Helia… le blog

Actualité de l'emploi et des réseaux sociaux

Ne vous souciez pas d’être sans emploi, souciez vous plutôt d’être digne d’un emploi.
Confucius, moraliste chinois (6ème siècle)

Recruter des sans-papiers sous le statut d’auto-entrepreneurs. Étrange initiative qu’ont tenu à dénoncer une petite centaine de salariés sans-papiers en envahissant pacifiquement un grand restaurant parisien mercredi, « Les Jardins de Bagatelle ». Ce dernier employait « essentiellement comme commis et plongeurs, onze travailleurs sans-papiers, quatre en CDI, trois en « extra » plus ou moins déclarés et trois déclarés comme auto-entrepreneurs », a précisé Raymond Chauveau (CGT).

La direction affirme avoir laissé le choix à ses salariés de travailler en « extra » ou comme « auto-entrepreneur » et leur avoir demandé un titre de séjour et une carte vitale. En début d’après-midi, elle s’est engagée à remplir et signer les formulaires Cerfa pour les demandes de régularisation et à les embaucher en CDI. Mamadou, l’un des 8 grévistes, raconte ne pas avoir pu lire le dossier et l’avoir seulement signé. Il est payé 8 euros de l’heure.

De grands noms de la gastronomie continuent d’employer des travailleurs sans-papiers. Attribuer le statut d’auto-entrepreneur à un travailleur sans-papier pose problème dans la mesure où il ne comprend pas de contrat de travail. Par ailleurs, Hervé Goix, de la CGT-Paris, explique que cela  » permet à l’employeur de se dédouaner de ses responsabilités sociales et de ne pas payer de charges pour ces travailleurs. »

  • 0 commentaire
  • Classé dans : Brèves
  • Les chiffres publiés ce mercredi par l’Insee sont plutôt porteurs de bonnes nouvelles : le nombre de créations d’entreprises en France a atteint son record en février 2010, soit 21 946 créations hors auto-entrepreneurs et 57 748 en les comptant. Une hausse totale de 12,9% par rapport à janvier 2010 et de 76,4% par rapport aux douze derniers mois.

    Le précédent record datait de mars 2009. Les secteurs du soutien aux entreprises et des services aux ménages ont été particulièrement concernés par cette hausse. Les créations d’auto-entrepreneur ont également atteint un record : 35 802 en février 2010 contre 31 440 un mois plus tôt.

    67 242 demandes de créations en auto-entrepreneurs ont été enregistrées durant les deux premiers mois de 2010, plus d’une création sur deux a donc été faite sous ce régime.

    Christine Lagarde, ministre de l’Economie, et Hervé Novelli, secrétaire d’Etat aux PME, se sont félicités « de ce double record historique de créations d’entreprises qui reflète le succès exceptionnel du régime de l’auto-entrepreneur créé par la loi de modernisation de l’économie du 4 août 2008″. Ils ont par ailleurs souligné le fait que « l’engouement des Français pour le dispositif de l’autoentrepreneur ne se dément donc pas, plus d’un an après sa création ».

  • 0 commentaire
  • Classé dans : Brèves
  • De la boue aux bulles ! Ou comment passer de petits boulots comme ouvrier agricole, faire les vendanges et finir par devenir… le numéro un du dépannage informatique en France avec 700 personnes, 67 points de ventes franchisés et des sous-traitants partout en France et même dans certains pays voisins.

    Ce qui ressemble fort à un conte de fée avait commencé par une tragédie. Licencié en 2000, de son poste de commercial pour télévision par câble, André Combe a touché le fond allant même jusqu’à dormir pendant un an dans une camionnette avec sa femme qui venait elle aussi de se faire licencier. Pas abattu par ce qui ce qui ressemble à un déchainement du destin, le couple croit encore en son étoile. Ils ont l’idée de créer leur propre activité vu les faibles possibilités en matière d’emploi qui se présentaient à eux. En effet à 40 ans, A. Combe n’avait que pour seul bagage un BEPC. Mais se souvenant du précoce intérêt qu’il a toujours eu pour l’informatique (premier ordinateur en 1983), il a été commercial dans ce secteur et a toujours pensé « qu’il y avait un créneau entre la vente d’ordinateurs aux particuliers et aux PME et leur mise en route chez l’acheteur ». Terrain vierge jusque là, ça tombe bien puisqu’il est à la recherche d’un job.

