Actualité de l'emploi et des réseaux sociaux
16 mar
l’AFPA (l’Association pour la Formation Professionnelle des Adultes) a décidé de lutter contre le chômage des moins de 25 ans en lançant une campagne de sensibilisation des jeunes à la formation professionnelle. L’objectif est clair, interpeller les jeunes sur les vertus de la formation professionnelle et les inciter à franchir le pas.
Fin 2009, 25,3 % des jeunes de moins de 25 ans ayant terminé ou quitté leurs études sont sans emplois, du jamais vu depuis la deuxième moitié du 20ème siècle (lors de la forte récession de 1993-94, ils étaient « seulement » 20 %). Chaque année en France, 170 000 jeunes quittent le système scolaire sans qualification, 50 % des jeunes inscrits à l’université sortent sans diplôme ou une qualification adéquate au marché du travail.
Devant cette « hémorragie » sociale typiquement française, l’AFPA bouscule ses codes de communication classique : création d’un site dédié « La méthode Anti-Galère »avec pour ambassadeur le célèbre coach sportif Philippe Lucas, mise en place d’une fan page Facebook et lancement d’une série web-vidéo illustrant les déboire d’un jeune s’insérant avec difficulté en entreprise.
Des moyens adaptés pour toucher leur cible et surtout une communication sur le ton de l’humour qui cherche avant tout à sensibiliser et informer de manière ludique sans une once de dramatisation. Chez Helia nous ne pouvons que soutenir cette démarche de l’AFPA qui cherche à sortir de nombreux jeunes du « bourbier » impitoyable qu’est la recherche d’emploi.
15 mar
En parfaite illégalité, les premières estimations des résultats des Régionales étaient sur Twitter un peu avant 18h. Internet et plus particulièrement le site de microblogging a devancé les médias traditionnels et pose la question de la réforme de la loi électorale qui interdit toute diffusion de résultats ou d’estimations sur une élection avant 20h. A l’affût des premiers résultats, j’ai passé une bonne partie de mon après-midi et le début de ma soirée sur Twitter et … je n’ai pas été déçu.
La sanction de 75 000 euros d’amende prévue par la loi en cas de publication des résultats avant 20h n’a pas pesé bien lourd devant le besoin de communiquer. Dès 18 h 30, les premiers résultats avaient déjà fait le tour de la toile. Ce qui vaut pour les médias français ne l’est pas pour les médias de pays francophones frontaliers. Comme ce fut le cas lors des européennes de 2009 et des présidentielles de 2007, les sites internet des médias belges et suisses ont donné les premières estimations issues des instituts de sondage juste après 17h. Mais cette fois, l’utilisation des premiers chiffres par Twitter a fait franchir un cap supplémentaire.
Suivre la soirée électorale sur Twitter
Le coté hors la loi de Twitter avait commencé un peu plus tôt dans la journée puisque la « sacro sainte confidentialité de l’isoloir » a été violée à plusieurs reprises. Des citoyens lambdas y ont pris des photos postées par la suite.
Twitter ne s’est pas seulement cantonné à donner les premiers résultats. La colonne « Régionales » du site de microblogging affichait un flot continu des infos sur le scrutin juste après 20h. Ce qui fait dire à une certaine Mathilde : « Bon je n’allume pas la télé je compte sur twitter pour m’informer sur les régionales je compte sur vous». Et cette soirée électorale n’avait rien de comparable à ce qui se faisait sur les trois grandes chaines nationales : TF1, France 2 et France 3. Bien qu’il existe des similitudes avec les reprises de petites phrases et des déclarations qui se voulaient choques comme celle de Daniel Cohn Bendit : « la France sera rose-verte-rouge ou ne sera pas ».
Ferrari et Chazal se crêpent le chignon
Sur Twitter, le hic mais qui fait son charme c’est qu’on trouve du tout. Des messages apportant un plus à la compréhension de l’information et à l’analyse des résultats comme d’autres un peu moins indispensables.
Ainsi dans le prolongement de la Fashion week parisienne, un tweet s’offusque d’un « Mais Cécile pas de rayure à la Tv » pour railler la tenue vestimentaire de la candidate d’Europe Ecologie en Ile – de – France. Encore plus sérieux le « Du calme mesdames », un appel lancé à « Claire Chazal et Laurence Ferrari (qui) se marchent sur les escarpins » en se coupant sans cesse la parole alors qu’elles co – présentaient la soirée électorale de TF1. Un message de Christophe Beaugrand, lui même employé de TF1.
