Actualité de l'emploi et des réseaux sociaux
12 mar
En direct (ou presque) du salon de la RH qui se tient porte de Versailles à Paris, voici les quelques tendances de masse que l’on peut évoquer.
Les maitres mots sont dématerialisation, numérisation des process et… socialisation. En effet, comme vous le savez peut-être déjà, nous entrons dans l’ère de la RH 2.0 où la fonction RH dans les entreprises surfe sur la vague des nouvelles technologies, qui poussent petit à petit la discipline vers l’éclatement fonctionnel. Tous DRH ? Non ce n’est pas un rêve ni un mythe puisque la nouvelle donne environnementale des entreprises oblige les directions des ressources humaines à déléguer de grandes parties des responsabilités aux cadres gestionnaires… parfois aux employés eux mêmes.
Formation, évaluation, fiches de paye, gestion des contrats de travail, gestion des carrières, Knowledge Management, à chacun sa solution numérique, mais il semblerait que les réseaux sociaux entrent petit à petit dans l’entreprise également.
Bien sûr, n’imaginons pas un Facebook d’entreprise ou chacun y va de son petit commentaire (toujours corporate), de sa photo de soirée (toujours très polissée), ou de son statut éclairé (toujours constructif), mais plutôt d’un espace d’échange et de partage qui permettra à chaque collaborateur (disposant d’un poste informatique) de s’affirmer en tant qu’individu d’une part mais surtout comme ressource de l’entreprise. Le développement de ces échanges est bien entendu, quelque chose de très positif au sein de l’entreprise. Il permet en outre de mieux identifier les pôles de compétences, mieux gérer le transfert de ces compétences et mettre en place des systèmes de capitalisation des savoirs et savoir-faire disponibles dans l’entreprise, mais également des connaissances intangibles de l’entreprise.
L’interactivité, si elle est bien gérée et donc appuyée par une culture d’entreprise forte, et facilement assimilable par les employés (donc éthique), pourrait permettre la mise en place de systèmes d’identification des problèmes de stress au travail et permettre d’y remédier en proposant notamment des échanges réguliers avec des professionnels et psychologues du travail. Bien sûr, l’exploitation de ces données devra faire l’objet d’une politique de sécurité forte et respectueuse des employés et donc respectueuse des législations en vigueur (LCEN, LIL).
L’intranet social semble donc arriver comme successeur de l’intranet collaboratif, en reprenant la dimension « outil de travail », mais en y ajoutant du communautaire… Un peu d’humain.
10 mar
Le salon de l’agriculture c’est tout d’abord des chiffres gargantuesques : Plus d’un millier d’exposants qui présentent, sur 133 000 m2, leurs produits et leurs animaux, un enclos immense de 3 500 bêtes où vaches, chèvres et moutons de toutes races se côtoient; en tout 652 189 visiteurs ont foulé la paille de « la plus grande ferme de France ».
Armés de notre caméra, nous (Fanny et votre serviteur) sommes partis « couvrir » l’événement, histoire de mettre des images à tous ces chiffres. Au programme de ce reportage, moultes vaches observées par une foule de visiteurs, une interview de Bertrand Lapalus, un agriculteur qui nous parle de sa profession avec passion et des étudiants qui nous chantent leur amour de la traite. Bon visionnage !
2 mar
En économie on connaissait l’adage « sell in may and go away », on est en train de découvrir « plus c’est gros, plus ça rapporte ». Ou comment on peut dépenser presque 200 millions d’euros pour recruter 3 salariés – stars – et finir l’année en tête des chiffres d’affaires des clubs de football. C’est ce que vient de réaliser le Real Madrid.
L’ancien club de Zidane a recruté au cours de l’été 2009 le génial mais/et fantasque portugais C. Ronaldo pour 94 millions, le baby face killer brésilien Kaka (64 millions) et le « caïd » français des défenses Benzema (35 millions). Le club de la capitale espagnol se retrouve à la tête du classement des gains des clubs de football pour la cinquième année d’affilée avec 401,4 millions d’euros en revenu cumulé. Des gains qui viennent des droits Tv, des produits dérivés (ventes de maillots par exemple), sponsoring,… Un club managé comme une entreprise par Florentino Perez qui est également le roi du bâtiment espagnol.
