Actualité de l'emploi et des réseaux sociaux
10 fév
Avec comme invité d’honneur, M. Yunus, prix Nobel de la Paix et fondateur du microcrédit, le salon des entrepreneurs 2010 a reçu beaucoup de visiteurs allant de professionnels et aux jeunes venus récolter des informations pour la promotion ou la création d’entreprises.
Nous avons rencontré tout ce beau monde autour des thèmes de l’auto entrepreneuriat, des PME…
A suivre, notre reportage sur l’entrepreneuriat social.
4 jan
Marché en plein essor, le « serious ga
me » a le vent en poupe dans les entreprises. Le « serious game » propose une simulation ludique d’une problématique plus ou moins complexe d’entreprise dans laquelle l’internaute est invité à s’immerger, ils ont pour vocation de rendre attrayant la dimension sérieuse d’une formation en y instaurant une interactivité sur des objectifs ludiques issus des jeux vidéos traditionnels. Ils sont aussi pour les entreprises un moyen de toucher toute une génération de nouveaux entrants biberonnés au jeux vidéos : une forme d’apprentissage naturelle pour ces générations.
Prenons l’exemple de BNP Paribas qui a lancé en mars 2009 son propre jeu vidéo, Starbank the Game. Nouvelle recrue de BNP Paribas, vous êtes envoyé au confins de la galaxie dans une cité orbitale peuplée d’étranges aliens. Votre mission, développer la marque BNP Paribas auprès de ces autochtones et faire de cette cité intersidérale un exemple de prospérité galactique. Pour cela, vous créerez des agences avec des services adaptés aux différents besoins,vous devez prendre les bonnes décisions pour satisfaire vos clients, vos actionnaires et vos employés. Sous ce verni ludique, cette application permet à BNP Paribas de former ses nouvelles recrues sur les 3 métiers de la banque : la banque de détail, la gestion d’actifs et la Banque de Financement et d’Investissement.
Créer son propre « serious game » coûte cher (de 150 000 à 1 millions d’euros pour les plus sophistiqués), ce qui peut rendre les « serious game » exclusifs aux grands groupes. Cependant, pour démocratiser le « serious game », plusieurs studios français parient aujourd’hui sur des logiciels génériques, répondant à des besoins communs à plusieurs entreprises. Ce qui permettra de proposer ces licences à des prix raisonnables et ainsi toucher l’ensemble du tissu économique français, les PME sont ici, la cible principale de ces applications.
C’est le cas de l’entreprise Cegos, numéro un français de la formation professionnelle qui s’est lancée sur ce marché. Sur ce sujet, Pascal Debordes, directeur des solutions multimédias de Cegos, affirme que « les esprits ont évolué, il y a trois ans, les décideurs ne se seraient pas intéressés à un tel produit. Mais avec l’apparition de jeux vidéo stimulant l’acuité intellectuelle ou les réflexes, ils ont compris que ces outils pouvaient être un facteur d’apprentissage. »
Le chiffre d’affaire mondial du marché des « serious game » est estimé actuellement à 10 milliards d’euros et l’on prédit que ce chiffre d’affaire pourrait monter à 50 milliards d’euros dans les années qui viennent. Si ces chiffres se confirment, l’utilisation des « serious games » dans les entreprises pourrait considérablement se démocratiser.
14 déc
Nicolas Sarkozy a annoncé, le lundi 14 décembre, l’agencement du fameux grand emprunt. En la présence de de Michel Rocard et Alain Juppé, coprésidents de la commission sur le grand emprunt, le président a proclamé que l’Etat mobiliserait 35 milliards d’euros. En accord avec le rapport Rocard/Juppé , le chef de l’Etat souhaite que la France renoue avec l’innovation, il indique « qu’il nous faut investir pour rattraper le retard dû à la crise. C’est de l’investissement que naît le progrès technique, moteur de la croissance » en déplorant que la part des investissements dans la dépense publique ait chuté depuis 1974 de 12,5% à 7,5%, « nous avons constamment sacrifié l’investissement, c’est une faute » a-t-il ajouté.
Ainsi sur les 35 milliards mobilisés pour le grand emprunt, 11 milliards sont destinés à l’enseignement supérieure et la formation, 8 milliards à la recherche, 6,5 milliards pour l’industrie et les PME, 4,5 milliards pour le numérique et enfin 5 milliards dans le développement durable.
