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15 oct
« La raison a beau crier, l’image, aujourd’hui plus que jamais nous tient sous sa loi » évoquait avec sagesse le penseur contemporain, spécialiste de l’image, Laurent Lavaud. Une dure loi qui n’est pas clémente avec les personnes atteintes de calvitie, elles ont plus de difficultés pour avoir un emploi et peut être un frein pour une évolution de carrière, si l’on en croit des études scientifiques.
La calvitie touche un homme sur quatre et est généralement héréditaire. Ce constat fait, on s’aperçoit qu’elle peut être déterminante dans l’obtention d’un travail. Une étude allemande en a fait la démonstration : 6 hommes ont accepté de chercher un travail avec deux CV identiques. L’un avec une photo sur laquelle ils ont des cheveux et l’autre, grâce à des retouches, les montrant avec une belle calvitie. La seule différence se situait, donc, au niveau de l’image que projetaient les candidats à travers la présence ou non d’une calvitie.
Le résultat est édifiant à plus d’un titre : 41 % des candidats avec cheveux ont été retenus pour un entretien contre seulement 27 % pour ceux qui semblaient avoir une calvitie. Autre élément de cette enquête, un indicateur mesurant le dynamisme sur une échelle de 1 à 5 montre que les hommes atteints de calvitie seraient dynamiques à 29% contre 49% pour ceux qui auraient des cheveux. Des écarts qui dépassent la largeur d’un poil et qui tendent à mettre à jour des zones encore inconnues de discriminations. A moins qu’il ne s’agisse d’un mauvais tour que nous joue, une fois de plus, l’image que nous renvoyons. L’image « est moins objet que sujet du regard ». Une étude qui en exhume une autre, canadienne datant de 2000, mettant en lumière des conclusions plus catégoriques. Par exemple 1 canadien sur 8 pense que la perte des cheveux constitue un obstacle à l’obtention d’un poste.
En France, s’il n’ y a pas encore d’études parues sur le sujet, on note cependant qu’au niveau des médias PPDA, Marc-Olivier Fogiel ou encore le bien nommé Yves Calvi, souffrant de calvitie, ont eu recours à des implants pour soigner leur apparence.
4 réponses pour "Les cheveux coupent en quatre les possibilités d’évolution de carrière"
Intéressant cette étude …
Ya plus qu’à prier pour ne pas perdre ses cheveux !
Il faut que je fasse attention, j’ai déjà commencé à me dégarnir… mais ça semble s’être arrêté pour le moment, un bon signe pour ma carrière ?
nous sommes vraiment des animaux
[...] la calvitie semble déplaire aux recruteurs, la moustache quant à elle, tombe au poil. D’après une nouvelle étude menée par Quicken® et [...]
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