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Actualité de l'emploi et des réseaux sociaux

Ne vous souciez pas d’être sans emploi, souciez vous plutôt d’être digne d’un emploi.
Confucius, moraliste chinois (6ème siècle)

Archive de septembre 2009

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Les entreprises ne respectant pas les principes de la parité homme-femme ont du souci à se faire ! Il y a tout juste une semaine, Nadine Morano, la secrétaire d’Etat chargée de la famille et de la solidarité, a convié l’ensemble des anciennes ministres chargées des droits des femmes à une réunion. A cette occasion, elle a présenté l’ensemble des orientations visant à lutter, entre autre, contre l’inégalité salariale homme-femme. Suite à la lecture d’un rapport préparatoire à la concertation avec les partenaires sociaux sur l’égalité professionnelle rédigé par Brigitte Grésy, inspectrice générale des affaires sociales, Nadine Morano souhaite notamment instaurer des quotas de femmes dans les conseils d’administration des entreprises du secteur public et du Cac 40, ainsi que des pénalités financières aux entreprises opposées à l’embauche des femmes. 

La problématique des inégalités entre hommes et femmes est au cœur des débats depuis le milieu du XXe siècle avec, notamment, l’accession des femmes au monde du travail. Elle se pose principalement au niveau de la position de la femme dans l’entreprise (fonction dirigeante), des évolutions de carrière et de la rémunération.

En effet, selon les données publiées par la Ministère du travail en 2006, les femmes touchent à peu près 10% de moins que la gent masculine à diplôme, poste et expérience équivalents. De plus, il y a un véritable déséquilibre dans la répartition des emplois entre hommes et femmes puisque celles-ci sont souvent cantonnées à des emplois dits « féminins » (communication, santé, éducation, action sociale) et sont sous représentées dans les secteurs dits « virils » (construction, police, industrie, transports).

Même si les femmes accèdent plus facilement à un statut de cadre en entreprise depuis 2002 car elles « sont plus diplômées que les hommes », les chiffres de l’INSEE évoquent cependant qu’elles « restent cependant moins présentes sur le marché du travail ». Les femmes sont également souvent déclassées, occupant des postes en bas de l’échelle hiérarchique. En effet, moins de 10 % des chefs d’entreprises sont des femmes et il n’y a que 5% de femmes dans les conseils d’administration d’après une étude de l’APEC. Partant de ce constat, Marie-Jo Zimmerman a proposé une loi visant à favoriser l’égal accès des femmes aux responsabilités professionnelles et sociales en mars 2009 de manière à faire sauter le plafond de verre.

C’est tout de même un comble d’assister à une telle situation dans le pays démocratique qu’est la France prônant, depuis la rédaction de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, l’égalité totale enj0438566tre tous les hommes… et femmes ! Cependant, un réel mouvement d’égalisation des rapports hommes-femmes a émergé et s’est généralisé dans les années 1960 dans les sociétés occidentales, avec notamment le mouvement féministe devenu de plus en plus important au fil des années et ayant amorcé une petite révolution dans les droits des femmes. Au jour d’aujourd’hui, nous sommes bien loin de la pensée de Colette « une femme qui se croit intelligente réclame les mêmes droits que l’homme. Une femme intelligente y renonce ». Selon un sondage mené par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) les 4 et 5 mars 2009, seuls 7 % des enquêtés considèrent que les femmes sont moins capables de diriger une entreprise que les hommes. Actuellement, toutes les femmes font front pour accéder aux mêmes droits que les hommes et depuis 2002, ont atteint quasiment la parité puisqu’elles représentent 45,9% de la population active (Insee/Eurostat).

