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Ne vous souciez pas d’être sans emploi, souciez vous plutôt d’être digne d’un emploi.
Confucius, moraliste chinois (6ème siècle)

Archive de août 2009

Le RSA, du retard à l’allumage

logo rsaMalgré un intérêt manifeste, plus de deux millions de personnes ont fait le test d’éligibilité sur le site de la CAF, le RSA peine à séduire. Ils ne sont pour l’instant que 300 000 bénéficiaires. Ce qui est loin des prévisions de départ

Trois mois après sa mise en vigueur, le Revenu de Solidarité Active (RSA) est confronté à des difficultés pour se mettre en place. C’est ce qui ressort d’une longue enquête de La Tribune. Mise en place par Martin Hirsch, le Haut Commissaire aux solidarités actives, depuis le 1er Juin, le RSA qui remplace le RMI et l’Allocation des Parents isolés (API) a pour principal objectif d’apporter un complément aux travailleurs pauvres. Et c’est au niveau de ces derniers qu’il existe une certaine réticence, ce qui est pour le moins gênant.

« La crainte de voir (que) l’administration effectuait des contrôles sur la situation réelle du bénéficiaire » notamment en matière de travail dissimulé semble être la principale cause du rejet selon les conclusions du quotidien économique après avoir étudié les détails de l’enquête. Il semble également que certains préfèrent continuer à travailler sans être déclarés plutôt que d’être contraints à régulariser leur situation et finalement ne percevoir que 110 euros par mois. Ces derniers représentent 2 millions de personnes et constituent la majeure partie du public visé et seuls 10% d’entre eux auraient touché le RSA. La complicité du dispositif semble également être un facteur décourageant supplémentaire. Certaines associations dénoncent un « flicage des pauvres » et une atteinte aux « libertés individuelles ».

Une situation globale qui vient mettre à mal les prévisions gouvernementales et les chiffres annoncés au début de l’été. Pour les actifs, le montant de l’allocation devait varier selon les ressources, la situation familiale et l’âge des enfants. Une personne seule avec un salaire de 1000 euros, sans allocation logement toucherait un rsa de 74,63 euros. On se souvient également que le cabinet de M.Hirsch avait prévu que le RSA devait, à terme, toucher 3,1 millions de foyers mais également permettre à 700 000 personnes de passer au dessus du seuil de pauvreté.

Pour l’instant, on ne peut pas dire qu’il y ait un rapprochement entre les prévisions et la réalité des chiffres.

Sur le même sujet, vous pouvez lire également :

photo FmRQu’est ce qu’un journaliste – web ? Quelles sont les différences avec ses collègues dits traditionnels ? Pour répondre à toutes ces questions nous nous sommes adressés à Fabrice Mazoir plus connu sous le pseudo de FmR, Responsable éditorial à Regionsjob. Il s’occupe aussi du blog mode (s) d’emploi.

Helia : Comment êtes-vous arrivé au journalisme ?

Fabrice : Après le bac, j’ai fait des études d’histoire puis de Sciences Politiques. Après mes études, j’ai fait 10 ans de Presse Quotidienne Régionale (PQR) avec également un passage en Agence de Presse, en radio et en presse magazine. Et depuis 2006, je suis chez Regionsjob.

Helia : Comment s’est faite la transition entre la presse dite traditionnelle et le journalisme web ?

Fabrice : Je me suis intéressé à Internet vers le milieu des années 90. En regardant ce qui se passait aux Etats-Unis, je me suis dit que ce nouveau support allait profondément modifier le travail des journalistes. J’ai essayé de me former sur le tas et de suivre ce qu’on a appelé la « révolution numérique ». Par la suite j’ai voulu formaliser tout cela en faisant une formation de webmaster éditorial, c’est-à-dire axé spécialement sur le contenu.

Helia : En quoi consiste votre métier chez Regionsjob ?

Fabrice : J’y suis Responsable éditorial. C’est l’équivalent d’un rédacteur en chef dans un journal traditionnel. Je suis garant de la ligne éditoriale, je rédige des articles, organise les différents contenus (newsletters, dossiers thématiques, blog, articles, vidéos) en essayant de donner une cohérence à tout ce travail.