Le Real Madrid est suivi par sa grande rivale, le très régionaliste FC Barcelone avec 356,9 millions d’euros. Le club de Thierry Henry ne doit sa place à une main heureuse d’un quelque tirage au sort mais à un merchandising de qualité, des droits de Tv exponentiels et un stade de près 100 000 places qui fait la fierté de toute la Catalogne. Le champion d’Angleterre sortant, Manchester United, complète le podium avec 327 millions d’euros. Dans le top 10, on trouve 3 équipes anglaises Arsenal (5e), Chelsea (6e) et Liverpool (7e), 3 équipes italiennes Juventus de Turin, Inter Milan et l’A C Milan et une allemande, Bayern Munich de Franck Ribery, qui échoue au pied du podium (4e).
Quid des équipes françaises ? Lyon, le club du président J.-M. Aulas, est à la 12e position (une place de perdue par rapport à l’année dernière) suivi par l’Olympique de Marseille 14e (2 places de gagner) grâce entre autres aux 420 000 maillots vendus en un an loin du million de tuniques régulièrement écoulés par le Real Madrid.
Classement réalisé par le cabinet Deloitte.
16 fév
Pour mettre toutes ses chances de son coté afin d’accueillir l’Euro 2016 et créer plus de 15 000 emplois, la France a déposé au siège de l’UEFA en Suisse, ce lundi, un lourd dossier. Lourd, au propre comme au figuré puisqu’en plus de sa solidité, le dossier pesait pas moins de… 110 Kilos pour répondre l’exigeant cahier des charges de l’instance européenne du Football.
Il constitue le top départ de la dernière ligne droite pour l’acquisition de l’organisation du championnat d’Europe des Nations en 2016. Les responsables du Football français vont endosser leurs habits de VRP pour aller voir et convaincre ceux qui choisiront le pays hôte de l’épreuve continentale.
L’enjeu économique est colossal. Le dossier français comporte la promesse de faire sortir de terre, en six ans, « quatre stades entièrement neufs, à Lyon, Bordeaux, Lille et Nice, (…) plus la rénovation profonde de sept autres » dixit Jacques Lambert, le directeur général de la FFF (Fédération Française de Football). Si la France est choisie pour accueillir l’événement, la construction de nouvelles enceintes sportives et la rénovation des plus anciennes vont créer plus d’une dizaine de milliers d’emplois entre 2010 et 2014 dans le BTP. Une manne dont devrait profiter d’autres secteurs comme l’hôtellerie, la restauration et les services. L’Euro 2016 sera la première compétition européenne où le nombre d’équipes va passer de 16 à 24, une organisation presque similaire à une coupe du monde qui est, elle, composée de 32 équipes.
Les rivaux français pour l’acquisition de cette compétition sont l’Italie et la Turquie. Autant pour l’Italie, l’Euro 2016 est vital pour un football presque à la dérive économiquement, la Turquie représente également un sérieux concurrent pour des raisons de capacités organisationnelles mais aussi… politiques. En effet, l’UEFA (malgré une neutralité politique revendiquée de tout temps) peut être tenter de montrer la voie sur l’épineuse question de l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne. La proximité entre football et géopolitique, si chère à Pascal Boniface, n’a jamais été aussi évidente.
Le verdict est attendu le 28 mai.
15 fév
Sous son maquillage aussi parlant que la gestuelle qui lui sert de langage du corps, le Mime Paul nous reçoit entre deux représentations. Après quelques hésitations, l’homme se découvre peu à peu au cours de notre entretien.
D’un ton posé mais qui oscille au gré des péripéties et des événements qu’il évoque, Paul Guillabert, son vrai nom, revient sur son métier et les multiples anecdotes qui ont jalonné ces 27 ans d’artiste de rue.
« Je fais ce métier pour donner du plaisir » nous glisse t-il avec pudeur.
Suivez notre portrait d’un métier pas comme les autres…
4 fév
« Je suis tout à fait prêt à envisager la titularisation progressive des contractuels pour ne pas les laisser en situation de précarité » déclarait le N. Sarkozy lors de son passage à TF1, le 25 janvier dernier. Une déclaration qui en a surpris plus d’un. Une surprise qui explique peut être le peu de commentaires des médias et des politiques qui l’a accompagné. Mais dans le landerneau des contractuels, l’information a fait l’effet d’une bombe.
