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Actualité de l'emploi et des réseaux sociaux

Ne vous souciez pas d’être sans emploi, souciez vous plutôt d’être digne d’un emploi.
Confucius, moraliste chinois (6ème siècle)

Barack Obama parie sur l’emploi

« L’emploi sera notre priorité numéro un en 2010 » a affirmé, hier, Barack Obama, lors de son traditionnel discours sur l’état de l’Union. Le président américain a profité de cette occasion pour montrer le nouveau cap qu’il compte donner à la suite sa présidence après quelques couacs (défaites électorales et réticences sur le projet de santé).

L’emploi est au cœur des préoccupations des Américains, le taux de chômage n’arrive pas, depuis des mois, à descendre sous les 10 %. Il s’est montré volontariste pour résoudre le chômage en déclarant « je veux voir un projet de loi consacré à l’emploi sur mon bureau sans délai ».

Barack Obama compte sur l’économie pour relancer un début de mandat plus que poussif et actualiser son fameux slogan : « Yes, we can ».

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  • En un an, 20 millions de personnes dans le monde ont perdu leur emploi à cause de la crise, et plusieurs millions pourraient être menacés si les plans de relance économiques étaient supprimés trop tôt. »20 millions d’emplois au moins ont été perdus depuis octobre 2008, date à laquelle la crise financière a démarré », annonce l’OIT dans son Rapport mondial annuel 2009 sur la situation de l’emploi.

    « La crise mondiale de l’emploi est loin d’être terminée », a prévenu Raymond Torres, principal auteur du rapport.

    Le rapport précise également que les pays les plus riches privés des plans de relance pourraient ne pas retrouver « avant 2013″ leur niveau d’emploi d’avant la crise.

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  • En Irlande, le gouvernement veut économiser 1,3 milliard d’euros en réduisant les salaires des fonctionnaires. Mais les syndicats ont proposé d’imposer la prise de congés sans solde, plutôt que la baisse les salaires.

    Le gouvernement n’a pas encore donné suite à cette proposition, laissant entendre qu’il faudrait peut-être l’étoffer. En attendant, les syndicats ont annulé une grève des fonctionnaires qui était prévue demain.

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  • 60.593 chômeurs de plus en Espagne

    Le nombre de chômeurs en Espagne a continué de progresser en novembre, avec 60.593 personnes de plus qu’en octobre, soit une augmentation de 1,6%.
    Cette hausse est moins importante que celle enregistrée en octobre, quand le nombre de demandeurs d’emploi avait progressé de près de 99.000 personnes.

    L’Espagne fait partie des pays européens les plus touchés par la crise, et le chômage y a augmenté à une vitesse fulgurante.

    Selon l’Institut national de la statistique, le taux de chômage au troisième trimestre 2009 était de 17,9%, un des plus élevés d’Europe, avec plus de 4 millions de personnes touchées.

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  • Rayon mauvaise nouvelle : L’Europe devrait perdre plus de 7 millions d’emplois en 2010, alors que 9,7 millions d’emplois avaient été créés entre 2005 et 2008. Le chômage pourrait même franchir le seuil des 10% d’ici à 2010 malgré la reprise de l’économie.

    Selon l’édition 2009 de « L’emploi en Europe », la croissance observée depuis 2000 a été largement éradiquée par la crise.

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  • Pour la première fois aux USA, les femmes vont atteindre le seuil symbolique de 50 % de la population active. En effet, aux États-Unis, la crise amène les mères de famille à retourner sur le marché du travail, même si les disparités persistent.

    Le salaire moyen des femmes aux USA n’est qu’à 80 % de celui des hommes. L’écart de revenu entre hommes et femmes est le même depuis 10 ans, mais la crise a augmenté les inégalités. D’après le ministère du Commerce, lors de la récession, le salaire moyen des femmes a chuté d’environ 2 %, contre une diminution de 1 % chez les hommes. Malgré tout, les sociologues considèrent qu’avec les opportunités que la récession offre aux femmes, leurs revendications pourraient avoir une oreille plus attentive.

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  • Emploi en 2010, la sortie de crise ?

    Christine Lagarde, ministre des finances, a annoncé, ce mercredi, s’attendre à un redémarrage des créations d’emplois en 2010, et a déclaré que le ralentissement des destructions de postes au 3ème trimestre ne signifiait pas encore une sortie de crise.

