Articles traitant du thème “Cadres” :

  • Légère reprise de l’emploi des cadres

    Les chiffres trimestriels de l’Agence pour l’Emploi des Cadres (Apec), publiés ce mercredi, montrent une hausse des offres d’emploi au premier trimestre 2010. Leur nombre est en effet supérieur de 27% à celui de 2009 sur la même période. Une augmentation encourageante qu’il convient toutefois de tempérer.

    Une entreprise de plus de cent salariés sur deux a recruté au moins un cadre durant cette période et 43% des entreprises envisagent d’embaucher au deuxième trimestre 2010. Le nombre d’emplois de cadres reste toutefois bien inférieur en 2010 par rapport à 2006 et 2008, avant la crise économique et financière.

    Les domaines les plus concernés par cette hausse de l’emploi sont les fonctions commerciales, marketing et l’informatique de manière générale, tandis que la construction, le médico-social, la construction, les études et la recherche restent durement touchés par la crise.

    Les candidats les plus expérimentés sont privilégiés lors du recrutement et les nouveaux arrivants sur le marché du travail rencontrent donc de réelles difficultés. L’Apec précise toutefois que les entreprises déclarent sans doute plus d’intentions d’embauche en raison des nouvelles législations concernant l’emploi des séniors.

  • Les salaires les plus hauts revus… à la hausse

    Si l’augmentation moyenne des salaires en France n’avait rien de notable ces dernières années, suffisant à peine à garantir une augmentation du pouvoir d’achat, parallèlement, les salariés du secteur privé les mieux payés ont vu leur rémunération augmenter « plus rapidement que [celle] de l’ensemble de la population », indique une étude de l’Insee.

    Depuis 2002, les revenus des salariés touchant plus de 100 000 euros ont augmenté de 5,8% en moyenne par an en termes réels, de 14,5% pour les très hauts salaires, tandis que sur la même période l’ensemble des salariés du privé ont connu une augmentation de 2,3%.

    133 000 salariés, soit 1% des salariés, ont touché en 2007 un salaire annuel brut d’au moins 215 600 euros, quand la moyenne des salaires du secteur privé atteint 32 000 euros. Ces très hauts salaires sont principalement touchés par des dirigeants d’entreprise, des professionnels de la finance et des commerciaux. Mais on compte également des informaticiens, des spécialistes de l’informatique ou des télécommunications, des ingénieurs de l’industrie ou des pilotes du transport aérien, des sportifs de haut niveau,…

    Ces salariés comptent 87% d’hommes, bien que la part de femmes soit en légère augmentation, et les salariés concernés ont en moyenne 49 ans alors que l’ensemble des salariés ont en moyenne 40 ans. 47% d’entre eux résident dans l’Ouest parisien (Paris, Yvelines, Hauts-de-Seine).

  • Chômage toujours en hausse mais des offres d’emploi pour les cadres

    La ministre de l’économie, Christine Lagarde, annonce une légère hausse du taux de chômage pour le mois de février, de l’ordre de 0,7%, inférieure donc à celle de janvier. Toutefois, le taux de chômage a augmenté de manière significative au quatrième trimestre 2009.

    Les statisticiens du Pôle emploi estiment que le chômage devrait continuer sa progression en 2010 mais qu’un ralentissement devrait avoir lieu en fin d’année. 9,6% de la population active serait au chômage fin 2011, ce qui correspond au taux atteint fin 2009. «Les réductions d’effectifs ne sont pas terminées» et les créations d’emploi devraient connaître un rythme « modéré ». Dans le secteur de l’industrie tout particulièrement, le chômage reste important et devrait le rester au premier semestre 2010.

    Parallèlement, l’Apec (Agence pour l’Emploi des Cadres) annonce une augmentation d’offres d’emploi à destination des cadres sur le mois de février. Ce marché semble donc connaître une embellie. Ce sont les offres relatives au secteur de la direction qui connaissent la plus forte progression (+118%), suivies des métiers liés au commerce et à la communication (+70%). Les offres d’emploi relatives au secteur de la recherche et du développement sont, elles, en baisse.

