Actualité de l'emploi et des réseaux sociaux
28 déc
Qui n’a jamais succombé à
cette douce et terrible tentation : vous êtes en plein travail et là ça y est, vous avez fini cette noble tâche, vous avez répondu à tous vos mails. Fier de votre victoire sur cette paperasse numérique quotidienne, vous décidez d’aller prendre un petit café en guise de récompense.
Assis devant votre écran en sirotant le brun breuvage et consultant les nouvelles de notre monde, la tentation arrive, accessible en un seul clic, puis non c’est trop dur vous cliquez : à vous les joies du réseau social, vous discutez, vous échangez des liens rigolos, vous jouez, en quelques minutes une faille spatio-temporelle se forme et pour un instant seulement le travail n’est plus, le temps n’est plus, vous goutez à la liberté du Web 2.0. Après votre reprise de conscience, un léger sentiment de culpabilité vous traverse après avoir constaté que 30 minutes se sont écoulées depuis votre dernière tâche à essence professionnelle.
Cette sainte période bénie par l’ignorance de nos pairs risque d’être révolue, la contre attaque se prépare. Selon une étude publiée dans le quotidien anglais The Telegraph, les salariés britanniques passeraient en moyenne 40 minutes par jour sur les réseaux sociaux durant leurs horaires de travail, ce qui représente un manque à gagner de 1,5 milliard d’euros à l’économie britannique. Aux Etats Unis, près de la moitié des employés de bureau se connectent sur des réseaux sociaux sur leur lieu de travail, ce qui se traduit par une perte moyenne globale de productivité de 1,5 %.
La conséquence de cette perte de temps : de plus en plus d’entreprises bloquent l’accès à ces réseaux sociaux. L’étude du cabinet Robert Half Technology prévoit que 54 % des entreprises américaines de plus de 100 salariés vont décider de suspendre l’accès à plusieurs sites, comme Facebook et Twitter. Amère nouvelle pour les amoureux de la pause numérique.
4 réponses pour "Facebook grignote la productivité au travail"
Je me demande comment ils ont calculé le manque à gagner …
Avant la pause Facebook il y avait la pause café la pause clope, la pause pipi, la pause midi, la pause course de Noël et encore plein d’ autres pauses.
La pause est nécessaire pour que le cerveau puisse se reconcentrer, puisse bien fonctionner et ne pas saturer.
En interdisant directement des sites, ces entreprises prennent le risque de se faire détester de leurs employés.
Et si elles faisait plutôt une pause répression, une pause dialogue avec les employés et une pause sensibilisation au manque à gagner dû aux pauses abusives de certains (une minorité j en suis sur) de leurs employés ?
[...] de ne point faire plaisir aux entreprises, sachant la tendance de plus en plus importante des » pauses Facebook » sur le lieu de [...]
@ Dingle : Le manque à gagner se calcule de façon très simple : C.A. / nb heures travaillées. Tu trouveras toutes les infos sur des sites traitant de la gestion d’entreprise.
Je ne tiens pas à lancer de polémique, je ne fais que reprendre des chiffres :
A titre indicatif, la France a un des taux de rentabilité les plus bas.
Depuis des décénnies, le salarié Français est perturbé dans son travail. Il y’a eu le téléphone, le fax, le solitaire, Internet, les sites pornos, les emails, ICQ, Messenger, Skype et maintenant le téléphone portable, la pause cigarette et les réseaux sociaux. Et je suis sûr d’en avoir oublié.
Quelques secondes de réflexion suffisent à comprendre qu’ 1/2 heure par jour de pause, çà fait 11 heures de travail en moins par mois ! Je ne pense pas que les personnes concernées accepteraient de voir leur salaire baisser de 8%. Pour un entreprise de 10 salariés, par rapport au salaire moyen en France, çà représente une perte sèche de plus de 20.000€ uniquement sur les salaires et charges !
çà fait réfléchir !
[...] ont trouvé la parade à tous ces sites qui « baissent la productivité » en bloquant le réseau social américain Facebook, tous les sites de consultation de vidéos en ligne et ceux de chat comme WindowsLive (ex [...]
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