En effet, embaucher une femme et la faire évoluer dans son entreprise peut recouvrir de réels avantages. C’est ce qu’a prouvé une étude de Michel Ferrary, professeur au Ceram, école supérieure de commerce de Sophia-Antipolis, démontrant que sur les quarante-deux grandes entreprises françaises interrogées, celles dont le taux de féminisation s’élevait à plus de 35% avaient de meilleures performances économiques que les autres (progression du chiffre d’affaires plus élevée, entreprises plus rentables et bénéficiant d’une meilleure productivité).  Aujourd’hui, selon inegalites.fr, 93 % des employeurs ayant recruté une femme disent ne pas regretter ce choix.

Pour finir, je vous propose un retour sur les trois lois votées depuis 1972  pour tenter de réduire les inégalités hommes-femmes. En vain…

Article RSAC’était dans l’air depuis quelques jours, Nicolas Sarkozy a annoncé ce matin, lors d’un déplacement en Avignon, l’extension du Revenu de Solidarité Active (RSA) aux jeunes de moins de 25 ans qui n’ont travaillé que deux ans sur une période d’au moins trois ans.

Le président français s’est déclaré favorable à une expérimentation d’un système de dotation qui permettrait aux jeunes « de toucher directement les aides de leurs parents », pour financer par exemple un permis de conduire ou un accès au logement. Nicolas Sarkozy s’est défendu « de créer un RMI jeunes, qui ferait (d’eux) des assistés » mais plutôt d’un « nouveau droit social ».

Le RSA, initié et lancé le 1er juin par Martin Hirsch, Haut Commissaire à la jeunesse et aux solidarités actives, permet aux « travailleurs pauvres » de cumuler allocation et petit salaire. Son extension va coûter 250 millions d’euros à l’Etat. Outre l’extension du RSA, N. Sarkozy a annoncé 3 autres mesures qui concernent la formation des jeunes 16 – 25 ans.

Il s’agit tout d’abord de l’expérimentation d’un dispositif de « revenu contractualisé » pour améliorer l’accès à la formation et à l’emploi : accompagnement renforcé en échange d’une garantie de ressources de 250 euros par mois. 8 000 jeunes sont concernés par ce dispositif.

Il est prévu également une augmentation du nombre d’apprentis dans la fonction publique et la revalorisation du statut de l’apprenti, qui bénéficiera désormais des mêmes avantages que l’étudiant.

Enfin, dès 2010, 10 000 jeunes pourront bénéficier du service civique volontaire. Un service que le président veut « pleinement reconnu et valorisé dans le cadre des études et du monde professionnel ».

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  • Un travail non qualifiant, des salaires trop bas et un droit du travail inexistant sont les différents points qui émergent de l’enquête du site d’information rue89 consacrée au travail dans les prisons.

    Les salaires horaires y varient de 3,27 euros à 3,54 euros au lieu des 7,61 euros pour le même travail avec des salaires mensuels qui s’échelonnent entre 180 à 520 euros par mois. Ce ne sont pas les honoraires d’un travailleur dans un pays du tiers monde, on est bien en France. Ce qui nous sépare de cet univers, c’est une enceinte composée grands murs et de barbelés. L’ensemble est raccordé par de multiples portes, dont la froideur et le claquement des serrures restent gravés de manière indélébile dans les mémoires, qui ferment les différents pavillons. Le tout sous l’oeil d’aigle des miradors pour dissuader tous les adeptes d’Antonio Ferrara. C’est dans ce cadre, pour le moins glauque, que des hommes et femmes travaillent à travers les commandes

    • du service général (payés par l’Administration pénitentiaire, les détenus effectuent des travaux d’entretien, de maintenance dans la prison),
    • de la régie industrielle des établissements pénitentiaires : des ateliers comme celui de Melun qui produisent pour leur propre compte ou pour des clients extérieurs,
    • des concessionnaires : on met à disposition de clients privés la main-d’œuvre carcérale.

