Actualité de l'emploi et des réseaux sociaux
17 mar
Ce mardi le top départ du train pour l’emploi et l’égalité des chances était donné à Paris, Gare de l’Est. Un train qui a pour objectif de donner une chance supplémentaire de trouver un emploi aux personnes issues de la diversité, aux seniors et aux handicapés.
Pour ces derniers, chose incroyable le train, visiblement, ne disposait pas d’équipements pour permettre à ceux qui sont en fauteuil roulant d’accéder aux wagons du train et donc aux offres d’emploi. C’est ballot !
Sinon 35 000 offres d’emploi, 16 entreprises et un tour de France en 12 étapes sont les différents chiffres qu’on pouvait retenir de cette initiative.
Voici notre reportage…
2 mar
En économie on connaissait l’adage « sell in may and go away », on est en train de découvrir « plus c’est gros, plus ça rapporte ». Ou comment on peut dépenser presque 200 millions d’euros pour recruter 3 salariés – stars – et finir l’année en tête des chiffres d’affaires des clubs de football. C’est ce que vient de réaliser le Real Madrid.
L’ancien club de Zidane a recruté au cours de l’été 2009 le génial mais/et fantasque portugais C. Ronaldo pour 94 millions, le baby face killer brésilien Kaka (64 millions) et le « caïd » français des défenses Benzema (35 millions). Le club de la capitale espagnol se retrouve à la tête du classement des gains des clubs de football pour la cinquième année d’affilée avec 401,4 millions d’euros en revenu cumulé. Des gains qui viennent des droits Tv, des produits dérivés (ventes de maillots par exemple), sponsoring,… Un club managé comme une entreprise par Florentino Perez qui est également le roi du bâtiment espagnol.
Le Real Madrid est suivi par sa grande rivale, le très régionaliste FC Barcelone avec 356,9 millions d’euros. Le club de Thierry Henry ne doit sa place à une main heureuse d’un quelque tirage au sort mais à un merchandising de qualité, des droits de Tv exponentiels et un stade de près 100 000 places qui fait la fierté de toute la Catalogne. Le champion d’Angleterre sortant, Manchester United, complète le podium avec 327 millions d’euros. Dans le top 10, on trouve 3 équipes anglaises Arsenal (5e), Chelsea (6e) et Liverpool (7e), 3 équipes italiennes Juventus de Turin, Inter Milan et l’A C Milan et une allemande, Bayern Munich de Franck Ribery, qui échoue au pied du podium (4e).
Quid des équipes françaises ? Lyon, le club du président J.-M. Aulas, est à la 12e position (une place de perdue par rapport à l’année dernière) suivi par l’Olympique de Marseille 14e (2 places de gagner) grâce entre autres aux 420 000 maillots vendus en un an loin du million de tuniques régulièrement écoulés par le Real Madrid.
Classement réalisé par le cabinet Deloitte.
1 mar
S’abstenir de travailler et de consommer pendant 24h. Ce pas pas une recommandation religieuse mais l’initiative du collectif « 24 heures sans nous » qui est à l’origine de « la journée sans immigrés », ce 1 er mars.
Pensée par deux journalistes et une prof, qui se veulent apolitiques, cette journée prend ses influences de la journée sans travailleurs latinos et de la journée « sans gays » aux Etats-Unis. Concrètement, le mot d’ordre est de cesser le travail pendant 24 heures. Pour ceux qui ne peuvent pas (pour cause de précarité) ou ne veulent pas poser de RTT, ils peuvent participer à l’initiative en arborant un ruban jaune (comme celui de la lutte contre le sida). Entre midi et deux, des rassemblements sont prévus devants les mairies des grandes villes.
Les organisateurs entendent montrer l’apport des personnes issues de l’immigration ou tout simplement des immigrés sur l’économie française. Car au delà de l’image clichée qui en font des éboueurs, plongeurs dans les restos ou encore femmes de ménage, les fils d’immigrés sont aussi médecins, réalisateurs, universitaires, journalistes, informaticiens, experts-comptables voire ministres (Besson, Devedjian, Amara, Yade, Morano…) ou même président : Sarkozy.
Mais pas sûr que ces derniers répondent favorablement à l’initiative.
25 fév
« Je sais que dans les semaines et mois à venir, vous verrez reculer le chômage » avait déclaré le Président Sarkozy, en janvier sur TF1, devant un panel de français. Il va falloir encore attendre pour voir les chiffres du chômage baisser. D’après les chiffres publiés par le gouvernement et Pôle Emploi, le chômage est reparti à la hausse en janvier avec 19 700 demandeurs d’emplois supplémentaires.
