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ur les médias sociaux, tout le monde partage des informations. Mais quel est le but pour une personne de faire un tel partage ? Le partage et la collaboration sont les buts des réseaux sociaux, mais quelles peuvent-être vos motivations pour retweeter un message ? Pourquoi veut-on participer ? Quel objectifs poursuit-on quand on clique sur « Share » ?
La question que je pose ici, j’ai commencé par me la poser à moi-même, et au-delà des motivations « pro » pour Twitter, Facebook, Flickr et autres, j’ai cherché ce qui me poussait à mettre en avant un contenu :
Les plus simples étaient « pour aider mes followers/amis/ceux qui voient ce contenu », « parce que ça me parait digne d’intérêt », « parce que c’était drôle », « parce que j’ai glissé sur le bouton ».
Si on demande aux utilisateurs aux usages plus « pros », ils n’y vont pas par 4 chemins : « je cherche à être crédible sur ce sujet ». Peu importe le sujet d’ailleurs, on trouve des réseaux sociaux pour tout.
Et c’est de là que partent la course aux followers, la course à l’influence et tous les autres trucs qui peuvent exister pour montrer qu’on a une audience, qu’on l’intéresse et qu’elle nous trouve pertinent et que oui cette nouvelle robe nous va à merveille.
Mais à quoi peut-elle nous servir, cette influence ? Pourquoi a-t-on toujours un petit frisson quand on a un nouveau follower, ou de nombreux RT, de nombreux fans, de nombreuses personnes qui suivent notre RSS ?
Besoin d’estime
Je reviens sur la pyramide de Maslow qui, pour être critiquée de tous les côtés, n’en est pas moins intéressante à utiliser dans ce contexte.
Pourquoi veut-on être suivi, retwitté, cité par d’autres personnes (les plus influentes possibles dans l’idéal) ?
Ce qui est souvent la bonne réponse est l’égo, on montre que l’on existe, on montre qu’on a quelque chose à partager, on pense être apprécié par ces gens qui nous retwittent, on pense devenir soit-même une figure d’autorité en faisant référence à une autre autorité (ou du moins ceux qu’on perçoit comme tel).
Besoin d’appartenance
L’être humain est un animal social, il est grégaire, s’épanouit mieux en communauté… Il a besoin des autres, il a besoin d’être avec les autres et besoin de se sentir comme eux, en faisant partie d’un groupe. Peu importe si c’est un hub Viadeo, un forum, une participation à des colloques sur le sujet, tout ce qui fait se sentir comme « faisant partie d’une communauté » est positif. Et être acteur dans cette communauté et reconnu comme tel par les autres membres, ça reste une satisfaction.
Besoin d’un travail
Evidemment, comme motivation, il n’y a pas mieux : Twitter, Viadeo, LinkedIn, un blog c’est bien joli mais ça ne paye pas les factures, à quelques exceptions près.
Pour un employeur, un Twitter ou une page Viadeo bien utilisée peut être riche d’informations, on y voit les goûts de la personne, les interactions sociales qui y sont faites, on y voit que la personne s’intéresse à son environnement pro et qu’elle échange de l’information. Des choses positives en somme, des choses qui vous différencient bien mieux que des jolies couleurs sur un CV.
Le mieux quand on cherche un emploi, c’est de montrer qu’on s’y connaît sur l’univers dans lequel on postule, et mieux, qu’on y participe activement.
Et vous, pourquoi partagez-vous ?



Besoin d’appartenance, et je dirais même peut-être un besoin d’identité dans l’appartenance. On cherche à obtenir du groupe auquel on appartient une reconnaissance, une existence. Pour l’obtenir, on lui envoie des messages qu’il sait décrypter (tous les messages ne sont pas compréhensibles par tout le monde, les métalangages sont propres à chaque communauté et identifient leurs membres entre eux). D’où, pourquoi pas, le partage.