    Au préalable, un engagement est signé entre le détenu et l’administration, mais le droit de travail ne leur est pas reconnu. Et, de facto, les détenus n’ont pas droit au congés payés, ne perçoivent pas d’indemnités de licenciement ni en cas d’accident de travail. En un mot, les détenus n’ont pas droit au caractère juridique du salarié. Une situation déplorable dont certaines entreprises profitent en proposant les tâches les moins qualifiantes et les moins bien payées aux détenus sous le couvert de la loi pénitentiaire de 2009 dont le but, pour le coup c’est raté, était de rendre meilleure la situation.

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  • L’Heblog : les actus de la semaine

    Pour le dernier week-end du mois, je vous propose de découvrir les missions de la Marine Nationale française, ainsi que la technique de la rééducation uro-gynécologique. Enfin, le métier peu commun d’aiguilleur du ciel vous est décrit dans ses grandes lignes.

    La Marine Nationale : une expérience humaine forte

    marine-nationaleDans un monde aéromaritime aujourd’hui globalisé où les menaces sont grandissantes, la Marine Nationale adopte une position stratégique dans la défense et la sécurité de la France. De ce fait, elle est toujours plus présente sur toutes les mers et océans. En luttant contre le narcotrafic, les opérations de surpêche ou de piraterie par exemple, la Marine Nationale prévient le développement de situations de crise ou de conflit et assure la défense du territoire dans les intérêts de l’hexagone. Les métiers que propose la Marine Nationale sont très variés, allant des métiers de l’aéronautique et de la mécanique aux métiers de l’armement en passant par les métiers des opérations navales et de la protection. Chaque année, la Marine Nationale recrute plus de 3500 jeunes qui feront « des escales improbables et toujours enrichissantes » et vivront « des moments de stress que l’on surmonte en groupe » selon le témoignage d’un employé de la Marine Nationale, membre de la communauté Aérocontact. Travailler dans la Marine Nationale c’est « une expérience humaine forte, des défis personnels enrichissants », conclut-il.

    La rééducation uro-gynécologique, une formation peu commune

    Tous les professionnels de santé prescripteurs de la rééducation uro-gynécologique peuvent suivre cette formation, c’est-à dire les kinésithérapeutes, les sages femmes, les gynécologues, urologues ou gastro-entérologues… Ckinéependant, d’après Françoise M., kinésithérapeute en uro-gynécologie, ayant voulu nous faire part de son expérience sur le site d’Helia, « peu de médecins pratiquent cette rééducation, (ce sont) surtout les kinésithérapeutes et les sages femmes (qui sont) formés à cette discipline ». Face à une demande croissante des patients, la formation en uro-gynécologie permet au médecin formé de prendre en charge différents types de rééducations uro-gynécologiques afin de guérir des pathologies gynécologiques et urinaires comme l’incontinence, ainsi que des « pathologies liées à la descente des organes pelviens ». Françoise M. nous parle d’un problème de société grave : l’incontinence des écoliers liée à la peur d’aller aux toilettes. En effet, un grand nombre d’écoliers évitent d’aller aux toilettes à cause d’une mauvaise hygiène ou la peur d’y être enfermé et se retiennent pendant des heures. De ce fait, leur vessie en est fragilisée et ils commencent, très jeunes, à avoir des problèmes d’incontinence qui se poursuivront à l’âge adulte

    L’aiguilleur du ciel, un maillon indispensable

    22_controleur_aerienL’ingénieur du contrôle de la navigation aérienne (ICNA), que l’on connaît mieux sous le nom de contrôleur aérien ou aiguilleur du ciel, a pour mission principale d’assurer la sécurité et la fluidité du trafic aérien depuis la tour de contrôle d’un aéroport. En effet, il gère et surveille activement les décollages et atterrissages de chaque avion et donne des instructions aux pilotes par le biais d’une radio. Stratège, le contrôleur suit chaque appareil en vol sur son écran radar et analyse les situations pour les résoudre selon des critères météorologiques, les trajectoires et le trafic des avions. Généralement, les contrôleurs aériens travaillent en binôme, l’un analysant la situation et l’autre donnant les indications aux pilotes. Le métier de contrôleur aérien est un métier éprouvant qui, selon les utilisateurs du site Helia, nécessite patience et sang froid car le contrôleur tient la vie de tous les occupants des avions entre ses mains. L’aiguilleur du ciel doit également respecter les procédures à la lettre et avoir une bonne élocution afin de parfaitement communiquer en anglais avec les pilotes et les contrôleurs aériens des pays voisins.

