Articles traitant du thème “Communication” :

  • « Monsieur le Directeur ? 12/20, vous pouvez faire mieux ! »

    Selon une étude du cabinet Kelly Services, les dirigeants d’entreprises français font partie des plus mal notés au monde. En effet, sur la base de quatre critères (esprit d’équipe, communication, capacité à déléguer et aptitude à diriger), les dirigeants français sont notés 12,4 sur 20 par leurs salariés. Une note inférieure à la moyenne, qui s’élève à 13,4 et place les dirigeants français en 24ème position (sur un total de 28).

    En parallèle, seulement 13% des français jugent leurs patrons très bons, contre 40% des américains et 34% des canadiens. C’est d’ailleurs aux USA, au Canada, en Irlande, en Nouvelle-Zélande et au Mexique que les dirigeants sont les mieux notés, puisque leur moyenne dans ces pays se situe entre 14,6 et 14 sur 20.

    L’étude souligne que, dans l’absolu, les dirigeants français ne sont pas assez communiquant, manquent d’esprit d’équipe et ne se sont pas toujours aptes à diriger comme il le faudrait. Bref, vous l’aurez compris, rien ne va plus ! Mais ce qui chiffonne le plus les salariés français, c’est le manque d’attention de la part de leur patron. En effet, ils reprochent aux dirigeants de ne les féliciter que rarement, voire jamais, même lorsque leur travail est bien fait.

    Allez, messieurs et mesdames les dirigeants français, juste un petit compliment pour nous faire plaisir.

  • Le blog d’Helia reste ouvert pendant les travaux !

    Chers lecteurs,

    Helia est une belle aventure entamée il y a maintenant deux ans. A l’origine de ce service, une envie, toujours plus pressante, d’apporter aux internautes Français un service de qualité, destiné à faciliter l’accession à l’information sur les entreprises et à améliorer la visibilité de celles-ci sur Internet, dans un cadre strictement professionnel tout en restant convivial.

    Nous avons décidé cette année d’aller encore plus loin dans cette démarche en proposant aux utilisateurs d’Helia un service nouveau, innovant et disruptif, qui implique une coupure temporaire du service actuel.

    Rassurez-vous, le blog de l’équipe d’Helia reste ouvert pendant les travaux !

    Véritable prolongement d’Helia, le blog est avant tout l’engagement de toute notre équipe dans une démarche forte sur la thématique des réseaux professionnels, du business et de l’emploi. La voix d’Helia restera donc active durant toute la durée des développements de ce nouveau service que nous souhaitons vous proposer.

    Nous vous tiendrons informés de l’avancement de ce projet au fil des semaines, tout en continuant à vous parler des sujets qui font et qui ont fait le succès du blog d’Helia.

    Pour avoir plus d’information sur les évolutions à prévoir ou pour participer à la Beta du service, rendez-vous sur www.helia.fr.

    Merci pour votre compréhension,

    L’équipe d’Helia

  • Communication : Quand les politiques se transforment en marques

    Après les récents incidents twitteriens survenus aux députés ces temps-ci (je pense notamment au député Tardy et plus récemment au député Lambert), je trouve qu’il a un parallèle avec les marques dans leur communication : Elles interviennent, elles discutent avec leurs followers, elles tentent d’intéresser le consommateur à leurs activités, font des boulettes qui sont médiatisées, ont leur propre page Facebook et tentent de les rendre participatives… Bref un certain nombre de similitudes qui ne sont sûrement pas les fruits du hasard.

    Après mure réflexion (et un croissant plus tard), il apparaît que c’était déjà le cas depuis longtemps : Les personnalités politiques se comportent comme des marques, elles font du « personal branding » et essayent de se démarquer les unes par rapport aux autres en utilisant des positionnements différents.

    Les points communs sont nombreux et il suffit de voir la façon dont sont étiquetés les politiques pour s’en rendre compte : ils n’appartiennent plus aux partis politiques, ils ont leurs propres mouvements et leurs sympathisants (on peut parler d’affiliation), leurs alliances temporaires (co-branding), leurs opposants (les concurrents) qui ne les affrontent non plus sur le terrain des idées, mais sur le terrain de la communication (en réagissant au moindre faux pas ou en cherchant à les décrédibiliser en parlant de leur vie privée), ils montent des initiatives pour faire participer les électeurs (co-création), ils commencent à se soucier de leur e-réputation

    La liste pourrait être longue, très longue, et à chaque fois je retrouve une similarité avec ce que font les marques et par extension les entreprises.