L’accalmie de décembre n’aura été que de courte durée, la France compte, toutes catégories confondues, 4 103 100 chômeurs, DOM compris. Sur un an, il sont plus d’un million de chômeurs à s’être inscrits à Pôle Emploi, soit une augmentation de 30%.
Les demandeurs d’emplois sans activité (catégorie A) ont connu la hausse la plus forte avec 2 664 600 en France métropole, soit 16 % d’augmentation. Les jeunes de – 25 ans constituent la grande satisfaction puisque l’espoir entrevu au mois de décembre s’est poursuivi en janvier avec une baisse de – 0,8 % sur un mois.
Ce qui loin est d’être le cas des séniors et des chômeurs de longue durée. Pour ces derniers, la situation reste préoccupante parce que bon nombre d’entre eux (entre 800 000 et 1 million) risque d’être en fin de droit, sans ressource, en 2010. Le secrétaire d’Etat à l’emploi, Laurent Wauquiez annonce ce jeudi, sur RMC/BFM TV, que l’Etat et l’assurance chômage (Unedic) vont leurs « allouer plusieurs centaines de millions » « dès fin mars ».
Une bonne nouvelle qui va certainement calmer les inquiétudes de beaucoup de monde.
24 fév
Pas de blog personnel visible, 5% de présence publique sur Facebook, 7 % sur Twitter, 16% sur LinkenIn ou Viadeo. En somme une e-réputation à améliorer de toute urgence. C’est ce que vient de dévoiler les conclusions du premier baromètre de Hopscoth et ePerf Consulting sur l’e-réputation des grands patrons du CAC 40.
Un baromètre qui repose sur 5 indices qui analysent les 10 premiers liens sur Google quand on fait une recherche sur le nom d’un grand patron.
Il y a d’abord l’indice de stabilité qui étudie le niveau de contrôles de ces liens. L’indice de maîtrise qui analyse les efforts visibles de maîtrise de sa e-réputation. L’indice de qualité de l’e-réputation analyse la tonalité des contenus les plus visités sur une échelle allant du plus négatif au plus positif suivi de l’indice d’intérêt qui repose sur le nombre de requêtes directes sur le nom du dirigeant effectuées par les internautes au cours des six derniers mois. Enfin l’indice de visibilité est calculé sur le total de liens indexés par Google contenant le nom du dirigeant, au moment de l’étude.
Après la prise en compte et l’analyse de tous ces critères, les grands patrons du CAC 40 issus de l’industrie se remarquent un peu plus que les autres secteurs en occupant 12 des 20 premières places. Avec Franck Riboud de Danone (numéro 2), Pierre-andré de Chalendar de saint Gobain (numéro 3) ou Lakshmi Mittal (numéro 4). Mais c’est le patron de Dexia, Jean-Luc Dehaene, qui occupe la tête du classement. Dexia, une boite en proie, depuis la crise, à des difficultés. On peut en conclure que l’e-réputation d’un patron n’a aucun lien avec la santé de son entreprise. Analyse vérifiable avec Christophe de Margerie de Total, qui se morfond dans les profondeurs du classement. Total a annoncé, en 2009, 14 milliards de bénéfices.
Autre curiosité, le coté « people » peut aider à accroitre l’e-réputation d’un grand patron même si c’est à son corps défendant. C’est la cas de François-Henri Pinault (PPR). Sur l’indice du nombre total indexé par Google, il est celui dont on parle le plus. L’explication vient de… son mariage avec l’actrice Salma Hayek.
22 fév
Moins de 24 heures après la publication du classement des entreprises les plus stressantes, le ministère du travail a fait machine arrière en enlevant les listes « rouge » et « orange » de son site. Quels sont les dessous de ce revirement ? Comment en est-on arrivé là ? Et quelle lecture peut on faire de la situation ?
Début octobre Xavier Darcos, ministre du travail, lance le plan de prévention contre le stress professionnel. « Trop contentes d’avoir échappé à des sanctions financières et à peine sorties de leurs délicates négociations sur les séniors, la majorité des entreprises ne se précipitent pas pour lancer des négociations avec leurs partenaires » souligne le magazine Usine nouvelle pour expliquer le retard pris par la majorité des entreprises qui étaient dans les listes « orange » et « rouge ». On tombe là où on penche. Mais est-ce que toutes les fautes incombent-elles aux seules entreprises ?