Les contractuels sont une catégorie de travailleurs qui permet d’embaucher du personnel sans lui offrir un statut de fonctionnaire. Les contractuels concerneraient, selon les syndicats, 500 000 personnes (un million, selon d’autres sources) soit 10 % des fonctionnaires. Ils sont présents dans les hôpitaux, universités, établissements scolaires et les mairies.
La titularisation des contractuels de la fonction publique était considérée comme une véritable arlésienne.
Longtemps réclamée par tous les syndicats, elle a toujours été refusée pour cause de rigueur budgétaire. Rappelons que le projet de supprimer de 100 000 emplois dans la fonction publique prévu, depuis 2007, par le gouvernement est bien avancé. Les syndicats dénoncent les 34 000 suppressions d’emplois prévues en 2010. Une déclaration qui peut paraître incohérente avec la politique menée.
Il n’en demeure pas moins que depuis l’annonce de la mesure, ni l’Elysée ni Bercy ne sont revenus pour expliquer dans quelles conditions « la titularisation progressive » se ferait ou bien pour chiffrer ce qu’elle allait coûter à l’Etat. Etait-ce une vraie fausse bonne idée dont l’Elysée s’est rendu compte mais trop tard ?
2 fév
De la boue aux bulles ! Ou comment passer de petits boulots comme ouvrier agricole, faire les vendanges et finir par devenir… le numéro un du dépannage informatique en France avec 700 personnes, 67 points de ventes franchisés et des sous-traitants partout en France et même dans certains pays voisins.
Ce qui ressemble fort à un conte de fée avait commencé par une tragédie. Licencié en 2000, de son poste de commercial pour télévision par câble, André Combe a touché le fond allant même jusqu’à dormir pendant un an dans une camionnette avec sa femme qui venait elle aussi de se faire licencier. Pas abattu par ce qui ce qui ressemble à un déchainement du destin, le couple croit encore en son étoile. Ils ont l’idée de créer leur propre activité vu les faibles possibilités en matière d’emploi qui se présentaient à eux. En effet à 40 ans, A. Combe n’avait que pour seul bagage un BEPC. Mais se souvenant du précoce intérêt qu’il a toujours eu pour l’informatique (premier ordinateur en 1983), il a été commercial dans ce secteur et a toujours pensé « qu’il y avait un créneau entre la vente d’ordinateurs aux particuliers et aux PME et leur mise en route chez l’acheteur ». Terrain vierge jusque là, ça tombe bien puisqu’il est à la recherche d’un job.
En juillet 2001, avec 8000 francs en poche, il s’inscrit à l’Urssaf comme entrepreneur individuel. Mallette à la main, après plusieurs porte-à-porte, il parvient à trouver ses premiers partenaires et clients pour faire vivre son idée. L’affaire commence à sentir bon malgré quelques déconvenues et des portes qui restent fermées. Avec des journées de travail de 8 heures à 22 heures, il ne tarde pas à récolter les premiers fruits de ce dur labeur en embauchant le premier technicien en octobre 2001. Puis 4 à temps plein en février 2002 et, en avril 2003, il lance la société GO Micro dont le développement continue de s’accroître.
A la veille de l’ouverture de salon des entrepreneurs au palais des congrès de Paris, ce clin d’oeil fait par Le Monde va donner espoir aux nombreux demandeurs d’emploi et remet au goût du jour l’adage « à quelque chose malheur est bon ».
20 jan
« Je m’éclatais comme une bête quand j’étais chanteur » entonnait l’ex has been, devenu culte, Michel Delpech pour mettre en évidence les avantages dévolus à ceux qui réussissent dans ce métier. A côté de la déroute de nombreux apprentis-chanteurs, qui nous font pleurer de rire, ou pleurer tout simplement, dans les émissions de télé-réalités, le métier nourrit son homme, certains du moins. Le Figaro vient de publier le classement, basé sur les ventes de disques et des places de concert, des chanteurs français les mieux payés.
Johnny Halliday, lourd (comme un cheval mort) de ses 11 millions d’euros de gain en 2009, truste la première place de ce classement. Du baume au coeur de l’idole des jeunes qui lutte pour retrouver une santé de fer.
Mylène Farmer, mieux qu’une belle journée, a passé une excellente année puisqu’après avoir rempli pour un concert le stade de France, elle arrive largement en deuxième position avec 7,843 millions.
