Sénégal – Brésil – Guinée…).

    Voici la première partie de cet entretien consacrée à la Présentation d’ESF

    Twitter : d’autres nouveaux usages !

    Armstrong2Une photo précédée de RIP (Rest In Peace) repose en paix. Ce n’est pas ce qu’on peut lire sur l’épitaphe d’une pierre tombale mais le commentaire ironique et humoristique (! ! !) de Lance Armstrong sur son twitter pour réagir à l’interdiction de l’utilisation des oreillettes pour La 10 ème étape du tour de France. Une interdiction qui, soit dit en passant, a tournée à une véritable « cocoricouac ! » comme le titrait le journal L’Equipe du jour. Le peloton mécontent de la mesure a fait le service minimum au niveau de la vitesse.

    Mais revenons à Twitter, c’est le nouveau mode de communication de Lance Armstrong depuis décembre 2008 afin de dialoguer sur son quotidien. La manœuvre hormis le souci de faire partager des tranches de sa vie, a pour principale ambition d’améliorer l’image plutôt sulfureuse, pour ne pas dire plus, du septuple vainqueur du tour de France. Une pratique qui se généralise dans tous les sports maintenant.

    L’inventivité est de plus en plus accrue quant à l’utilisation de Twitter puisqu’à côté du « redorage » de blason du cycliste texan, d’une utilisation journalistique comme complément pour avoir des infos sur les manifestations iraniennes après la réélection contestée de M. Ahmedinejad, on apprend qu’un auteur américain du nom de Matt Stewart a commencé à publié depuis le 14 Juillet son premier roman, « The french Revolution » sur Twitter. Après avoir essuyé plusieurs refus d’éditeurs, il va publier son œuvre en respectant le réglement stricte du micro – blogs c’est – à – dire  140 caractères par 140 (soit une vingtaine de mots).  Matt Stewart y raconte « l’histoire d’une famille  de San Francisco qui invente sa place dans l’Histoire ».

    Pour que l’intégralité du livre soit publiée, il lui faudra plus de 3700 « twetts ». Autant dire une bonne dose de patience pour suivre l’ensemble de cette étude sociologique.

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