Helia : Quelle est la différence avec la presse dite traditionnelle ?

Fabrice : D’abord sur le plan des effectifs on est en nombre plus réduit. Nous sommes 3 par exemple chez Regionsjob. Ce qui a des avantages et évidemment des inconvénients. L’avantage le plus remarqué est que nous sommes assez autonomes : de la cueillette à la publication de l’information. Les métiers sont aussi moins segmentés que dans une rédaction traditionnelle. Ce qui sous-tend une certaine polyvalence. Nous avons aussi à traiter différents supports : textes, photos, vidéos, il faut donc quelques connaissances techniques.

L’autre différence principale réside dans le format des articles et la spécificité de l’écriture web. Il faut aller à l’essentiel en essayant de traiter les sujets différemment des médias traditionnels. C’est ce qui nous donne aussi plus de liberté.

Helia : Que pensez –vous du glissement du journaliste vers un animateur de communauté ?

Fabrice : Personnellement ce glissement ne me dérange pas. On peut faire une comparaison avec le courrier des lecteurs d’autrefois sauf que maintenant les critiques et remarques des internautes apparaissent directement en commentaires sous les articles. Et puis les échanges avec les lecteurs alimentent les articles et permettent leur actualisation. L’information n’est pas figée.

Helia : Quelles sont selon vous les spécificités d’un blog d’information ?

Fabrice : Le blog apporte une certaine subjectivité, un regard différent des médias traditionnels qu’il doit compléter. Internet c’est un peu la revanche de la subjectivité. Au 19 ème siècle, la presse était marquée idéologiquement, il existait plus d’une centaine de journaux d’opinions en France. Aujourd’hui quand on regarde les trois ou quatre grands quotidiens, à quelques nuances près, ils traitent les mêmes sujets sur le même ton. La liberté et la pluralité des débats est un des succès des blogs. Je pense qu’il y a une attente logique de la part des lecteurs qui se sont lassés d’une certaine « uniformisation de l’information ».

Helia : Est-ce que ça veut dire que l’analyse de Dominique Wolton qui disait que grâce à Internet « chacun est journaliste de lui » est en train de se vérifier ?

Fabrice : Effectivement, avec Internet les sources d’informations sont plus accessibles que par le passé. Les outils pour diffuser de l’info aussi. Toute proportion gardée, je dirais qu’aujourd’hui n’importe qui peut devenir un média. Et une partie du travail des journalistes aujourd’hui consiste justement à faire le tri dans cette masse d’informations pour les lecteurs et internautes. Il doit donner une indication et être accompagnateur. Par exemple reconnaître la fiabilité d’un site. C’est du journalisme de liens avec une véritable valeur ajoutée.

Helia : Pour terminer, faisons du métier-fiction, quels sont les conseils que vous donneriez à un jeune qui veut se lancer dans le journalisme – web ?

Fabrice : Il faut être patient, ce sont des métiers où il y a encore peu de débouchés. Le mieux est de faire de longues études ce qui peut permettre d’avoir un bagage solide en culture générale par exemple et une école de journalisme, elle ouvre plus de portes par la suite. Mais le plus important c’est de se faire un réseau.

Merci à Fabrice Mazoir alias FmR, pour nous avoir accordé cet entretien. Pour échanger et discuter sur le métier de journaliste et plus particulièrement celui de journaliste web, vous pouvez vous connecter sur la communauté métier journaliste.

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  • Classé dans : Emploi, Métiers
  • pole emploiPour être dans les meilleures dispositions en vue d’une rentrée qui s’annonce intensive en demande d’emploi du fait de la combinaison de l’arrivée sur le marché de l’emploi des nouveaux diplômés, des plans sociaux et d’une hausse très probable du chômage après quelques éclaircies ces dernières semaines, Pôle Emploi Ile-de-France a décidé de prendre les devants.

    En effet les agences de Pôle emploi en Ile-de-France seront fermées mardi afin d’aborder le mois de septembre sans retard dans le traitement des dossiers, a indiqué lundi un porte-parole de Pôle emploi, confirmant une information de France Inter.