Le vote concernait 22 régions de métropole et 4 d’outre – mer. Un tweet venu de Guyane a permis de savoir que CanalSat venait, à 20h, d’y couper les sites d’informations continues de métropole « pour ne pas influencer le vote en Guyane ». Ce dimanche à 20h en Mayenne, il faisait 16h à Cayenne.
Depuis l’avénement d’internet et des réseaux sociaux comme « médias », la loi mériterait une actualisation afin d’éviter de tomber sur de telles situations ubuesques. Vers 20h 45, les tweets sur les régionales commençaient à lanciner petit à petit… ça tombe bien, le match sur Canal va bientôt commencer.
12 mar
En direct (ou presque) du salon de la RH qui se tient porte de Versailles à Paris, voici les quelques tendances de masse que l’on peut évoquer.
Les maitres mots sont dématerialisation, numérisation des process et… socialisation. En effet, comme vous le savez peut-être déjà, nous entrons dans l’ère de la RH 2.0 où la fonction RH dans les entreprises surfe sur la vague des nouvelles technologies, qui poussent petit à petit la discipline vers l’éclatement fonctionnel. Tous DRH ? Non ce n’est pas un rêve ni un mythe puisque la nouvelle donne environnementale des entreprises oblige les directions des ressources humaines à déléguer de grandes parties des responsabilités aux cadres gestionnaires… parfois aux employés eux mêmes.
Formation, évaluation, fiches de paye, gestion des contrats de travail, gestion des carrières, Knowledge Management, à chacun sa solution numérique, mais il semblerait que les réseaux sociaux entrent petit à petit dans l’entreprise également.
Bien sûr, n’imaginons pas un Facebook d’entreprise ou chacun y va de son petit commentaire (toujours corporate), de sa photo de soirée (toujours très polissée), ou de son statut éclairé (toujours constructif), mais plutôt d’un espace d’échange et de partage qui permettra à chaque collaborateur (disposant d’un poste informatique) de s’affirmer en tant qu’individu d’une part mais surtout comme ressource de l’entreprise. Le développement de ces échanges est bien entendu, quelque chose de très positif au sein de l’entreprise. Il permet en outre de mieux identifier les pôles de compétences, mieux gérer le transfert de ces compétences et mettre en place des systèmes de capitalisation des savoirs et savoir-faire disponibles dans l’entreprise, mais également des connaissances intangibles de l’entreprise.
L’interactivité, si elle est bien gérée et donc appuyée par une culture d’entreprise forte, et facilement assimilable par les employés (donc éthique), pourrait permettre la mise en place de systèmes d’identification des problèmes de stress au travail et permettre d’y remédier en proposant notamment des échanges réguliers avec des professionnels et psychologues du travail. Bien sûr, l’exploitation de ces données devra faire l’objet d’une politique de sécurité forte et respectueuse des employés et donc respectueuse des législations en vigueur (LCEN, LIL).
L’intranet social semble donc arriver comme successeur de l’intranet collaboratif, en reprenant la dimension « outil de travail », mais en y ajoutant du communautaire… Un peu d’humain.
11 mar
Lecteurs, vous faites logiquement partie du grand nombre de Français se servant d’Internet. Peut-être même appartenez vous aux 68% qui l’utilisent régulièrement ou même aux trois-quarts d’entre eux y ont recours quotidiennement. Ce sont les conclusions d’une étude de la Caisse des Dépôts et de l’Association de l’économie numérique, publiées ce jeudi dans Les Echos
Ce « baromètre national », novateur en son genre, représente un réel enjeu car l’économie numérique « est devenue une priorité nationale avec 4,5 milliards d’euros alloués dans le cadre du grand emprunt ». L’enjeu est également de cerner la confiance que les Français accordent au secteur de l’Internet. Toutefois, si 89% des internautes ont déjà effectué des démarches en ligne (déclaration d’impôts,consultation du compte de sécurité sociale,…) et 85% font des achats en ligne, la confiance des internautes reste toute relative.
C’est particulièrement le cas concernant les sites gérés par le secteur privé puisqu’un un tiers des internautes déclare avoir volontairement fourni de fausses informations en remplissant des formulaires en ligne et 49% des Français se disent intéressés par la carte d’identité électronique.