    Quand on regarde un JT avec cette perspective (chose à laquelle je me suis essayé hier), on a l’impression d’être devant le plus grand placement de produit jamais observé. Si mon côté communicant a dit « Trop fort ! » mon côté citoyen (nettement plus rabat-joie) a dit « Trop inquiétant ! ».

    La faute aux médias, aux politiques ou au système ?

    Je ne serais pas le premier à jeter la pierre, ni le premier article sur le sujet, mais c’est un fait établi que les médias adorent les attaques personnelles, les révélations sensationnelles, les prises de position qui sortent de la masse et tout ce qui peut faire scoop en général, la tentation est évidement grande pour les hommes et les femmes politiques de s’y précipiter.

    Mais à qui la faute ? Les médias, pressés par les investisseurs à « faire de l’audimat » et donc à se lancer dans une course aux scoops qui se fait au détriment de l’analyse des idées ? (au final faut-il voir ça comme une évolution des médias qui se mettent au temps réel ou une régression de l’analyse ?)

    Aux politiques, qui ne devraient pas se laisser tenter par ces méthodes de branding aggressives ?

    A un fonctionnement des institutions qui met trop en avant le gouvernement et pas assez les autres instances ?

    Toujours est-il que cette communication me laisse amer : Est-il sain pour une démocratie de laisser le marketing prendre le pas sur les idées ?

  • Communication 2.0

    Le marketing et la communication sont en perpétuelle transformation. Sans cesse obligés de réinventer leurs stratégies et les moyens de communiquer, les agences, les annonceurs n’ont pas de répit dans le renouvellement de leur parade amoureuse et tentatives de séduction du consommateur.

    Réinventer la roue, l’eau tiède, le fil à couper le beurre, ce n’est pas évident, surtout quand cela est nécessaire pour atteindre ses objectifs. A la fois dernière roue du carrosse et fer de lance des marques, la communication doit s’adapter aux évolutions de la société et de ses modes de communication pour remettre au gout du jour des techniques vieilles comme le monde.

    Affichage, bouche à oreille, crieurs de foule, promotion, des mécanismes existant depuis des millénaires et qui font peau neuve pour maintenir une efficacité auprès du consommateur. L’adaptation des techniques de communication au monde numérique pousse la réflexion à un niveau rarement atteint jusqu’ici, amenant le communiquant à analyser les processus sociaux de recommandation, de bouche à oreille et plus généralement de transmission de l’information pour pallier à une offre toujours plus variée et de plus en plus nébuleuse.

    Comment s’y retrouver dans un imbroglio de produits, de services, de besoins (dont on a pas vraiment besoin, ou dont on a pas encore conscience du besoin) ?

    Le marketing a la lourde tâche de répondre à cette question, qui se résume parfois à semer la graine du besoin (Inception pour ceux qui l’ont vu) dans nos petits cerveaux avides de nouvelles expériences. Les réseaux sociaux offrent, comme nous le savons, un terrain propice à cette instillation.

    Le Buzz marketing est une de ces techniques avancées, qui visent à attirer l’attention du consommateur, l’inciter à l’achat et/ou le garder captif au sein d’une communauté, qui lui permettra de s’épanouir en tant que fan (si possible) inconditionnel d’une marque. Cette technique prend sa source dans le mécanisme social traditionnel de la recommandation. Un médium est créé, puis diffusé à une cible d’influenceurs. Ceux-ci, le plus souvent impliqués dans le plan de communication se chargeront de faire passer le mot et de populariser le médium. Renée Bani, dan un ouvrage très intéressant intitulé « Quel avenir pour le Buzz online ? » retrace entre autre, les mécanismes socio-culturels associés à ce nouveau mode de communication en plein développement.

