Articles traitant du thème “e-réputation” :

  • E-réputation : 80% des sondés cherchent à savoir ce qui se dit sur eux

    On a lancé il y a quelques semaines une étude sur la gestion de la e-réputation par les particuliers, merci au passage à ceux qui ont répondu.

    80% des sondés déclarent chercher à savoir ce qui se dit sur eux sur internet. Il y a donc une vraie conscience de ces problématiques. La diffusion du sondage ayant été faite majoritairement via Twitter et compte tenu de l’usage relativement professionnel du réseau à l’heure actuelle en France, il faut tenir compte de ce biais dans les résultats.

    Pour avoir un aperçu de leur e-réputation, les outils les plus utilisés sont :

    • Les recherches Google, utilisées par 89% des sondés (à ce sujet, cette vidéo montre la démarche d’un créatif qui a eu du flair pour trouver un emploi grâce au googling et à adwords). Comme vous avez pu le remarquer, ce chiffre est plus important que celui de ceux qui disent s’intéresser à leur e-réputation.
    • Google Alerts pour 35% d’entre-eux.
    • Les recherches Facebook pour 35% : on s’attendait à un chiffre plus élevé étant donné que Facebook est l’endroit où l’on diffuse le plus d’infos et où les risques de fuite sont les plus importants, notamment à cause des publications sur les murs de ses amis (pas forcément protégés).
    • Les recherche Twitter pour 27% des sondés : ici pas d’étonnement, l’usage de Twitter en France étant plus centré sur le pro et le chiffre devait donc être plutôt élevé vu qu’il s’agissait d’un sondage diffusé en grande partie via ce média.

    Au niveau de l’usage des réseaux, 48% des sondés les segmentent selon l’utilisation « prévue » du réseau (c’est à dire Facebook pour l’usage personnel et Viadeo pour l’usage professionnel par exemple) et 38% l’utilisent en fonction des contacts présents sur chaque plateforme.

    Pour ce qui est des réseaux les plus utilisés, on retrouve majoritairement Linkedin (80%) et Viadeo (85%) qui sont la plupart du temps utilisés conjointement. Xing est, quant à lui, utilisé par 35% des sondés. Twitter a été cité par 15% des sondés, alors qu’il n’était pas proposé, preuve de son utilisation encore majoritairement professionnelle en France.

    Maintenant sur l’utilisation des réseaux : 24% des sondés publient plusieurs fois par semaine, 26% déclarent publier de « temps en temps » et 20% des sondés disent ne jamais poster.

    Dernier chiffre : 25% des sondés disent avoir demandé la suppression d’un contenu les concernant, il y a donc une réelle crainte de voir des contenus compromettants diffusés sur la toile.

  • MyWebCareer : Surveillez votre e-réputation en toute simplicité

    Vous êtes-vous déjà demandé ce que votre présence sur Internet renvoyait à vos potentiels employeurs ? Si c’est le cas, cela n’a pas dû être facile ni rapide d’y apporter une réponse. Pourtant, votre e-réputation en dit parfois plus sur vous que votre CV, et n’apporte pas toujours que des avantages.

    C’est pour ça qu’une start-up a lancé MyWebCareer, un site qui vous permet d’évaluer votre présence sur la toile.

    Comment ça fonctionne ? Tout d’abord, commencez par lier vos comptes Facebook, Twitter et LinkedIn à MyWebCareer. Ensuite, en fonction de vos profils, de votre réseau et de vos différents résultats sur les moteurs de recherche, MyWebCareer vous attribue un score allant de 350 à 850. Bien entendu, l’idéal sur ce site est d’atteindre le score le plus élevé, ce qui signifie que votre réputation sur Internet est très bonne. En fonction du score atteint, MyWebCareer vous donne quelques conseils pour améliorer votre e-réputation. Et lorsque votre score change, vous recevez immédiatement une notification.

    Bon, c’est pas le tout, mais en quoi MyWebCareer est intéressant ? Premièrement, nous le savons tous, il est très difficile de surveiller notre e-réputation et nos contacts sur Internet, or, MyWebCareer dispose de multiples avantages qui permettent de simplifier cette tâche. De plus, le site est bien fait, et globalement, les conseils donnés sont pertinent.

    Ce site propose de multiples fonctionnalités, certaines ne sont accessibles qu’avec un compte « premium », mais le panel des fonctionnalités gratuites est déjà très complet.