Mais les usages même des services proposés par Internet évoluent très rapidement. L’utilisation des réseaux sociaux connaît ainsi une croissance
fulgurante : selon une étude publiée par Médiamétrie, le nombre d’inscrits a triplé en un an et le temps passé sur ces sites a plus que doublé. Facebook comptait ainsi 21 millions de visiteurs uniques en décembre tandis que Twitter en comptait 1,6 millions sur le même mois.
Enfin, une donnée cruciale révèle le changement du comportement des internautes : 22% d’entre eux se connectent via leur téléphone mobile. Les chiffres peinent parfois à donner un aperçu sociologique de l’usage quotidien d’Internet, un aperçu qui reste éphémère, d’autant plus que les tendances évoluent très rapidement dans ce secteur.
5 mar
Comme le publiait « Usine Nouvelle » dans son article du 1er mars, les échanges sur les réseaux sociaux ont une forte tendance à devenir de plus en plus constructifs. Pas étonnant alors que les pages et groupes professionnels se multiplient, que des réseaux émergeant se verticalisent que les entreprises investissent ces places d’échange et de partage.
Une récente étude menée par « Burson-Marsteller » auprès des 100 plus grandes entreprises mondiales nous montre l’importance que prennent les stratégies de présence sur les réseaux sociaux. Selon cette étude, 86% des entreprises Américaines sondées, 88% des Européennes et 50% des entreprises sondées d’Amérique Latine déclarent utiliser à minima l’un des médias sociaux suivants : Twitter, Facebook, Youtube ou un blog corporate.
Parmis ces 4 médias, 64% des entreprises ont en moyenne 4,2 comptes Twitter suivis par 1489 fans, 54% ont en moyenne 2,1 pages Facebook comptabilisant 40 884 fans. 50% sont présentes sur YouTube et 33% disposent d’en moyenne 4,2 blogs corporate.
Ces chiffres font donc état de cette nouvelle tendance qui s’explique par l’intérêt que portent les consommateurs à ces nouveaux médias et, si besoin est, celui que portent les entreprises à leurs cibles. Mais, dans cette atmosphère de prétendue individualisation, comment justifier la constitution de réseaux étendus sur le web ? Comment ces milliers de communautés imbriquées les unes dans les autres se forment ? De quel principe sociologique tirent-elles la force qui les unie ?
Les aficionados de Dan Brown le savent déjà, 2012 sera l’avènement du renouveau. Michel Maffesoli, sociologue Français ayant participé à la rédaction d’un ouvrage sur la crise, le confirme dans une prophétie Apocalyptique (comprendre « moment d’un avènement ») et explique ce phénomène par la fin d’un cycle (trois siècles) identifié comme celui du progrès. Ce nouveau cycle qui se prépare et sourde depuis les années 50 est en train de se préciser. Il serait basé sur le retour en force de l’imagination, l’acceptation de notre impuissance à contrôler la nature et enfin… le retour des tribus.
Modernes, bien évidemment, ces tribus seraient plus d’ordres idéologiques qu’ethniques et vouées à cohabiter, même si cela ne se fera pas forcément aisément.
Catalyseurs du progrès social, internet et les médias sociaux sonnent donc le glas de l’individualisme proclamé. De quoi faire rêver non ?
26 fév
Tout le monde en parle, les derniers chiffres de fréquentation des réseaux sociaux sont sortis pour les Etats Unis. Il s’agit plus précisément de la pyramide des âges de l’audience des réseaux les plus fréquentés et de celle, plus générale, de fréquentation moyenne des réseaux sociaux.
Que dit cette étude ? Eh bien, par exemple, que l’âge moyen d’un utilisateur de réseaux sociaux aux Etats Unis est de 37 ans (57% des utilisateurs ont plus de 35 ans), 38 pour Facebook (61% au-dessus de 35 ans), 39 pour Twitter (64% au-dessus de 35 ans) et… 44 pour LinkedIn.
Les D’jeunz n’ont qu’a bien se tenir, la génération X tient toujours le haut du pavé.
On entendait parler, il y a quelques années, de ces nouveaux réseaux sociaux (Facebook) destinés aux ados pré-pubaires et adulescents en quête de régression, il semblerait que nous ayons fait beaucoup de chemin depuis. En effet, la pyramide des âges des utilisateurs Américains de ces réseaux tend à se gonfler au milieu (middle age people).
