Articles traitant du thème “Google” :

  • Le successeur du profil : L’E-portrait par Géraldine Gomaere

    Nous sommes toujours dans les contributions d’autres bloggeurs sur Helia. Aujourd’hui c’est au tour de Géraldine Gomaere (du blog Job Formation Actu et @JobFormActu sur twitter) de nous présenter sa vision des réseaux sociaux pour demain. L’e-portrait, entre la carte de visite et la biographie : un nouvel outil e-réputation.

    Un e-portrait pour remplacer votre carte de visite ?

    L’e-portrait est en soi un nouveau mot qui ne signifie peut-être rien pour vous en 2010, mais qui pourrait bien devenir une tendance pérenne dans nos sociétés de plus en plus numériques.

    Avant d’aller plus loin, il faut définir ce que j’entends, ou plutôt ce qu’un site comme Biobble.com, entend par e-portrait. Biobble annonce “permettre à chacun de se créer un e-portrait, véritable site Internet biographique ou professionnel, pour gagner en visibilité sur Internet, maîtriser son image et sa e-réputation”.

    Autrement dit, votre e-portrait représentera votre e-moi sur Internet, il dira qui vous êtes, comment vous contacter, ce que vous savez faire et ce que vous avez déjà accompli.

    Certains diront que c’est déjà le cas de ce que proposent Facebook ou des sites de networking professionnel comme Viadeo et Linkedin. Pourtant et en y regardant de plus près, votre e-portrait ne viendra pas concurrencer votre appartenance à des réseaux sociaux mais la compléter. Par exemple, sur Facebook, on ne dit pas vraiment qui on est. Certes on publie quelques infos ça et là, on ajoute des photos, mais l’ensemble ne renvoie bien souvent qu’une image lapidaire de notre personnalité, et encore faut-il être un de nos amis pour y accéder. Viadeo quant à lui ne s’attache à présenter qu’un profil professionnel, qui tient plus du CV que de la biographie, et qui n’est lui accessible qu’aux autres membres inscrits sur le réseau.

    Ce que je trouve intéressant et pertinent avec l’e-portrait, c’est qu’il apporte une autre perspective sur nous-même et que, bien qu’intégré à un réseau, ce n’est pas une solution pour faire du social networking. Facebook devrait rester encore pendant longtemps le meilleur moyen de renouer ou de discuter avec des amis et Viadeo d’étoffer son carnet d’adresse professionnel, tandis que l’e-portrait pourrait bien être le trait d’union entre ces réseaux et par extension, entre de nombreux services Web grand public.

    C’est pourquoi je pense sincèrement que ce concept d’e-portrait pourrait peut-être prochainement devenir le format de référence de la carte de visite du futur : la carte de visite 2.0, pour emprunter au Web son langage.

    Actuellement l’image qu’Internet renvoie de nous est souvent incomplète, inexacte ou fausse : on ne se résume pas à la liste des jobs qu’on a eu, pas plus qu’à une photo prise en boite de nuit; et pourtant, ce sont bien souvent ces traces volontaires, ou pas, de nous mêmes qu’une personne se livrant au “name-googling” va découvrir. Or il faut savoir que 30% de l’activité quotidienne des internautes consiste à utiliser le Web pour faire des recherches, dont une part croissante concerne les recherches sur les personnes. Aujourd’hui, ce ne sont plus uniquement les DRH qui s’y livrent, mais également le commun des mortels : l’ami d’amis rencontré au cours d’un diner et qui vous aura trouvé sympathique, un client potentiel, un de vos prestataires, vos cousins ou votre boucher de quartier…

    Ce qui est également intéressant de souligner c’est que concernant la carte de visite, il y a ceux qui en ont une et ceux qui n’en ont pas, ou plus. Or ce bout de carton censé faciliter les contacts ou les reprises de contact n’a encore pas beaucoup évolué à ce jour par rapport à son format original. On y trouve nos nom et prénom, une adresse postale, des coordonnées téléphoniques et petite nouveauté, de plus en plus souvent un email. Une carte de visite bien faite reprendra aussi le nom de votre société et des informations sur votre activité, mais forcément succinctes, puisque les dimensions du traditionnel petit bristol limitent les possibilités en terme de contenu. Pourtant, il y a bien d’autres informations que nous pourrions communiquer pour mieux nous présenter, nous positionner et rassurer notre contact; mais si l’on devait en dire plus, il faudrait une plaquette de présentation, nécessairement plus volumineuse, donc moins pratique à emporter partout avec soi et en quantité, et surtout beaucoup plus encombrante et gênante pour nos interlocuteurs.