    « On n’est pas sorti de la crise. On sera sorti de la crise lorsqu’on recommencera à créer de l’emploi », a affirmé Christine Lagarde sur France Info. « On en a détruit un peu moins, – 5 000, au troisième trimestre. On en avait – 85 000 au deuxième et – 180 000 au premier. C’est un peu mieux mais on est pas encore en train de créer de l’emploi », a-t-elle rappelé.

    La ministre de l’Economie et des Finances a insisté sur le fait que les entreprises françaises allaient « devoir réinvestir, ce qu’elles n’ont pas fait depuis des mois » et « qui dit investissements demain, dit emplois après-demain. C’est pourquoi mi-2010, on devrait voir s’opérer un retournement au niveau du chômage ».

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  • kerviel 3L’affaire Kerviel a changé la vision du grand public sur le métier de trader. Jusqu’à l’an passé, le mot «  trader » était en vogue, porteur de nouvelles valeurs en adéquation avec le monde économique actuel. Face à l’internationalisation de l’économie et des finances, ce métier hors normes suscitait un véritable engouement chez les jeunes fraîchement diplômés. Le trader, spécialiste des opérations financières, acquérait alors un rôle majeur. Intermédiaire indispensable entre les épargnants et les demandeurs de fonds, le trader achète puis vend des actions ou des obligations sur le marché financier au profit de ses clients ou de l’organisme bancaire, financier ou de crédit l’employant. Le trader exerce son métier dans une salle de marché où il est en contact avec un certain nombre d’intervenants (chefs de salle, courtiers, agents immobiliers…) et où il mène d’âpres négociations avec les vendeurs. En résumé, le métier de trader nécessite des prises de risque importantes puisque celui-ci parie et spécule sur la montée de la valeur des actions afin d’engendrer un maximum de gains… mais les pertes peuvent être tout aussi désastreuses s’il n’y a pas de demi-mesure.

    En effet, chacun de nous a entendu parler de Jérôme Kerviel, ancien trader à la Société Générale. Soupçonné d’avoir fait perdre à la banque française 4,9 milliards d’euros, il est aujourd’hui accusé d’avoir agi au-delà des limites sur les marchés financiers en dissimulant à son employeur ses agissements peu orthodoxes. Il aurait, en effet, « introduit des données frauduleuses dans un système de traitement automatisé » rapportait une dépêche de l’AFP. La fraude, découverte en janvier 2008, a fortement ébranlé le monde financier, soulignant la fragilité du système. Symbole des dérives du monde financier et d’une crise économique sans précédent se poursuivant toujours actuellement, l’affaire Kerviel a fortement nuit à l’image du trader.

    Suite à cette affaire et à l’entrée brutale dans la crise économique, un grand nombre de postes de traders a été supprimé et les stages se sont raréfiés. L’accès au métier de trader était déjà, auparavant, difficile, mais aujourd’hui les débouchés sont encore plus restreints. Dans cette perspective alarmiste, le master de finance de marché à l’Université Paris-Dauphine a été suspendu.

    Cependant, les professionnels de la finance se veulent optimistes sur l’avenir du métier de trader qui, selon eux, a encore de beaux jours devant lui. En effet, ils assurent que ce métier est actuellement indispensable dans des pays où l’économie de marché est prépondérante. Lors d’une conférence organisée  le 24 juin 2009 à l’Université de la Sorbonne par le club des jeunes financiers en partenariat avec l’association monnaie finance banque de l’Université Paris 1, Bruno Atlan, trader chez Natixis et professeur du master 203 Dauphine, aujourd’hui suspendu, affirmait « Traders, vendeurs, structureurs : la finance aura toujours besoin de professionnels de salles de marchés ».

    Afin de redorer le blason du métier de trader, une évolution a été nécessaire. Aujourd’hui, être trader ne recouvre plus les mêmes réalités. Si le travail d’équipe et l’accord avec les procédures sont désormais privilégiés, le nouveau trader se veut moins intuitif et plus raisonné. En effet, le trader de 2010 se verra être bardé de diplômes, technique, rigoureux et académique, et non plus un ion libre échappant aux contraintes du marché. Les organismes financiers et bancaires, plus méfiants, encadrent désormais davantage ces professionnels des salles de marché devenus des cadres supérieurs comme les autres.

