Actualité de l'emploi et des réseaux sociaux
21 juil
Débordé, charge inconsidérable de travail, des appels au 39 49 qui sonnent dans le vide, non satisfaction des prévisions initiales ! Ce sont les maux dont souffre Pôle Emploi, issu de la fusion entre l’ANPE et l’Unedic, après six mois d’existence. Le gouvernement est obligé, pour faire face à la venue accrue de nouveaux demandeurs d’emploi, de faire appel aux opérateurs privés pour l’accompagnement vers un retour au travail de 320 000 licenciés économiques. Ce qui pouvait être considéré comme une avanie, il y a peu de temps par les partenaires sociaux ou certains politiques, risque de ne pas soulever plus de vagues qu’en mer morte.
Malgré une bonne volonté manifeste que traduisait la synthèse élyséenne de sa création : « Plus de proximité et un interlocuteur unique capable de répondre à tous types de questions de l’inscription au reclassement en passant par l’indemnisation et le suivi ». Sur les deux parties de ce « slogan », si la première est relativement atteinte, on ne peut pas en dire autant de la seconde. En effet l’Etat avait prévu un conseiller pour 60 dossiers, « un pour 95″ précise la direction de Pôle emploi. Certains syndicats parlent même d’un conseiller pour 200 personnes selon les zones géographiques. C’est un euphémisme de dire que la situation n’est pas fort reluisante.
Et la prochaine rentrée ne va pas arranger les choses. Un afflux massif de chômeurs à partir de septembre est prévu : les jeunes diplômés sur le marché du travail et les conséquences des plans sociaux annoncés. Un dirigeant de Pôle emploi annonçait dans Le figaro « nous prévoyons 800 000 ou 900 000 inscriptions par mois, contre 300 000 à 500 000 en ce moment. Cela ne se verra pas dans les statistiques, publiées en données corrigées des variations saisonnières, mais cela donne une idée de ce qui nous attend ». Le gouvernement essaie de prendre les mesures du problème en confiant progressivement l’accompagnement de 320 000 chômeurs à des opérateurs privés de placement mentionne Les Echos. Une nouvelle démarche qui précède le recrutement de 1840 personnes pour renforcer les équipes de Pôle emploi pour soulager les effectifs et améliorer le service.
L’impératif de perfomance peut-il conduire à la privatisation d’un secteur aussi important que l’accompagnement vers l’emploi ? Le journal économique présise que le coût de cette externalisation est estimé à 100 millions d’euros pour 2009 et le double pour les années suivantes.
8 réponses pour "Débordé, Pôle Emploi fait appel aux privés"
En plus la fusion est loin d’être effective dans toutes les agences, du boulot en perspective !
Je te le fais pas dire !
C’est très inquiétant cette histoire d’autant plus que nous risquons d’avoir une rentrée assez mouvementée sur le plan social.
[...] Questions et résistances. Pour les syndicats, la CGT en particulier, c’est la stabilité de la fonction publique qui est menacée. Le projet instaure une indemnité de départ pour les agents qui quittent la fonction publique, il autorise le cumul d’emploi en temps incomplet (Art.
ou le recours à l’intérim pour remplacer un agent absent (Art. 10). Enfin pour la CGT, le véritable point d’achoppement concerne un amendement particulier qui évoque « la réorientation professionnelle » (Art. 7). En bref si un fonctionnaire voit son poste supprimé, 3 postes lui seront proposés et s’il en accepte aucun, il sera placé en disponibilité. En clair il ne sera donc plus payé ou il sera mis à la retraite. Pour la CGT, c’est une privatisation rampante. Il permet de se délester de milliers de fonctionnaires et de les expédier soit vers les collectivités locales soit vers le privé. De quoi mettre de l’eau au moulin de ceux qui s’offusquent contre les suppressions de postes dans la fonction publique. Rien que pour 2010, le gouvernement prévoit d’en enlever 33754. A ce rythme là, le Pôle Emploi n’est pas encore désengorgé. [...]
Peu d’études encore sur l’efficacité du privé et /ou du public… : un rapport rendu public en juin par des économistes concluait que pour le traitement des chômeurs de longue durée (source : http://www.radiobfm.com/edito/home/37991/les-agences-privees-plus-efficaces-que-pole-emploi-/ ou l’article sur mon blog http://karineverinaud.wordpress.com/)que le travail des opérateurs privés, comme Altédia et Adecco, serait plus fastidieux dans la gestion du long terme. L’accompagnement et le suivi des chômeurs par Pôle Emploi serait plus régulier et mieux tenu.
Force est de constater que l’aide à l’emploi est aussi un marché fort concurrentiel et le service public utilise cette concurrence pour faire monter à la fois ses exigences de qualité et de prix et pourquoi pas ?!
http://karineverinaud.wordpress.com/
[...] adjointe n’est plus de mise. Le gouvernement vient, en réponse à la situation, d’octroyer l’accompagnement de 320 000 chômeurs à des opérateurs privés. « Une mauvaise solution, peste un syndicaliste de Pôle emploi, [...]
[...] le mois de Juillet, des privés ont été appelés à la rescousse pour aider Pôle emploi qui croulait sous les dossiers, il va falloir également leur administrer [...]
[...] Débordé, Pôle Emploi fait appel aux privés [...]
[...] « Le public traite mieux le chômage que le privé ! ». C’est l’analyse de Marc Gurgand, professeur à l’Ecole d’Economie de Paris. Il vient, avec Luc Behagel et Bruno Crépon, de terminer une étude sur les expérimentations d’accompagnement renforcé des demandeurs d’emploi en 2007. L’étude pose, aujourd’hui, des questions sur l’opportinuté de la décision gouvernementale, en juillet dernier, d’octroyer 320 000 chômeurs à des privés d’…. [...]
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