  • Les femmes à la tête d’entreprises : une garantie de réussite ?

    Les femmes excellent dans de nombreux domaines. Au nombre de ceux-ci, la direction d’entreprise. C’est ce que révèle une étude réalisée sur les entreprises du CAC 40 dont Rue89 dévoile les résultats.

    Les entreprises qui ont un taux de femmes élevé obtiendraient ainsi de meilleures performances économiques que les autres. Si les femmes sont en moyenne présentes à hauteur de 29,59 % dans les entreprises du CAC40, les entreprises comptant plus de 35% de femmes ont connu un hausse de leur chiffre d’affaires supérieure de 23,54% contre seulement 14,61% pour les autres.

    Les résultats sont comparables en matière de croissance, de rentabilité, de productivité du travail et de création d’emplois. Une différence que l’étude explique en partie par l’attitude différente des femmes face au risque et à l’influence positive de la diversité des ressources humaines au sein d’une entreprise.

    Est-ce que les entreprises réussissent parce qu’elles comptent plus de femmes ou est-ce que ce sont les entreprises qui réussissent qui recrutent plus de femmes ? La question reste posée.

  • « le marché de l’emploi cadre devrait atteindre son point bas en 2010 »

    Les ouvriers ne sont pas les seuls à souffrir de la crise économique, les cadres aussi rencontrent des difficultés sur le marché du travail.

    L’Apec (Association pour l’emploi des cadres), vient de faire paraître des chiffres qui n’indiquent rien de bon. En effet, seulement 130 000 à 138 000 cadres devraient être recrutés cette année. Un recul significatif : entre 4% et 10% d’embauches en moins par rapport à 2009, année déjà très mauvaise avec une chute de 28%. Le nombre de postes de cadres créés est également en chute : 500 en 2010 contre plus de 45 000 en 2008.

    La crise économique n’est pas encore tout à fait derrière les entreprises et c’est pourquoi beaucoup de dirigeants préfèrent restreindre salaires et nombre d’embauches. Les jeunes diplômés (bac +4 et plus)seront, comme en 2009, les plus touchés. Jacky Chatelain, directeur général de l’Apec, annonce : « Leur situation va être la pire jamais connue ». 23 000 embauches de jeunes diplômés sont en effet prévues pour 2010, 23% de moins qu’en 2009. Ce nombre est inférieur à celui de diplômés d’écoles de commerce ou d’ingénieurs. Il leur faudra donc accepter des postes moins qualifiés.

    Beaucoup de secteurs seront touchés par cette baisse de recrutement. Au nombre de ceux-ci on compte tout particulièrement l’industrie  (entre -14 et -23%) ainsi que la construction et le commerce. Les services, eux, se distingueront de la tendance générale, et pourraient stabiliser leur volume d’embauches. Les régions industrielles comme la Franche-Comté ou la Champagne-Ardenne seront les plus touchées. Le commercial, l’informatique, la recherche et le développement, devraient résister.

    Le marché de l’emploi des cadres devrait toutefois connaître de meilleurs jours à moyen terme. A partir de 2011, les recrutements devraient reprendre progressivement « pour retrouver un niveau élevé à partir de 2012 » et « en 2014, les entreprises embaucheraient plus de 240.000 cadres, un niveau encore jamais atteint sur le marché », annonce Eric Verhaeghe, président de l’Apec.

  • Frilosité des cadres à demander une augmentation

    Selon le 4e baromètre « les cadres et l’emploi face à la crise » réalisé par Ifop pour Cadremploi, plus de la moitié des cadres (54 %) n’ose pas demander d’augmentation du fait de la crise et du climat dans les entreprises. Avec 57 % des cadres qui constatent toujours un ralentissement ou un arrêt des embauches et 45 % une baisse du niveau d’activité de l’entreprise, la crise fait partie intégrante du quotidien de nombreux cadres. D’autant que 11 % ‘entre eux déclarent que leur employeur risque la faillite et 22 % sont témoins de licenciements, en pareille situation, une demande d’augmentation peut paraître délicate.