    «Les 250 sites d’Ile-de-France seront fermés mardi pour traiter le plus possible de dossiers en cours avant la rentrée pour éviter de prendre des risques, car septembre-octobre est la période avec le plus d’inscriptions, même hors période de crise», a expliqué ce porte-parole à l’AFP.

    En revanche, les services téléphoniques de Pôle emploi resteront joignables par les usagers franciliens.

    Outre la fermeture des sites mardi pour tenter «d’arriver au mois de septembre avec zéro dossier en instance», Pôle emploi Ile-de-France «est en train de mettre en place une plateforme avec 110 agents qui vont prendre les appels au 39 49» et a «étendu les horaires d’ouverture», a déclaré lundi le directeur régional Raymond Lagré au micro de France Inter.

    «On est sur des mesures préventives pour faire en sorte que -je l’espère- au mois de septembre, on ne nous dira pas Pôle emploi est débordé», a-t-il ajouté.

    (Sources AFP et libération.fr)

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  • Classé dans : Actu, Emploi
  • Le ramadan au travail

    travail pénibleRester entre 15 et 16 heures d’affilée sans boire ni manger tout en continuant ses activités professionnelles tel est le dilemme de certains travailleurs depuis ce week-end.

    Le ramadan a débuté en France ce samedi 22 août. Malgré le sceau de la République qui interdit tout recensement basé sur la couleur de peau ou la religion, des chiffres « officiels » annoncent plus 5 millions de musulmans en France dont « 70% affirment observer le jeûne » pendant le ramadan selon un sondage Ipsos sur l’Islam en France. Le ramadan (s’abstenir de boire et de manger du lever au coucher du soleil) fait partie des 5 piliers de l’Islam en compagnie du pèlerinage à la Mecque, de la prière, de l’aumône et de la profession de foi.

    Comment concilier la pratique d’une religion et le risque de ne pas être performant au travail ? A cette question, Hamdane, 52 ans, boucher de son état, évoque la capacité du corps à s’adapter. « C’est vrai que les deux premiers jours ont été particulièrement difficiles mais par la suite la routine va s’installer. Et puis le meilleur moyen de ne pas avoir l’œil rivé sur la montre c’est d’être occupé. On a l’impression que le temps passe plus vite». Même son de cloche auprès de Larbi, 40 ans gérant d’un commerce de rideaux et de linge de maison, qui confesse tout de même que « le début est un peu plus délicat ». Kamel, mécanicien de 28 ans, assure faire le ramadan mais en cas de baisse de performance ou de demande de son employeur, il va le suspendre mais « pour l’instant, il y a pas trop d’incidence sur mon travail ».

    Sur le plan économique, le secteur alimentaire spécialisé dans la nourriture Halal tire profit de la période. On voit de plus en plus de grandes surfaces ayant un rayon spécialisé. Idem chez certaines PME comme la Boucherie du Centre à Paris dans le 18 ème  arrondissement, où travaille Hamdane, qui « accroît son affluence » pendant ce mois. Un engouement qui gagne même les magasins de vente de téléphone du Boulevard Barbès à Paris, comme celui de jeune Hadad, 21 ans, qui tient à préciser qu’il n’est pas de confession musulmane mais que son chiffre d’affaire a augmenté de 20 à 30%.

    Si la majeure partie des gens rencontrés, assure que faire le jeûne du ramadan ne nuit pas essentiellement à leur travail, rappelons qu’il existe des domaines où c’est plus compliqué. Les jobs d’été liés à l’agriculture, les BTP, les travaux en plein air surtout avec les températures caniculaires de ces derniers jours. Sans compter que les journées sont plus longues en été (5h du matin jusqu’à 21h). Dans le sport et plus particulièrement le football, certains n’ont pas hésité pas à trancher. «Ceux qui font le jeûne ne joueront pas » lâchait, à la veille de la 3 journée de la ligue 1, Antoine Kombouaré, le nouvel entraineur du PSG où le 1/3 des joueurs sont de confession musulmane.

