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Actualité de l'emploi et des réseaux sociaux

Ne vous souciez pas d’être sans emploi, souciez vous plutôt d’être digne d’un emploi.
Confucius, moraliste chinois (6ème siècle)

Les rappels massifs de voitures Toyota entamés depuis quelques semaines vont avoir des conséquences sur l’emploi de nombreux français.

Le site d’Onnaing dans le nord de la France, qui est spécialisé dans l’assemblage des Yaris, va mettre en place des mesures d’arrêt de travail, de chômage partiel, de non-renouvellement de certains contrats d’intérimaires et d’une réduction de sa production d’ici juin. La direction détaille que la baisse d’activité concernera quatre jours de chômage partiel, du mardi 6 au vendredi 9 avril inclus, et par une journée d’arrêt de production la 31 mai.

Les raisons principales sont « l’impact des campagnes de rappel » de véhicules suite à une série de soucis sur les pédales d’accélérateur et de freins et le «fléchissement des ventes principalement dû à l’arrêt ou à la réduction des primes à la casse en Europe ».

Les syndicats dénoncent le « non-renouvellement des contrats intérimaires » et restent vigilants pour les autres emplois. Le site emploie actuellement 3 676 personnes dont 608 intérimaires.

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  • 1400 euros de différence de coût de production3000 emplois en sursis sur le seul site de Flins (Yvelines). La potentielle délocalisation de la construction de la Clio IV à Bursa, en Turquie, implique de réelles conséquences économiques et humaines. Après une vive polémique, le géant de l’automobile français, Renault, est revenu sur cette annonce.

    Samedi 16 janvier, le PDG du constructeur, Carlos Ghosn, s’expliquait à l’Élysée suite à une « convocation » du chef de l’État, Nicolas Sarkozy.Il a assuré que le site français de Flins (Yvelines) prendrait toujours en charge la production des modèles actuels de la Clio, ainsi qu’ «une partie de la production de la Clio IV», qui devrait débuter en 2013. » Carlos Ghosn a indiqué au chef de l’État que Renault maintiendra l’emploi et l’activité du site et y continuera la production de véhicules à combustion tout en développant la production de véhicules électriques« , indique la présidence dans un communiqué. Aucune allusion n’a, toutefois, été faite quant aux projets du groupe en Turquie.

    Le gouvernement français a tenté de faire renoncer à Renault son projet de délocaliser la fabrication de la Clio IV en Turquie. Il s’appuie sur le fait que le groupe français avait bénéficié durant la crise en février 2009 d’une importante aide publique. En contrepartie, l’État voulait que le groupe s’engage à ne pas fermer d’usine et à ne pas licencier. La commission européenne a rappelé ses devoirs à l’État français : en acceptant de devenir actionnaire à 15%, l’État devait pour autant accepter que son soutien au secteur automobile se fasse sans condition quant à la gestion du groupe. L’attitude du gouvernement ne semble donc pas très cohérente mais l’État entend faire primer l’intérêt du pays.

    Le ministre de l’industrie Christian Estrosi a écrit vendredi à la commissaire européenne Neelie Kroes pour justifier son propos : en tant qu’actionnaire l’État ne peut pas être totalement indifférent aux décisions du groupe mais les règles communautaires seront respectées. A suivre …

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  • Le numéro un européen de l’automobile, le groupe allemand Volkswagen, a confirmé aujourd’hui avoir racheté comme prévu 49,9% de Porsche pour un total de 3,9 milliards d’euros, qu’il entend acquérir en intégralité courant 2011.

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  • Devant le manque de cohérence des différents plans précités, l’UE met 200 milliards sur la table pour aider les Etats membres.

    Ce qui constitue 1,5% de ses fonds seulement.

    En France, dés début décembre, le poste de Ministre de la Relance économique avait été exclusivement créé pour la circonstance. Patrick Devedjian avait la charge de gérer les 26 milliards « déboursés » pour donner un second souffle au secteur économique.

    Changement de cap

    Rappelons que dans un premier temps 360 milliards (nous avions détaillé l’emploi de cette somme dans la deuxième partie de ce dossier) ont été injectés dans les banques.

    Puis vient le plan de relance de  26 milliards d’euros (somme provenant de la dette donc qui alourdit un peu plus le poids de la dette française). Dans un moment délicat de la crise, cette mesure permet aux pouvoirs publics français d’empêcher l’effondrement de l’ensemble du système économique.
    Pendant ce temps, les Etats Unis, qui sont de plus en plus confrontés aux effets dévastateurs de la crise, investissent 5 fois plus. 825 milliards de dollars sont injectés dans les énergies propres, infrastructures et éducation afin de redémarrer l’économie.