    Pour avoir testé, j’ai trouvé que le service était particulièrement simple d’utilisation, par contre je n’ai pas réussi à connecter mon compte twitter. Le point qui me dérange aussi est Facebook, il faut donner un accès total au compte, ça risquerait d’en bloquer certains. On peut aussi y voir des choses amusantes, apparemment on peut me trouver sur Google en envoyant « britney spears ». Moi qui croyait pourtant avoir fait disparaître cette vidéo, zut !

    Le résultat est que apparement je suis en dessous de la moyenne en visibilité, ce qui m’étonne peu vu qu’il n’y a pas eu de connexion au compte twitter.

    N’hésitez pas à nous donner votre avis si vous êtes inscrits sur ce site !

  • Le successeur du profil : L’E-portrait par Géraldine Gomaere

    Nous sommes toujours dans les contributions d’autres bloggeurs sur Helia. Aujourd’hui c’est au tour de Géraldine Gomaere (du blog Job Formation Actu et @JobFormActu sur twitter) de nous présenter sa vision des réseaux sociaux pour demain. L’e-portrait, entre la carte de visite et la biographie : un nouvel outil e-réputation.

    Un e-portrait pour remplacer votre carte de visite ?

    L’e-portrait est en soi un nouveau mot qui ne signifie peut-être rien pour vous en 2010, mais qui pourrait bien devenir une tendance pérenne dans nos sociétés de plus en plus numériques.

    Avant d’aller plus loin, il faut définir ce que j’entends, ou plutôt ce qu’un site comme Biobble.com, entend par e-portrait. Biobble annonce “permettre à chacun de se créer un e-portrait, véritable site Internet biographique ou professionnel, pour gagner en visibilité sur Internet, maîtriser son image et sa e-réputation”.

    Autrement dit, votre e-portrait représentera votre e-moi sur Internet, il dira qui vous êtes, comment vous contacter, ce que vous savez faire et ce que vous avez déjà accompli.

    Certains diront que c’est déjà le cas de ce que proposent Facebook ou des sites de networking professionnel comme Viadeo et Linkedin. Pourtant et en y regardant de plus près, votre e-portrait ne viendra pas concurrencer votre appartenance à des réseaux sociaux mais la compléter. Par exemple, sur Facebook, on ne dit pas vraiment qui on est. Certes on publie quelques infos ça et là, on ajoute des photos, mais l’ensemble ne renvoie bien souvent qu’une image lapidaire de notre personnalité, et encore faut-il être un de nos amis pour y accéder. Viadeo quant à lui ne s’attache à présenter qu’un profil professionnel, qui tient plus du CV que de la biographie, et qui n’est lui accessible qu’aux autres membres inscrits sur le réseau.

    Ce que je trouve intéressant et pertinent avec l’e-portrait, c’est qu’il apporte une autre perspective sur nous-même et que, bien qu’intégré à un réseau, ce n’est pas une solution pour faire du social networking. Facebook devrait rester encore pendant longtemps le meilleur moyen de renouer ou de discuter avec des amis et Viadeo d’étoffer son carnet d’adresse professionnel, tandis que l’e-portrait pourrait bien être le trait d’union entre ces réseaux et par extension, entre de nombreux services Web grand public.

    C’est pourquoi je pense sincèrement que ce concept d’e-portrait pourrait peut-être prochainement devenir le format de référence de la carte de visite du futur : la carte de visite 2.0, pour emprunter au Web son langage.

    Actuellement l’image qu’Internet renvoie de nous est souvent incomplète, inexacte ou fausse : on ne se résume pas à la liste des jobs qu’on a eu, pas plus qu’à une photo prise en boite de nuit; et pourtant, ce sont bien souvent ces traces volontaires, ou pas, de nous mêmes qu’une personne se livrant au “name-googling” va découvrir. Or il faut savoir que 30% de l’activité quotidienne des internautes consiste à utiliser le Web pour faire des recherches, dont une part croissante concerne les recherches sur les personnes. Aujourd’hui, ce ne sont plus uniquement les DRH qui s’y livrent, mais également le commun des mortels : l’ami d’amis rencontré au cours d’un diner et qui vous aura trouvé sympathique, un client potentiel, un de vos prestataires, vos cousins ou votre boucher de quartier…

