Actualité de l'emploi et des réseaux sociaux
7 sept
Deux postures, deux points de vue, deux conclusions pour une même problématique. Méthode Coué ou véritable raison d’espérer ?
D’un côté Christine Lagarde, ministre de l’économie, qui avance ce week-end que « la crise économique est derrière nous. On ne descend plus. On a même commencé à remonter » a-t-elle déclaré alors que Bercy prévoit toujours un recul de 3% du PIB pour 2009. Elle pense qu’ « après quatre trimestres de croissance négative, l’économie française est sortie de la récession au deuxième trimestre, avec une progression du produit intérieur brut (PIB) de 0,3% ». Elle précise, dans une interview à Europe 1, son analyse par le fait que deux boosters vont stabiliser la croissance : « la reconstruction de leurs stocks par les entreprises et le fait que des millions de français vont bénéficier d’un peu plus de pouvoir d’achat » avec l’exonération de tiers provisionnel des deux tranches les plus basses de l’impôt sur le revenu.
Et face à cet enthousiasme, il y a la lecture brute (froide et rationnelle devrais-je dire), dénuée de toutes considérations politiques visant à rassurer la populace, de Joseph Stiglitz. Cet américain de 67 ans
originaire de Chicago, prix Nobel d’économie en 2001, a une autre vision de la situation. Il déclarait, dans une interview à Challenges, que « la crise est toujours là ». « Les économistes définissent la récession comme au moins deux trimestres consécutifs de croissance négative. Techniquement, quand la croissance redevient positive, pour eux la récession est terminée. C’est faux » tranchait–il avec énergie. Avant de proclamer ce qui ressemble fort à une maxime « il y a récession quand le taux de chômage est élevé et qu’il est difficile de trouver un emploi ».
Et sur ce dernier point, on ne peut qu’être d’accord avec lui. Car malgré les efforts gouvernementaux matérialisés par le dernier déplacement présidentiel à Faurécia, en Basse-Normandie, où il animait une table ronde sur l’emploi, N. Sarkozy admet que « la crise, on en sortira quand le chômage commencera à reculer ». Pour le moment les chiffres du chômage affichent une hausse de 9,1%.
Une réponse pour "Crise de l’emploi : qui croire ?"
Personnellement, je n’ai pas l’impression que la crise soit finie et je suis plutôt d’accord avec Joseph Stiglitz : tant que le chômage continuera d’augmenter, on ne sera pas sortie de la crise… d’autant plus qu’augmentation du chômage signifie baisse de pouvoir d’achat pour les chômeurs, donc baisse de la consommation. C’est un peu un cercle vicieux.
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