    La semaine de travail terminée, détendez-vous avec cette vidéo sur le métier de contrôleur aérien un brin humouristique…

    accident du travail« Nous sommes tombés d’accord pour fiscaliser, dès le budget 2010, les indemnités journalières versées par la sécurité sociale aux salariés suite à un accident de travail » a déclaré dans les Echos Jean François Copé, président du groupe parlementaire UMP à l’Assemblée nationale. Il trouve qu’il n’y a rien de choquant dans cette mesure parce qu’elle pourra rapporter 150 millions d’euros au budget de l’Etat.

    Devant le lever de bouclier provoqué par ces propos, nous nous sommes intéressés aux accidentés du travail, qui sont divisés en deux catégories : les incapacités temporaires et les incapacités permanentes à travailler. Combien de personnes sont concernées ? Quels sont les « secteurs à risque » ?

    Les statistiques concernant les accidents de travail montrent une baisse du chiffre depuis quelques années. En 2002, les accidentés du travail étaient au nombre de 1 313 811,  en 2006 ce chiffre baissa sensiblement pour arriver à 1 135 532 et finalement à 703 976 en 2008 parmi lesquels 569 décès sur un nombre total de salariés estimé à 18 508 530. Les secteurs d’activités les plus touchés par les accidents de travail sont ceux des services (santé, nettoyage, travail temporaire) avec 145 809, suivi par les BTP avec 129 190. La troisième place de ce sinistre podium est occupée par les services, commerces et industrie de l’alimentation qui ont enregistré 118 125 accidentés du travail l’année dernière.

    Face à l’éloquence de ces chiffres et aux récentes déclarations de J-F. Copé, F. Bayrou, président du MoDem, semble se faire « la bouche de ceux qui n’ont point de bouche » (A. Césaire) en fustigeant la mesure et en avançant ce matin sur RTL que « tout se passe comme si en France c’était toujours les plus fragiles qu’on ciblait. » Même opposition chez les syndicats, en particuliers la CGT, qui dénonce l’indécence du projet et de prêter au gouvernement le dessein de « chercher de l’argent en voulant se faire les poches des accidentés du travail. »

    Rappelons qu’un accidenté du travail perd 40% de son salaire durant le premier mois. Si pour des raisons budgétaires l’Etat doit encore lui amputer (double sens) une autre partie de son salaire, le pouvoir d’achat, si cher en période électorale, n’est pas prêt d’être une réalité partagée par tout le monde.

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  • logo journée de l'emploiCe jeudi 24 septembre a lieu la première journée de l’emploi. C’est une initiative du collectif pour la journée de l’emploi composé d’une dizaine de personnes aussi diverses que des professionnels du recrutement, DRH, chefs d’entreprise, salariés et de chômeurs.  Il y a des journées d’à peu près tout sauf de l’emploi évoque d’emblée Benjamin Bühler, un membre actif du collectif, pour justifier leur démarche.

    Il précise également que c’est « une initiative bénévole donc il n’y a pas une participation des pouvoirs publics. Les politiques sont au courant mais ils ne nous ont pas contacté directement. Pour l’instant Pôle emploi est entré timidement en contact avec nous pour savoir ce que nous comptons faire. Mais je pense que le délai entre l’annonce (le 31 août) et la journée du 24 septembre a été trop court pour leur permettre une participation effective. Qui sait ? Peut être l’année prochaine … » se résigne notre interlocuteur. Pôle emploi, par l’intermédiaire de Hubert Larney, nous a précisé être de tout coeur avec l’événement « d’ailleurs au cours de notre émission hebdomadaire sur France 2, nous en avons parlé ce matin ».

