Actualité de l'emploi et des réseaux sociaux
15 jan
Le mercredi 13 janvier, l’Insee rend publique une étude qui s’intitule « Soixante ans de réduction du temps de travail dans le monde » où la France n’usurpe pas sa réputation de pays où l’on travaille peu. En 2007, la durée moyenne d’un travailleur français était de 1559 heures par ans, ce qui place la France au huitième rang parmi les dix pays développés étudiés par l’Insee.
Les Coréens, les Américains, et les Japonais détiennent les records de durée du temps de travail avec respectivement 2165, 1785 et 1784 heures travaillées par ans. Seul les Néerlandais et les Allemands travaillent moins que les français en culminant 1413 et 1432 heures.
Au total, de 1950 à 2007, la durée annuelle du temps de travail en France est passée de 2230 à 1559 heures, ce qui représente une baisse de 30 %. Car la France au court de ces 60 dernières années a connu de nombreuses mutations.
Après la Libération, la France assiste au déclin de l’Agriculture qui proposait des emplois du temps des plus chargés. Ainsi De de 1950 à 1966, la masse salariale augmente fortement, la part des salariés passe de 65 % à 76 % (elle est de 90 % en 2007), ce qui a pour conséquence indirecte de baisser la durée moyenne du travail.
Les années 1960 à 1970 sont témoins de l’explosion des gains de productivités en France engendrant un recours aux heures supplémentaires moindre et une quatrième semaine de congés payés est négociée en 1968. Ainsi de 1958 à 1974 la durée de travail annuelle passe de 1920 à 1763 heures.
Par la suite, dans l’optique de freiner la hausse du chômage, les gouvernements prennent de nombreuses mesures sur le temps de travail : en 1982 baisse de la durée hebdomadaire à 39 heures suivie d’une cinquième semaine de congés payés, et de 1998 à 2000, l’avènement des 35 heures.
En France de 1990 à 2007, la part des salariés à temps partiel explose passant de 9% à 17%. Le temps partiel devient le moteur essentiel de la baisse du temps de travail en France mais aussi dans tous les pays développés : en 2007, il représentait 13 % des emplois aux Etats-Unis, 19 % au Japon, 25 % au Royaume-Unis, en Suède et en Allemagne, et 47 % aux Pays-Bas. Cependant, signalons que le temps partiel est le plus souvent subi dans les professions à faible qualification, dans ce sens c’est la première évolution du temps de travail qui va à l’encontre des intérêts de la masse salariale.
Une réponse pour "Soixante ans de réduction du temps de travail"
Et la productivité n’a pas été étudiée en même temps? ça aurait été intéressant pourtant car il ne suffit pas de travailler beaucoup mais efficacement!
Ajouter une réponse