Une étude de la division Statistiques régionales, locales et urbaines de l’Insee publie la cartographie des régions les plus touchées par la crise financière puis économique de 2008 à 2009. Une cartographie où se dessinent des disparités liées à la nature et l’histoire de l’emploi des différentes zones de vie.
Stève Lacroix, l’auteur de l’étude, fait une première constatation : les régions du Nord-Est sont les plus touchées avec une perte d’emplois « supérieure à 5 % entre le début 2008 et la fin 2009, contre 3,6 % au niveau national ». Il s’agit de la Franche-Comté, La Lorraine, la Picardie, la Champagne-Ardenne et la Bourgogne).
Autant les emplois intérimaires peuvent être l’objet d’un formidable et performant dopant pour la croissance de l’emploi en période stable, autant leur nature peut être un handicap et fragiliser certaines régions en cas de crise. Ce sont des emplois qui s’affaissent comme un château de carte au moindre coup de vent. Ainsi entre 2002 et 2006, ce fut le cas des régions Poitou-Charentes, Rhône-Alpes, Bretagne et Pays de la Loire.
Elles avaient une croissance en matière d’emploi plus rapide (+ 2,6 %) que la moyenne nationale (+1,5 %). Ces régions ont perdu entre 3,4 % et 5 % de leurs emplois « entre le premier trimestre 2008 et le quatrième de 2009″.
Les régions qui s’en sortent le mieux sont celles du Sud (Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Aquitaine). Elles enregistrent entre 2 % et 3 % d’emplois perdus. Rappelons que la moyenne nationale est presque de 3,6 %.
Les causes : les régions hébergeant les grands bassins industriels sont les plus touchés. L’industrie a beaucoup souffert de la crise (240 000 emplois perdus plus les 100 000 intérimaires). En revanche, les régions à forte concentration de secteur tertiaire ont été les moins touchées.
Source : Le Monde
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