    Le social media marketing, dans sa globalité, tend à modéliser les interactions entre les individus ou groupes d’individus, afin de dégager une panoplie d’outils et de techniques destinées à vectoriser un message pour que celui-ci arrive à la bonne personne au bon moment tout en ayant un impact suffisant pour déclencher une action de la part du consommateur (acte d’achat, opt in, « devenir fan », clic, parrainage, diffusion…). Or, ceci implique une adaptation du message et de l’objet du message à la cible. On parlera ici de la tendance au « One to One » ou à défaut « One to Few » qui sont les grands chantiers marketing des prochaines décennies.

    Google adwords est pour le moment le grand guru de ces techniques, qui exploite à la fois l’analyse comportementale et la longue traine, permettant donc de spécialiser le message en fonction des centres d’intérêt du consommateur et de sa navigation sur la toile en s’appuyant sur la spécialisation des supports et thématiques abordées.

    Ce principe de longue traine est valable sur les réseaux sociaux et mis en évidence par le blog Média & tech dans l’article « La longue traine des réseaux sociaux« . La longue traine implique que le nombre d’utilisateurs sur la totalité des petits réseaux sociaux est supérieur au nombre d’utilisateurs présents sur les deux ou trois plus grands. Si l’on met ce postulat en rapport avec une forte tendance à la verticalisation des réseaux et donc leur spécialisation, on peut en déduire que les vecteurs de performance sont bien situés dans la spécialisation des messages et la capacité des annonceurs à les adapter de plus en plus aux spécificités de la cible. La cible marketing devient donc multicoeur !

    Il sera nécessaire pour les instances communicantes d’exploiter cet « eldorado » du marketing pour ne pas submerger le consommateur de messages inappropriés, ce qui va mécaniquement faire croitre l’impact budgétaire des campagnes de communication online, car rappelons le internet n’est pas un média de masse mais un média d’individualisation.

    Comment parvenir à distiller la substantifique moelle de cette abondance de messages et la délivrer aux bonnes personnes sans déclencher de réactions négatives ou contre productives ? Là est le problème majeur à résoudre. Facile pour Google que sa suprématie protège des aléas du web 2.0, surtout qu’il ne joue que le rôle de véhicule, laissant le risque de lassitude à l’annonceur et au message.

    Les techniques du buzz marketing et de la recommandation peuvent répondre en partie à cette problématique car elles transfèrent une partie de l’attention sur l’émetteur du message, influenceur, ami, collègue ou proche et redistribuent une partie son capital crédibilité sur le message. Il est donc implicitement question de déplacer l’attention du consommateur de l’annonceur vers la personne qui lui a délivré le message pour annuler la lassitude générale d’une surconsommation (gavage) publicitaire.

    Toutefois, la recommandation d’achat directe reste complexe à mettre en oeuvre et seuls 15% des buzz parviennent à avoir un impact efficace sur la cible. De plus, la capitalisation sur une communauté captivée par l’innovation d’un message n’est pas évidente lorsqu’il s’agit de lui parler d’une marque ou d’un produit.

    Les mécanismes sociaux à l’oeuvre sont complexes à appréhender et mettront du temps à être maitrisés. Toutefois, dans le contexte actuel d’une société de consommation à outrance, notre chance réside dans l’éducation des masses, à la fois vers une consommation responsable, mais aussi vers le développement d’une résistance à la manipulation, qui malheureusement reste une tendance assez courante chez certains annonceurs.

  • Réseaux sociaux, communication et mondialisation

    Les réseaux sociaux et les entreprises… C’est un sujet que l’on aime beaucoup aborder ces derniers temps sur Helia. Il faut dire que les exemples de fails nous y poussent un peu : on voit bien qu’il y a un besoin d’infos sur ce sujet :)

    Cette fois-ci, je me suis penché sur une problématique très commerciale : Les réseaux sociaux, la communication et mondialisation. Ensemble, cela fait trois joli mots en SEO, mais pour vous faire plaisir, je vais pousser un peu plus loin.

    Les pays émergents sont des marchés avec un potentiel extrêmement important et attractif pour nos entreprises. Cependant, ils demandent aussi un investissement de la part de l’entreprise pour arriver à s’y intégrer (avec des personnels multilingues, qui connaissent les us et coutumes d’un pays pour éviter d’y faire trop de ravages, une adaptation de la stratégie marketing…). Mais quand il s’agit de communication sur les réseaux sociaux, qu’en est-il de l’adaptation ?