    Je vous laisse déguster cette publicité pour une célèbre marque de barres chocolatées mettant en scène le quotidien d’un trader. Toute ressemblance avec l’affaire Kerviel est, bien évidemment, fortuite…

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  • Devant le manque de cohérence des différents plans précités, l’UE met 200 milliards sur la table pour aider les Etats membres.

    Ce qui constitue 1,5% de ses fonds seulement.

    En France, dés début décembre, le poste de Ministre de la Relance économique avait été exclusivement créé pour la circonstance. Patrick Devedjian avait la charge de gérer les 26 milliards « déboursés » pour donner un second souffle au secteur économique.

    Changement de cap

    Rappelons que dans un premier temps 360 milliards (nous avions détaillé l’emploi de cette somme dans la deuxième partie de ce dossier) ont été injectés dans les banques.

    Puis vient le plan de relance de  26 milliards d’euros (somme provenant de la dette donc qui alourdit un peu plus le poids de la dette française). Dans un moment délicat de la crise, cette mesure permet aux pouvoirs publics français d’empêcher l’effondrement de l’ensemble du système économique.
    Pendant ce temps, les Etats Unis, qui sont de plus en plus confrontés aux effets dévastateurs de la crise, investissent 5 fois plus. 825 milliards de dollars sont injectés dans les énergies propres, infrastructures et éducation afin de redémarrer l’économie.

    La nouvelle politique de l’Union Européenne prend effet avec un mot d’ordre commun : « Sauvons nos différents champions de l’automobile ». C’est un secteur qui représente 12 millions d’employés dans toute l’Europe.
    Comment se concrétise cette politique sur le terrain ?

    En France : Prime de 1000 euros pour les propriétaires de voiture de plus de 10 ans.

    Ce qui provoque un haro de la part de Bruxelles, ce que De Gaule appelait de son temps « des sauts de Cabri » de l’UE. Bruxelles fustige le protectionnisme français mais d’une manière globale, on peut dire que c’est un reproche qu’on peut faire à tous les Etats membres de l’Union.

    Avec le peu de recul que nous avons maintenant de la situation, on ne peut pas dire que ce fut une idée lumineuse.

    Situation similaire en Allemagne, avec une prime de 2500 euros. Ce qui permet aujourd’hui au secteur automobile de ne pas sombrer et de créer de nouveaux emplois avec la consommation qui redémarre.
    Dans un premier temps, trois pays dévoilent leurs plans de relance en injectant beaucoup d’argent pour l’économie.
    La Suède: 2,6 Milliards, la Grande Bretagne : 2,5 et la France 6,5 Milliards d’euros mais avec une précision de taille. La contrepartie de cet argent distribué au secteur de l’Automobile est la demande que la production reste sur le territoire français. En un mot le gouvernement français entend lutter contre les délocalisations.

    Obama le messie ?

    L’arrivée d’Obama à la présidence américaine, le 20 janvier 2009, marque le début d’une nouvelle attitude des Etats Unis pour sortir de la crise.

    On peut rappeler que l’ex sénateur de l’Illinois avait basé la dernière partie de sa campagne sur la résolution de la crise. Donc il est élu pour apporter des réponses au chômage des américains, à la faillite des banques, au système financier qui s’écroule, calmer les marchés et donner un autre souffle à l’économie américaine qui en a grandement besoin.
    Pendant son état de grâce, qui perdure malgré quelques couacs et les premières attaques de Paul Krugman, prix Nobel de l’économie en 2008, il met sur pied un plan de relance de l’Automobile et des banques avec conditions. Les dirigeants des banques aidées ne devront pas avoir un salaire annuel qui dépasse 500 000 dollars.

    Un bel élan qui ne dura pas malgré de réels efforts d’autant plus que quelques scandales comme l’affaire Madoff ou la faillite d’AIG viendront ternir la communication, pourtant très importante chez Obama.

    Crise financière, crise économique et maintenant crise sociale !


    En février, la crise continue de plus belle avec des manifestations monstres en Irlande, la chute de gouvernement letton (deuxième gouvernement européen, après celui de l’Islande, dont la crise est à l’origine de la chute) montre la difficulté de la situation. Il faut dire qu’en Europe de l’Est, la crise frappe de plein fouet. Rappelons que ces pays membres maintenant de l’UE avaient laissé le communisme pour un capitalisme débridant sans contrôle. Les banques autrichiennes ou suédoises y ont fait beaucoup de prêts. La population, sous le coup de la crise, est incapable de payer ses  crédits avec des monnaies moins fortes que l’euro.

