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Ne vous souciez pas d’être sans emploi, souciez vous plutôt d’être digne d’un emploi.
Confucius, moraliste chinois (6ème siècle)

Entre les vagues de licenciement et la précarisation de l’emploi, beaucoup de salariés envisagent de prendre leur indépendance. Sur 24 millions de salariés, ils seraient entre 2,7 et 3 millions à avoir fait le pas.

Jacky Isabello, directeur de Press et Vous(Agence de Relations Presse) et auteur d’En finir avec la Dictature du Salariat, interviewé par Pascal Le Guern, s’est exprimé sur le sujet sur France Info.

Il explique ainsi que l’essence même de la définition du travailleur indépendant est de ne pas avoir de « lien de subordination ». C’est-à-dire qu’il ne reçoit pas directement d’ordre d’un supérieur hiérarchique, le client devient son seul chef. Par « dictature » du salariat, M. Isabello fait référence au fait que de nombreuses personnes pensent qu’il n’est pas vraiment possible de gagner sa vie et d’envisager son avenir professionnel en dehors du statut de salarié.

Tous les métiers peuvent être concernés par le statut d’entrepreneur individuel. En dessous d’un certain plafond salarial, il est possible d’être à la fois salarié d’une entreprise et de toucher son salaire en tant que travailleur indépendant. Il est également possible de toucher l’aide au chômage et son propre salaire mais le premier est recalculé en fonction du second. S’il n’existe pas véritablement d’aide à la création au niveau national à part l’Accre (Aide aux Chômeurs Créateurs ou Repreneurs d’Entreprises) (*depuis, la Naccre a été créée), les aides régionales se développent.

Bien que la démarche ait été facilitée grâce au statut d’auto-entrepreneur et au développement des nouvelles technologies, le quotidien d’un travailleur indépendant exige une certaine rigueur et ne permet pas toujours une régularité des salaires. Il faut également assumer le poids des charges sociales et professionnelles, l’isolement et la multiplicité des tâches.

Des difficultés qui ne semblent pas faire peur à la nouvelle génération : un jeune sur deux désirerait créer son entreprise dans les prochaines années.

Pour en savoir plus :

- le site de l’APCE

- Vers une loi d’avant-garde contre la faillite des artisans et des commerçants

- La création d’entreprises ne connaît pas la crise

-Dossier : Devenir Travailleur indépendant, sur le site du Rucher

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  • Classé dans : Actu, Emploi
  • Avec comme invité d’honneur, M. Yunus, prix Nobel de la Paix et fondateur du microcrédit, le salon des entrepreneurs 2010 a reçu beaucoup de visiteurs allant de professionnels et aux jeunes venus récolter des informations pour la promotion ou la création d’entreprises.

    Nous avons rencontré tout ce beau monde autour des thèmes de l’auto entrepreneuriat, des PME…

    A suivre, notre reportage sur l’entrepreneuriat social.

    Les entrepreneurs individuels, artisans, commerçants et professionnels libéraux, possédant leur propre entreprise, pourront désormais conserver leurs biens personnels en cas de faillite.

    Mercredi 27 janvier, Hervé Novelli, secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat et PME, a présenté au Conseil des ministres un projet de loi portant sur la création du statut d’ »entrepreneur individuel à responsabilité limitée (EIRL) ». Les entrepreneurs individuels pourront ainsi présenter leurs biens professionnels et non plus leurs biens personnels comme garanties. Les entrepreneurs individuels pourront choisir d’être soumis à l’impôt sur le revenu ou sur les sociétés. 1,5 millions de Français sont concernés.

    Une telle mesure était déjà réclamée depuis plusieurs années et pourrait entrer en vigueur au cours de l’année 2011. Les patrons des SARL (à partir de deux associés) bénéficiaient, eux, déjà d’une protection de leurs biens personnels. L’urgence d’une telle législation s’accroît avec la crise économique et le nombre important de défaillances d’entreprises : selon une étude de la société Altares, sur les 61 595 défaillances d’entreprises en 2009, 43% concernaient des micro-entreprises sans salariés.

    En 2009, 580 193 entreprises ont été créées en France, dont 75 % en nom propre c’est-à-dire sans passer par la création d’une société selon l’Insee. Ce succès  est dû au nouveau statut de l’auto-entrepreneur, qui permet de développer une activité pour accroître ses revenus, avec des démarches simplifiées et un régime fiscal avantageux. L’Union professionnelle artisanale (UPA) a déjà qualifié le projet de « vraie bonne nouvelle » et M. Novelli assure que « C’est une nouvelle barrière à la création d’activité qui tombe aujourd’hui ».