Le ministère du travail, de par la présentation des critères d’évaluations qui laissaient une large place à la polémique et à l’incompréhension, a sa part de responsabilités. « Doit-on considérer qu’un accord sur les conditions de travail, ou sur l’équilibre vie privée vie professionnelle épuise le sujet des risques psycho-sociaux ? » se demande encore Usine nouvelle. En effet, deux éléments doivent entrer en compte : le contenu et le contexte. Deux critères qui n’ont sans doute pas été pris en compte comme ils devaient l’être, pour catégoriser les entreprises, par la petite équipe (quatre personnes) chargée de coordonner ce travail avec leurs équipes en région. Si l’initiative de prévenir le stress au travail doit être saluée à sa juste valeur, il est déplorable que les moyens ne suivent pas pour mener à bien bien le projet.
A la publication du classement le 18 février, l’équipe est assiégée par les demandes et les interrogations des entreprises, conscientes de la mauvaise publicité auprès de leurs partenaires et du grand public. Certaines cherchant coûte que coûte à intégrer la liste « verte » n’ont pas hésité à faire appel au MEDEF pour appuyer leurs actions. Sous des pressions venant de toute part, le ministre du travail choisi de supprimer les listes « orange » et « rouge », tout en gardant la verte, actualisée à mesure que les conditions soient remplies par les entreprises. Où comment faire disparaitre quelque chose qui existe encore.
La situation du stress en milieu professionnel a été mise au grand jour par la vague de suicides chez France Télécom. Une entreprise qui, selon les critères du ministère du travail, a depuis beaucoup fait contre ce mal (elle fait partie dans la liste dite « verte »). En revanche pour sa communication, il faudra repasser. France Télécom vient d’annoncer le recrutement de Christine Albanel comme responsable de sa communication. On se rappel que l’ex-ministre de la Culture a été démise de ses fonctions lors du dernier remaniement gouvernemental entre autres pour… une communication mal gérée lors du premier projet de loi Hadopi.
15 fév
Sous son maquillage aussi parlant que la gestuelle qui lui sert de langage du corps, le Mime Paul nous reçoit entre deux représentations. Après quelques hésitations, l’homme se découvre peu à peu au cours de notre entretien.
D’un ton posé mais qui oscille au gré des péripéties et des événements qu’il évoque, Paul Guillabert, son vrai nom, revient sur son métier et les multiples anecdotes qui ont jalonné ces 27 ans d’artiste de rue.
« Je fais ce métier pour donner du plaisir » nous glisse t-il avec pudeur.
Suivez notre portrait d’un métier pas comme les autres…
10 fév
INSEE vient de publier le classement des villes françaises les plus dynamiques. Un classement axé exclusivement sur des fonctions comme les prestations intellectuelles, la recherche, le commerce aux entreprises ou la gestion. Autrement dit, les emplois dits « métropolitains ».
« Derrière Paris, qui sans surprise contient la plus forte proportion d’emplois à forte valeur ajoutée de ce type, se rangent aussitôt Grenoble, Toulouse, puis Lyon. Si Strasbourg, Rennes et Lille les suivent d’assez près, Marseille et Bordeaux n’arrivent que loin derrière, en 11 e et 12 e position » précise le Figaro.
Ce sont des fonctions qui nécessitent d’énormes infrastructures de transports, des centres de formations. Les territoires à même de fournir des services rares (aéroport, réseau très haut débit, un opéra… ) sont avantagés. Une main d’oeuvre bien formée constitue également un atout majeur qui entre en compte des critères de sélection. Les emplois « métropolitains » sont en hausse au cours des trois dernières décennies. Ils représentent aujourd’hui 25 % de l’ensemble des emplois alors qu’ils étaient de 20 % en 1982.
Comment comprendre ce classement et comprendre que Grenoble, par exemple, en soit à la deuxième position. Malgré une population moyenne au niveau de l’effectif, la différence s’est faite sur d’autres critères. C’est une ville qui a joué depuis plusieurs années la carte de la synergie : l’implantation du Conseil à l’Energie Atomique dans les années soixante, puis une tradition industrielle par la suite, ont notamment abouti à une convergence d’atouts : un nombre importants de chercheurs, « 10 écoles d’ingénieurs », des grandes écoles, ainsi qu’un tissu industriel solide capable de donner des emplois aux futurs diplômés.
De manière concrete, les emplois « métropolitains » constituent un plus puisque chacun d’entre eux génère 2 à 2,5 emplois supplémentaires. En revanche, le caractère « international » qui les accompagnent fait qu’ils sont soumis, un peu plus que les autres emplois, à la concurrence étrangère donc plus facilement à la délocalisation.
8 fév
Le premier ministre doit présenter, ce lundi, « un point d’étape » qui ressemble beaucoup à la fin du débat sur l’identité nationale des personnes physiques en France, mais qu’en est-t-il de l’identité des entreprises françaises constituées, elles, par des personnes morales.
