Trouver un emploi n’a jamais été chose vraiment aisée. La difficulté s’accroît encore lorsque le pays connaît une crise économique et que l’on a plus de 55 ans. Le taux d’emploi des 55-60 ans est, en effet, estimé à 56,3 %, et celui des 60-65 ans à 16 %.
Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat à l’Emploi, chargé de vérifier les plans envisagés par les entreprises pour favoriser l’emploi des seniors, a annoncé des chiffres plutôt encourageants lors d’une rencontre avec l’Assemblée française des chambres de commerce et d’industrie (AFCII) hier, jeudi 11 février. Le ministère a en effet enregistré 80 accords de branches et 10 000 accords d’entreprise pour favoriser depuis le mois de septembre pour favoriser le recrutement et le maintien dans l’emploi des salariés de plus de 55 ans. Il a précise » C’est une très bonne nouvelle, car cela veut dire que plus de 11 millions de personnes sont couvertes par un texte favorisant l’emploi des seniors.», avec « une très bonne dynamique dans les PME » a-t-il souligné.
A l’origine de ces promesses, une obligation depuis le 1er janvier pour les entreprises de fixer des objectifs et de prévoir des actions dans au moins trois des six domaines énoncés par la loi (le recrutement des salariés âgés dans l’entreprise, l’anticipation de l’évolution des carrières professionnelles, l’amélioration des conditions de travail et prévention des situations de pénibilité, le développement des compétences et des qualifications et accès à la formation, l’aménagement des fins de carrière et de la transition entre activité et retraite, la transmission des savoirs et des compétences et développement du tutorat).
Aucune entreprise n’aura eu à verser une forme de pénalité puisque les sociétés de 50 à 300 salariés bénéficient d’un délai jusque fin mars pour se mettre en règle. Le contenu des accords indique que les branches ont mis l’accent plus sur la formation des salariés âgés, les entretiens de seconde partie de carrière, le développement du tutorat et la transmission des savoirs que sur l’aménagement du temps et des conditions de travail en fin de carrière ou le recrutement de seniors. Selon Laurent Wauquiez, ces accords présenteraient toutefois des faiblesses concernant la question de l’aménagement des fins de carrière.
Des chiffres encourageant mais basés sur des accords qui tablent seulement sur des projets. Le salon de l’emploi des seniors aura lieu les 13 et 14 avril à Paris.



Article très intéressant qui illustre une situation dangereuse. S’il est vrai que la pyramide des ages d’une entreprise doit rendre compte d’un souci d’équilibre entre les entrants et sortants (du marché du travail), elle doit également respecter la structure globale de la société.
L’explosion de la précarité des « papy boomers » représente un vrai problème de société. Soit ils partent à la retraite et nous ne pourrons pas leur redistribuer les cotisations retraites accumulées à la sueur de leur front, soit ils partent au chômage et pèsent sur le système de protection sociale. Dans tous les cas, nous sommes dans l’impasse. Ayant pour la plupart travaillé pour le développement de notre pays, nous ne pouvons pas les laisser tomber.
Nous devons donc nous interroger. D’une part, faire partir prématurément un papy boomer d’une entreprise, c’est un peu scier la branche sur laquelle elle est assise. La connaissance et la maitrise des savoirs faire est détenue par ces populations et la société en a besoin pour évoluer plus vite et de manière saine.
Je pense qu’un engagement citoyen très fort devrait être pris par les entreprises et les pouvoirs publics, bien plus fort qu’une série de projets sans visibilité réelle, qui ne sont finalement que des pavés dans l’océan (pas assez de remous pour parler de mare).
12 février 2010 à 14:44