    Les plateformes utilisées ne sont pas les mêmes : Votre stratégie sur les médias sociaux aussi doit s’adapter aux changements culturels. Vous le faites pour la langue, faites-le pour vos supports de communication. Il vous faut vous affranchir des réseaux que vous utilisez habituellement et voir comment ceux que vous devez utiliser fonctionnent.

    Quels réseaux sociaux pour quels pays  et quelles cibles ?

    Cette carte vient du blog de Vincenzo Cosenza. C’est un bon début, mais il ne reflète pas vraiment les disparités qui peuvent exister à l’intérieur d’un pays. Le problème c’est qu’on a uniquement ici les réseaux sociaux grand public : ce n’est pas le mieux si vous commencez à développer votre activité, quand vous cherchez des partenaires pro dans le pays d’implantation. Les réseaux les plus utilisés à l’international sont LinkedIn (particulièrement dans les pays Anglo-Saxons) et Xing (En Allemagne par exemple c’est le plus utilisé pour un usage pro). Si vous voulez communiquer en Chine, tianji.com est le plus intéressant, il a été racheté en 2009 par Viadeo et la page d’accueil nous le rappelle.

    Le mieux reste de mener sa petite enquête de son coté pour savoir quels réseaux sont les plus utilisés, mais surtout, quels réseaux sont les plus pertinents par rapport à la cible que vous voulez atteindre : les professionnels sont aussi sur les réseaux grands publics, mais la prise de contact y est plus difficile et moins sérieuse que par l’intermédiaire des réseaux axés business.

    J’espère avoir pu vous aider si vous cherchez à vous implanter à l’étranger (ou si vous êtes simplement curieux) et si vous avez plus d’infos sur ce sujet, n’hésitez pas à le signaler, je ferais un « edit ».

  • Les réseaux sociaux ne sont pas des médias de masse

    Les marques arrivent sur les réseaux sociaux : Twitter, Facebook, Foursquare.. toutes s’y mettent avec plus ou moins de bonheur, mais elles s’y essayent.

    Pourtant, certaines d’entre-elles ne jouent pas encore le jeu des réseaux sociaux : Trop souvent on a affaire à une marque qui utilise Facebook pour diffuser des messages purement commerciaux, qui, si elles suscitent beaucoup de réactions (commentaires, likes), ne peuvent pas être qualifiés d’échanges entre les utilisateurs et la marque, dans la mesure où celle-ci intervient uniquement pour délivrer les messages, et les commentaires viennent d’eux même (les spam aussi d’ailleurs).

    J’avais trouvé un chiffre hier pour illustrer cela : 16% des marques seulement « discutent » sur twitter.

    Zara sur Facebook illustre particulièrement bien ce cas, les messages des utilisateurs sur le mur sont cachés et non modérés. Sur Twitter, je n’ai pas réussi à trouver de compte tenu par la marque.

    Bref, on ne peut pas parler de média conversationnel dans ce cas là. Et c’est bien dommage : à en juger par les réactions des fans, qui continuent à poser des questions à la marque même si elle ne répond pas, il y a un potentiel pour créer un vrai groupe d’ambassadeur de la marque sur les réseaux sociaux. D’autant plus que la cible de la marque est susceptible d’être sur ces réseaux.

    Et Zara n’est pas la seule, cela serait bien trop long de faire la liste des marques qui agissent de cette façon.

    D’un autre coté, certaines marques commencent à se réveiller sur les réseaux sociaux : ce n’est pas forcément « top » mais il y a de la discussion, ce sont des marques qui vont apprendre (il y a quelques risques de bad buzz au début, notamment si les CM ne sont pas tenus au courant de tout).

    Deux exemples, dont je regarderais l’évolution avec attention : H&M et Dunopillo.

    La page Facebook d’H&M est intéressante : Dans les points positif, il y a un début de conversation, ils y répondent aux questions, ils y posent des questions, ils réagissent aux compliments, on y voit peu de spam, les internautes peuvent ajouter des photos en rapport avec H&M.