    Ce qui est également intéressant de souligner c’est que concernant la carte de visite, il y a ceux qui en ont une et ceux qui n’en ont pas, ou plus. Or ce bout de carton censé faciliter les contacts ou les reprises de contact n’a encore pas beaucoup évolué à ce jour par rapport à son format original. On y trouve nos nom et prénom, une adresse postale, des coordonnées téléphoniques et petite nouveauté, de plus en plus souvent un email. Une carte de visite bien faite reprendra aussi le nom de votre société et des informations sur votre activité, mais forcément succinctes, puisque les dimensions du traditionnel petit bristol limitent les possibilités en terme de contenu. Pourtant, il y a bien d’autres informations que nous pourrions communiquer pour mieux nous présenter, nous positionner et rassurer notre contact; mais si l’on devait en dire plus, il faudrait une plaquette de présentation, nécessairement plus volumineuse, donc moins pratique à emporter partout avec soi et en quantité, et surtout beaucoup plus encombrante et gênante pour nos interlocuteurs.

    D’ailleurs, il y a quelques années des sociétés s’étaient penchées sur cette problématique de pouvoir communiquer plus d’infos via une carte de visite. Elles avaient alors tenté de commercialiser des cartes CD rom (au format des traditionnelles cartes de visite).

    L’idée était pertinente, mais le support trop onéreux et pas réellement adapté aux besoins de chacun et aux contraintes de compatibilité informatique.

    Aussi je crois réellement que l’e-portrait a de beaux jours devant lui et pourrait bien devenir la carte de visite du 3e millénaire, intégrant notre bio, notre twitter, des photos de nous, de nos produits ou créations, bref tous les messages et informations qui nous définissent et que l’on a envie de transmettre ou de partager.

  • Réseaux sociaux et prospectives : l’avis de Laurence Saquer

    Les évolutions vont très vite dans l’internet, entre l’idée et la mise en place, le délai est de quelques semaines, voir quelques jours pour les plus réactifs. Et ces changements sont d’autant plus rapides quand on attaque le sujet des réseaux sociaux, c’est pourquoi la question des prochaines évolutions est venue tout naturellement.

    Je m’apprêtais à en faire un article quand je me suis dit « Tant qu’à écrire sur les réseaux sociaux : autant les utiliser pour écrire.« 

    J’ai donc partagé sur twitter et Facebook mon souhait de faire une série d’articles sur le sujet avec les contributions de bloggeurs. Je ne cherchais pas spécialement des avis d’experts, mais des avis d’utilisateurs de réseaux sociaux qui font tourner leur imagination et leur vision des prochaines évolutions.

    On commence avec la contribution de Laurence Saquer, sociologue et bloggeuse sur monadolab.fr et que vous pouvez retrouver sur Twitter @rocklolo. Elle va nous parler de sa gestion des différentes identités online et de l’anonymat sur les réseaux sociaux, en commençant par un retour sur les années folles des forums. Certains le pratiquent déjà, mais pour elle cette pratique devrait se généraliser.


    « Ma première conversation online date de 2000. C’était sur un forum Caramail, qui parlait de rock indépendant, c’était fun. Je m’y suis fait de vrais copains, dont certains sont partis vivre en Chine des années plus tard, mais cela n’a rien à voir. C’est en fait assez étrange de voir les forums, sources inépuisables si fascinantes, être moins la bête de foire auprès des médias grand public que ne l’est aujourd’hui Facebook. Qu’on le veuille ou non, sur Facebook, les choses sont moins fun que sur un forum où l’on peut porter un avis à connaissance, tout en répondant au doux nom de Akira54 ou bien loladu93.

    En 2010, on ne s’amuse pas moins sur le web lorsqu’on n’est “pas soi” : au contraire ! L’identité est justement quelque chose qui se travaille sur le web, et plus que jamais, segmenter ses territoires de prises de parole devient essentiel.

    Je ne me comporte pas de la même manière sur twitter où je sais que je peux être lue par des clients et sur Facebook où je peux décrire une journée ratée et poster des vidéos de rock suédois sans que des personnes qui ne me connaissent pas vraiment s’imaginent quoi que ce soit à mon sujet.

    En réalité, ce n’est pas tant le pseudo qui compte, mais bien l’audience à laquelle on s’adresse qui façonne une “personnalité online”. Car sur twitter, tout le monde peut voir que derrière @RockLolo se cache (même pas) Laurence Saquer, qui souhaite être reconnue en cas de networking. D’autre part, sur Facebook, mon vrai nom est aussi affiché car je souhaite y retrouver des amis.

    D’ailleurs, je reçois souvent des demandes d’amis de personnes que je n’ai jamais rencontrées et qui me suivent sur twitter ou ailleurs. Je les refuse systématiquement, parce qu’elles font partie d’une audience que je n’identifie pas comme “garde rapprochée”.