    En juillet 2001, avec 8000 francs en poche, il s’inscrit à l’Urssaf comme entrepreneur individuel. Mallette à la main, après plusieurs porte-à-porte, il parvient à trouver ses premiers partenaires et clients pour faire vivre son idée. L’affaire commence à sentir bon malgré quelques déconvenues et des portes qui restent fermées. Avec des journées de travail de 8 heures à 22 heures, il ne tarde pas à récolter les premiers fruits de ce dur labeur en embauchant le premier technicien en octobre 2001. Puis 4 à temps plein en février 2002 et, en avril 2003, il lance la société GO Micro dont le développement continue de s’accroître.

    A la veille de l’ouverture de salon des entrepreneurs au palais des congrès de Paris, ce clin d’oeil fait par Le Monde va donner espoir aux nombreux demandeurs d’emploi et remet au goût du jour l’adage « à quelque chose malheur est bon ».

    Les entrepreneurs individuels, artisans, commerçants et professionnels libéraux, possédant leur propre entreprise, pourront désormais conserver leurs biens personnels en cas de faillite.

    Mercredi 27 janvier, Hervé Novelli, secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat et PME, a présenté au Conseil des ministres un projet de loi portant sur la création du statut d’ »entrepreneur individuel à responsabilité limitée (EIRL) ». Les entrepreneurs individuels pourront ainsi présenter leurs biens professionnels et non plus leurs biens personnels comme garanties. Les entrepreneurs individuels pourront choisir d’être soumis à l’impôt sur le revenu ou sur les sociétés. 1,5 millions de Français sont concernés.

    Une telle mesure était déjà réclamée depuis plusieurs années et pourrait entrer en vigueur au cours de l’année 2011. Les patrons des SARL (à partir de deux associés) bénéficiaient, eux, déjà d’une protection de leurs biens personnels. L’urgence d’une telle législation s’accroît avec la crise économique et le nombre important de défaillances d’entreprises : selon une étude de la société Altares, sur les 61 595 défaillances d’entreprises en 2009, 43% concernaient des micro-entreprises sans salariés.

    En 2009, 580 193 entreprises ont été créées en France, dont 75 % en nom propre c’est-à-dire sans passer par la création d’une société selon l’Insee. Ce succès  est dû au nouveau statut de l’auto-entrepreneur, qui permet de développer une activité pour accroître ses revenus, avec des démarches simplifiées et un régime fiscal avantageux. L’Union professionnelle artisanale (UPA) a déjà qualifié le projet de « vraie bonne nouvelle » et M. Novelli assure que « C’est une nouvelle barrière à la création d’activité qui tombe aujourd’hui ».

    Le risque de ce nouveau statut est le suivant : en proposant moins de garanties aux banques, les patrons d’EIRL bénéficieront-ils des mêmes crédits qu’auparavant ? Le gouvernement s’est déjà intéressé à cette question et souhaiterait donc développer un cautionnement solidaire d’entrepreneurs auprès des banques par des organismes tels qu’Oséo, Socama et Siagi.

    Une telle loi pourrait encourager encore la création et le développement de très petites entreprises, c’est ce que souhaite le gouvernement français car  bien que leur nombre soit important, elles ne participent qu’à hauteur de 20% à la valeur ajoutée.

    Lisez nos autres articles sur ce sujet :

    - Les auto-entrepreneurs ne craignent pas la crise
    - 263 000 auto-entrepreneurs

  • 2 commentaires
  • Classé dans : Actu, Emploi
  • En 2009, l’auto-entrepreneuriat ne connaît pas la crise. Et, mieux encore, ce nouveau dispositif a permis à la création de nouvelles entreprises d’atteindre un record historique de 580 193 en 2009, soit une hausse de 75% comparé à 2008 selon l’INSEE.