    La nouvelle politique de l’Union Européenne prend effet avec un mot d’ordre commun : « Sauvons nos différents champions de l’automobile ». C’est un secteur qui représente 12 millions d’employés dans toute l’Europe.
    Comment se concrétise cette politique sur le terrain ?

    En France : Prime de 1000 euros pour les propriétaires de voiture de plus de 10 ans.

    Ce qui provoque un haro de la part de Bruxelles, ce que De Gaule appelait de son temps « des sauts de Cabri » de l’UE. Bruxelles fustige le protectionnisme français mais d’une manière globale, on peut dire que c’est un reproche qu’on peut faire à tous les Etats membres de l’Union.

    Avec le peu de recul que nous avons maintenant de la situation, on ne peut pas dire que ce fut une idée lumineuse.

    Situation similaire en Allemagne, avec une prime de 2500 euros. Ce qui permet aujourd’hui au secteur automobile de ne pas sombrer et de créer de nouveaux emplois avec la consommation qui redémarre.
    Dans un premier temps, trois pays dévoilent leurs plans de relance en injectant beaucoup d’argent pour l’économie.
    La Suède: 2,6 Milliards, la Grande Bretagne : 2,5 et la France 6,5 Milliards d’euros mais avec une précision de taille. La contrepartie de cet argent distribué au secteur de l’Automobile est la demande que la production reste sur le territoire français. En un mot le gouvernement français entend lutter contre les délocalisations.

    Obama le messie ?

    L’arrivée d’Obama à la présidence américaine, le 20 janvier 2009, marque le début d’une nouvelle attitude des Etats Unis pour sortir de la crise.

    On peut rappeler que l’ex sénateur de l’Illinois avait basé la dernière partie de sa campagne sur la résolution de la crise. Donc il est élu pour apporter des réponses au chômage des américains, à la faillite des banques, au système financier qui s’écroule, calmer les marchés et donner un autre souffle à l’économie américaine qui en a grandement besoin.
    Pendant son état de grâce, qui perdure malgré quelques couacs et les premières attaques de Paul Krugman, prix Nobel de l’économie en 2008, il met sur pied un plan de relance de l’Automobile et des banques avec conditions. Les dirigeants des banques aidées ne devront pas avoir un salaire annuel qui dépasse 500 000 dollars.

    Un bel élan qui ne dura pas malgré de réels efforts d’autant plus que quelques scandales comme l’affaire Madoff ou la faillite d’AIG viendront ternir la communication, pourtant très importante chez Obama.

    Crise financière, crise économique et maintenant crise sociale !


    En février, la crise continue de plus belle avec des manifestations monstres en Irlande, la chute de gouvernement letton (deuxième gouvernement européen, après celui de l’Islande, dont la crise est à l’origine de la chute) montre la difficulté de la situation. Il faut dire qu’en Europe de l’Est, la crise frappe de plein fouet. Rappelons que ces pays membres maintenant de l’UE avaient laissé le communisme pour un capitalisme débridant sans contrôle. Les banques autrichiennes ou suédoises y ont fait beaucoup de prêts. La population, sous le coup de la crise, est incapable de payer ses  crédits avec des monnaies moins fortes que l’euro.

    La France, jalouse de sa réputation de pays de revendications et de rébellion, n’est pas en reste (le 26 janvier, le 19 mars).

    Début mars en France, le gouvernement anticipe désormais à un recul du PIB de 1,5 %, avec plus de 300 000 destructions d’emplois, cette année.

    Le gouvernement prendrait-il enfin la mesure de la crise ? Selon la presse économique, il table désormais sur un recul du produit intérieur brut (PIB) de la France de 1,5 % en 2009, ce qui creuserait le déficit public jusqu’à 5 %, voire 5,5 % du PIB. Dans ces conditions, le déficit de l’État franchira la barre des 100 milliards d’euros, dont 20 milliards de manque à gagner fiscal et 30 milliards au titre du plan dit de « relance ». Dans le projet de budget initial, ce déficit était prévu à 52,1 milliards. De nouvelles prévisions, confirmées par Bercy, qui devraient être intégrées dans le projet de loi de finances rectificatif présenté en Conseil des ministres.