    Mais, quelques points négatifs ressortent quand même : La page est internationale, les réactions viennent des 4 coins du monde ce qui rend la lecture de la page plus difficile et diminue la possibilité de discussion entre les fans de la page, donc on ne peut pas parler de communauté.

    Twitter n’a pas la côte chez H&M en revanche : Si la page internationale participe un minimum (en répondant à des questions) la page francophone fonctionne uniquement dans un sens. Dommage.

    Dunlopillo : Sur Facebook, il a une réponse aux questions des internautes (Je ne pensais pas que les matelas pouvaient intéresser autant de gens), il y a des essais pour créer des opérations dédiées : Des ventes privées sur Facebook ont été organisées cet été, un jeu Dunopillo avec Secret Story (je ne juge pas…) est aussi en place, même si il s’agît d’un essai plus qu’autre chose. Pour le moment les clients s’en servent principalement pour le SAV.

    La réactivité n’est pas encore totale (Il y a des messages non traités qui datent d’hier), mais on s’attend à ce qu’une marque de matelas soit un peu molle de toutes façons.

    Je n’ai pas trouvé de Twitter dédié à la marque, ça manque un peu, surtout s’ils comptent à nouveau organiser des ventes privées (et ils pourraient se servir de l’expérience de Dell dans le domaine par exemple).

    Ma conclusion serait que nous sommes maintenant dans une phase d’apprentissage, les marques ont compris l’intérêt des réseaux sociaux, mais en sont encore à faire des tests, et croient encore trop souvent que les médias sociaux sont gratuits, ce qui implique que les budgets ne suivent pas encore. Les prochains mois devraient voir une montée en puissance des réseaux sociaux en tant qu’outil de communication et surtout de relation avec les consommateurs et des ambassadeurs de la marque.

  • Twitter, un succès controversé !

    Pourquoi Twitter ne prend pas en France ? Quel est le compte idéal sur Twitter ? Les articles ne manquent pas sur le service de micro blogging ! Plus célèbre qu’utilisé, Twitter est tout de même, malgré la controverse, l’une des sources d’information jugées des plus importantes/intéressantes par, entre autres, les professionnels de l’actualité, du marketing ou encore des nouvelles technologies.

    Twitter n’en finit pas d’intriguer, d’exaspérer ou de déchainer les passions. Pourquoi tout ce buzz sur un service web aussi simple ?

    Tentons tout d’abord de répondre aux questions les plus courantes.

    • Tout commence par une question, LA question : Mais à quoi ça sert ?

    « A rien ! » diront les détracteurs. Eh bien si, Twitter a une utilité, c’est un service qui permet de partager une information courte avec d’autres utilisateurs, de consulter les informations qui nous ont été partagées.

    • Pourquoi partager de l’information ?

    Plusieurs mécanismes sociaux sont à l’œuvre sur Twitter, d’une part, le principe d’entraide : une information importante nous parvient, on souhaite la partager. C’est un mode de fonctionnement collaboratif qui pourrait être issu du principe de l’Open Source ou des milliers de contributeurs travaillent tous gracieusement à faire avancer les choses.

    D’autre part, le principe d’influence : à l’inverse de ce que l’on pouvait voir il y a quelques décennies dans le milieu professionnel, le pouvoir ne vient plus de la détention ou rétention de l’information. Il vient de la construction d’une bonne réputation, de la mise en valeur d’une expertise. L’expertise étant liée à des connaissances et des capacités d’analyse, partager des informations utiles et pertinentes permet de valoriser son statut.

    Bien sûr, n’oublions pas le côté ludique de la chose, partager des informations amusantes ou cocasses peut également rendre un Twitternaute sympathique.

    • Mais on ne connait pas ces gens…

    Effectivement, il est fréquent dans le TwittUnivers de ne pas connaitre personnellement les utilisateurs avec lesquels on est en relation. Parfois même, les gens que l’on suit ne nous suivront jamais… et vice et versa. L’intérêt de Twitter est dans la veille, l’instantanéité, la primeur de l’information… Pas nécessairement dans le lien social, bien qu’il arrive fréquemment que l’on s’attache a des « Twitter Friends » que l’on ne verra jamais. Comme je le lisais il y a peu : « Facebook permet de garder le contact avec des amis qui deviennent des inconnus, Twitter permet de suivre des inconnus qui devraient être des amis« .