    Mais si le moral des cadres remonte (33 % d’entre eux se disent optimistes par rapport au contexte économique et sociale, +7 points comparé à mai 2009), la tension du climat en entreprise s’électrise : 58 % des  cadres (+2 %) pensent que l’ambiance au travail se dégrade en raison de la crise. Il en est de même pour les relations avec la hiérarchie (42 % , +3 points) et les relations entre collègues (33 %, +7points).

    *Enquête réalisée du 3 au 9 décembre 2009 auprès de 1007 cadres français (les 3 précédentes avaient été réalisées en mai 2009, décembre 2008 et mai 2008).

  • Les 7 conseils aux cadres

    Après 2009, déclaré Annus Horribilis, en matière d’emploi et de recrutement, 2010 est annoncée année de la reprise de croissance, même si on commence à entendre la lancinante musique de pessimistes ou simplement de réalistes, ça dépend de quel bord on se trouve. Ces dernier y voyant juste l’année de « la croissance sans emploi ». Une expression presque oxymorique que le nobélisé, Joseph Stiglitz, et désormais grand sage de l’économie mondiale trouve aberrante. Mais il n’en demeure pas moins que croissance ou pas, les cadres semblent bien mieux lotis que les autres.

    Et ils sont présentement plus d’un sur deux (56%) à être tentés de changer de poste d’après une étude de SHL France et de Net-Iris, publiée fin Octobre 2009. Le magazine économique Challenges, dans sa livraison de cette semaine, prodigue 7 conseils aux cadres qui souhaiteraient changer de job à travers l’expertise avisée de consultants.

    1 – Le premier est de prendre son temps. Le temps permet d’avoir un projet professionnel clair à moyen terme.

    2 – Mesurer son attractivité qui permet de faire le point des forces et faiblesses de sa propre candidature.

    3 – Identification de ses propres valeurs : « Déterminez ce qui vous sert de moteur dans le travail » précise un spécialiste. Si c’est le salaire, il faudra repasser.

    4 – Clarifier son envie de partir. Dans le cas d’une ambiance malsaine, voir, par exemple, si l’on en est pas soi même responsable ou en partie. « Avant de quitter le navire, vérifiez que vos inquiétudes sont fondées. Parlez-en à votre hiérarchie » prévient un autre consultant interrogé par le magazine.

    5 – Restez en alerte : si la décision est prise, sonder son réseau, anciens collègues, amis ou connaissances.

    6 – Synchroniser projet et marché : Il faut analyser les perspectives de votre secteur et de votre métier.

    7 – Négocier, enfin, un filet de sécurité : Depuis l’automne les entreprises commencent à être de nouveau en situation de force mais il reste encore possible pour les cadres de négocier une embauche sans période d’essai. Vérifiez également comme le dit la pub, si l’entreprise choisie a bien « les reins solides ».

  • Eclaircie au niveau de l’emploi des cadres

    Apec« Il semblerait que les recruteurs aient dorénavant intégré la nouvelle donne conjoncturelle et soient plus confiant ». C’est ce qu’on peut retenir des propos, plein d’espoir, de Eric Verhaeghe, président de l’Apec (Association pour l’emploi des cadres) après la publication, ce mercredi du baromètre trimestriel sur l’emploi des cadres.

    Un baromètre qui décline et indique des signaux d’espoir mais indexe également les secteurs qui n’ont toujours pas réussi à sortir leur épingle du jeu. Mais globalement ce troisième baromètre de l’année évoque des signaux positifs avec 42 % des entreprises qui prévoient de recruter au moins un cadre au quatrième trimestre 2009, soit la même proportion à 1 point près que l’an passé, mais 6 à 7 points de plus qu’aux deux trimestres précédents. Ce qui n’est pas à sous estimer dans le contexte actuel de reprise mais totalement généralisé.