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  • Classé dans : Actu, Divers, Emploi
  • REA_133882_004L’Association pour l’emploi des cadres (Apec) a publié cette semaine les chiffres sur l’emploi des cadres. Une publication qui peut mener à deux analyses aussi divergentes l’une que l’autre.

    La première fait état d’une situation de l’emploi des cadres qui se dégrade, comme ce fut le cas au plus mauvais moment de la crise économique, avec une baisse des offres d’emploi. Rappelons que l’Apec revendique détenir 80% du marché total des offres à destination des cadres. Et l’association n’a en reçu que 18 780 en juillet, soit une baisse de 31 % par rapport au mois de juillet 2008. Malgré un léger mieux pour la santé, le social et la culture, une lecture plus attentive montre que tous les secteurs sont touchés par l’effondrement de l’emploi. En un an, l’informatique pourtant réputée pour beaucoup recruter, a vu ses offres d’embauche baisser de 42% à 29%. Une situation, donc, toujours aussi poussive.

    Mais une deuxième analyse est faite par Jacky Chatelain, directeur général de l’Apec, qui prend le contre-pied de la première en annonçant que de 140 000 à 145 000 cadres devraient retrouver un emploi au cours de 2009. Des chiffres à peu près similaires que ceux de 2005, année qui n’était pas si catastrophique que ça. Pierre Lambrin, directeur des études et recherches de l’Apec, dans lefigaro.fr, lui « embauche » le pas. Il pense que « tout n’est pas si mauvais. C’est un niveau équivalent à celui de 2002 et 2003 et deux fois plus important que lors de la crise de 1993. Cette performance n’est donc pas catastrophique, d’autant que des secteurs continuent de bien recruter ». Il s’agit de l’énergie, de l’industrie ferroviaire ainsi que de l’assurance et de la banque.

    Ces bons chiffres, à relativiser et à remettre dans leur contexte, rentrent dans le cadre de la baisse du chômage avec « seulement » moins de 20 000 emplois perdus en juin alors que depuis janvier les chiffres de Pôle Emploi oscillaient autour de plus de 100 000. Le chômage des jeunes reculent également, les différents plans gouvernementaux pour les – de 25 ans commencent semble t-il à produire leurs effets. La fin de la récession prévue pour les prochaines semaines est également une bonne nouvelle. En un mot, un regain de dynamisme économique prend forme. Il ne reste plus qu’à matérialiser ces lueurs d’espoirs en nombre d’emplois retrouvés.

    Travailler à Paris Plages

    Le rendez-vous était pris entre le pont d’Arcole et le pont Marie, pas commode pour retrouver quelqu’un en plein Paris plages où les quais de Seine sont bondés de monde. De l’attente, des appels, de l’impatience même et puis débouche un homme, tenue verte, gilet flashy et bob vissé sur la tête,  dont le sourire volontairement affiché me fait oublier l’attente sous ce soleil de plomb. Il se présente Dominique Carfentan, agent de propreté à Paris Plages. Je l’ai suivi pendant tout son service en ce 15 août.

    Suivez notre reportage …

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  • Classé dans : Emploi, Métiers
  • Après sa parution au journal officiel ce mardi 11 août 2009, la loi sur l’ouverture des commerces en zone touristique, loi Mallié, est effective depuis hier dimanche. Elle autorise les commerces qui le souhaitent à ouvrir, sans autorisation préfectorale, dans les 569 communes et zones touristiques en France. Une opportunité qui était jusque là l’apanage des seules boutiques dits à caractère culturel, sportif et récréatif.