Les chiffres de l’IFOP, parus en Janvier nous renseignent également sur la structure d’âge des internautes présents sur les réseaux sociaux. Malheureusement, les bases de calcul ne nous permettent pas de comparaison, mais en moyenne, nous savons que 96% des jeunes âgés de 18 à 24 ans, 76% des internautes âgés de 35 à 49 ans et 52% de ceux âgés de plus de 65 ans sont membre d’au moins un réseau.
Côté genre (sexe), les femmes sont légèrement plus actives que les hommes sur les réseaux les plus connus, avec 57% sur Facebook et 59% sur Twitter. On pourra ajouter à titre d’indication que 77% des internautes utilisent en moyenne 1,9 réseaux sociaux en France.
Ces chiffres nous expliquent deux choses. Tout d’abord, on observe un vieillissement global, lié à une augmentation mécanique, de la population des réseaux sociaux. Ceci veut dire que le succès de ces outils dépasse largement le simple phénomène de mode, nous en parlions la semaine dernière, il semblerait qu’il y ait des raisons objectives à cela.
Le deuxième enseignement que nous pouvons tirer, est que ce vieillissement correspond à une évolution dans la nature des échanges globaux sur le web, dans le cas précis de l’évolution des usages en termes de communication.
Tout ceci laisse à penser que la révolution du web social n’en est qu’à ses débuts et que nous devrions voir d’ici peu de nouveaux usages et de nouvelles pratiques sur le web, allant de pair avec de nouveaux réseaux.
17 fév
Vous le savez peut-être maintenant, plus qu’un vecteur de communication, les réseaux sociaux se présentent comme de potentielles plateformes de marketing pour de nombreuses entreprises dans le monde qui y voient l’occasion de créer un dialogue privilégier avec leurs clients et d’y faire leur publicité.
C’est dans cet esprit qu’était organisée ce mardi, à HEC Montréal, une conférence intitulée « La place des nouveaux médias sociaux dans la stratégie marketing des organismes culturels ».
Philippe Ravanas, Professeur de marketing au Département de gestion des arts, du spectacle et des médias du Columbia College à Chicago, et conférencier pour cet événement, s’est exprimé à ce sujet sur Radio Canada.
Pour lui, les réseaux sociaux permettent avant tout de créer une « pression communautaire bienveillante » qui fonctionne sur le bouche à oreille entre les consommateurs. Idée ancestrale donc mais qui permet une plus large diffusion. Par ailleurs, il explique que « l’intérêt des réseaux sociaux, c’est de créer des « microcommunautés » pour lesquelles les entreprises de culture ou de spectacle sont un prétexte. [Les gens] se rencontrent autour d’un intérêt commun, qui peut être par exemple le théâtre, pour le dialogue entre amis », estime-t-il.
Dans un souci de compréhension, le Professeur Ravanas explique que pour être efficaces, les entreprises culturelles se doivent de maîtriser les réseaux sociaux ou d’en créer un en leur propre nom. On peut ajouter que cet argument se justifie tout particulièrement dans l’emploi des réseaux sociaux à large public tels que Facebook ou Twitter. L’idée, d’après le conférencier, est d’instaurer une forme de communication avec le client pour ensuite le fidéliser et l’amener à acheter les produits/services vendus par l’entreprise culturelle. Il reconnaît toutefois que l’impact des réseaux sociaux sur le nombre de ventes est difficile à estimer.
A travers cette conférence, les différents intervenants entendent démontrer aux organismes culturels que les réseaux sociaux peuvent servir leur stratégie marketing en leur permettant de renforcer l’identité de leur marque, de créer une relation privilégiée entre l’artiste et son public.
De telles techniques commerciales suscitent toutefois quelques questionnement. D’une part, de telles stratégies permettent-elles toujours le
respect du cadre éthique du marketing viral ? Les internautes ont-ils le même intérêt pour les produits culturels que pour les autres à travers les réseaux sociaux ? Si certains critiqueront la marchandisation de la culture, on peut toutefois rétorquer que, les réseaux sociaux, même à visée marketing, restent l’occasion de créer des échanges, tout en rendant la Culture accessible à tous et en modernisant son image.
12 fév
Les réseaux sociaux n’ont pas fini de nous surprendre. La semaine dernière, nous évoquions la verticalisation des réseaux et la multiplication des médias sociaux qui entraine de plus en plus un phénomène d’interconnexion.