    Bon, bien évidemment, je ne vous dirai pas quelles sortes de déclinaisons prennent mes pseudos sur divers forums, parce que justement, derrière ces noms rigolos, je veux dire des trucs qui ne regardent pas, par exemple, un recruteur potentiel. J’ai plus de 20 comptes sur YouTube, et croyez-moi, c’est fou l’imagination que l’on peut avoir parfois… La vraie tendance, c’est le jonglage entre ces différentes portes d’entrée sur les réseaux sociaux. »


    Demain ça sera au tour de David Commarmond, qui nous partage une vision a plus long terme de l’impact des réseaux dans le monde réel. D’ici là, n’hésitez pas à me contacter si vous voulez partager votre avis, bonne journée !

  • La présence sur internet pour les PME

    On parle beaucoup d’e-réputation, de présence sur les réseaux sociaux, de stratégie… au risque parfois d’en tomber dans le socialwashing, mais bien souvent le discours adopté est complexe, et pas forcément adapté à la réalité des PME / TPE, même si elles essayent de suivre.

    C‘est pourquoi je propose ici quelques bases à connaître pour se lancer sur les réseaux sociaux.

    Venir sur les réseaux sociaux est un investissement, pour qu’il y ait un retour il faut que vous y consacriez du temps.

    Les comptes Twitter entreprises et les pages Facebook dédiées aux entreprises se multiplient, pas toujours dans le cadre d’une stratégie mais plutôt dans une démarche de « C’est gratuit, et-si-tout-le-monde-en-parle-ça-doit-être-un-truc-de-professionnel-de-la-profession », ce qui n’est pas forcément efficace et devient vite coûteux en temps.

    Je ne parle pas ici de créer une stratégie complète et exhaustive de présence sur les médias sociaux, ce qui demande du temps, des compétences spécifiques et du recul, des choses que même le meilleur dirigeant du monde n’a pas forcément en stock. En revanche cela vous permettra d’établir les bases d’une communication efficace sur les médias sociaux.

    Les réseaux sociaux, cela commence par un plan de com’ à l’ancienne

    Avant toute chose, il faut revenir aux bases de la communication : Il s’agit d’un outil et non d’une finalité, la démarche à avoir est de se demander où est-ce que l’on veut aller avec son entreprise : Définir des objectifs par rapport à votre activité et non par rapport au média.

    Les éléments suivants sont la base d’une stratégie de communication classique, je les reprend uniquement pour montrer que l’approche des réseaux sociaux doit faire partie du reste de la stratégie communication (ce qui a déjà été fait en terme de communication en clair).

    • Qui cherchez-vous à atteindre ? Des prospects, des clients grand publics, d’employés à recruter, etc.  Les cibles sont innombrables et nécessitent généralement une approche différente à chaque fois.
    • Pourquoi voulez-vous les atteindre ? Recherche de nouveaux contrats, d’un prestataire, de partenaires…
    • Que voulez-vous dire ? On ne peut pas parler de TOUTE votre offre dans un message, il faut que vous choisissiez ce que vous allez mettre en avant et quels axes vous allez mettre en avant (Par exemple, une pelle est un outil formidable pour un jardinier et pour Bernie, mais l’argumentaire de vente sera radicalement différent, de même que les canaux).
    • Quand voulez vous les atteindre ? Les médias sociaux présentent l’avantage d’avoir une mise en œuvre relativement rapide et une visibilité temporaire, ce qui est utile si vous communiquez en période de fête ou pour des occasions spécifiques. Prévoyez quand même un délai d’un ou deux jours si vous le faites vous-même, ne serait-ce que pour se relire et faire relire.

    C’est à ces questions-là que doit répondre votre plan. Vos objectifs doivent regrouper les principales questions auxquelles vous devrez répondre.

    Ensuite il vous faut connaître les usages des différents réseaux sociaux : Il y a de nombreux articles qui peuvent répondre à cette question à ma place, mais gardez en tête que s’il existe des grandes tendances en terme d’usage, (Facebook pour le grand public, Twitter pour le B to B et l’internet, Viadeo pour le recrutement…) rien ne vous force à suivre ces conseils à la lettre si vous trouvez qu’un contenu est pertinent par rapport aux personnes qui vont le lire.