    Lors du G20, il ya eu une véritable bataille entre d’un coté le couple Franco –allemand et de l’autre les Etats Unis et leur « allié naturel » la Grande Bretagne autour de la primauté entre la régulation et la relance pour sortir rapidement de la crise. Finalement la poire fut coupée en deux. La régulation chère à A. Merkel et N. Sarkozy fut associée à une relance des différentes économies pour stimuler les marchés.

    Et c’est dans cette optique le G20 a vu également la publication des listes des paradis fiscaux avec trois catégories différentes qui définissent différents degrés de dangerosité pour l’économie mondiale. Mais entre les conclusions du monde occidental et la perception du reste du monde il ya un écart. L’accent est mis sur le fait que la City ou des Etats comme le Delaware aux Etats Unis ne soit pas dans cette liste alors qu’ils présentent les mêmes caractéristiques que les paradis fiscaux. Deux poids deux mesures !

    Et le tiers monde dans tout cela…

    En parlant du reste du monde, on peut dire que la crise commence à être une réalité. Rappelons que la crise a atteint les pays en développement lors son passage de l’économie virtuelle à l’économie réelle.

    Selon la banque mondiale, les 129 pays en voie de développement vont faire face à un déficit de financement de 270 à 700 milliards de dollars en 2009. Le FMI s’alarme aussi pour l’Afrique, le continent le plus démuni. La banque mondiale annonce que « les investisseurs privés (vont fuir) les marchés émergents ce qui va provoquer un déficit de financement de 270 à 700 milliards de dollars pour 2009″.

    Les pays pauvres sont maintenant très vulnérables face aux effets de la crise : « La baisse du commerce mondiale touche directement des économies largement dépendantes de leurs exploitations de matière premières » a annoncé le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn, en prédisant également une chute de 20% des investissements directs étrangers sur le continent.

    Les premières éclaircies?

    Depuis le mi Avril 2009, on voit l’émergence d’un nouveau discours plus positif sur la fin de la crise qui est prévue pour le premier semestre de 2010. Jean Claude Trichet, président de la Banque Centrale européenne, DSK du FMI et C. Lagarde, ministre de l’économie ont eu le même son de cloche sur la sortie probable de crise. Il reste à savoir maintenant sur si c’est la méthode Coué ou une analyse objective.

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  • L’administration Obama tente de faire du secteur automobile la locomotive qui mènera l’Amérique hors de crise. Avec le souhait annoncé de dynamiser l’emploi par l’automobile. General Motors reçoit 4 milliards de dollars auxquels on ajoute les 5,4 reçus précédemment. Pour, donc, un total de 9,4 milliards de dollars. Son concurrent, Chrysler va recevoir un total de 7 milliards.
    Au pays de l’oncle Sam, on connait l’importance qu’à l’industrie de l’automobile pour doper l’emploi, une manière d’enclencher les voies et moyens de sortie de crise. GM et Chrysler ont jusqu’au 31 mars pour proposer un plan qui prouve qu’ils peuvent assurer leur survie. Dans le cas contraire, ils seront sommés de rendre l’argent aux contribuables américains.
    En France, une initiative similaire est en cours, mais sans les garanties de rendement.
    L’État prête 7,8 milliards à Renault et PSA Peugeot Citroën. Une chose très bien en l’occurrence.
    Le secteur de l’automobile génère en moyenne 10% des emplois au total soit 2,5 millions d’actifs au total.
    Mais il y’ a un hic !
    Christian Streiff, le pdg de Renault, annonce que sur les 11 000 suppressions de postes prévues dans toute l’Europe, 6 000 à 7 000 le seront en France. Et on rappelle que sur les 2,5 millions d’actifs qui travaillent dans le secteur de l’automobile, « seulement » 737 000 le font en permanence. (voir cette note). On ne sait pas, en revanche, si la suppression concerne les travailleurs permanents de la construction automobile ou les 1,8 millions qui travaillent autour du secteur.
    Qu’en sera t-il des concurrents de Renault ? Et des mesures de l’État qui sont censées accompagner les prêts au secteur privé ?

    Vous travaillez ou vous connaissez bien le secteur de l’automobile ?
    Venez donner votre avis dessus et partager votre expérience sur la communauté du secteur automobile !

    A lire également sur le sujet : http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/02/16/general-motors-et-chrysler-de-nouveau-devant-le-congres_1155999_0.html

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