    D’ailleurs, il y a quelques années des sociétés s’étaient penchées sur cette problématique de pouvoir communiquer plus d’infos via une carte de visite. Elles avaient alors tenté de commercialiser des cartes CD rom (au format des traditionnelles cartes de visite).

    L’idée était pertinente, mais le support trop onéreux et pas réellement adapté aux besoins de chacun et aux contraintes de compatibilité informatique.

    Aussi je crois réellement que l’e-portrait a de beaux jours devant lui et pourrait bien devenir la carte de visite du 3e millénaire, intégrant notre bio, notre twitter, des photos de nous, de nos produits ou créations, bref tous les messages et informations qui nous définissent et que l’on a envie de transmettre ou de partager.

  • Réseaux sociaux, la guerre des actus

    L’actualité des réseaux sociaux est particulièrement riche en annonces ces derniers temps, en effet après l’annonce du lancement de la beta de Quora la semaine dernière, et les rumeurs autour de Google Me, c’est au tour de Facebook de faire un effet d’annonce en changeant les paramètres de confidentialité pour les simplifier,…

    Que faut-il voir derrière cela ? Une époque de l’année propice aux réseaux sociaux (Le retour du soleil, la coupe du monde,…) ? Une volonté pour les réseaux de faire parler d’eux ?

    J’y vois plutôt une tentative pour capter l’attention des bloggeurs/tweeters avides d’actualités sur les informations, et il suffit de voir à quelle vitesse peut se propager un tweet (Faites une recherche sur #googleme pour vous donner une petite idée) pour comprendre le phénomène. Pendant ce temps là au moins on ne se pose pas de question sur l’utilité réelle de certains réseaux :)

    C’est un marché qui va finir par arriver à saturation (même avec un bon agrégateur, il est quasi impossible de suivre de façon correcte plus de 5 réseaux sociaux sans y passer sa journée à chaque publication !) La question reste à savoir quand, comment (Est-ce que cela se fera par une atomisation des audiences comme ça été le cas avec l’arrivée de la TNT, ou par une diminution des inscrits sur chaque site, ou encore par un abandon de certains comptes ?….), avec quelle ampleur ?

    Et surtout qui restera ?


  • Google se (re)lance sur les réseaux sociaux, quels usages ?

    Mon but ici n’est pas d’écrire un nouvel article sur la rumeur qui anime la blogosphère depuis hier (Google serait en train de travailler à un concurrent de Facebook), mais de poser quelques questions quant à ce que cela pourrait impliquer.

    Si Facebook est très bien installé sur la toile et dans les esprits (Particulièrement en France où Twitter reste assez peu utilisé), l’apparition du géant dans ce marché pourrait bien changer la donne. On peut espérer que le flop de Google Buzz et la réussite d’Orkut au Brésil et en Inde aura donné quelques enseignements à la marque et qu’elle sortira cette fois-ci un sérieux concurrent au réseau de Mark Zuckerman (digression totale, le film à propos de Facebook et de son fondateur « The Social Network » devrait sortir d’ici octobre 2010).

    Quand cela a commencé à se répandre sur la toile hier, l’idée de ce lancement m’a paru cohérent avec ce qui est fait actuellement. En effet, qui n’a jamais cherché sur Google le nom de quelqu’un pour trouver des informations ? La suite logique serait que une recherche sur un nom renvoie sur une fiche détaillée avec photos, et infos (c’est déjà le cas, sauf que pour le moment on tombe sur le profil de la personne sur un réseau social tiers).

    La question de l’identité numérique, dont je parlais hier à propos de l’utilisation des réseaux sociaux dans la recherche d’emploi, devient encore plus préoccupante, Google disposant déjà de nombreuses informations sur ses utilisateurs (par le biais des applications de géolocalisation, les boites mails, nos recherches sur le moteur…), le recoupement de ces données dans un profil serait une perspective assez effrayante pour les défenseurs de la vie privée (Il y aurait un certain nombre de garde-fous, mais il n’empêche qu’il faut une certaine compétence pour effacer ces traces ou empêcher leur diffusion).