    • Mais on a donc aucun contrôle sur les gens qui nous suivent

    Non, en effet, mais ce n’est pas l’objectif ! Twitter n’est pas un cercle d’amis fermé. C’est une communauté de ressources. La nuance est énorme entre ces deux acceptions : Une communauté de ressources est un groupe de contributeurs, tournés vers l’extérieur et focalisés sur une ou plusieurs thématiques précises. Un cercle d’amis fermé est par définition privé et tourné vers lui-même.

    L’intérêt de faire partie d’une communauté de ressources est de pouvoir profiter du travail de veille et de filtrage de l’information d’une multitude de personnes. C’est un gain de temps et cela permet une richesse et une diversité très importante tant dans les sources que dans la nature de l’information.

    • Mais on y comprend rien à ton truc !

    C’est pourtant simple, il suffit de faire une recherche sur un sujet, les personnes qui en parlent le mieux ne demandent qu’à être suivies, si on fait partie de ces personnes, les followers « suivront ». Il est également important de « retwitter » l’information d’un utilisateur que l’on a jugée intéressante. C’est en quelque sorte le but du jeu. Certains codes de convivialité sont à connaitre. #FF, @, DM, RT (Via) sont les codes les plus importants. Le reste s’apprend sur le tas. Twitter est trop simple, c’est pour cela qu’il parait compliqué. Le gens ont à l’heure actuelle tellement l’habitude de chercher à résoudre la quadrature du cercle pour se servir d’un outil ou d’un service, que la simplicité leur échappe.

    Pour les novices :

    • # ou Hashtag est le caractère utilisé pour catégoriser une information. Cela sert pour des évènements ou des sujets auxquels on participe.
    • #FF ou Follow Friday est un standard. Le vendredi, on partage avec ses contacts, les personnes intéressantes à suivre. Cela permet aussi de remercier indirectement les personnes que l’on apprécie ou dont on apprécie les contributions.
    • DM (Direct Message) est utilisé pour discuter en privé avec quelqu’un
    • @ précède systématiquement le nom d’utilisateur de la personne que l’on site ou à qui on répond.
    • RT ou via sert à faire circuler une information partagée par un utilisateur

    Alors, toujours pas convaincus ?

    Article dédicacé à… La personne se reconnaitra ;-)

  • Réseaux sociaux : Faire de la marque une Star accessible

    L’idée de la starification de la marque n’est pas nouvelle, la publicité l’a fait durant des années, particulièrement durant les années Séguela, mais avec l’arrivée des grandes marques sur les réseaux sociaux, je constate un retour de ce genre de relation par rapport aux marques.

    Exemple frappant et caféiné : Starbucks !

    C’était  un exemple évident, mais avec ses 11 120 285 « personnes qui aiment ça » et ses 968 432 followers, c’est ce qu’on peut appeler une star des réseaux sociaux !

    La marque garde quand même une forte proximité avec ses « fans » : Il suffit de voir les flux de ses publications et ses mentions pour voir qu’il y a du dialogue.

    En même temps, quand on voit le nombre de personne qui aiment Starbucks (n’ayons pas peur des mots !), les messages spontanés d’utilisateurs sur le mur de la marque et la tonalité de ces messages (exemple: « i luuuvvvv starbuckkkkkkkkkkkksssssssssss :X » ), on se dit qu’on a affaire à une star : Je ne sais pas pour vous, mais mon Facebook perso ne ressemble pas encore à ça. Les boys bands ont clairement été remplacés, ce qui ne me dérange pas trop :)

    Le contraste est saisissant, la relation avec la majorité des entreprises actuelles est complètement différente, on parle de défiance vis-à-vis des marques classiques et de l’autre côté, on a des marques comme Starbucks ou Apple (Enfin, le retour d’antenne a attaqué leur crédibilité) capable d’engranger des dizaines de milliers de « Like » et des centaines de commentaires, sans parler des centaines de RT à chaque publication.

    Qu’est-ce qui peut amener une telle différence à votre avis ?

