Actualité de l'emploi et des réseaux sociaux
30 déc
Aujourd’hui, H
elia va vous conter la formidable histoire de Bernard Mauriange. Au chômage depuis huit mois, cet ex-directeur marketing va faire sa propre publicité pour décrocher un emploi. Tout commence lorsqu’une consultante d’un cabinet de reclassement, avec une humanité touchant, lui déclare : « vous êtes comme un produit à vendre, il faut arriver en tête de gondole pour attirer l’acheteur« .
Ni une, ni deux, Bernard Mauriange passe à l’action et met en place son plan de communication personnalisé (personnal branding comme on dit dans le milieu), un savant mélange de culot et d’originalité, le tout, légèrement enrobé d’auto-dérision.
Dans le TGV Paris-Nantes, il parcoure les allées vêtu d’un t-shirt « Je recherche un Job » et distribue aux passagers ses plaquettes à l’intitulé « Quel est votre avis ? ». Avec humour il tire parti des conseils de sa consultante, il lance sa propre « fiche produit » « Bernard Mauriange Version 2 Pro, Le manager Business & Marketing » avec pour accroche « 60 K€ au lieu de 80 K€ (Paiement possible en 12 mensualités) ». A souligner également, la mention « Manager Compatible avec beaucoup de boites® » qui y figure.
Et bouquet final pour la fin, Bernard Mauriange se paye un panneau publicitaire de quatre mètres sur trois le long d’une d’une route fréquentée de Loire-Atlantique où il expose son profil avec pour accroche « Directeur commercial audacieux cherche entreprise même profil ».
Un démarchage Homérique et atypique pour un demandeur d’emploi qui heureusement se termine bien. Avec plus de 500 mails comprenant des propositions concrètes, Bernard Mauriange a choisi de travailler pour la société informatique Pingwy Monitoring où il officiera en tant que directeur commercial. En ces temps difficiles pour bon nombre de travailleurs, une bonne histoire à la fin heureuse ne fait jamais de mal.
30 déc
Il semblerait la récession réduit peu à peu son emprise sur l’économie mondiale, la Chine poursuit sa conquête du monde avec une croissance incroyable de 8 % sur l’année 2009, la France n’est officiellement plus en récession (croissance du PIB de 0,3 % sur le troisième trimestre), et la bonne nouvelle vient aujourd’hui des Etats Unis.
Après une année 2009 pauvre en embauches, les employeurs américains prévoient d’engager davantage de nouveaux salariés en 2010. Selon une enquête menée par CareerBuilder.com auprès de plus de 2 700 professionnels du recrutement et des ressources humaines, un cinquième des employeurs envisage d’embaucher des personnes à temps plein et à durée indéterminée au cour de l’année 2010, pour comparaison ils étaient seulement 14 % à l’envisager en 2009. Ainsi, Un tiers des employeurs envisage d’accroître leurs emplois dans les technologies, 28% espèrent le faire pour les emplois liés au service client et 23% veulent augmenter leur force de vente.
L’enquête précise aussi que seulement 9 % des employeurs souhaitent réduire leurs effectifs l’an prochain, ils étaient 16 % en 2009. Cependant, toutes ces données restent des prévisions et comme les voies de la conjoncture économique sont le plus souvent impénétrables, advienne que pourra.
28 déc
Qui n’a jamais succombé à
cette douce et terrible tentation : vous êtes en plein travail et là ça y est, vous avez fini cette noble tâche, vous avez répondu à tous vos mails. Fier de votre victoire sur cette paperasse numérique quotidienne, vous décidez d’aller prendre un petit café en guise de récompense.
Assis devant votre écran en sirotant le brun breuvage et consultant les nouvelles de notre monde, la tentation arrive, accessible en un seul clic, puis non c’est trop dur vous cliquez : à vous les joies du réseau social, vous discutez, vous échangez des liens rigolos, vous jouez, en quelques minutes une faille spatio-temporelle se forme et pour un instant seulement le travail n’est plus, le temps n’est plus, vous goutez à la liberté du Web 2.0. Après votre reprise de conscience, un léger sentiment de culpabilité vous traverse après avoir constaté que 30 minutes se sont écoulées depuis votre dernière tâche à essence professionnelle.
Cette sainte période bénie par l’ignorance de nos pairs risque d’être révolue, la contre attaque se prépare. Selon une étude publiée dans le quotidien anglais The Telegraph, les salariés britanniques passeraient en moyenne 40 minutes par jour sur les réseaux sociaux durant leurs horaires de travail, ce qui représente un manque à gagner de 1,5 milliard d’euros à l’économie britannique. Aux Etats Unis, près de la moitié des employés de bureau se connectent sur des réseaux sociaux sur leur lieu de travail, ce qui se traduit par une perte moyenne globale de productivité de 1,5 %.
