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31 août
Malgré un intérêt manifeste, plus de deux millions de personnes ont fait le test d’éligibilité sur le site de la CAF, le RSA peine à séduire. Ils ne sont pour l’instant que 300 000 bénéficiaires. Ce qui est loin des prévisions de départ
Trois mois après sa mise en vigueur, le Revenu de Solidarité Active (RSA) est confronté à des difficultés pour se mettre en place. C’est ce qui ressort d’une longue enquête de La Tribune. Mise en place par Martin Hirsch, le Haut Commissaire aux solidarités actives, depuis le 1er Juin, le RSA qui remplace le RMI et l’Allocation des Parents isolés (API) a pour principal objectif d’apporter un complément aux travailleurs pauvres. Et c’est au niveau de ces derniers qu’il existe une certaine réticence, ce qui est pour le moins gênant.
« La crainte de voir (que) l’administration effectuait des contrôles sur la situation réelle du bénéficiaire » notamment en matière de travail dissimulé semble être la principale cause du rejet selon les conclusions du quotidien économique après avoir étudié les détails de l’enquête. Il semble également que certains préfèrent continuer à travailler sans être déclarés plutôt que d’être contraints à régulariser leur situation et finalement ne percevoir que 110 euros par mois. Ces derniers représentent 2 millions de personnes et constituent la majeure partie du public visé et seuls 10% d’entre eux auraient touché le RSA. La complicité du dispositif semble également être un facteur décourageant supplémentaire. Certaines associations dénoncent un « flicage des pauvres » et une atteinte aux « libertés individuelles ».
Une situation globale qui vient mettre à mal les prévisions gouvernementales et les chiffres annoncés au début de l’été. Pour les actifs, le montant de l’allocation devait varier selon les ressources, la situation familiale et l’âge des enfants. Une personne seule avec un salaire de 1000 euros, sans allocation logement toucherait un rsa de 74,63 euros. On se souvient également que le cabinet de M.Hirsch avait prévu que le RSA devait, à terme, toucher 3,1 millions de foyers mais également permettre à 700 000 personnes de passer au dessus du seuil de pauvreté.
Pour l’instant, on ne peut pas dire qu’il y ait un rapprochement entre les prévisions et la réalité des chiffres.
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2 réponses pour "Le RSA, du retard à l’allumage"
Pourtant je trouve que c’est une très bonne mesure… Cependant, je pense qu’elle a été lancée au mauvais moment. Dans une période de crise où le chômage augmente, ça ne va malheureusement pas inciter les RMistes à chercher un emploi. Alors que je pense que c’était l’idée de départ…
[...] Mise en place par Martin Hirch, le Haut Commissaire à la jeunesse, depuis juin 2009, le RSA est une allocation qui remplace le RMI mais il est destiné en premier aux travailleurs précaires sous la forme d’un complément de revenus qui se situe en moyenne autour de 110 euros. Le mois dernier, le dispositif RSA a eu quelques remous du fait d’un nombre « insuffisant » de travailleurs postulan…. [...]
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