    Plusieurs points expliquent cette hausse :

    Tout d’abord, des facilités d’ordre fiscales : pour démarrer, l’auto-entrepreneur dispose d’un prêt à taux zéro en plus d’une garantie publique des prêts bancaires et d’un accompagnement durant les trois premières années par des structures « labélisées ». L’auto-entrepreneur ne peut être imposable qu’à partir du moment où ses revenus dépassent 80 000 euros la première année pour les activités d’achat et de revente ou 32 000 euros pour une activité de services.

    Il faut dire, également, que le dispositif de 2009 a été fortement amélioré sur le plan juridique. Par rapport à 2008, dès le 1er janvier 2009, le Niveau dispositif d’Accompagnement pour la Création et la Reprise d’Entreprise entre en vigueur. Il présente les facilités décrites plus haut que n’avait pas l’Aide aux Chômeurs Créateurs et Repreneurs d’Entreprises (ACCRE) qui était en place en 2008. Ses anciens bénéficiaires ont eu, à partir de mai 2009, le droit de disposer des droits de la NACRE. Ce qui a contribué à augmenter un peu plus les chiffres des créateurs d’entreprises.

    Sur l’ensemble de l’année 2009, la création d’entreprises avec le NACRE a représenté plus des ¾ de l’ensemble des entreprises crées en 2009. L’auto-entrepreneuriat a constitué une activité principale ou complémentaire pour salariés, chômeurs, retraités et étudiants.

    Sur le même sujet, à lire également :

    Selon une étude réalisée par l’institut Opinion Way pour l’Union des Auto-Entrepreneurs (U.A.E), 83% des auto-entrepreneurs sont satisfaits de leur statut et 70% sont optimistes pour leur avenir. Depuis la mise en place de ce nouveau régime (créé par loi de modernisation de l’économie entrée en vigueur le 1er janvier 2009), 263 400 personnes y ont adhéré. La simplicité de la démarche et la possibilité de payer ses charges sociales et fiscales que si l’on réalise un chiffre d’affaire sont les points les plus encensés par les auto-entrepreneurs.

    Cette première édition de l’Observation de l’auto-entrepreneur permet de dresser un profil complet des bénéficiaires de ce nouveau statut. Ainsi, ils sont près de la moitié à être en situation de demandeur d’emploi (10% sont demandeurs d’emplois, 13% sont bénéficiaires des minima sociaux et 26% sont sans activité). Ils sont 39% à exercer cette activité à titre exclusif, 29% sont salariés et 17% sont retraités. Ils ont en moyenne 44 ans et les femmes représentent 4 auto-entrepreneurs sur 10. Ils sont 39% à travailler dans les services au particuliers, 28% dans les services aux entreprises, 16% dans le commerce, 12% dans la construction , 4% dans l’industrie et seulement 1% dans l’agriculture. Le salaire moyen est de 775 euros par mois mais seulement 18% des auto-entrepreneurs bénéficient d’un chiffre d’affaire.

  • 3 commentaires
  • Classé dans : Brèves
  • 263 000 auto-entrepreneurs

    Depuis le lancement du régime de l’auto-entrepreneur en début d’année, plus de 263 000 y ont déjà adhéré, mais seuls 59 000 ont déclaré une activité réelle.
    « Les auto-entrepreneurs concernés ont généré un chiffre d’affaires de 383 millions d’euros », selon un communiqué de Mr Novelli. Ce chiffre est calculé à partir des deux premiers trimestres et en partie sur le troisième.

    Sur le même sujet, à lire également

  • 1 commentaire
  • Classé dans : Brèves
  • La crise financière que nous sommes en train de vivre se matérialise à travers la menace de faillite des banques, d’un écroulement de l’économie réelle et une hausse exponentielle du chômage comme ce fut le cas un peu partout dans le monde occidental.

    La dureté des chiffres

    En France, les chiffres du chômage, sortis par le Pole emploi la semaine dernière, font état d’une augmentation de 90200 demandeurs d’emploi par rapport à décembre. Les jeunes de moins de 25 ans en souffrent davantage avec une hausse de +5,1% comparés aux 50 ans et plus (3,9%) ou encore aux 25-49 ans (+4,1%).
    On ne risque pas de trahir un secret en disant que c’est une catégorie d’âge qui pâtit d’un contexte défavorable.
    La crise est venue aggraver une situation qui était peu favorable à leur incorporation dans le monde du travail. Le Papy Boom, accentué par le contexte du moment, ne facilite pas la tâche aux plus jeunes pour commencer à être productifs.
    On peut citer également les réformes mises en place qui ne prévoient pas le remplacement de tous les retraités de la fonction publique.