    La recherche avant tout : capitalisez sur ce qui existe déjà

    Une fois que vous savez où vous allez, il peut être très intéressant de faire un petit récapitulatif de ce qui existe déjà : Vous avez un site web qui contient des informations sur votre entreprise et votre vision de votre service ? Cela peut devenir une plateforme intéressante. Il n’a pas besoin d’être supergraphique et dynamique, il doit juste être professionnel : clair, sans fautes, avec quelques illustrations et une réalisation propre.

    Si vous n’en avez pas et que vous avez décidé de ne pas en faire, ce n’est pas un problème, un blog peut faire l’affaire dans la mesure où il est alimenté relativement régulièrement : Le but ici n’est pas d’avoir un contenu purement promotionnel (donc peu intéressant pour un lecteur) mais quelque chose qui rende service à la cible que vous avez choisie et qui soit en rapport avec votre métier. C’est à vous de trouver l’axe, il dépend de votre activité.

    Si vous avez décidé de créer un site dynamique (avec l’actualité de votre entreprise ou des actualités de votre secteur…) profitez-en pour ajouter des liens de partage vers vos réseaux sociaux : Vous pourrez générer de l’activité sur vos profils et, si votre site est consulté et votre contenu de qualité, d’autres personnes partageront votre contenu.

    Il y a des articles qui parlent de vous sur internet ? Vous pourrez partager les liens sur vos réseaux, cela donne plus de crédibilité auprès de vos cibles.

    Vous avez trouvé un site qui parle de l’actualité de votre secteur ? Ca sera pour vous à la fois un outil pour vous informer et un possible relai de communication : Il ne s’agit pas de faire directement la promotion de votre activité, mais de mettre en avant quelque chose qui fait votre originalité : un positionnement ou une approche du client différente, des services associés originaux…

    A partir de là, vous pourrez commencer à agir et à remplir vos profils avec les informations habituelles dont un court texte de présentation de l’entreprise et de ses services, une photo (le logo de l’entreprise), et les autres champs demandés. Vous pourrez l’enrichir au fur et à mesure avec des photos de vos réalisations, des articles sur votre activité…

    Commencez petit et observez

    Paris ne s’est pas construite en un jour, et la mise en place de votre présence sur internet est un processus coûteux en temps. Commencez d’abord par mettre en place quelques pages sur les principaux réseaux que vous utiliserez (1 ou 2 si vous êtes novice en la matière, 2 ou 3 si vous les utilisez déjà à titre personnel) et au fur et à mesure que vous vous familiarisez avec ces outils.

    Commencez aussi par repérer les acteurs de votre secteur qui communiquent sur les réseaux : journalistes spécialisés, bloggeurs,… Une phase d’observation vous permettra de trouver les codes de communication du milieu et de vous y conformer, ou alors de vous différencier de ces codes si vous avez choisi cette orientation.

    Vous ferez sûrement des bourdes dans les premiers temps, votre audience sera faible au début, mais avec un peu de persévérance (et d’opportunisme), les réseaux peuvent devenir un très bon relai de communication pour votre activité.

  • Communication de crise et réseaux sociaux…

    … Entre amateurisme et prise de conscience.

    La communication de crise est une problématique que les entreprises avaient appris à maitriser (au prix d’un scandale en général), mais quelques évolutions viennent mettre à mal les stratégies existantes.

    Les réseaux sociaux ont changé la donne dans ce domaine en apportant un nouvel élément : Les réactions des consommateurs. Si elles ont toujours existé, elles étaient plus ou moins circonscrites aux individus, qui ne diffusaient pas ce genre d’informations. Les journalistes représentaient une menace autrement plus sérieuse, et donc une cible de communication privilégiée. Maintenant quand une marque déplait à un consommateur, celui-ci peut l’exprimer et ne s’en prive pas.

    Si les journalistes sont toujours indispensables dans un plan de communication de crise, ils ne sont plus les seuls partenaires avec qui travailler.

    Les exemples de bad buzz sont nombreux, les déroulements sont souvent les mêmes : Une info négative circule sur les réseaux sociaux (par l’intermédiaire des médias traditionnels dans quelques cas), les foules se déchainent sur les pages Facebook, des community manager débordés (et sous la pression de la hiérarchie) finissent par fermer toutes les possibilités d’expression sans explication ni pédagogie, ce qui amène des réactions d’autant plus haineuses sur des pages qui n’appartiennent pas à l’entreprise et qui font le tour des blogs et des twitts. C’est la magie du temps réel et de l’utilisateur diffuseur.

    Est-ce inéluctable ?