Avec près de 1/3 des dépenses, l’enseignement et la formation sont à l’honneur dans ce découpage. l’Etat va investir 1 milliards d’euros pour créer à Saclay un gigantesque campus regroupant sur le site les écoles de Paris Tech, l’Ecole Centrale de Paris, l’Ecole Normale de Cahan et l’université Paris XI. En tout 5 milliards d’euros seront investis dans le plan campus où seulement quelques universités seront rigoureusement sélectionnées, le président souhaite « se doter de moyens jamais mobilisés pour gagner le combat de la compétitivité, nous voulons les meilleurs universités au monde ». De plus il ajoute que 500 millions seront investis en faveur de l’apprentissage.
En ce qui concerne les PME et PMI, le président constate que « notre compétitivité s’est érodée, sur ces dix dernière années la part des exportations françaises ont chuté de 20% ». Grâce aux 6,5 milliards d’euros, le chef de l’Etat ambitionne « d’aider les filières d’excellences à préparer l’avenir », en citant l’aéronautique, le spatial, l’automobile, le ferroviaire, et la construction navale.
26 nov
La présence de deux secrétaires d’Etat, de 18 entreprises et pas des moindres (Eco emballages, EDF, Total, Thales, Suez Environnement, …) avec un espace recruteurs proposant + de 2000 offres d’emploi, des formations et un espace Job-dating. Tel peut être le résumé du 1er Forum sur les emplois verts organisé ce 24 novembre à Paris La Vilette.
Un emploi vert est tout emploi qui participe à la réduction de l’empreinte écologique de l’activité économique. Un thème plus que d’actualité et au vu du nombre de visiteurs, le coup d’essai s’est transformé en coup de maître. Rien d’étonnant à cela, depuis 2007, 400 000 emplois verts ont été créés.
L’équipe d’Helia était sur place, nous avons rencontré les principaux acteurs de ce secteur, suivez notre reportage …
29 sept
C’était dans l’air depuis quelques jours, Nicolas Sarkozy a annoncé ce matin, lors d’un déplacement en Avignon, l’extension du Revenu de Solidarité Active (RSA) aux jeunes de moins de 25 ans qui n’ont travaillé que deux ans sur une période d’au moins trois ans.
Le président français s’est déclaré favorable à une expérimentation d’un système de dotation qui permettrait aux jeunes « de toucher directement les aides de leurs parents », pour financer par exemple un permis de conduire ou un accès au logement. Nicolas Sarkozy s’est défendu « de créer un RMI jeunes, qui ferait (d’eux) des assistés » mais plutôt d’un « nouveau droit social ».
Le RSA, initié et lancé le 1er juin par Martin Hirsch, Haut Commissaire à la jeunesse et aux solidarités actives, permet aux « travailleurs pauvres » de cumuler allocation et petit salaire. Son extension va coûter 250 millions d’euros à l’Etat. Outre l’extension du RSA, N. Sarkozy a annoncé 3 autres mesures qui concernent la formation des jeunes 16 – 25 ans.
Il s’agit tout d’abord de l’expérimentation d’un dispositif de « revenu contractualisé » pour améliorer l’accès à la formation et à l’emploi : accompagnement renforcé en échange d’une garantie de ressources de 250 euros par mois. 8 000 jeunes sont concernés par ce dispositif.
Il est prévu également une augmentation du nombre d’apprentis dans la fonction publique et la revalorisation du statut de l’apprenti, qui bénéficiera désormais des mêmes avantages que l’étudiant.
Enfin, dès 2010, 10 000 jeunes pourront bénéficier du service civique volontaire. Un service que le président veut « pleinement reconnu et valorisé dans le cadre des études et du monde professionnel ».
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17 sept
Exclusivement destiné pour les 25 ans et plus, le dispositif du Revenu de solidarité active (RSA) pourrait être bientôt étendu aux 16 – 25 ans. C’est ce qu’annonce cette semaine le journal économique les Echos.
Mise en place par Martin Hirch, le Haut Commissaire à la jeunesse, depuis juin 2009, le RSA est une allocation qui remplace le RMI mais il est destiné en premier aux travailleurs précaires sous la forme d’un complément de revenus qui se situe en moyenne autour de 110 euros. Le mois dernier, le dispositif RSA a eu quelques remous du fait d’un nombre « insuffisant » de travailleurs postulant pour bénéficier de l’allocation complémentaire.