Calogero, apprenti plombier dans une autre vie, a démontré qu’il ne s’est pas trompé (son premier texte) en choisissant le métier de chanteur avec 1,919 millions en 2009.
David Guetta avec 1,552 millions d’euros prouve qu’il est mieux qu’une sexy bitch (je n’invente rien, c’est le nom de son dernier album) et qu’un DJ de bal musette à Pleurtuit en échouant au pied du podium de ce classement.
Pour un premier album à 700 000 exemplaires, Grégoire a bien sa place dans la rue des étoiles de la chanson française. Il occupe la cinquième place du classement avec 1,346 millions d’euros.
Olivia Ruiz, avec une sixième place, prouve qu’échouer dans une émission de tv réalité n’a rien d’infâmant, à condition d’être une femme chocolat aux yeux du public qui l’a adulé pendant sa longue tournée en 2009. La jeune femme totalise 1,246 millions de gain cette année.
Alain Bashung de son septième place et ciel confirme que les icônes, même disparue, continuent de faire rêver les (ma) dames.
Francis Cabrel, même après avoir perdu sa première place du classement 2008, montre que son succès peut aller plus loin qu’un jet de Sarbacane. Le chanteur à la moustache de grand-mère, sobriquet cruel mais rigolo que lui avait flanqué les guignols de l’info, emmagasine 1,091 millions d’euros en 2009.
Julien Clerc, ce n’est rien d’autre qu’une neuvième position malgré un demi siècle de carrière riche en tubes et succès. Il est le premier chanteur à descendre sous le million (966 750 euros) de gain annuel.
Même s’il ne connaît pas l’Afrique, M alias Mathieu Chedid, connaît bien le succès après 6 ans d’absence. Il clôture le Top 10 avec 923 490 euros en 2009.
19 jan
En 2009, l’auto-entrepreneuriat ne connaît pas la crise. Et, mieux encore, ce nouveau dispositif a permis à la création de nouvelles entreprises d’atteindre un record historique de 580 193 en 2009, soit une hausse de 75% comparé à 2008 selon l’INSEE.
Plusieurs points expliquent cette hausse :
Tout d’abord, des facilités d’ordre fiscales : pour démarrer, l’auto-entrepreneur dispose d’un prêt à taux zéro en plus d’une garantie publique des prêts bancaires et d’un accompagnement durant les trois premières années par des structures « labélisées ». L’auto-entrepreneur ne peut être imposable qu’à partir du moment où ses revenus dépassent 80 000 euros la première année pour les activités d’achat et de revente ou 32 000 euros pour une activité de services.
Il faut dire, également, que le dispositif de 2009 a été fortement amélioré sur le plan juridique. Par rapport à 2008, dès le 1er janvier 2009, le Niveau dispositif d’Accompagnement pour la Création et la Reprise d’Entreprise entre en vigueur. Il présente les facilités décrites plus haut que n’avait pas l’Aide aux Chômeurs Créateurs et Repreneurs d’Entreprises (ACCRE) qui était en place en 2008. Ses anciens bénéficiaires ont eu, à partir de mai 2009, le droit de disposer des droits de la NACRE. Ce qui a contribué à augmenter un peu plus les chiffres des créateurs d’entreprises.
Sur l’ensemble de l’année 2009, la création d’entreprises avec le NACRE a représenté plus des ¾ de l’ensemble des entreprises crées en 2009. L’auto-entrepreneuriat a constitué une activité principale ou complémentaire pour salariés, chômeurs, retraités et étudiants.
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12 jan
En ces premiers jours de janvier, alors que la neige ouvre les journaux télévisés en France, Dakar étouffe, en pleine journée, sous la chaleur tropicale. Notre lieu du rendez vous est à la RTS (Radio Télévision Sénégalaise) dont la grande antenne trône à coté du minaret de la grande mosquée sur l’entrée de la Capitale sénégalaise.

Au détour d’un grand couloir, nous débouchons sur un hall où des éclats de rires accompagnent une discussion animée d’un groupe de personnes. Nous sommes accueillis par des membres de l’équipe de Citizen TV Jobs dont Sarah, jeune journaliste à la coiffure courte qu’elle justifie, sous notre regard inquisiteur, par « une question de commodité matinale qu’une quelconque mode ». L’enregistrement de l’émission a déjà commencé depuis un moment.