    Je ne pense pas, j’y vois plutôt une lacune dans la stratégie de communication de crise des entreprises : les réseaux sociaux. L’enthousiasme autour de ces plateformes n’a d’égal que l’amateurisme de certaines démarches que l’on peut voir actuellement, y compris dans de grandes entreprises. Les entreprises ont commencé à intégrer les réseaux sociaux dans leurs communications, mais rarement dans les plans de communication de crise.

    Cas pratique : La Fnac

    Un des exemples qui m’a inspiré pour écrire ce post est celui de la Fnac. Même s’il n’est pas idéal, cela reste une des meilleures gestions de crise vues à ce jour.

    Petit résumé de la situation : La Fnac met en vente des places pour un spectacle de Dieudonné, il y a une promotion faite sur la page FB de la Fnac, comme pour d’autres spectacles, ce en quoi la page remplit son rôle.

    Première interrogation : est-ce bien sage de mettre en avant cela ? Et est-ce bien sage pour un Community Manager de poster cela avant de partir en week-end ? Il y avait un fort risque de réactions négatives.

    Les réactions négatives s’accumulent en commentaires et en publications, mais du côté de la Fnac, aucune réaction pour le moment.

    Il faut attendre le lundi pour avoir une réaction sur la page : Suppression des publications et ouverture d’un forum de discussion sur la page. Face à une réaction d’une telle ampleur et de commentaires insultants/à caractère raciste des deux côtés, c’était la solution la plus logique, ce n’est jamais une bonne idée de laisser ce genre de messages trainer sur le mur d’une entreprise. L’ouverture de la page de discussion est un bon réflexe, cela permet de canaliser les réactions les plus constructives et d’entamer le dialogue.

    Au bout d’un moment, les CM débordés ont quand même été obligés de fermer les commentaires en attendant que l’orage passe : Encore une fois, ce n’est pas l’idéal, mais les commentaires étant malheureusement injurieux, ce n’est pas une grande perte. L’espace de discussion étant toujours ouvert, les internautes n’étaient pas laissés à eux-mêmes. Il y a eu une annonce expliquant cela sur le mur.

    Dans l’ensemble, ils ne s’en sont pas trop mal sortis si on retire le délai de réaction (Prévoir une astreinte d’un CM au moins le week-end ? Ils risquent de ne pas être d’accord :D), c’est quand même bien mieux que ce qu’on peut voir pour d’autres marques (Nestlé par exemple).

    Maintenant, l’internaute qui arrive sur la page Facebook de la Fnac ne voit que les publications de la marque, il faut changer de filtre si l’on veut voir les autres publications, ce qui évite de les rendre trop visibles, et laisse le temps de les modérer. Il y a encore quelques publications qui passent entre les mailles du filet, mais pour la majorité, il y a des réponses et une animation régulière.

    Savoir en tirer profit

    C’est plus délicat : Gérer la crise est le minimum que l’on doit faire, mais certaines entreprises arrivent à rebondir sur cette crise pour se mettre en avant : Par exemple en parlant de ce qui a été mis en place pour régler la crise au niveau de l’entreprise permet de montrer la bonne volonté d’une entreprise, sa volonté de dialogue et sa transparence.

    Il faut quand même garder un délai et regarder l’évolution de la situation pour éviter de relancer les réactions négatives.

    Si une telle crise vous arrive un jour (ce que je n’espère pas, bien évidement) vous aurez de toutes façons à payer quelques pots cassés (on n’arrête pas un internaute comme cela) mais avec une réaction rapide et bien construite, vous pourrez limiter la casse.

    En conclusion, il y a une distinction à faire entre communication de crise « classique » où il faut maintenant intégrer les réseaux sociaux dans les réponses de l’entreprise, et crise sur les réseaux sociaux où la crise est cantonnée aux réseaux sociaux, où il faut réagir vite et de façon cohérente, ce qui implique d’avoir réfléchi en amont aux crises qui peuvent survenir et d’avoir une veille e-réputation.

    Dans tous les cas, les réseaux sociaux ne peuvent plus être ignorés en cas de crise, même si vous n’avez pas de communication sur les réseaux sociaux actuellement.

  • Dredi, le Zapping !

    L’affaire Nestlé (tout de suite après cette introduction) est révélatrice du nouveau pouvoir des consommateurs.

    Les médias sociaux ont considérablement augmenté la portée d’une voix, elle peut potentiellement être entendue par tous et peut se diffuser à une vitesse record. Plus que jamais l’entreprise a l’obligation d’être irréprochable. Bon Zapping !