Par exemple, je te reconnais, toi, comme existant dans la communauté des gens « concernés par les médias sociaux ». Et j’espère que tu m’y reconnaîtras aussi en laissant ce commentaire, en somme :) Ainsi on s’apportera à chacun sécurité, légitimité, business, assurance…
26 août 2010 à 14:27
Je partage (diffuse) de l’information pour que celle-ci circule, soit en mouvement, et qu’elle ne soit pas réservée à une minorité…
C’est peut-être un besoin d’appartenance aussi… J’ai l’impression que sur twitter, cette somme d’individus a un pouvoir immense ;-)))
http://twitter.com/dadavidov
26 août 2010 à 21:39
je partage parce que je reçois.
la force créatrice de l’extelligence et incommensurable !
26 août 2010 à 23:33
Bonjour,
Complètement d’accord avec les points de ce billet !
La volonté d’appartenance et la reconnaissance sont de puissants facteurs à l’origine du partage d’informations !
Merci.
(si je peux me permettre, un billet pas si éloigné > http://cwm-consulting.over-blog.com/article-le-mysterieux-comportement-des-blogueurs-55984506.html )
27 août 2010 à 10:25
Bonjour ! Merci pour vos retours.
@Bertrand : Quand on veut faire partie d’une communauté, il faut en suivre les règles, et c’est seulement quand on le fait qu’on peut 1) se considérer comme faisant partie de la communauté et 2) être reconnu par d’autres (internes ou externes à la communauté) comme en faisant partie. C’est exactement ça :)
@Cwm Consulting : j’avais déjà lu l’article, effectivement ça se rapproche beaucoup du comportement des bloggeurs, mais ça n’a rien d’étonnant, les bloggeurs utilisent les réseaux sociaux et beaucoup de blogs en parlent, ce sont deux mondes très proches. Reste à savoir si c’est le blog qui amène ces comportements sur les SM ou si ce sont les SM qui ont provoqué un changement d’attitude chez les bloggeurs.
27 août 2010 à 11:04
Pour ma part je partage pour en apprendre toujours davantage, plus on partage un avis , une opinion, plus on a de chance d’engager des débats et donc d’ouvrir notre esprit à de nouvelles réflexions :)
27 août 2010 à 11:12
Plaisir d’apprendre – Joies de partager
Je ne tiens pas à voir l’économie quantique prendre le pas sur le monde et sur l’homme
* Le monéton: Le monéton est la particule fondamentale qui matérialise l’interaction monétique. Toute monnaie peut être quantifiée en monétons. Un monéton peut porter une charge positive ou négative selon qu’il se trouve en état de crédit ou de débit.
* Le politon: Le politon est source de l’interaction politique. Le politons sont disponibles en orientations différentes, allant de la gauche à la droite.
* Le con: Quand un con est accéléré, il peut émettre des débilitons, créant un champ d’ignorance proportionnel.
http://www.interim-emplois.com/article-plaisirs-d-apprendre-joies-de-partager-tu-l-as-dit-55129903.html
1 septembre 2010 à 10:28
J’aime beaucoup les réseaux sociaux et je les pratique, mais ils posent un problème. Ils transforment les individus en médias.
A cause du flux, chacun devient le média de lui-même.
C’est de l’ego mais au-delà, c’est vraiment un changement à l’intérieur même des comportements.
Chacun se pense en média, veut être sa propre micro-chaîne de télé, sa propre radio.
Ce qui n’est pas très grave, sauf que le contenu partagé perds en authenticité et que ça fonctionne beaucoup par imitations…
Voilà, ce que j’avais à dire sur le sujet. J’espère n’avoir pas été trop long ou trop compliqué.
9 septembre 2010 à 16:31
Hello
En complément sur le pourquoi, des conseils pour le comment mieux partager dixit le Top 100 de la blogosphère : http://www.interim-emplois.com/article-si-le-blog-m-etait-conseille-par-le-top-100-57029416.html
A bientôt
14 septembre 2010 à 09:32