    A ceux qui se poseraient la question de savoir pourquoi  le 24 septembre, B. Bühler avance la concordance de plusieurs faits. « C’est la période de la rentrée oùB Bühler, journée de l'emploi beaucoup de salons liés à l’emploi sont organisés. Et puis, poursuit-il, historiquement la rentrée de septembre est toujours mauvaise pour le chômage. Mais nous ciblons plus le troisième jeudi de septembre ce qui fait que l’année prochaine elle se déroulera le 23 septembre. »

    Concrètement c’est une journée au cours de laquelle il n’y a aucune manifestation particulière d’organisée. Nous voulons promouvoir, à travers le site internet dédié à la journée, toutes les bonnes initiatives autour du thème de l’emploi. Elles sont le fait d’entreprises qui postent des offres d’emploi sur le site internet.

    Ces initiatives revêtent également l’aspect de contributions comme celle d’une jeune lyonnaise qui organise un Job’Apéro. C’est le cas aussi de Madame Eyraud qui met en relation des chômeurs avec des entreprises ou des personnes susceptibles de leur sortir du chômage.

    Quant aux objectifs alloués à cette première initiative, ils sont atteint prévient B. Bühler. C’est une initiative citoyenne d’un petit groupe de personnes qui est parvenue à retenir l’attention nationale. Nous avons une vingtaine de partenaires qui sont venus vers nous spontanément. Nous recevons des milliers de contributions, des dizaines de milliers de visiteurs sur le site qui est en place depuis seulement 3 semaines.

    « Ce rôle nous comptons continuer à le jouer au delà du 24 parce que l’emploi n’est pas seulement l’affaire d’une journée » conclut Benjamin Bühler du collectif pour la journée de l’emploi.

    kerviel 3L’affaire Kerviel a changé la vision du grand public sur le métier de trader. Jusqu’à l’an passé, le mot «  trader » était en vogue, porteur de nouvelles valeurs en adéquation avec le monde économique actuel. Face à l’internationalisation de l’économie et des finances, ce métier hors normes suscitait un véritable engouement chez les jeunes fraîchement diplômés. Le trader, spécialiste des opérations financières, acquérait alors un rôle majeur. Intermédiaire indispensable entre les épargnants et les demandeurs de fonds, le trader achète puis vend des actions ou des obligations sur le marché financier au profit de ses clients ou de l’organisme bancaire, financier ou de crédit l’employant. Le trader exerce son métier dans une salle de marché où il est en contact avec un certain nombre d’intervenants (chefs de salle, courtiers, agents immobiliers…) et où il mène d’âpres négociations avec les vendeurs. En résumé, le métier de trader nécessite des prises de risque importantes puisque celui-ci parie et spécule sur la montée de la valeur des actions afin d’engendrer un maximum de gains… mais les pertes peuvent être tout aussi désastreuses s’il n’y a pas de demi-mesure.

    En effet, chacun de nous a entendu parler de Jérôme Kerviel, ancien trader à la Société Générale. Soupçonné d’avoir fait perdre à la banque française 4,9 milliards d’euros, il est aujourd’hui accusé d’avoir agi au-delà des limites sur les marchés financiers en dissimulant à son employeur ses agissements peu orthodoxes. Il aurait, en effet, « introduit des données frauduleuses dans un système de traitement automatisé » rapportait une dépêche de l’AFP. La fraude, découverte en janvier 2008, a fortement ébranlé le monde financier, soulignant la fragilité du système. Symbole des dérives du monde financier et d’une crise économique sans précédent se poursuivant toujours actuellement, l’affaire Kerviel a fortement nuit à l’image du trader.

    Suite à cette affaire et à l’entrée brutale dans la crise économique, un grand nombre de postes de traders a été supprimé et les stages se sont raréfiés. L’accès au métier de trader était déjà, auparavant, difficile, mais aujourd’hui les débouchés sont encore plus restreints. Dans cette perspective alarmiste, le master de finance de marché à l’Université Paris-Dauphine a été suspendu.