    Le risque de ce nouveau statut est le suivant : en proposant moins de garanties aux banques, les patrons d’EIRL bénéficieront-ils des mêmes crédits qu’auparavant ? Le gouvernement s’est déjà intéressé à cette question et souhaiterait donc développer un cautionnement solidaire d’entrepreneurs auprès des banques par des organismes tels qu’Oséo, Socama et Siagi.

    Une telle loi pourrait encourager encore la création et le développement de très petites entreprises, c’est ce que souhaite le gouvernement français car  bien que leur nombre soit important, elles ne participent qu’à hauteur de 20% à la valeur ajoutée.

    Lisez nos autres articles sur ce sujet :

    - Les auto-entrepreneurs ne craignent pas la crise
    - 263 000 auto-entrepreneurs

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  • Classé dans : Actu, Emploi
  • Auto entrepriseLe monde de la création d’entreprises ne connaît pas la crise. D’après les chiffres de l’INSEE, le mois de septembre est marqué par la création de 56 548 nouvelles entreprises soit une hausse de 38,6 %. Ce qui donne une augmentation générale de 42,7% sur toute l’année.

    Une situation qui rentre en direct ligne d’un mouvement d’ensemble démarré depuis cet été par une hausse très sensible sur les 3 derniers mois. Un constat qui fait suite à un réel mieux économique et, peut être, également au début de la fin de la crise économique.

    En détaillant avec précision les chiffres de l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques, on remarque que la mise en place de l’auto entrepreneuriat n’est pas innocente à cette envolée. L’auto entrepreneuriat, entré en vigueur depuis le 1 er janvier, constitue 21% de la création d’entreprises. Depuis le début de l’année, 230 649 nouvelles demandes ont été enregistrées. Le mois de septembre est symptomatique de cette situation; en comparaison avec les créations d’entreprises dites classiques, nous avons 32 000 auto-entrepreneurs contre 24 531 « classiques ».

    Fort de ce succès, jamais démenti depuis sa création, le gouvernement table désormais sur 300 000 auto-entrepreneurs d’ici la fin de l’année 2009. Rappelons que pour débuter, l’auto-entrepreneur dispose d’un prêt à taux zéro. Il s’y ajoute une garantie publique des prêts bancaires et un accompagnement obligatoire durant les 3 premières années par des structures labélisées. Et depuis le 1 er Mai, les personnes qui étaient sous le régime de l’ACCRE (Aide aux Chômeurs Créateurs et Repreneur d’entreprises) bénéficient de ce nouveau statut d’auto-entrepreneur matérialisé par le sigle NACRE ( Nouveau dispositif  pour la création et la reprise d’entreprise). L’auto- entrepreneuriat séduit en majorité les salariés et les chômeurs qui représentent les deux-tiers des profils.

    C’est avec une réelle sincérité que Guillaume  Cromer revient avec nous, pour la troisième et dernière partie, sur la création d’entreprise dans le tourisme durable.
    Pour entreprendre dans le tourisme durable, le jeune président de SPE Tourism évoque les possibilités et avantages mis en place avec le nouveau statut de l‘auto entrepreneuriat, les structures qui permettent un encadrement des jeunes entrepreneurs comme COOPANAME.
    Les qualités morales ne sont pas en reste. Il faut s’armer de courage, de volonté, de persévérance et de beaucoup de tolérance quand l’activité conduit l’entrepreneur à se déplacer à l’extérieur !

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  • Classé dans : Emploi, Vidéos
  • Très bien encadré par le Nouveau dispositif d’Accompagnement pour la Création et la Reprise d’Entreprise (Nacre), le statut d’auto entrepreneur est au sommet de son évolution et de son développement. Il est au centre de toutes les attentions du ministère des finances et du Secrétariat d’Etat aux PME. Le gouvernement a choisi d’en faire un de ses points stratégiques dans la lutte contre la crise et le chômage croissant.