Nous voyons de plus en plus sur la toile fleurir ces petits symboles Facebook, LinkedIn, Viadeo ou Twitter. Un grand nombre de sites permettent en effet de s’inscrire grâce à son compte sur l’un de ces grands réseaux. L’arrivée très récente de Google Buzz, qui permet également une connexion à Twitter confirme cette tendance.
L’interconnexion des réseaux sociaux avec blogs, sites d’information, de e-commerce ou même d’autres réseaux semble devenir naturelle dans l’utilisation courante du web, mais concrètement, à quoi sert-elle ?
D’une part, elle permet de simplifier les modalités de connexion, d’inscription et de récupération de données utiles pour enrichir un profil. Cette simplification rend plus accessible l’inscription et permet d’augmenter le taux de transformation d’un site que ce soit pour l’acquisition de lead (inscription et adresse mail) ou l’acte d’achat. Pour l’utilisateur, elle permet de bénéficier d’outils plus simples à utiliser et plus puissants, puisqu’il peut ainsi partager plus de choses avec son réseau.
Pour les professionnels du marketing, cette technologie a plusieurs avantages. Elle a pour objet de « qualifier » les comptes de ses clients, c’est-à-dire obtenir de l’information utilisable pour valoriser ou monétiser les bases de données auprès des partenaires. L’une des sources de revenu des sites bénéficiant d’une forte audience est justement de louer des espaces de communication dans les mails qui nous sont adressé. Plus ces bases sont qualifiées, plus l’efficacité du message sera grande. Le but étant d’adresser le bon message à la bonne personne. Certains professionnels avancent un taux de transformation moyen de 5% grâce à l’utilisation de ces techniques, contre environ 1,3% traditionnellement.
L’interconnexion permet en outre d’accéder aux réseaux des clients ou membres d’un site et donc de bénéficier d’une audience supérieure aux messages publicitaires. Il s’agit donc de communiquer, mais également de faire participer le propriétaire du réseau en l’incitant à se porter caution du message. Il devient ainsi le porte parole du site qui profite ainsi de la puissance de recommandation des réseaux.
En somme, la socialisation d’internet renforce le maillage interpersonnel mettant ainsi en oeuvre la théorie des réseaux qui stipule qu’une personne n’est qu’à 7 poignées de mains au maximum d’un contact utile ou influent. Internet devient ainsi un réseau de réseaux.
11 fév
Les réseaux sociaux constituent une des révolutions du XXIème siècle. Ils ont à eux seuls modifié les tendances dans de nombreux domaines. L’emploi n’y a pas échappé. C’est que nous explique l’Usine nouvelle.
Il y a encore quelques années, pour s’assurer des candidats de qualité, les entreprises faisaient appel à des cabinets de recrutement qui vendaient leurs services à prix d’or. Les entreprises ont maintenant décidé d’effectuer le travail par elles-mêmes grâce aux réseaux sociaux. En France, près de 3000 d’entre elles recruteraient grâce à Viadeo et 13000 grâce à LinkedIn qui sont des réseaux sociaux de mise en relation professionnelle. Bien que seulement 2% des recruteurs utilisent ces technologies pour le moment, leur nombre est en croissance.
De grandes entreprises telles que Renault, Areva ou Total trouvent un intérêt particulier à cette nouvelle forme de recrutement. En effet, une des particularités de ces groupes est qu’ils recherchent souvent des candidats déjà en poste, or ils reçoivent très peu de candidatures de ce genre. Viadeo leur permet ainsi de cibler leur candidats selon leur formation, leur poste ou même l’entreprise dans laquelle ils travaillent actuellement. 75% des utilisateurs de Viadeo sont des utilisateurs salariés, une mine d’or pour ces entreprises. Une pratique qui permet d’importantes économies et est donc particulièrement appréciée par les petites entreprises. Le web 2.0 permet également une réelle interactivité entre l’entreprise et les internautes qui peuvent par exemple se tenir informés de l’actualité de l’entreprise
28% des recruteurs interrogés jugent ces réseaux indispensables. Ils représentent un véritable outil pour les ressources humaines. L’utilisation des réseaux sociaux par les entreprises répond également au besoin de s’adapter à la génération des candidats des moins de 30 ans qui font leur entrée dans le monde du travail. Dans le même temps, cet outil leur permet un rapide aperçu du profil du candidat et permet en quelque sorte une forme de présélection.