    Cependant, les professionnels de la finance se veulent optimistes sur l’avenir du métier de trader qui, selon eux, a encore de beaux jours devant lui. En effet, ils assurent que ce métier est actuellement indispensable dans des pays où l’économie de marché est prépondérante. Lors d’une conférence organisée  le 24 juin 2009 à l’Université de la Sorbonne par le club des jeunes financiers en partenariat avec l’association monnaie finance banque de l’Université Paris 1, Bruno Atlan, trader chez Natixis et professeur du master 203 Dauphine, aujourd’hui suspendu, affirmait « Traders, vendeurs, structureurs : la finance aura toujours besoin de professionnels de salles de marchés ».

    Afin de redorer le blason du métier de trader, une évolution a été nécessaire. Aujourd’hui, être trader ne recouvre plus les mêmes réalités. Si le travail d’équipe et l’accord avec les procédures sont désormais privilégiés, le nouveau trader se veut moins intuitif et plus raisonné. En effet, le trader de 2010 se verra être bardé de diplômes, technique, rigoureux et académique, et non plus un ion libre échappant aux contraintes du marché. Les organismes financiers et bancaires, plus méfiants, encadrent désormais davantage ces professionnels des salles de marché devenus des cadres supérieurs comme les autres.

    Je vous laisse déguster cette publicité pour une célèbre marque de barres chocolatées mettant en scène le quotidien d’un trader. Toute ressemblance avec l’affaire Kerviel est, bien évidemment, fortuite…

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  • Semaine pour l’emploi sur le web

    peopleDécrété priorité des français, loin devant la grippe, par de nombreux sondages sortis ces derniers jours, l’emploi a tout logiquement eu une semaine, du 21 au 25 septembre, qui lui est consacrée. Une initiative de France 5 (la chaine tv) et du site careerbuilder.fr qui proposent des chats, des offres d’emplois et des conseils à travers le web.

    France 5, le principal organisateur, met son antenne à disposition avec deux émissions. D’abord avec l’Emploi par le net, « une revue web quotidienne de 3 minutes qui déniche les meilleurs services internet pour trouver un emploi grâce au net ». Et ce mardi 22 septembre à partir de 20h35 débutera une soirée spéciale avec un documentaire de Paul Moreira, le travail en miettes, suivi d’un débat animé par Carole Gaessler.

    Les organisateurs ont mis sur pied une nouvelle forme de communication qui déroge aux classiques clous du forum avec des stands pour accueillir visiteurs à la quête d’un emploi et entreprises. Originalité oblige, la semaine pour l’emploi se fera essentiellement sur le web sous la forme d’une dizaine de chats vidéo animés par de grands groupes recruteurs et quelques associations. Par ordre de passage, il s’agit de Mozaik Rh, Global Concept, Areva, Neurones, EDF, l’association Retravailler et le réseau de la Cité des métiers, La Poste, Wurth , l’Assemblée Permanente des Chambres de métiers et de l’Artisanat, le Crédit Agricole et Thales. Des chats d’une heure, à travers lesquels les entreprises et les professions du recrutement envisagent d’apporter des pistes et conseils aux internautes chercheurs d’emploi sur les CV, la préparation des entretiens d’embauche …

    C’est une des motivations de Mozaik, une association spécialisée en Ressources Humaines qui œuvre sur le thème de la promotion de l’égalité des chances et de la diversité au sein des entreprises et qui a eu la primeur d’ouvrir la manifestation ce matin. Said Hammouche, son fondateur et directeur général démarque sa structure des cabinets de recrutement classiques dans le sens où il mise sur l’impact social (intégration dans l’entreprise) du futur employé. Il met également l’accent sur l’importance de se faire un bon réseau (avec notamment les réseaux sociaux) pour les chercheurs d’emploi puisqu’en France « 70% des recrutés ont été proposés par une connaissance ou un parent. »

    La semaine pour l’emploi met à disposition des internautes 11 000 offres d’emploi. Said Hammouche et son association en sont une parfaite illustration. « L’association dispose sur son site d’une trentaine d’offre d’emploi qui ne demande que des candidats » nous confie t-il. Ce qui constitue une denrée rare de nos jours.

