« Je suis tout à fait prêt à envisager la titularisation progressive des contractuels pour ne pas les laisser en situation de précarité  » déclarait le N. Sarkozy lors de son passage à TF1, le 25 janvier dernier. Une déclaration qui en a surpris plus d’un. Une surprise qui explique peut être le peu de commentaires des médias et des politiques qui l’a accompagné. Mais dans le landerneau des contractuels, l’information a fait l’effet d’une bombe.

Les contractuels sont une catégorie de travailleurs qui permet d’embaucher du personnel sans lui offrir un statut de fonctionnaire. Les contractuels concerneraient, selon les syndicats, 500 000 personnes (un million, selon d’autres sources) soit 10 % des fonctionnaires. Ils sont présents dans les hôpitaux, universités, établissements scolaires et les mairies.

La titularisation des contractuels de la fonction publique était considérée comme une véritable arlésienne.

Longtemps réclamée par tous les syndicats, elle a toujours été refusée pour cause de rigueur budgétaire. Rappelons que le projet de supprimer de 100 000 emplois dans la fonction publique prévu, depuis 2007, par le gouvernement est bien avancé. Les syndicats dénoncent les 34 000 suppressions d’emplois prévues en 2010. Une déclaration qui peut paraître incohérente avec la politique menée.

Il n’en demeure pas moins que depuis l’annonce de la mesure, ni l’Elysée ni Bercy ne sont revenus pour expliquer dans quelles conditions « la titularisation progressive » se ferait ou bien pour chiffrer ce qu’elle allait coûter à l’Etat. Etait-ce une vraie fausse bonne idée dont l’Elysée s’est rendu compte mais trop tard ?

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