    Des portes de sortie

    Mais toutes les portes ne sont pas fermées.
    Des remèdes sont à l’ordre. Ils sont le fait combiné du haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté et de la jeunesse, Martin Hirsch, du secrétaire d’Etat à l’Emploi, Laurent Wauquiez, mais également du commissaire à la Diversité et à l’Egalité des Chances, Yasid Sabeg.
    Ce dernier ne « pense pas que l’on puisse régler les problèmes d’emploi des jeunes des quartiers si on ne traite pas ceux de tous les jeunes français ».
    On avance l’idée d’aider davantage les entreprises pour lesquelles les contrats de professionnalisation reviennent aujourd’hui plus cher que l’apprentissage et qui bénéficient d’un crédit d’impôt. Les entreprises disposent actuellement d’aides pour tout ce qui concerne les contrats aidés (pour les – de 25 ans ), il s’agira de renforcer cette aide et de la revaloriser pour qu’elle soit plus attractive pour les employeurs.
    Yazid Sabeg parle d’un bonus – malus pour les employeurs de jeunes de 25 ans qui serait sur le modèle de l’emploi des handicapés. Rappelons qu’il faut que l’entreprise dispose d’au moins 6 % de salariés handicapés pour ne pas être pénalisée.
    Des véritables pistes pour donner du travail aux jeunes. Mais le souci principal est que certaines de ces mesures ne pourront entrer en vigueur qu’en 2010.

    Que faire dans l’immédiat?

    L’auto-entrepreneuriat constitue une des solutions

    Il permet aux travailleurs indépendants de devenir eux même les patrons de leurs propres structures. Il est encadré par le Nouveau dispositif d’Accompagnement pour la Création et la Reprise d’Entreprise (NACRE). C’est un système qui connait en ce moment un véritable engouement d’autant plus que le prêt pour démarrer est à taux zéro. Il s’y ajoute une garantie publique des prêts bancaires et un accompagnement obligatoire durant les 3 premières années par des structures labélisées. Le Nacre est entré en vigueur depuis le 1er Janvier 2009.
    Les cotés négatifs se trouvent dans le fait que seule la première année n’est pas imposable. L’entreprise peut devenir, également, imposable dès sa première année si elle dépassent les 80 000 euros de revenus pour une activité d’achat / revente ou 32 000 euros pour une activité de services.
    Plus d’informations sur le statut d’auto-entrepreneur sur : http://www.lautoentrepreneur.fr/

    Pour rencontrer des auto-entrepreneurs et partager votre expérience : RDV sur le groupe Auto-entrepreneurs sur Helia.

    Autre solution le microcrédit

    Terme qui peut évoquer, dans l’entendement de certains, les pays du tiers monde comme le Bangladesh où Mouhammed Younous l’a popularisé au point de recevoir le prix nobel de la paix en 2006. Le microcrédit existe bel et bien en France avec aujourd’hui plus de 20 000 crédits accordés. Les chômeurs peuvent obtenir entre 500 et 6000 euros pour compléter ou renforcer un capital afin de démarrer une nouvelle expérience. 25% des demandeurs obtiennent des microcrédits.

    Autant de pistes à méditer pour ceux qui cherchent un travail et qui n’ont pas la chance d’être retenus comme Manon et Ben, les deux seuls français à être sur la short liste des candidats pour le « job de rêve » : garder l’île paradisiaque d’Hamilton Island en Australie pour 12 500 euros par mois !

  • 0 commentaire
  • Classé dans : Actu, Emploi
  • Wikio - Top des blogs - Emploi


    Brèves


    Twitter


    Blogs Emploi


    Entreprenariat


    Communication


    Environnement


    Hi-Tech


    Sites Emploi


    Autres