    L’Heblog : les actus de la semaine

    Les actus de la semaine débutent tout d’abord par un débat animé ente utilisateurs du site Helia sur les cabinets de recrutement. Nous terminons cette semaine par une note positive, dans la joie et la bonne humeur, en vous présentant une entreprise en pleine croissance dans le secteur de l’environnement. Enfin, vous allez découvrir le métier créatif de photographe.

    Les cabinets de recrutement : bonne ou mauvaise idée ?

    recrutementLes cabinets de recrutement, ou plus communément appelés chasseurs de tête, sont des cabinets spécialisés destinés à faciliter le recrutement d’un ou plusieurs candidats pour une entreprise commanditaire. La plupart du temps les postes à pourvoir sont à haute responsabilité et les cabinets de recrutement partent à la recherche du candidat idéal en publiant des annonces, en piochant dans leur CVthèque bien fournie ou en faisant jouer leurs nombreuses relations.

    Par ailleurs, les candidats sont souvent déjà employés par une autre entreprise… ce qui selon l’avis de François R. peut avoir un « effet désastreux » car les cabinets de recrutement diffusent parfois très largement le CV des candidats, et donc des données assez personnelles, sans leur demander leur avis. Selon lui, certains cabinets de recrutement, n’ont, en effet, « aucun souci du candidat » puisqu’ils valident leur profil pour un poste « sans avoir pris la peine de se pencher sur son savoir être et sa compatibilité avec la culture d’entreprise ». Un utilisateur anonyme d’Helia parle même de « commercialisation des candidats » au nom d’une pseudo – rentabilité des cabinets de recrutement.

    De son côté,  Ludovic D., directeur d’un cabinet de recrutement, répond à ces attaques en argumentant qu’on trouve « encore des cabinets qui s’occupent de leurs candidats et qui s’efforcent de proposer une adéquation entre compétences et poste proposé » et que ces mêmes cabinets aident les candidats à développer leur réseau grâce à des contacts pertinents.

    Bio3G pour une nouvelle génération écolo plante

    L’environnement est aujourd’hui devenu un véritable secteur économique créant de nouveaux métiers et une vague sur laquelle les entreprises surfent de plus en plus. C’est notamment le cas de l’entreprise Bio3G, créée en août 1997, spécialisée dans la conception, le développement et la commercialisation de gammes de fertilisants agricoles naturels destinés aux agriculteurs (élevage, grandes cultures et cultures spécialisées) et aux espaces verts (golfs, paysagistes, parcs, châteaux et collectivités territoriales).

    Adrien N. se demandait sur helia.fr quel était l’avenir de cette entreprise respectueuse de l’environnement dans un contexte de crise agricole. L’entreprise en pleine croissance voit actuellement ses ambitions nationales et internationales se concrétiser puisqu’elle couvre une grande partie du territoire français et exporte ses produits en Allemagne, en Italie et en Espagne depuis 2003. Sans compter sur le fait que Bio3G souhaite étendre sa présence dans le reste des pays européens. Avant-gardiste, c’est une entreprise qui ouvre la voie vers un futur respectueux de l’environnement et une agriculture raisonnée orientée vers la culture biologique en signant « donner à la nature les moyens d’exprimer son potentiel ».

    Elle permet également aux entreprises qui achètent ses produits d’accroître leur rentabilité par l’interaction des gammes entre elles stimulant le sol et améliorant la croissance des plantes. Si Bio3G vous intéresse, cette entreprise cherche sans cesse à recruter des profils très divers en France comme en Suisse. En effet, en 10 ans, l’entreprise est passée de 8 à 140 employés.