    On se souvient que pour défendre et justifier le projet de loi, le président Sarkozy n’avait pas hésité à donner l’exemple de la visite de Michèle Obama et de ses filles aux boutiques des Champs-Elysées. Hormis le caractère pipolopolitique, il se trouve que la loi va bousculer le quotidien et baisser le porte-monnaie de beaucoup de travailleurs. Ceux qui travaillaient déjà le dimanche avant l’entrée de la loi, grâce à leur secteur ou à des dérogations. Ils percevaient une prime ou un salaire doublé. Dorénavant la loi ne prévoit aucune contrepartie en leur faveur. Elle permet théoriquement aux employeurs de revenir sur les accords salariaux antérieurs. C’est le cas dans les zones et communes « d’intérêt touristique et thermale » où désormais les employés seront payés comme un jour de semaine ordinaire. « Ici, si on travaille le dimanche, on peut choisir de ne pas rattraper et d’être payés triple, confie une vendeuse de chez Marlboro Classics qui touche 280 euros brut pour travailler le dimanche. Par contre, je ne viendrai pas gratuitement. Je prétexterai devoir aller à la messe » rapporte le quotidien Libération d’aujourd’hui. Et c’est sur ce deuxième point, le volontariat, que de nombreuses inquiétudes et questionnements sont soulevés.

    En effet, la loi porte sur le volontariat des salariés mais les syndicats craignent qu’il ne soit que de façade. La possibilité d’un refus d’un salarié de venir travailler le dimanche peut « nuire » au reste de sa carrière. Ce qui ferait passer le volontariat vers une sorte d’imposition subtile justifiée par les atermoiements de la loi.  En clair, pour le moment c’est grand flou qui entoure l’entrée en vigueur de la loi sur le travail du dimanche.

    cadet de la Rue publique« Il a été décidé de procéder au recrutement de 900 cadets de la République à compter du 1er Octobre » annonce Brice Hortefeux, le ministre de l’Intérieur, dans un communiqué après une rencontre interministérielle à Matignon. Le mois dernier, nous faisions état de la décision administrative, au niveau du ministère de l’Intérieur, de suspendre sine die le recrutement d’un millier de cadets de la République. Nous assistons à un nouveau rebondissement après les protestations syndicales et le tollé médiatique qui avaient accompagné la première annonce.  Brice Hortefeux a donc désavoué ses propres services en précisant que « les engagements pris vis-à-vis de ces jeunes seront tenus».

    Rappelons que les cadets de la République, jeunes de 18 à 25 ans, ont été créés en 2005 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, pour favoriser la mixité sociale au sein de la police mais également pour donner une chance à des jeunes qui n’ont pas une formation supérieure d’incorporer la police. L’annonce en juillet de la suspension de leur recrutement avait été mal perçue par l’opinion publique.

    Mais le problème n’est pas totalement réglé car sur les 1050 admis au test pour être cadet de la République, il y en aura 150 qui resterons sur le carreau. La communication de la place Bauveau préfère garder le silence sur le sujet. Notons, d’après les syndicats de police, qu’il existe également des retards à l’incorporation de gardiens de la paix ainsi que chez les adjoints de sécurité.

    • Photo AFP.

    images« L’habitude est une seconde nature » disait Pascal, pas le grand le frère de TF1, mais le philosophe du 17ème siècle. Si cette réflexion se confirme, il serait plus judicieux, pour les chercheurs d’emploi de se départir d’une certaine partie de leur nature. Celle qui conduit quelques uns des 4,1 millions d’abonnés de Facebook répertoriés en France à mettre des photos « compromettantes » sur leur page, un statut qui peut choquer sur Twitter ou des vidéos dont le goût peut être mal perçu sur You Tube.

    En effet il devient de plus en plus évident que les cabinets de recrutement sont à l’affût des moindres informations pour pouvoir établir un profil autre que celui des CV «bidonnés à 50%» sur commande de certaines grandes boites. Des milliers de demandeurs d’emplois sont victimes des informations qu’ils laissent sur Facebook, Twitter… A tel point que les jeunes diplômés qui seront bientôt sur le marché de l’emploi prennent ce fait en compte dans leurs démarches. Florence, jeune étudiante qui termine sa formation dans  l’école d’ingénieur TELECOM ParisTech, préfère prendre les devants en « verrouillant sa page Facebook » dès qu’elle a commencé une recherche de stage pour ne pas avoir de mauvaises surprises. Alex Türk, le président de la Commission Nationale Informatique et Liberté (CNIL) annonce ce matin que les plaintes de jeunes diplômés ou chercheurs d’emploi victimes de ce nouveau mode d’espionnage ont augmenté. Des plaintes qui mettent en cause les cabinets de recrutement en général. Il compte, dès début septembre, rencontrer les DRH et les cabinets de recrutement afin de mettre en place un code de bonne conduite. Il évoque également la pédagogie pour prévenir les jeunes utilisateurs contre les dangers des médias sociaux.