    A votre avis, mieux vaudrait ne donner aucune information (au risque d’être invisible sur internet, ce qui n’est pas forcément positif, les usurpations d’identités étant facilitées) ou alors partager, au risque de voir de parfaits inconnus se renseigner sur nous sans peine ?

    Et si on tient à jouer le jeu de Google, quels sont les usages que l’on pourrait faire d’un réseau social lié à de nombreuses applications déjà utilisée ? La dernière question est devenue un classique au fur et à mesure que le moteur de recherche ajoute de nouvelles fonctionnalités : Mais où Google va-t’il s’arrêter ?

  • Allez le Zapping !

    Grande nouvelle pour tous les amoureux du ballon rond et des chauvins, la coupe d’Europe 2016 se passera dans nos belles contrées. Youpi général dans l’assemblée, le moral des français grimpe en flèche et certains disent même que la crise économique n’est plus qu’un lointain souvenir grâce à la surpuissance du football.

    Espérons juste que 2012 (fin du monde officielle selon les mayas) ne vienne pas gâcher tous nos espoirs. Bon Zapping et allez les bleus !

    Une entreprise chinoise interdit le suicide

    Une entreprise chinoise invente un nouveau contrat de travail, Foxconn Technology (fournisseur de composites électroniques pour les iPhones ) oblige ses employés à s’engager par écrit à ne pas se suicider.

    Cette réaction intervient pour contrer cette « mode » aux suicides qui s’est installée dans l’entreprise, depuis le début d’année 12 salariés se sont jetés dans le vide, 10 sont décédés.

    Un drame humain  qui rappelle les difficiles conditions de vie de millions de travailleurs chinois : des horaires interminables (15 heures par jour), une pression intense de la hiérarchie, des travailleurs entassés dans des dortoirs loin de leurs proches et maintenant chez Foxconn Technology le suicide leur est même interdit..

    L’art de Google pour saper la productivité mondiale

    Vendredi dernier, Google rendait hommage au glouton vidéo ludique le plus célèbre, le bien nommé Pacman, en transformant son logo Google en une borne d’arcade jouable. Surement en manque de distraction, le blog RescueTime s’est amusé à comptabiliser les pertes de la productivité mondiale de cette journée.

    En moyenne, les internautes (sur un échantillon de 11 000  utilisateurs) ont passé 36 secondes de plus sur le moteur de recherche, a l’échelle de la planète « le temps perdu » s’élève à 4 819 352 heures (120 millions de dollars de pertes) pour ce vendredi 22 mai.

    Et encore de nombreux internautes ne savaient pas que le logo était jouable, le bilan aurait pu être plus lourd. Mais quelle bonheur de nourrir Pacman tout en échappant à ces foutues fantômes multicolores.

    Le roi est mort, vive la reine !

    Le roi du royaume Twitter, Ashton Kutcher n’est plus. De personne la plus suivie sur Twitter (4 966 435 followers) il est passé à  deuxième personne la plus suivie. Désormais, Britney Spears est à la tête du royaume des « tweet »  avec ses 4 992 497 courtisans.

    Un grand pas pour Britney Spears, mais certainement pas pour l’humanité.

    Un pingouin pas comme les autres

    Il existe dans une petite ville du Japon, un pingouin qui assure l’ordre et la paix. Tel un samouraï,  il déambule d’un pas assuré dans les rues de sa petite ville et protège les citadins de tous troubles.

    Bon en vérité, c’est juste un pingouin domestiqué dont ses maîtres se servent pour aller chercher des provisions, mais si on peut même plus embellir la réalité.

  • Bons baisers du Zapping

    Critiquer son patron ou son entreprise sur le Web est-ce une une faute professionnelle ? C’est la question que l’on peut se poser, suite à l’affaire Alten où 3 salariés ont été virés pour « dénigrement d’entreprise » sur Facebook.

    Légitimement, les victimes peuvent invoquer le droit à la vie privé et à la liberté d’expression mais d’un autre coté un salarié doit respecter la protection des intérêts légitimes de son employeur et ne pas causer « de trouble manifeste » à l’entreprise.