L’extension du dispositif aux 16 – 25 ans fait suite aux conclusions et revendications qui ont accompagnées le Livre vert de la jeunesse. Une étude faite par la commission de concertation sur la politique de la jeunesse dont les conclusions ont été rendues public par Martin Hirsch. Un pavé dans lequel on apprend que parmi les 57 propositions retenues, 12 objectifs ont été fixés, dont la réduction de « la durée entre la sortie de formation initiale et l’obtention d’un emploi stable » et la possibilité de « donner à tous les jeunes les moyens de prendre en main leur existence ». Hormis la formation et l’orientation, le dispositif devrait concerner également le logement et les ressources.
Après avoir élaborer ce document d’appoint, la commission de concertation sur la politique de la jeunesse est en train d’évaluer le coût pour les finances de l’Etat de l’extension du RSA aux 16 – 25 ans. D’après le quotidien économique les premières hypothèses de travail privilégient les jeunes ayant déjà travaillé deux ans dans les trois dernières années. En effet deux années semblent être une durée suffisamment courte pour prendre en compte la grande précarité des jeunes. La durée de deux ans permettrait aussi de s’assurer que le bénéficiaire est correctement et durablement inséré dans le marché du travail.
On voit bien que l’objectif est d’essayer de convaincre « qu’il ne s’agit pas d’un RMI jeune mais d’une incitation au travail. »
2 sept
Après un Master en philosophie, en communication et journalisme, Emray a choisi d’entrer dans une école de commerce comme apprentie pour être commerciale. La preuve, s’il le fallait, que la réorientation est possible même après des études poussées dans d’autres domaines.
La jeune femme revient avec nous sur les détails du métier de commerciale : le travail au quotidien et la relation avec la clientèle, parfois capricieuse souvent aimable. En un mot un métier qui va vers les autres.
Suivez notre entretien …
23 juil
La troisième et dernière partie de l’entretien que nous a accordé Aymeric Marmorat, jeune fondateur de Entrepreneurs Sans Frontières porte sur le processus qui entoure la collaboration avec le Sénégal. Il revient avec nous sur les bases du « Social business » adapté à un pays du Sud. C’est le cadre d’un échange interculturel entre jeunes français et jeunes sénégalais autour de projets d’entrepreneuriat social.
16 juil
Le « Social Business », influencé par Muhammad Yunus, le prix nobel de la paix de 2006, est une des réponses pour la crise. C’est ce qui ressort d’un long entretien que nous avons eu avec Aymeric Marmorat, le jeune fondateur de Entrepreneurs Sans Frontieres (ESF). Une association qui met l’accent sur les thèmes environnementaux et sociaux pour former de nouveaux entrepreneurs. Ainsi elle milite pour une nouvelle forme de coopération Nord – Sud (Sénégal – Brésil – Guinée…).
Voici la première partie de cet entretien consacrée à la Présentation d’ESF
17 juin

La quatrième édition du Forum de recrutement Paris de la diversité et du premier emploi se tient le 18 juin 2009 à la Cité des Sciences et de l’Industrie au parc de la Vilette à Paris. Un forum organisé par l’association Carrefours pour l’emploi, une association qui existe depuis 20 ans nous glisse en préambule Etienne Segrétain, son président.
Diversité. Comme son intitulé l’indique, le forum consacre une bonne place à l’embauche et à la formation des personnes issues de la diversité ou qui ont un handicap. « Notre cible première est la population des quartiers Nord de Paris. Nous savons tous comment se passe les demandes d’emploi avec une masse de cv empilés. Au moment de la sélection malheureusement certaines personnes ont moins d’avantage que les autres du fait de leurs origines». Dans diversité, Etienne Segrétain entend également les personnes handicapées qui ne sont guère mieux loties en matière d’emploi. Les primo demandeurs d’emploi font partis du public ciblé par extension.
Opportunités. Pour accueillir les visiteurs, il y aura 200 entreprises réparties dans plusieurs secteurs. Etienne Segretain nous en donne une vue globale en énumérant les places pourvues dans les secteurs concernés : « 1000 places dans le commerce et la distribution, 700 dans la gestion, 500 pour les BTP et 300 pour les services particuliers ». Rappelons que le forum accueille des entreprises dans le secteur de l’environnement comme Véolia ou Shell qui accorde une formation aux candidats sans diplôme.
Succès espéré. Le président de Carrefours pour l’Emploi espère un succès aussi conséquent que celui de l’édition 2008. « Elle avait réuni 11 000 candidats. Et deux mois plus tard 15% des postulants avaient trouvé un emploi (sans tenir en compte des chiffres des institutions officielles comme l’Armée, la Police, la Gendarmerie). Et 5% des premiers embauchés avaient le bonheur d’être en CDI » conclut – il.