    La France, jalouse de sa réputation de pays de revendications et de rébellion, n’est pas en reste (le 26 janvier, le 19 mars).

    Début mars en France, le gouvernement anticipe désormais à un recul du PIB de 1,5 %, avec plus de 300 000 destructions d’emplois, cette année.

    Le gouvernement prendrait-il enfin la mesure de la crise ? Selon la presse économique, il table désormais sur un recul du produit intérieur brut (PIB) de la France de 1,5 % en 2009, ce qui creuserait le déficit public jusqu’à 5 %, voire 5,5 % du PIB. Dans ces conditions, le déficit de l’État franchira la barre des 100 milliards d’euros, dont 20 milliards de manque à gagner fiscal et 30 milliards au titre du plan dit de « relance ». Dans le projet de budget initial, ce déficit était prévu à 52,1 milliards. De nouvelles prévisions, confirmées par Bercy, qui devraient être intégrées dans le projet de loi de finances rectificatif présenté en Conseil des ministres.

    Lors du G20, il ya eu une véritable bataille entre d’un coté le couple Franco –allemand et de l’autre les Etats Unis et leur « allié naturel » la Grande Bretagne autour de la primauté entre la régulation et la relance pour sortir rapidement de la crise. Finalement la poire fut coupée en deux. La régulation chère à A. Merkel et N. Sarkozy fut associée à une relance des différentes économies pour stimuler les marchés.

    Et c’est dans cette optique le G20 a vu également la publication des listes des paradis fiscaux avec trois catégories différentes qui définissent différents degrés de dangerosité pour l’économie mondiale. Mais entre les conclusions du monde occidental et la perception du reste du monde il ya un écart. L’accent est mis sur le fait que la City ou des Etats comme le Delaware aux Etats Unis ne soit pas dans cette liste alors qu’ils présentent les mêmes caractéristiques que les paradis fiscaux. Deux poids deux mesures !

    Et le tiers monde dans tout cela…

    En parlant du reste du monde, on peut dire que la crise commence à être une réalité. Rappelons que la crise a atteint les pays en développement lors son passage de l’économie virtuelle à l’économie réelle.

    Selon la banque mondiale, les 129 pays en voie de développement vont faire face à un déficit de financement de 270 à 700 milliards de dollars en 2009. Le FMI s’alarme aussi pour l’Afrique, le continent le plus démuni. La banque mondiale annonce que « les investisseurs privés (vont fuir) les marchés émergents ce qui va provoquer un déficit de financement de 270 à 700 milliards de dollars pour 2009″.

    Les pays pauvres sont maintenant très vulnérables face aux effets de la crise : « La baisse du commerce mondiale touche directement des économies largement dépendantes de leurs exploitations de matière premières » a annoncé le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn, en prédisant également une chute de 20% des investissements directs étrangers sur le continent.

    Les premières éclaircies?

    Depuis le mi Avril 2009, on voit l’émergence d’un nouveau discours plus positif sur la fin de la crise qui est prévue pour le premier semestre de 2010. Jean Claude Trichet, président de la Banque Centrale européenne, DSK du FMI et C. Lagarde, ministre de l’économie ont eu le même son de cloche sur la sortie probable de crise. Il reste à savoir maintenant sur si c’est la méthode Coué ou une analyse objective.

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  • Après le premier épisode consacré aux origines de la crise, nous allons évoquer les premières tentatives de résolutions apportées à la crise aussi bien en Europe qu’aux Etats Unis.

    Avant d’évoquer les solutions proposées, revenons un peu sur le contexte politique en Europe, surtout au sein de l’Union Européenne.

    En Europe, l’Union passe à la présidence française depuis le 1er Juillet et c’est avec cette responsabilité que la France a essayé d’aller aux devants des effets d’abord de la crise financière, qui était présente en Europe bien avant la chute de Lehmann Brothers.

    ECOFIN prend les devants
    Au début de cette présidence, le conseil des ministres des finances européens (ECOFIN), dirigé par Christine Lagarde, ministre de l’Economie, de l’industrie et de l’emploi s’était réuni à Bruxelles afin de prendre à bras le corps la question de la crise financière. La confiance est retirée aux marchés boursiers pour ce qui est de l’autorégulation, les pouvoirs publics vont devoir eux même s’en occuper.