    Sous ces dilemmes juridiques quelque peu pompeux se cache le véritable problème, comme le web n’oublie rien, comme le web est fondamentalement public, nos propos d’un jour, d’une émotion ou d’une plaisanterie peuvent se retourner contre nous.

    La frontière entre la vie numérique et réelle est de plus en plus diffuse, seule différence le Web lui n’oublie jamais.

    Joueurs de poker, traders, même combat ?

    Cartes en main, mises sur la table, tripes aux aboies, bluff en éveil pas de doute une partie de poker se joue. Ce jeu risqué au succès grandissant est en passe de devenir une compétence professionnelle incontournable chez les recruteurs de Wall Street.

    Un recruteur interviewé par le L.A Times annonce la couleur « Une personne qui est bonne au poker a de fortes chances d’être bonne également dans les affaires. Si vous ne vous y intéressez pas, ça équivaut quasiment à ne pas lire le Wall Street Journal« .

    Un bon joueur de poker mobilise des compétences  qui rejoignent celle d’un bon trader, prendre des risques lorsqu’il le faut, arrêter avant de tout perdre, savoir rebondir en cas de de défaite, gérer son stress, se décider rapidement, savoir anticiper…

    Le luxe du trader,  « jouer » avec l’argent des autres.

    Mark Zuckerberg : « ils me font confiance. Putains d’abrutis »

    Anecdote révélatrice ou simple erreur de jeunesse. Le site Business Insider révèle une conversation qui aurait eu lieu il y a 7 ans entre Mark Zuckerberg, alors jeune étudiant venant de créer Facebook, et un de ses amis d’Harvard.

    « Si tu as besoin d’infos sur qui que ce soit à Harvard, tu n’as qu’à demander. J’ai plus de 4.000 e-mails, images… », son ami l’interroge alors « Mais comment as-tu fait ? »  l’actuel PDG de Facebook répond  » les gens m’ont donné tout ça. Je ne sais pas pourquoi, [mais] ils me font ‘confiance. Putain d’abrutis ».

    La nouvelle a rapidement fait le tour de la toile et donne du grain à moudre aux détracteurs croissants du réseau social qui dénonce l’attitude agressive de Facebook à l’égard de la vie privée. Rappelons toutefois que ces propos datent de plus de 7 ans, l’écoulement de l’eau a peut être embelli la pierre.

    Le 31 mai, beaucoup vont dire adieu à Facebook

    Mécontents de la politique de confidentialité de Facebook, de nombreux utilisateurs ont décidé de quitter le réseau. Mais comme toute bonne drogue, le sevrage s’annonce difficile pour bons nombre d’entre eux. C’est pourquoi Matthew Milan et Joseph Dee organisent « la journée pour quitter Facebook » pour se serrer les coudes dans cette désintoxication mais également créer un événement médiatique important.

    A l’heure actuelle, plus de 12 000 internautes se sont engagés à quitter Facebook le 31 mai, leur nombre ne cesse d’augmenter  sur le site crée pour l’occasion : quitefacebookday.com.

    Il nous reste plus qu’a attendre ce fameux 31 mai pour constater si cet évènement sera véritablement suivi et surtout si cela aura un véritable impact sur la politique de Facebook.

    Grâce à Google, il trouve un job

  • Les réseaux sociaux à la mode russe

    Facebook, Twitter, Linkedin, des réseaux sociaux maintenant connus de tous et qui ont su s’imposer partout dans le monde. Partout ? Non ! Car un pays peuplé d’irréductibles Russes résiste encore et toujours à l’envahisseur. La Russie a pendant longtemps été négligée par ces géants des réseaux sociaux et de l’internet de façon générale, si bien que des sites nationaux se sont développés et ont accaparé le marché. C’est ce que révèle un article du Figaro.

    Il y aurait en Russie entre 35 et 40 millions d’internautes, soit plus de 30% des plus de 16 ans et presque tous fréquentent des blogs ou des réseaux sociaux. A la tête de ceux-ci, Vkontakte, 60 millions de membres, et Odnoklassniki, 45 millions. Le deuxième regroupe des internautes plus jeunes que le premier.

    Parallèlement, Facebook compte seulement 600 000 membres et Twitter, qui n’a toujours pas été traduit en russe, entre 80 000 et 100 000. On trouve en Russie l’équivalent des réseaux sociaux que l’on peut rencontrer dans de nombreux autres pays. Professionali.ru correspond en quelque sorte à Linkedin et LiveJournal à Twitter.