    Il y a certaines marques qui s’y prêtent plus que d’autres, si toutes les entreprises devraient avoir une présence et une démarche de dialogue sur les réseaux sociaux, toutes ne pourront clairement pas les utiliser comme levier de la même façon.

    De toute façon, il y a un moment où l’audience ne pourra plus suivre, il y aura une sélection des marques suivies, ou une relation moins intense du côté des « fans ».

    Qu’en pensez vous : Est-ce le mode de fonctionnement des réseaux sociaux qui favorise cette starification ou alors est-ce que ce sont les marques qui l’ont intégrée dans leurs stratégies de communication sur les médias sociaux ?

  • Le blog d’entreprise : Comment le rendre efficace ?

    Le blog d’entreprise est un outil souvent sous-estimé, pourtant, à condition d’y investir du temps, les retours peuvent être très positifs pour une entreprise. La démarche est intéressante, particulièrement si vous êtes dans un secteur où les blogs sont peu nombreux ou alors si votre entreprise est déjà présente sur internet.

    Un outil, pas une finalité

    Votre blog d’entreprise peut avoir plusieurs objectifs : crédibiliser votre activité, informer vos clients / prospects, faire office de site internet…

    Et c’est par là que vous devez commencer : Une fois que vous savez quels objectifs vous voulez atteindre à l’aide de ce blog et quels publics vous voulez atteindre, c’est de là que découlera tout le reste de votre travail.

    Quelques choix techniques

    Quelle plateforme, quel habillage pour le site, nom de domaine ou non ? La réponse à ces questions dépend de plusieurs facteurs : Les moyens que vous voulez mettre en œuvre, la place que prend votre blog dans votre communication et vos compétences techniques.

    Choisissez quelques mots-clés qui reviennent souvent dans votre profession, vous les utiliserez dans les titres des articles, les parties en gras… de façon à apparaitre en bonne position sur Google.

    Une réflexion à produire en amont

    Avoir une idée d’article c’est bien, faire une ligne éditoriale c’est mieux : Avant d’écrire le moindre article, je vous conseille de chercher à savoir ce qui peut intéresser vos différents lectorats.

    Peut-être que vous devrez publier des conseils autour de votre activité : Par exemple, une esthéticienne mettra des conseils de beauté pour prolonger l’effet des soins, les coiffeurs vont mettre des conseils sur la façon de coordonner une coupe et un maquillage… Dans le cas du B to B, les contenus sont différents mais la démarche est la même : trouver un contenu proche de votre activité et qui ait un intérêt pour le lecteur.

    Il ne s’agit pas de se tirer une balle dans le pied en apprenant comment se passer de vos services, mais plutôt de donner un complément, des conseils et des astuces que vous connaissez .

    Vous pouvez aussi blogger sur l’actualité de votre secteur et la commenter, cela montre de la curiosité et une réflexion dans votre démarche : Un entrepreneur qui se tient au courant et réagit par rapport à ce qui se passe dans son environnement est plus crédible qu’un entrepreneur qui se focalise uniquement sur son entreprise.

    Pour ce qui est des types de contenus, pensez à vous diversifier un maximum : si vous avez les compétences et les moyens pour faire des petites vidéos, des interviews audios, des illustrations, des powerpoints... n’hésitez pas à les utiliser et à varier les types de contenus, cela rend un blog plus facile à lire.

    L’intérêt du blog : montrer que votre métier vous intéresse, montrer que vous vous y connaissez, montrer que vous êtes prêt à aider.

    Un contenu non promotionnel

    Personne ne regarde la télévision pour regarder la publicité : pourquoi lirait-on votre blog s’il n’est que publicité ?

    Il est possible de faire quelques articles concernant votre activité, mais cela ne doit pas être le sujet principal de votre blog, loin de là. A l’occasion, si l’un des sujets que vous traitez a un rapport direct avec l’actualité de votre entreprise, parlez-en, mais cela doit rester un aparté et non le sujet principal.

    Des partenaires !

    Internet n’est pas une mozaïque de sites sans rapport entre eux : C’est un réseau, les interactions sont aussi importantes que les contenus. Si vous voulez que votre blog vive, il faut que vous trouviez quelques partenaires : commencez par les autres blogs en rapport avec votre activité. Vous pourrez les contacter par mail pour leur proposer de rajouter un lien sur votre blog s’ils font la même chose. C’est un travail qui se fait sur la durée, vous découvrirez des partenariats pertinents.