    Clic Clac Kodak

    photographeDécider de devenir photographe, c’est un peu comme un flash. Un jour, on se réveille le matin ou on reçoit un appareil photo en cadeau et on décide que sa passion va devenir son métier. Cependant, pour exercer ce métier, même si ce n’est pas absolument nécessaire, il vaut tout de même mieux avoir un diplôme homologué en poche.

    On peut passer par différentes formations comme un CAP ou un BTS photographie, l’école nationale Louis Lumière ou de la photographie d’Arles ou supérieure des arts décoratifs, une licence ou un master en arts plastiques dans le cadre universitaire (Paris VIII,  Amiens, Lille III, St Etienne…). Il faut avant tout être créatif et motivé, posséder un bon sens de la technique et de l’esthétisme, pour faire de belles photos et que cette passion vous rémunère suffisamment pour vivre.

    C’est un métier qui comporte plusieurs domaines d’expression : on peut  aussi bien être photographe d’art que photographe de presse ou encore technicien de laboratoire photo. Le photographe peut travailler pour un studio, une agence ou être indépendant. C’est avant tout une affaire de choix personnels. Mais il faut savoir que votre salaire variera selon que vous soyez embauché dans une agence, dans un journal, un studio ou autre (mais généralement, il faut compter environ 1300 € bruts à vos débuts), ou si vous êtes free-lance, car dans ce cas, les revenus sont plus aléatoires.

    La rémunération ne doit pas être le critère décisif qui vous poussera à devenir photographe, car c’est un métier que l’on fait avec passion et qui nous laisse des souvenirs irremplaçables, comme nous le témoigne Alain D. sur le site Helia qui se souvient d’ « un soir tard après un reportage (…) dans le sud Tunisien à Bordj Zoumit. Ecouter le silence du désert ».

    rsa jeunes travailleursExclusivement destiné pour les 25 ans et plus, le dispositif du Revenu de solidarité active (RSA) pourrait être bientôt étendu aux 16 – 25 ans. C’est ce qu’annonce cette semaine le journal économique les Echos.

    Mise en place par Martin Hirch, le Haut Commissaire à la jeunesse, depuis juin 2009, le RSA est une allocation qui remplace le RMI mais il est destiné en premier aux travailleurs précaires sous la forme d’un complément de revenus qui se situe en moyenne autour de 110 euros. Le mois dernier, le dispositif RSA a eu quelques remous du fait d’un nombre « insuffisant » de travailleurs postulant pour bénéficier de l’allocation complémentaire.

    L’extension du dispositif aux 16 – 25 ans fait suite aux conclusions et revendications qui ont accompagnées le Livre vert de la jeunesse. Une étude faite par la commission de concertation sur la politique de la jeunesse dont les conclusions ont été rendues public par Martin Hirsch. Un pavé dans lequel on apprend que parmi les 57 propositions retenues, 12 objectifs ont été fixés, dont la réduction de « la durée entre la sortie de formation initiale et l’obtention d’un emploi stable » et la possibilité de « donner à tous les jeunes les moyens de prendre en main leur existence ».  Hormis la formation et l’orientation, le dispositif devrait concerner également le logement et les ressources.

    Après avoir élaborer ce document d’appoint, la commission de concertation sur la politique de la jeunesse est en train d’évaluer le coût pour les finances de l’Etat de l’extension du RSA aux 16 – 25 ans. D’après le quotidien économique les premières hypothèses de travail privilégient les jeunes ayant déjà travaillé deux ans dans les trois dernières années. En effet deux années semblent être une durée suffisamment courte pour prendre en compte la grande précarité des jeunes. La durée de deux ans permettrait aussi de s’assurer que le bénéficiaire est correctement et durablement inséré dans le marché du travail.

    On voit bien que l’objectif est d’essayer de convaincre « qu’il ne s’agit pas d’un RMI jeune mais d’une incitation au travail. »

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