    Guérilla digitale sur la fan page de Nestlé

    Tout commence par la publication d’une vidéo assez violente de Greenpeace qui accuse le géant Nestlé d’utiliser de l’huile de palme pour la fabrication de sa fameuse  barre chocolatée, Kit Kat. A priori rien de bien choquant, excepté que la production de l’huile de Palme entraine la destruction croissante des forêts Indonésiennes. Privée de son habitat naturel, l’espèce des Orangs-Outangs s’éteint au gré de ces « rapts ».

    Suite à la publication de cette « bombe », la fan page Facebook de Nestlé s’est retrouvée envahie de commentaires outrés et d’appels au boycott de la marque. En réponse, Nestlé expulse plusieurs membres (à cause de logos détournés de Kit Kat), pratique le commentaire dogmatique (Nestlé : « Merci pour la leçon de manières [...] Mais c’est notre page, nous décidons des règles[...]« . Des réponses qui n’ont fait qu’attiser la fronde des internautes (qui continue à l’heure actuelle).

    Un bel exemple qu’une bonne gestion de l’e-réputation est devenue essentielle pour l’entreprise, le médias sociaux sont des espaces dédiés aux consommateurs pour s’exprimer, leur censurer la parole, leur manquer de respect ne peut qu’engendrer une réponse sur mesure.

    Au Canada, Internet dépasse la Télévision

    Pour la première fois dans l’histoire canadienne, la firme de sondage Ipsos Reid a constaté que les Canadiens passent maintenant plus de temps chaque semaine à surfer sur le Net qu’à regarder la télévision.

    Actuellement les canadiens passent 18 heures par semaine en ligne contre 16,9 heures à regarder la télévision. Des chiffres qui témoignent de la puissance du média internet dans ce pays.

    A titre de comparaison, nous en sommes encore loin, en 2009 les français passaient en moyenne 23 heures par semaine devant leur télévision et « seulement » 13 heures sur internet.

    « Comment Groland recrute ses vieux Grolandais » sur Rue 89

    Ah la « présipauté » de Groland, un paradis pour tous les amoureux du second degrés et du politiquement incorrect. Mais comment fait la production pour nous dégoter des Grolandais aux « gueules » si unique dans le paysage audiovisuel ? Une interrogation qui trouve enfin sa réponse grâce à Rue 89 qui nous offre une interview de Isabelle Doll, la directrice du casting Grolandais.

    Ainsi nous apprenons que Groland recrute ses vieux grolandais dans des clubs pour séniors, dans des petits journaux locaux par le biais de petites annonces. Le bouche à oreille joue aussi un grand rôle. Plus étonnant le « casting sauvage », Isabelle Doll sillonne les bars à la recherche de « perles » typiquement Grolandaise  (« des séniors au visage rosé, rubicond, un peu dodu et qui paraissent leurs âges« ), d’ailleurs les « vieux qui paraissent vieux », sont de plus en plus rares selon elle.

    Une découverte de l’envers du décor grolandais des plus instructifs que nous vous conseillons vivement. Banzaï !


  • Les grands patrons du CAC 40 ont une mauvaise e-réputation

    Pas de blog personnel visible, 5% de présence publique sur Facebook, 7 % sur Twitter, 16% sur LinkenIn ou Viadeo. En somme une e-réputation à améliorer de toute urgence. C’est ce que vient de dévoiler les conclusions du premier baromètre de Hopscoth et ePerf Consulting sur l’e-réputation des grands patrons du CAC 40.

    Un baromètre qui repose sur 5 indices qui analysent les 10 premiers liens sur Google quand on fait une recherche sur le nom d’un grand patron.

    Il y a d’abord l’indice de stabilité qui étudie le niveau de contrôles de ces liens. L’indice de maîtrise qui analyse les efforts visibles de maîtrise de sa e-réputation. L’indice de qualité de l’e-réputation analyse la tonalité des contenus  les plus visités sur une échelle allant du plus négatif au plus positif suivi de l’indice d’intérêt qui repose sur le nombre de requêtes directes sur le nom du dirigeant effectuées par les internautes au cours des six derniers mois. Enfin l’indice de visibilité est calculé sur le total de liens indexés par Google contenant le nom du dirigeant, au moment de l’étude.