La conséquence de cette perte de temps : de plus en plus d’entreprises bloquent l’accès à ces réseaux sociaux. L’étude du cabinet Robert Half Technology prévoit que 54 % des entreprises américaines de plus de 100 salariés vont décider de suspendre l’accès à plusieurs sites, comme Facebook et Twitter. Amère nouvelle pour les amoureux de la pause numérique.
22 déc
Surfant sur la vague du « meilleur job au monde », le comparateur de prix en ligne LetsBuyIt.com a dégoté la lauréate de son CDD humblement dénommée « le deuxième meilleur job au monde ». Pendant un mois, Florence Romuald, parisienne de 28 ans de son état, aura la lourde de tâche de parcourir les sept plus grandes capitales de la mode (Paris, Berlin, Hong-Kong, Milan, Londres, et New York pour les néophytes du milieu) afin de faire du shopping et trouver des bonnes affaires pour LestsBuyIt.com.
Bon, après si on apprécie pas forcément le shopping ce job de rêve n’est pas si attractif, mais un job dont la seul finalité est de voyager à travers le monde pour dépenser son budget shopping de 10 000 euros avec à la clé un salaire de 5000 euros reste tout de même séduisant.
Et c’est plus de 10 000 candidats du monde entier qui espéraient décrocher ce job, mais Florence a charmé les cinq membres du jury grâce à « son dynamisme et sa bonne humeur communicative ». Sachez aussi que la « bougresse » maîtrise aussi l’anglais, l’italien, et l’espagnol, forcément ça fait toujours son petit effet sur son curriculum vitae. Enfin bref, je vous laisse découvrir l’heureuse gagnante à travers son cv vidéo fort sympathique et souhaitons lui bonne chance pour son mois de « travail ».
21 déc
On nous le dit, on nous le répète, mais les derniers chiffres semblent de nouveau le confirmer, les PME sont le poumon de l’économie française. Le Parisien nous indique que sur les 2,8 millions d’emplois créés ces 20 dernières années, 2,3 millions proviennent des petites et moyennes entreprises.
Les PME sont à l’origine des trois quarts des emplois nets créés dans l’année 2007. Au total, 2,9 millions de PME emploient 55 % des actifs du secteur privé et elles représentent 63 % des investissements réalisés par l’ensemble des entreprises en France. Des chiffres qui nous rappellent plus que jamais l’importance des PME dans le dynamisme de l’économie française.
21 déc
Ce n’est pas une nouvelle, la France a du mal à employer ses extrêmes. D’abord les jeunes avec un taux de chômage qui s’élève à 22,3 % (chiffre du premiers trimestre 2009) et enfin les séniors, seulement 38 % des 55-64 ans sont en activité alors que la moyenne européenne est de 50 %.
Pour favoriser l’emploi des séniors, le gouvernement avait choisi de légiférer : toutes entreprises de plus de 50 salariés doivent avoir conclu un accord ou un plan d’action en faveur de l’emploi des séniors avant le 1er janvier 2010 sous peine d’une douloureuse amende s’élevant à un 1 % de la masse salariale.
Dimanche 21 décembre, Xavier Darcos a annoncé dans les pages du Parisien un délai supplémentaire de 3 mois pour les entreprises de moins de 300 salariés. Pour les entreprises de plus de 300 salariés la loi s’appliquera à la date prévue. Xavier Darcos ajoute que « les entreprises doivent saisir cette opportunité de mettre fin à un formidable gâchis de compétences et d’innover socialement en proposant de la formation, du tutorat, du temps partiel « .
21 déc
Suite à l’obtention de la 4ème licence de téléphonie mobile en France, Xavier Niel, le fondateur de Free, lève un coin du voile sur son futur plan d’attaque du marché de la téléphonie mobile. Après avoir cassé les prix sur Internet, Free est bien parti pour réitérer son exploit sur ce marché au grand désarroi de ses nouveaux concurrents.
Interviewé dans le Figaro du Samedi 19 décembre, Xavier Niel annonce la couleur : « grâce à Free, la France a aujourd’hui les prix de l’Internet parmi les moins chers du monde, nous allons faire la même chose sur le mobile. Rien ne justifie des prix aussi élevés. Nous avons une autoroute devant nous » ajoute-t-il, promettant par la même occasion de diviser par deux la facture des abonnés.
Free prévoit son lancement début 2012, le temps de déployer son réseau. Actuellement, le groupe emploie 4000 salariés mais pour atteindre ses objectifs, le fondateur de Free promet la création de 10 000 emplois directs ou indirects.