Internet représente toutefois autant un danger qu’une opportunité pour les candidats puisque ceux-ci doivent conserver un certain sérieux dans leur utilisation des réseaux sociaux et présenter un sérieux professionnel en évitant par exemple de trop dévoiler leur vie privée sur des sites tels que Facebook. Sébastien Bompard, signataire de la charte « réseaux sociaux, internet, vie privée et recrutement » prévient ainsi »Aujourd’hui, les candidats doivent gérer leur présence sur le net comme une marque, c’est ce qu’on appelle le “personal branding”, et faire attention à leur “e-réputation” « .
5 fév
C’est dans l’air du temps, on entend de plus en plus parler de la verticalité des réseaux sociaux. Par verticalité, on entend d’une part la spécialisation des réseaux, mais aussi leur multiplication.
Copains d’avant, LinkedIn et Viadeo sont un bon exemple de cette verticalisation. D’un usage personnel, les utilisateurs ont très vite perçu l’intérêt professionnel des réseaux puisqu’il est communément acquis qu’il n’y a pas de bon business sans réseau. D’aucuns vous diront : « Mais pourquoi ne pas tout faire sur une seule et unique plateforme ? » Eh bien disons qu’il ne faut pas mélanger les genres.
En effet, chaque activité, secteur ou marché est régi par ses propres règles, ses propres spécificités. Le principe du positionnement dicte la conduite de l’un ou l’autre des réseaux. Il parait impossible d’avoir un seul et même outil pour tout faire, de la même manière qu’il est plus logique de travailler à son bureau que d’aller le faire dans son Café ou Bistrot favori. Un réseau professionnel sera donc plus à même de proposer des outils de mise en relation pour développer son business, booster sa carrière ou rechercher des fournisseurs.
Un réseau personnel et ludique sera plus indiqué pour partager les détails croustillants de sa vie personnelle toute proportion gardée car, sachez le, les recruteurs passent de plus en plus de temps sur les réseaux sociaux pour mieux connaitre les personnes qu’ils vont voir en entretien. Pour les entreprises commercialisant des biens de consommation ou des services au grand public, il s’agit de formidables places de marchés et de communication.
De même, les associations, partis politiques (UMP; PS) ou organismes sociaux ont certainement un intérêt probant à utiliser leur propre réseau social, qui prendra en compte les spécificités de leurs interactions.
Nous devrions donc voir se multiplier ces plateformes sociales privées ou publiques dans l’avenir et chacun de nous fera partie de plusieurs de ces réseaux. C’est peut-être déja le cas pour certains, car une étude récente menée sur une population d’expatriés montre qu’une personne fait partie, en moyenne de plus de deux réseaux, certains en comptabilisant jusqu’à cinq.
Pour illustrer cette tendance, une nouvelle toute fraîche tirée de l’une des conférences du Salon des Entrepreneurs 2010. Nous accueillons sur internet en ce début d’année, un tout nouveau réseau social, destiné aux créateurs d’entreprise issus des quartiers et des minorités : La nouvelle PME.
Cet outil à pour but de venir en aide à ces entrepreneurs en les aidant à développer des synergies (mise en relation, networking, business), à trouver de nouvelles compétences (bénévolat de compétences, référents au sein du réseau), trouver les fonds nécessaires à monter leurs projets (liens avec les investisseurs). »La nouvelle PME » est considéré par ses créateurs y compris, comme un réseau de niche, dont le coeur de cible est constituée par les TPE de 10 à 15 salariés issues des quartiers et minorité. Les interactions issues de ce réseau devraient déboucher sur l’organisation de rencontres physiques, forums, tables rondes et autres évènements propices au sain développement de jeunes entreprises.
Un autre exemple de verticalisation des réseaux sociaux est le site AeroContact. Cet espace social propose des espaces communautaires autour des métiers et des entreprises du secteur aéronautique. Il permet à ses membres d’entrer en contact avec des professionnels ou chercheurs d’emploi faisant le même métier ou s’intéressent aux mêmes entreprises. Il permet en outre de poser des questions, animer des débats et aide les passionnés d’aéronautique à échanger leurs savoir-faire et à définir leur projet professionnel au sein du secteur. Cette plateforme propose également aux professionnels de développer leur business en trouvant de nouveaux clients ou partenaires.
Ces plateformes sociales de niches ou spécialisées entrent donc en complémentarité avec les grands réseaux généralistes comme Facebook et s’appuient sur la force de ces réseaux pour puiser audience et ressources. C’est pour cela que de plus en plus nous voyons ces médias sociaux s’interconnecter.