    Mais ces derniers sont également un atout pour trouver du travail. Les médias sociaux – professionnels et grand public – ou « l’ajout de vidéo dans une annonce permettent aux entreprises d’attirer un plus grand nombre de chercheurs d’emploi » mentionne l’Atelier. Les plates formes sociales professionnelles comme LindedIn, Helia ou encore Viadeo jouent ce rôle. Donc tel Janus, la divinité romaine, les médias sociaux représentent une tête à deux visages, il faut savoir « simplement » utiliser le bon coté.

    Métier d’été : Le WWOOF

    Tout au long du mois d’août, nous vous présenterons des métiers liés à la période estivale. Et pour bien commencer notre série, rien de plus normal qu’un retour aux sources avec l’agriculture faite et pensée autrement. A travers la reprise  d’un article paru dans Lemonde.fr, nous faisons connaissance avec le WWOOF. Qu’est ce qui se cache derrière ce mystérieux sigle ? Qui peut wwoofer ? Pour quels buts ?

    wwoofLe WWOOF, c’est l’occasion de rencontrer des gens et d’échanger. Le monde vient à toi. » Pauline Desmazières, 30 ans, s’est installée dans une petite ferme du sud de la Vienne depuis mars 2009. Elle y cultive des légumes et a choisi de faire partie de l’association WWOOF (World Wide Opportunities on Organic Farms), dont le but est de mettre en relation agriculteurs bio et travailleurs volontaires. Français ou étrangers, citadins ou ruraux, s’ils souhaitent découvrir l’agriculture biologique, une nouvelle région, ou simplement la vie à la campagne, ils sont les bienvenus dans les fermes WWOOF.

    Pauline accueille en ce moment trois « WWOOFeurs » : deux Français et une Canadienne d’origine indienne. Entre deux averses, chacun vaque à son projet, ramasse des légumes, bêche ou même enterre le vieux coq qui n’a pas résisté à l’intense campagne de conquêtes à laquelle il s’est livré la veille auprès des quelques poules. Tous les vendredis, il y a également les paniers de légumes à préparer : la petite ferme fait partie d’une AMAP (association pour le maintien de l’agriculture paysanne), qui l’aide à vendre une sélection de ses légumes bio à des clients du coin.

    Le ciment du WWOOF, c’est le volontariat : le WWOOFeur n’est pas payé pour son travail (quelques heures par jour). Aux hôtes qui cherchent un employé, la charte du WWOOF suggère d’ailleurs de s’adresser à l’ANPE. L’ hôte offre cependant logis et couvert, et chez Pauline, une bonne ambiance. « Pour nous, agriculteurs, le WWOOF permet de valoriser notre travail et de l’enseigner à des gens qui ne le connaissent pas. En même temps j’apprends aussi beaucoup des WWOOFeurs, ils ont chacun un domaine dans lequel ils sont spécialistes. »

    Les journées sont assez libres, et le rendement n’est souvent pas au rendez-vous. « Je m’en fiche, je ne fais pas ça pour atteindre des objectifs. Je ne regarde pas qui fait quoi. Mais quand j’ai besoin d’un coup de main le week-end, les WWOOFeurs doivent s’y mettre. »

    Pauline redoute que le succès du WWOOF ne dénature son esprit :« J’ai peur que ce ne soit trop décrit comme du tourisme à moindre coût. » L’initiative, née en 1971 en Angleterre, comporte encore quelques questions laissées en suspens, notamment le statut du WWOOFeur à l’étranger : faut-il un visa de travail ou de tourisme ?

    Le WWOOF n’est pour Pauline qu’une première étape : « Je voudrais installer dans ma ferme des ateliers de découverte pour les gens en difficulté. Ça va prendre du temps, mais on est jeunes après tout. »

    ————–

    Pour plus d’informations, et savoir comment devenir un WWOOFer, rendez-vous sur le site http://www.wwoof.fr/

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