18 déc
L’Insee annonce que la reprise de la France sera « laborieuse et fragile » pour le début de l’année de 2010. Dans le rapport publié jeudi 17 décembre, l’Insee table sur une croissance française de l’ordre de 0.3 a 0,4% par trimestre. En 2009, le PIB reculerait de 2,3 % selon les derniers calculs de l’Insee. Sandrine Duchêne, chef du département de la conjoncture à l’Insee, indique que « la croissance française reste portée par la consommation, son moteur traditionnel mais c’est un moteur qui fonctionne au ralenti »
Ainsi la consommation des ménages français progresserait de 1,1 % au premier semestre 2010. En 2009, la consommation devrait augmenter de 0,7 %. Jusqu’en 2007, avant la crise, elle enregistrait une hausse moyenne de 2 à 2,5 % par an. Quant au marché du travail, il devrait encore se dégrader mais à un rythme moindre. L’Insee annonce que 120 000 emplois pourraient être supprimés au premiers semestre 2010 (170 000 emplois supprimés au second semestre 2009). Le taux de chômage devrait atteindre 9,8 % en juin 2010 , retrouvant le niveau de 1999.
18 déc
Les business schools font la part belle aux p
rofils universitaires. Les admissions « parallèles », « directes » ou « sur titre » (des dénominations différentes selon les écoles mais qui désignent le même dispositif) donnent la possibilité à des étudiants titulaires d’un bac+2 universitaires, d’un BTS ou d’un DUT d’intégrer la première année d’une grande école de commerce. Les étudiants titulaires d’une Licence ou en cycle de master peuvent tenter leurs chances en deuxième année.
Pour entrer dans une de ces écoles, ces étudiants doivent tenter les concours Passerelles ou les concours Tremplin. Ces deux accréditions différentes sont des banques communes d’épreuves regroupant des écoles de commerces qui leur sont propres.
Ainsi le concours Tremplin vous donne la possibilité d’intégrer Bordeaux École de management, Euromed, l’ICN, Reims Management School, l’ESC Rouen et l’Escem, il offre cette année 545 places en première année et 918 en deuxième année (respectivement, une augmentation de 45 et 123 places par rapport à l’année dernière). Le concours Passerelle réuni 16 écoles et, pour l’année 2010, propose 1592 places en première année et 1290 en deuxième année.
Le système des admissions parallèles est une mécanique bien huilée dans les écoles de commerces. C’est un moyen pour elles d’enrichir leurs promotions avec des profils plus variés (la majorité des élèves sont issus des classes préparatoires) et de favoriser leur ouverture sociale, la moitié des étudiants en classe préparatoire ont des parents cadres et seulement 5 % sont issus d’un milieu ouvrier.
Pour les étudiants, l’admission parallèle dans ces écoles est un moyen de leur garantir une bonne insertion professionnelle que ne peut plus forcément assurer le cursus universitaire. Selon le responsable du concours Tremplin « Les business schools ont la cote, alors que, dans un même temps l’Université est entré dans une phase de turbulences et de mutations« . Il ajoute « le succès des admissions parallèles s’explique aussi par un rejet de la classe prépa, qui reste la voie royale mais est aussi une usine pour bête de concours »
A noter que les écoles les plus prestigieuses (HEC, ESCP Europe, l’Essec etc… ) limitent leurs admissions parallèles à la seconde année et si vous êtes diplômé en droit, sciences humaines, littéraires, philosophes, ingénieurs, pharmaciens, vétérinaires ou architectes vous serez le bienvenu.
17 déc
La crise semble avoir ébranlé l’âge d’or de l’emploi dans le secteur informatique. Depuis un ans, la crise a détruit 22 700 postes nets dans le marché de l’emploi informatique salarié : 6 600 postes ont été supprimés dans les services informatiques, 6 600 dans les télécoms et 9 500 dans la fabrication de produits informatiques ou optique.
Cependant il faut relativiser ces chiffres, sur 15 ans, si les industries informatiques et télécoms ont vu le nombre de leurs employés chuter un peu, le nombre d’informaticiens dans les services a en revanche été multiplié par deux. Au total, l’activité informatique et télécoms représente 308 100 emplois dans l’économie française. Mais le développement de l’offshore (externalisation à l’étranger de prestations réalisées jusqu’à présent en interne par l’entreprise) est en pleine expansion sur le secteur, il pourrait représenter 6 % à 7 % du marché des services informatiques en volume de chiffres d’affaires.
D’ailleurs la dernière étude publiée par l’Apec confirme cette théorie, concernant les recrutements de cadres, que la fonction informatique ne représentera en France que 10 % des embauches sur la période juillet 2009 / juin 2010, contre 13 % entre juillet 2008 et juin 2009. A titre de comparaison, les années précédentes la part de la fonction informatique était supérieure à 20 %.