    Parmi les mesures prises pour éviter que la crise financière ne se généralise et se transforme en crise économique, on peut noter :

    • Lutter contre la hausse du prix du pétrole,
    • Renforcer la stabilité du système financier européen en harmonisant le système de supervision et en adaptant sa structure au développement des groupes européens transfrontières.
    • Il était également question des paradis fiscaux qui étaient l’une des sources de la crise financière à cause du laxisme dont ils faisaient preuve.

    Rappelons que ces mesures ont été arrêtées dans la première quinzaine de mois de Juillet 2009 et deux mois plus tard, on se rend compte qu’il faudra mettre sur pieds quelques chose de plus solide pour ne pas être touché par l’avalanche déclenchée par la chute de la Banque d’Affaire Lehmann Brothers et qui s’apprête à engloutir les banques européennes.
    Dès octobre 2008, on note une tentative de sauvetage des banques dans toute l’Europe. On assiste parfois à ce qu’on peut appeler des « curiosités idéologiques ». C’est le cas de la Grande Bretagne. Connue pour symboliser le Libéralisme financier, elle nationalise en partie des banques. A l’automne 65 milliards y sont injectés.

    En fait il s’agit d’une nationalisation partielle avec une prise de participation pouvant aller jusqu’à 50 milliards de livres sterling (65 milliards d’Euros). Les banques concernées sont Abbey, Barclays, HBOS, HSBC, Lloyds TSB, Nationwide Building Society, Royal Bank of Scotland et Stander Chartered.

    La position britannique est symbolique de ce qui se passe en Europe puisque malgré la présence de l’Union Européenne et de la bonne volonté affichée, début Juillet, de travailler de concert, on assiste à des prises de décisions nationales et non communes. Chaque pays essaie de s’en sortir par lui même.
    L’Irlande entre dans ce cas de figure avec des nationalisations de banques aussi. Dans le continent la France, l’Allemagne et l’Espagne prennent des mesures individuelles. Au total, on arrive à près de 1700 milliards de crédits bancaires.

    Mais patatras, il y a une rechute des bourses !!!

    En détail, la France a mis sur la table 360 milliards pour le sauvetage des banques : 320 pour des garanties (comme une caution dans un contrat de location). Les Etats ont choisi de garantir le système bancaire pour que l’Europe ne se retrouve pas dans la même situation qu’en 1929 avec des queues pour récupérer l’argent.
    Il y a aussi 40 milliards qui sont alloués à des prêts avec 21 milliards effectifs à hauteur de 8 % en France.
    Donc en résumé, sur les 360 milliards seul 40 milliards sont prêtés aux banques et les 320 sont mis dans le système bancaire dans toute l’Europe. Vu qu’il n’y a pas une position commune recommandée par l’UE chaque Etat se débrouille comme il peut.
    Aux Etats Unis, la situation se complique (début Novembre B. Obama est élu, avec la promesse d’apporter des réponses adéquates à la crise). Elu mais pas encore en fonction, il a prêté serment le 20 janvier 2009. L’administration Bush est dépassée. Cette période transitoire accentue les difficultés des américains face aux effets de la crise. Le secteur industriel va très mal et les américains souffrent de plus en plus du chômage.

    L’idée d’une solution commune commence à faire jour. L’Union Européenne commence à chapeauter les plans de relance économique proposés par les gouvernements.
    Allemagne 32 Milliards sur 2 ans: Exonération de taxes, facilité d’achats de voitures neuves (pour relancer l’industrie automobile très importante) et aides aux familles sont les différentes voies énoncées par le plan allemand. Berlin peut en faire plus mais ne veut pas se mettre en mal avec Bruxelles.
    Espagne : 11 milliards : priorité aux infrastructures, la lutte contre le chômage en hausse qui est passé de 11 à 14 %.
    Grande Bretagne : 15 milliards : Gordon Brown parie sur une relance de la consommation grâce à la baisse de la tva qui passe de 17 à 15%.

    Une réaction collective, sous l’égide de l’UE, commence à émerger comme étant la clé du problème. Alors que la crise commence à toucher le tiers monde jusque là épargné.

    Réelle solution ou feu de paille ? C’est ce que nous verrons dans la troisième et dernière partie de ce dossier.

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