L’excellent éditorialiste de Challenges, Denis Kessler évoquait, il y a quelques semaines, les origines des entreprises françaises au siècle dernier en affirmant qu’ « on donnait le nom de famille à ces entreprises et, comme dans Lucky Luke, on ajoutait « and Bros. » pour désigner la fratrie, ou « and Sons. » pour nommer la descendance ». Les raisons sociales, en l’occurrence la généalogie familiale, portaient explicitement l’adjectif « français » ou «national ».
Mais une analyse historique montre que les entreprises ont un sort parfois totalement divergent de celui de la nation en période de crise économique (1929) ou en temps de guerre (première et seconde guerre mondiale par exemple pour ce qui concerne la France). Certaines profitent de situation de chaos pour se développer alors que d’autres moins chanceuses s’effondrent. A la libération, en 1945, à côté des séances de psychiatrie nationale que constituaient les lynchages et tonsures de femmes, sur la voie publique, qui avaient « trempé » dans l’infamie de la collaboration avec l’ennemi, les entreprises ont été nationalisées pour mettre en relief un lien étroit entre l’entreprise et l’Etat.
Ce mouvement, jamais démenti de manière catégorique sous la V ème République malgré les réticences de certains présidents, fut accentué avec l’arrivée de Mitterrand en 1981. Mais l’entrée de l’Espagne et du Portugal dans la CEE (Communauté Economique Européenne) en 1986 constitue un tournant dans l’identité française des entreprises. Elle marquait, 31 ans après le traité de Rome, un vrai tournant vers la mise en place d’une Europe unie par des textes (économiquement puis… politiquement). Certaines entreprises passèrent de nationales à « plurinationales » ou « globales ».
Depuis, cette tendance s’est accentuée et s’est généralisée malgré le fantasme que Denis Kessler décrit comme étant « la peur des « entreprises étrangères » aux desseins toujours maléfiques, qui font «main basse » sur nos entreprises ». Ce qui amène à poser la question suivante. Qu’est-ce qu’une entreprise française ? Il n’en existe pas une définition standard. Mais sans les sociétés étrangères, les investissements étrangers, les chercheurs ou sans les travailleurs étrangers, les entreprises dites françaises occuperaient-elles les places qu’elles occupent aujourd’hui dans l’économie mondiale ?
L’Union Européenne interdit, à travers les lois sur la concurrence, les discriminations entre entreprises selon la nationalité. Le monde des personnes morales – des entreprises – serait-il plus égalitaire que celui des personnes physiques ?
2 fév
De la boue aux bulles ! Ou comment passer de petits boulots comme ouvrier agricole, faire les vendanges et finir par devenir… le numéro un du dépannage informatique en France avec 700 personnes, 67 points de ventes franchisés et des sous-traitants partout en France et même dans certains pays voisins.
Ce qui ressemble fort à un conte de fée avait commencé par une tragédie. Licencié en 2000, de son poste de commercial pour télévision par câble, André Combe a touché le fond allant même jusqu’à dormir pendant un an dans une camionnette avec sa femme qui venait elle aussi de se faire licencier. Pas abattu par ce qui ce qui ressemble à un déchainement du destin, le couple croit encore en son étoile. Ils ont l’idée de créer leur propre activité vu les faibles possibilités en matière d’emploi qui se présentaient à eux. En effet à 40 ans, A. Combe n’avait que pour seul bagage un BEPC. Mais se souvenant du précoce intérêt qu’il a toujours eu pour l’informatique (premier ordinateur en 1983), il a été commercial dans ce secteur et a toujours pensé « qu’il y avait un créneau entre la vente d’ordinateurs aux particuliers et aux PME et leur mise en route chez l’acheteur ». Terrain vierge jusque là, ça tombe bien puisqu’il est à la recherche d’un job.
En juillet 2001, avec 8000 francs en poche, il s’inscrit à l’Urssaf comme entrepreneur individuel. Mallette à la main, après plusieurs porte-à-porte, il parvient à trouver ses premiers partenaires et clients pour faire vivre son idée. L’affaire commence à sentir bon malgré quelques déconvenues et des portes qui restent fermées. Avec des journées de travail de 8 heures à 22 heures, il ne tarde pas à récolter les premiers fruits de ce dur labeur en embauchant le premier technicien en octobre 2001. Puis 4 à temps plein en février 2002 et, en avril 2003, il lance la société GO Micro dont le développement continue de s’accroître.
A la veille de l’ouverture de salon des entrepreneurs au palais des congrès de Paris, ce clin d’oeil fait par Le Monde va donner espoir aux nombreux demandeurs d’emploi et remet au goût du jour l’adage « à quelque chose malheur est bon ».