Citizen TV Jobs est « la première émission en Afrique de l’ouest à traiter de l’actualité de l’emploi de manière citoyenne c’est-à-dire en étant utile à la population » rappelle Mamadou Baal, Directeur Général de l’AMPEE (Action mixte pour l’emploi et l’entreprenariat) qui propose l’émission à la RTS. C’est une initiative privée mais qui est accompagnée par le bon vouloir de l’Etat sénégalais. Elle existe depuis le 1 er Mai 2009 et passe du lundi au jeudi avec un best of le vendredi et de multiples rediffusions. « Elle se présente sous un format plutôt court, entre 25 et 30 minutes » précise Selly Wane, la numéro 2 de l’AMPEE au cours desquelles se suivent les différentes chroniques et les invités qui en sont la contenance.
Les pays du sud sont particulièrement touchés par la crise économique qui a accentué un chômage déjà préoccupant. Les entreprises n’embauchent plus à défaut de fermer. Les chiffres du chômage ne sont pas publiés de manière mensuelle comme c’est le cas en France, ce qui fait que le diagnostic est plus que difficile à faire pour avoir une politique de l’emploi ciblée. Et ce vide, Citizen TV Jobs tente de le combler, avec un certain succès, à travers une production efficace et adaptée au besoin des populations. Le choix de la télévision est plus que judicieux puisqu’elle « est dans tous les foyers, tout un chacun peut y accéder naturellement et disposer de toutes les informations et conseils nécessaires dans sa quête d’emploi » évoque une communication officielle.
Citizen TV Jobs s’articule autour de 3 chroniques et d’un invité. Ce dernier témoigne en général sur le thème ou le métier du jour. Lors de notre passage, le métier d’Avocat était à l’honneur. Et les chroniques sont différentes pastilles que distillent avec malice et envie deux jeunes femmes (Sarah et Djinda) et un ex journaliste de radio (Nfally) sous le contrôle d’Alexandre Diedhiou, le présentateur.
Sarah Cissé, sortie d’une école de journalisme parisienne, explore les différentes nouveautés du marché de l’emploi sénégalais. Elle est souvent contactée par les entreprises pour les offres d’emploi qu’elles proposent à l’antenne (au moins 6 par émission). Le cv du jour, tiré du site internet, constitue également un rendez-vous dont elle est fière. Alors que dans la version hebdo de l’émission, un clin d’œil est fait à la diaspora sénégalaise qui postule dans les entreprises du pays en vue d’un éventuel retour au pays pour y travailler.
« C’est le coté jardin des métiers » lance Djinda Kane pour évoquer sa chronique intitulée Gestu (Recherche en wolof, langue la plus parlée au pays de L. S. Senghor). La jeune femme dont la noirceur d’ébène contraste avec l’éclat de ses dents, d’une voix posée et maitrisée, annonce qu’elle est chargée d’assurer la touche jeune et fun de l’émission avec beaucoup de conseils pratiques.
La troisième chronique fait des zooms et des focus pour faire découvrir différents métiers. Présentée avec sobriété par l’expérimenté Nfally Sadio, elle est sous forme de reportages faits à l’intérieur des métiers.

L’émission constitue un des paliers de la triptyque qui compose la base de l’AMPEE avec le site internet et les agences, dont l’installation sur le territoire local est imminente. Il n’existe pas encore d’études sur la cible visée mais les horaires de programmation et le discours officiel nous laissent entendre que les jeunes s’y retrouvent en « pull » position. Ce qui fait que la principale amélioration de l’émission est à faire à ce niveau. Les jeunes sénégalais sont, comme ceux du monde entier, férus d’internet et de réseaux sociaux. Une page de fan sur facebook donnerait un engouement populaire encore plus développé qui viendrait en complément du site internet dont la fréquentation quotidienne dépasse les 1000 visites.
Pour le moment, le caractère citoyen, revendiqué dans son titre même, est atteint. Fin octobre, après 6 mois d’existence, un premier bilan a été déclaré plus que satisfaisant : + de 5000 CV déposés sur le site, 624 emplois trouvés grâce à l’émission et plus de 3000 jeunes ont pu obtenir un entretien préalable à une embauche. Sur l’échelle locale, après une courte existence, ces chiffres sont plus qu’encourageants.