    Succès total

    En 2008, plus de 327.000 entreprises ont vu le jour contre 321.478 en 2007 et 285.732 en 2006. Le rythme des créations a ralenti mais le succès actuel du statut d’auto-entrepreneur, dont bénéficient plus de 30.000 personnes, laisse le gouvernement relativement confiant pour 2009. Le cap symbolique des 100 000 entreprises crées en 2009 va être bientôt atteint. La création d’entreprise résiste à la crise, l’Insee indique qu’ en 2008, le rythme des créations d’entreprise a certes ralenti (+ 1,8 % contre +12,5 % l’année précédente). Il n’en est pas moins resté positif, permettant de battre un nouveau record, pour la troisième année d’affilée ».

    Statut simplifié

    Les raisons de ce succès se trouvent dans les différentes « facilités » dûes à son statut. Pour démarrer, l’auto entrepreneur dispose d’un prêt à taux zéro. Il s’y ajoute une garantie publique des prêts bancaires et un accompagnement obligatoire durant les 3 premières années par des structures labélisées. Le Nacre est entré en vigueur depuis le 1er Janvier 2009. A partir du 1er Mai 2009, les bénéficitaires de l’Aide aux Chômeurs Créateurs et Repreneurs d’Entreprise (Accre), l’ancêtre du Nacre, peuvent disposer de ce nouveau statut.
    Mais l’entreprise peut devenir imposable dès sa première année si elle dépassent les 80 000 euros de revenus pour une activité d’achat / revente ou 32 000 euros pour une activité de services. Dans ce cas, les charges sociales et fiscale sont calculées en fonction du chiffre d’affaires réalisé. Soit 13% pour le commerce, 23% pour lesservices et 23% pour les professions libérales relevant de la interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance viellesse (Cipav). D’ailleurs on compte, chez les seniors, 16% de création d’entreprise.
    Les charges sociales comme assurance – maladie, accidents de travail, cotisations retraites sont incluses. Notons également que le nouveau statut permet aux chômeurs d’être « patron » tout en gardant leurs indemnités de chômage et aux retraités  » de cumuler intégralement pension de retraite de base et revenu d’une activité professionnelle » à condition de bénéficier d’une retraite à taux plein (source : Circulaire interministérielle du 10 février 2009).

    Tous les secteurs sont concernés

    Une création d’entreprise qui est donc facilitée par le cadre juridique. Ainsi tous les secteurs sont concernés par l’auto entrepreneuriat depuis 2006 :

    En 2008, l’agroalimentaire (+ 57 %), l’éducation, la santé et l’action sociale (+ 11,8 %) ainsi que les services aux entreprises (+ 5,6 %) ont tiré leur épingle du jeu. A l’inverse, l’immobilier (- 3,2 %), l’industrie (- 2,2 %), la construction (- 2,1 %) et les services financiers (- 2 %) ont enregistré, sans surprise, des baisses très significatives, à mettre en parallèle avec la hausse du nombre de défaillances (55.000 à 57.700 cas l’an dernier, soit +10 % à +15 %, selon Altares et Euler Hermes SFA).

    Un avenir en question?

    Des chiffres croissants qui permettent de penser que tous les feux sont au vert mais à y regarder de plus près on constate qu’on est pas loin de la saturation du système. Une analyse confirmée par la deuxième partie des chiffres avancés. La situation n’est pas encore à un alarmisme débridant, le succès reste indéniable pour l’instant. Les plus sceptiques prévoient une situation délicate à venir du fait de l’effet conjugué du chômage et de la baisse du pouvoir d’achat. Si les français continuent d’être victimes de ces « fléaux », ils ne pourront pas être de bons consomateurs et c’est la création d’entreprise qui risque d’en souffrir le premier. Stéphanie Buffo, confessait dans lemonde, qu’après avoir créée son entreprise de peinture sur meuble elle n’avait pour l’instant « pas de client! ». Elle est loin d’ête un cas isolé.

    A ces premices d’un lendemain pas très glorieux s’ajoutent depuis un mois la grogne de plus en plus forte des artisans qui entrevoient dans le statut d’auto entrepreneur une concurrence déloyale. L’Artisanat, à travers la voix de Pierre Martin, président de l’UPA, met en garde contre la tentation pour un artisan qui dépasse de peu le « plafond taxable » de 80 000 euros de dissimuler une partie de ses revenus afin de ne pas payer les impôts. Ce qui serait un véritable manque à gagner pour un Etat endetté et qui a encore besoin de fonds pour enclencher les voies et moyens de sortie de crise.

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