    Après la prise en compte et l’analyse de tous ces critères, les grands patrons du CAC 40 issus de l’industrie se remarquent un peu plus que les autres secteurs en occupant 12 des 20 premières places. Avec Franck Riboud de Danone (numéro 2), Pierre-andré de Chalendar de saint Gobain (numéro 3) ou Lakshmi Mittal (numéro 4).  Mais c’est le patron de Dexia, Jean-Luc Dehaene, qui occupe la tête du classement. Dexia, une boite en proie, depuis la crise, à des difficultés. On peut en conclure que l’e-réputation d’un patron n’a aucun lien avec la santé de son entreprise. Analyse vérifiable avec Christophe de Margerie de Total, qui se morfond dans les profondeurs du classement. Total a annoncé, en 2009, 14 milliards de bénéfices.

    Autre curiosité, le coté « people » peut aider à accroitre l’e-réputation d’un grand patron même si c’est à son corps défendant. C’est la cas de François-Henri Pinault (PPR). Sur l’indice du nombre total indexé par Google, il est celui dont on parle le plus. L’explication vient de… son mariage avec l’actrice Salma Hayek.

  • Le poids des mots, le choc du Zapping

    Le zapping aujourd’hui est déçu, déçu de voir que les recruteurs utilisent de plus en plus internet pour s’informer sur l’intimité de leurs candidats. Certes, le web 2.0 n’est peut être pas l’endroit le plus judicieux pour exposer sa vie personnelle, oui recruter un candidat pour une entreprise coûte cher.

    Mais de quel droit peut on juger un candidat sur des éléments de sa vie privée et non sur ses compétences personnelles, ne pas donner sa chance à une recrue potentielle simplement à cause de quelques informations succinctes recueillies sur le net.

    Une dérive des recruteurs qui entache sur leur professionnalisme et favorise les injustices. Malheureusement cette tendance risque de se démocratiser de plus en plus. Faites attention à votre e-réputation, elle peut mener à des jugements faciles.

    Devenez stagiaire le mieux payé de France

    Gagner 10 000 € pour un stage en Marketing d’une durée de 3 mois. N’importe quel stagiaire vous répondra que c’est impossible, plutôt habitué à côtoyer les tréfonds de la grille salariale. Pourtant le rêve peut devenir réalité grâce à www.rêve-privée.com. Doté d’un concept plutôt original, ce site vous fait gagner des lots luxueux grâce à votre culture générale. Surfant sur le mécontentement salariale des stagiaires, le site compte bien attirer l’attention grâce à ce « produit » unique en son genre.

    Si l’étudiant qui est en vous a envie de tester sa culture en Marketing, vous pouvez tenter votre chance et répondre au questionnaire (le ticket d’entrée est quand même à cinq euros). Le candidat qui donne le plus rapidement de bonnes réponses à la suite gagne le stage mais surtout il rentrera dans l’Histoire en tant que premier stagiaire payé comme un cadre.

    L’importance de l’e-réputation

    Faites attention à votre e-réputation, les recruteurs n’hésitent plus à consulter le net pour connaître tous vos petits travers personnels. En France, déjà 14 % des spécialistes du recrutement disent avoir refusé un candidat à cause d’informations trouvées sur la toile. La raison selon eux, « certains commentaires, photos ou vidéos étaient inappropriés, laissant planer des inquiétudes sur le style de vie des candidats ». Une réflexion quelque peu hypocrite mais qui illustre très bien que vie personnelle et vie professionnelle ne font décidément pas bon ménage sur Internet.

    (Gustave Doré, la Folie de Don Quichotte, 1863,
    illustration du pouvoir de la lecture sur l’imagination)

    Le blog du modérateur s’illustre

    Le blog du modérateur ouvre une nouvelle rubrique complétement dédiée aux dessins et illustrations. Un concept simple : des dessins en accord avec la ligne éditoriale du site (actu internet, les réseaux sociaux et nouvelles technologies) qui nous permettent de découvrir les différents talents des bloggueurs BD du web. Anthony Lelgouarch inaugure cette rubrique de façon plutôt humoristique avec le lancement de sa série « et l’humanité inventa… ». Vivement la suite !

    « Kill your stress »

    Le stress est une véritable souffrance pour les salariés et un gouffre financier pour les entreprises (le stress coûterait 2 à  3 milliards d’euros à l’économie française). Ce spot créé par l’agence pinkman tv spécialisée dans l’animation 2d nous le rappelle subtilement à travers leur représentation du stress tout de noir et blanc.

    Kill your Stress from alberto mielgo on Vimeo.