    Le constat est le même en matière de moteur de recherche puisque Google n’est pas parvenu à s’affirmer sur le marché russe où la première place est occupée par un moteur de recherche national : Yandex, suivi de près par Rambler. Même MySpace a fini par fermer ses bureaux à Moscou.

    S’ils ont une forte influence, ces réseaux restent toutefois nationaux et n’ont donc qu’une une portée relative mais ils soulignent les failles des géants internationaux dans ce domaine.

  • Google contre le diktat de la censure dans certains pays

    Le moteur de recherche Google joue la carte de la transparence après avoir été au cœur de plusieurs polémiques ces derniers mois. Un planisphère indique le nombre de requête que lui ont soumis chaque gouvernement, par pays, pour obtenir des informations privées sur les internautes ou pour supprimer des contenus web.

    Le Brésil est le pays qui a adressé le plus grand nombre de requêtes à Google (3 663 requêtes), suivi des Etats-Unis (3 580) et du Royaume-Uni (1 166). Le gouvernement français en a soumis 846. Ces chiffres sont en augmentation mais cela s’expliquerait par l’augmentation du nombre de personnes ayant accès à internet et donc de l’augmentation quantitative du contenu web. Aucune donnée en revanche pour la Chine car « les autorités chinoises considèrent que les demandes de censure sont des secrets d’Etat. »

    Si la majorité des demandes sont fondées car elles répondent à des besoins d’enquêtes de police, toutes ne sont pas acceptées par le moteur de recherche. Concernant la suppression de contenus, que Google assimile systématiquement à de la « censure », certains d’entre eux sont parfaitement illégaux et leur suppression est donc légitime. En Allemagne, par exemple, des contenus faisaient l’apologie du nazisme.

    Ce nouvel outil fait débat, considéré par beaucoup comme un outil de communication pour revaloriser l’image du groupe alors que les autorités de protection des données personnelles de dix pays ont écrit cette semaine au géant américain pour l’exhorter à respecter les lois relatives à la protection de la vie privée.

    Google devrait affiner ses données en les actualisant tous les six mois.

  • Google peut vous sauver la vie

    Google a décidé de vous sauver la vie. Selon Le Monde, le moteur de recherche voudrait en effet éviter les suicides de ses internautes américain qui chercheraient des méthodes pratiques ou des informations sur des « pensées suicidaires ». Pour cela, un numéro d’urgence pour suicidaires s’affichera automatiquement en haut de leurs résultats de recherche.

    Depuis plusieurs mois, le moteur de recherche propose déjà le numéro national anti-poison pour les recherches traitant d’empoisonnement. Une entorse à son positionnement qui consiste à ne pas intervenir dans le classement des résultats de recherche.

    Une bonne volonté qui suscite des questionnements chez de nombreux internautes. Le site Readwriteweb imagine déjà ce que ce genre d’intrusion dans les recherches des internautes pourrait donner :  « Vous cherchez des cigarettes bon marché ? Vous êtes sûr que ce n’est pas plutôt des patchs de sevrage que vous cherchez ? McDonald’s ? Tenez, voici quelques suggestions de régimes et des conseils pour vous alimenter sainement. »

  • Facebook et Apple gros consommateurs d’énergie, Yahoo et Google plus écolos

    L’ONG écologiste Grennpeace publiait mercredi 31 mars un rapport traitant de la consommation d’énergie des centres informatiques. Les datacenters de Apple et Facebook consommeraient trop d’énergie.

    Ces « gigantesques regroupements d’ordinateurs nécessaires au bon fonctionnement des services informatiques en ligne », comme les qualifie Le Monde, ont recours au système de « cloud computing ». « Les données doivent bien être stockées quelque part. Et ce quelque part, ce sont les datacenters, de gigantesques centres de stockage qui consomment des quantités incroyables d’énergie », explique l’ONG. Les émissions de gaz à effet de serre provenant du nuage de données représentent 2% des émissions globales.

    Facebook est principalement visé. En effet, le réseau social a fait le choix d’installer son prochain datacenter dans l’Oregon ( Etats-Unis) et la majeure partie de l’électricité qui l’alimentera proviendra de centrales au charbon très polluantes. Apple est également montré du doigt, en raison de la sortie prochaine de son iPad qui aura recours à des services hébergés à distance.