    Vous tomberez peut-être sur le blog d’un concurrent : Ce n’est pas parce que vous êtes dans un échange de lien que vous allez vous voler des clients mutuellement. Par contre cela peut vous faire gagner en visibilité tous les deux.

    Pour avoir un retour sur investissement, encore faut-il investir…

    De nombreuses entreprises arrêtent rapidement leurs blogs après quelques déboires (aucune audience, ROI peu mesurable…), et ce sont au final celles-là qui ont perdu le plus de temps et d’argent par rapport au retour sur investissement (ROI, le saint Graal des marketeurs).

    On attend de ce genre de communication que les effets soient immédiats et miraculeux : Ce n’est pas le cas. C’est un moyen de communication qui est très intéressant, mais qui demande du temps. De toute façon, au fur et à mesure où vous vous familiarisez avec l’outil vous l’utiliserez de plus en plus efficacement.

    Communiquer autour d’un blog

    Maintenant que vous avez votre blog tout beau tout propre, et que vous avez déjà commencé à publier, il est temps de communiquer. Vous pouvez déjà utiliser vos supports actuels (site internet, plaquettes si vous êtes en train d’en éditer une…) pour promouvoir votre blog : si vous utilisez des supports imprimés je vous conseille de prendre un nom de domaine simple avec le-nom-de-votre-entreprise.com ou alors blog.le-nom-de-votre-entreprise.com. (Ou .fr, .net, selon ce que vous préférez).

    Les réseaux sociaux sont un moyen très efficace de communiquer autour de votre blog, cela vous permettra en plus d’augmenter votre visibilité. Je vous renvoie à cet article du blog concernant la communication sur les réseaux sociaux pour les TPE / PME.

    Les titres de vos articles et leurs phrases d’introduction sur les réseaux sociaux sont primordiaux, à chaque fois vous devez trouver une phrase courte qui attise la curiosité : N’allez pas jusqu’à faire des titres racoleurs sans rapport avec votre article, mais lisez bien votre titre et demandez-vous s’il donne envie de cliquer sur le lien pour lire l’article.

    Une démarche à long terme

    Créer un blog entreprise n’est pas une démarche anodine, ne le faites pas si vous n’avez pas spécialement envie de vous lancer ou que vous n’avez pas le temps. Cela demande d’y revenir régulièrement pour y ajouter de nouveaux contenus, l’améliorer et le promouvoir.

    Cependant, si vous êtes en train de revoir votre communication, songez à ce que le blog d’entreprise peut vous apporter.

  • Lilie réunira bientôt tous les acteurs des lycées

    Mercredi 27 janvier, Jean-Paul Huchon présentait Lilie.

    Non, le président PS de la région Ile-de-France n’est pas l’heureux papa d’une petite fille mais… d’une plateforme de communication destinée à tous les acteurs des lycées d’Ile-de-France : lycéens évidemment mais aussi professeurs, parents, équipe pédagogique…

    Vous pourrez ainsi accéder au cahier de texte de la classe, aux emplois du temps, aux cours mais aussi aux notes et aux absences. Que les cancres qui désirent cacher leur notes ne s’en fassent pas : chaque utilisateur possèdera son propre compte avec un mot de passe, ce qui permettra de garantir une certaine confidentialité (même si les parents peuvent accéder aux notes de leurs propres enfants dès 48h). Par ailleurs, les différents internautes pourront échanger en direct car Lilie est une plate-forme interactive.

    Disponible dès la rentrée 2010 dans 60 établissements volontaires, ce logiciel ne sera disponible dans les 417 lycée d’Ile-de-France que d’ici 3 ans. D’ici là, le projet se mettra peu à peu en place et proposera, par exemple, les cahiers de textes numériques de chaque classe dès septembre 2010. Des systèmes comparables ont déjà vu le jour dans le Midi-Pyrénées, en Alsace et en Lorraine. En ce sens, Lilie n’est pas réellement innovante et pourtant cette opération a un coût : 24 millions d’euros