La crise financière que nous sommes en train de vivre se matérialise à travers la menace de faillite des banques, d’un écroulement de l’économie réelle et une hausse exponentielle du chômage comme ce fut le cas un peu partout dans le monde occidental.
La dureté des chiffres
En France, les chiffres du chômage, sortis par le Pole emploi la semaine dernière, font état d’une augmentation de 90200 demandeurs d’emploi par rapport à décembre. Les jeunes de moins de 25 ans en souffrent davantage avec une hausse de +5,1% comparés aux 50 ans et plus (3,9%) ou encore aux 25-49 ans (+4,1%).
On ne risque pas de trahir un secret en disant que c’est une catégorie d’âge qui pâtit d’un contexte défavorable.
La crise est venue aggraver une situation qui était peu favorable à leur incorporation dans le monde du travail. Le Papy Boom, accentué par le contexte du moment, ne facilite pas la tâche aux plus jeunes pour commencer à être productifs.
On peut citer également les réformes mises en place qui ne prévoient pas le remplacement de tous les retraités de la fonction publique.
Des portes de sortie
Mais toutes les portes ne sont pas fermées.
Des remèdes sont à l’ordre. Ils sont le fait combiné du haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté et de la jeunesse, Martin Hirsch, du secrétaire d’Etat à l’Emploi, Laurent Wauquiez, mais également du commissaire à la Diversité et à l’Egalité des Chances, Yasid Sabeg.
Ce dernier ne « pense pas que l’on puisse régler les problèmes d’emploi des jeunes des quartiers si on ne traite pas ceux de tous les jeunes français ».
On avance l’idée d’aider davantage les entreprises pour lesquelles les contrats de professionnalisation reviennent aujourd’hui plus cher que l’apprentissage et qui bénéficient d’un crédit d’impôt. Les entreprises disposent actuellement d’aides pour tout ce qui concerne les contrats aidés (pour les – de 25 ans ), il s’agira de renforcer cette aide et de la revaloriser pour qu’elle soit plus attractive pour les employeurs.
Yazid Sabeg parle d’un bonus – malus pour les employeurs de jeunes de 25 ans qui serait sur le modèle de l’emploi des handicapés. Rappelons qu’il faut que l’entreprise dispose d’au moins 6 % de salariés handicapés pour ne pas être pénalisée.
Des véritables pistes pour donner du travail aux jeunes. Mais le souci principal est que certaines de ces mesures ne pourront entrer en vigueur qu’en 2010.
Que faire dans l’immédiat?
L’auto-entrepreneuriat constitue une des solutions
Il permet aux travailleurs indépendants de devenir eux même les patrons de leurs propres structures. Il est encadré par le Nouveau dispositif d’Accompagnement pour la Création et la Reprise d’Entreprise (NACRE). C’est un système qui connait en ce moment un véritable engouement d’autant plus que le prêt pour démarrer est à taux zéro. Il s’y ajoute une garantie publique des prêts bancaires et un accompagnement obligatoire durant les 3 premières années par des structures labélisées. Le Nacre est entré en vigueur depuis le 1er Janvier 2009.
Les cotés négatifs se trouvent dans le fait que seule la première année n’est pas imposable. L’entreprise peut devenir, également, imposable dès sa première année si elle dépassent les 80 000 euros de revenus pour une activité d’achat / revente ou 32 000 euros pour une activité de services.
Plus d’informations sur le statut d’auto-entrepreneur sur : http://www.lautoentrepreneur.fr/
Pour rencontrer des auto-entrepreneurs et partager votre expérience : RDV sur le groupe Auto-entrepreneurs sur Helia.
Autre solution le microcrédit
Terme qui peut évoquer, dans l’entendement de certains, les pays du tiers monde comme le Bangladesh où Mouhammed Younous l’a popularisé au point de recevoir le prix nobel de la paix en 2006. Le microcrédit existe bel et bien en France avec aujourd’hui plus de 20 000 crédits accordés. Les chômeurs peuvent obtenir entre 500 et 6000 euros pour compléter ou renforcer un capital afin de démarrer une nouvelle expérience. 25% des demandeurs obtiennent des microcrédits.
Autant de pistes à méditer pour ceux qui cherchent un travail et qui n’ont pas la chance d’être retenus comme Manon et Ben, les deux seuls français à être sur la short liste des candidats pour le « job de rêve » : garder l’île paradisiaque d’Hamilton Island en Australie pour 12 500 euros par mois !
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