    Par exemple, dans les BTP, l’emploi des cadres continue son redressement même si on est encore éloigné des prévisions de départ. Nous sommes dans les mêmes bases pour les secteurs de l’ingénierie et de l’audit – conseil. La proportion d’entreprises ayant recruté et prévoyant d’embaucher au prochain trimestre dépassant les 50% et ce, dans des proportions supérieures de plusieurs points à celles d’il y a un an.

    Mais la bonne nouvelle de ce baromètre se situe au niveau des cadres commerciaux, administratifs ou financiers. Très recherchés en ce moment par les entreprises, les chiffres de recrutement ou de prévisions de recrutement dépassent ceux de 2008.emploi des cadres

    Le reste est moins rose. Dans le secteur de l’Industrie, l’emploi des cadres ne redresse pas encore la barre et continue de plonger. Au troisième trimestre, trois entreprises sur quatre ont embauché au moins un cadre au troisième trimestre et un tiers seulement d’entre elles prévoit d’en recruter un au prochain. Le contexte économique actuel semble être la cause première de cette frivolité. C’est en tout cas, ce que déclarent 40 % des entreprises pour expliquer leur décision.

    La situation est pire dans les secteurs de banque – assurance et l’informatique. Malgré des niveaux plus élevés que la moyenne, ils restent quand même en deçà des prévisions annuelles.

    La situation pour les jeunes diplômés n’est pas des plus enviables, à la lecture de ce baromètre, puisque seules un quart des entreprises prévoient de donner une chance au quatrième trimestre à un jeune cadre.

  • Emploi des cadres, entre constat et espoir !!!

    REA_133882_004L’Association pour l’emploi des cadres (Apec) a publié cette semaine les chiffres sur l’emploi des cadres. Une publication qui peut mener à deux analyses aussi divergentes l’une que l’autre.

    La première fait état d’une situation de l’emploi des cadres qui se dégrade, comme ce fut le cas au plus mauvais moment de la crise économique, avec une baisse des offres d’emploi. Rappelons que l’Apec revendique détenir 80% du marché total des offres à destination des cadres. Et l’association n’a en reçu que 18 780 en juillet, soit une baisse de 31 % par rapport au mois de juillet 2008. Malgré un léger mieux pour la santé, le social et la culture, une lecture plus attentive montre que tous les secteurs sont touchés par l’effondrement de l’emploi. En un an, l’informatique pourtant réputée pour beaucoup recruter, a vu ses offres d’embauche baisser de 42% à 29%. Une situation, donc, toujours aussi poussive.

    Mais une deuxième analyse est faite par Jacky Chatelain, directeur général de l’Apec, qui prend le contre-pied de la première en annonçant que de 140 000 à 145 000 cadres devraient retrouver un emploi au cours de 2009. Des chiffres à peu près similaires que ceux de 2005, année qui n’était pas si catastrophique que ça. Pierre Lambrin, directeur des études et recherches de l’Apec, dans lefigaro.fr, lui « embauche » le pas. Il pense que « tout n’est pas si mauvais. C’est un niveau équivalent à celui de 2002 et 2003 et deux fois plus important que lors de la crise de 1993. Cette performance n’est donc pas catastrophique, d’autant que des secteurs continuent de bien recruter ». Il s’agit de l’énergie, de l’industrie ferroviaire ainsi que de l’assurance et de la banque.

    Ces bons chiffres, à relativiser et à remettre dans leur contexte, rentrent dans le cadre de la baisse du chômage avec « seulement » moins de 20 000 emplois perdus en juin alors que depuis janvier les chiffres de Pôle Emploi oscillaient autour de plus de 100 000. Le chômage des jeunes reculent également, les différents plans gouvernementaux pour les – de 25 ans commencent semble t-il à produire leurs effets. La fin de la récession prévue pour les prochaines semaines est également une bonne nouvelle. En un mot, un regain de dynamisme économique prend forme. Il ne reste plus qu’à matérialiser ces lueurs d’espoirs en nombre d’emplois retrouvés.