    Parallèlement, Yahoo et Google sont présentés comme de bons élèves qui utilisent de l’électricité provenant de sources renouvelables (Yahoo a choisi d’installer un centre de données près de Buffalo (État de New York), une zone qui profite largement d’installations hydro-électriques).

    La majorité des internautes ne sont pourtant pas près de renoncer à leur virtual life.

  • Les enjeux et craintes du livre numérique

    En plus de la présence d’un parterre éclectique de personnalités croisées dans ses allées, Salman Rushdie, Umberto Ecco, Yann Moix ou le désormais très médiatique Stéphane Guillon, la trentième édition du Salon du livre est le théâtre d’un nouvel enjeu qui est en train de bouleverser le monde de l’édition : l’avènement du livre numérique.

    Après les balbutiements du début, le livre numérique avance à grands pas. Une avancée qui cristallise autour d’elle craintes et appréhensions. Revenons sur quelques-unes d’entre elles.

    A côté de Google, d’Amazon et de son Kindle qui font office de géants de ce nouveau marché, Apple va donner une impulsion supplémentaire au livre numérique à partir du 3 avril, date de sortie du très attendu iPad aux Etats-Unis. Mais pour le moment, c’est Google qui, depuis la numérisation de certaines œuvres et la récente création de Google édition, matérialise ces peurs.

    Le numérique un monstre froid pas écologique ?

    Côté français, les grandes firmes préparent la riposte pour ne pas rater ce nouveau virage. Ainsi Hachette, deuxième puissance de l’édition mondiale en est un exemple patent. A l’automne dernier, la maison d’édition défendait Google de numériser ses livres, sous peine d’attaques en justice. Les jeunes structures comme Leezam à travers la voix de son fondateur Gwendal Bihan pense que l’essor du numérique «est inévitable ». En France, on a encore du retard mais  « à New York, Amazon a vendu plus de livres numériques que papiers pendant la période de Noël 2009 » nous glisse-t-il pour appuyer son sentiment.

    Le livre numérique pollue plus que le papier. « Au vu de la pollution générée par un ebook, l’utilisateur doit lire au moins 240 livres en trois ans avec le même appareil pour l’amortir écologiquement ». C’est la conclusion d’une étude publiée, en 2009, de la société Carbone 4 et commandée par Hachette. « C’est un argument pour faire peur » balaie d’un revers de main G. Bihan. « Le livre électronique est sous format Iso 14001 qui est la norme en développement durable. C’est le hardware qui pollue beaucoup ».

    Le côté intime (le touché ou le sensuel) qu’offre le papier constitue un argument de poids pour militer en sa faveur malgré les aménagements qui vont apparaître prochainement sur les readers numériques. G. Bihan pense que  » Le livre numérique n’est pas ce froid cliché sans vie en format PDF qu’on nous présente. En plus de pouvoir déplacer sans encombre plusieurs ouvrages, les aménagements techniques le rapprochent de plus en plus du papier ».

    Et les auteurs dans tout cela

    Astrid Monet, au Salon pour promouvoir la sortie d’une série de nouvelles intitulée Reine(s) qui traite des thèmes du mariage et de l’engagement au sein d’un jeune couple d’une trentaine d’années, avoue ne pas avoir de préférence entre le numérique et le parier. « J’adore le coté intime que je peux avoir avec le livre papier. Dans le numérique, j’adapte ma manière d’écrire avec le format court. Ce qui permet d’aller à l’essentiel ».

    Une adaptation de l’écriture dont n’a pas forcément besoin Guillaume Bernard, auteur de L’instruction civique pour les nuls paru aux éditions First, présent au Salon pour dédicacer son livre. « C’est une oeuvre technique, l’adaptation de l’écriture selon le public ou le support comme dans un roman ne se pose pas. De manière générale, le livre comme l’œuvre évolue avec la société, le droit et l’évolution des connaissances » analyse-t-il en revanche.

    30 ans, l’âge du Salon du livre, c’est également celui de la maturité ou/et d’un nouveau cap.

    Photos : Salon du livre du 26 mars au 31 mars 2010, Porte de Versailles.