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Actualité de l'emploi et des réseaux sociaux

Ne vous souciez pas d’être sans emploi, souciez vous plutôt d’être digne d’un emploi.
Confucius, moraliste chinois (6ème siècle)

Picard Surgelés, le labo pharmaceutique GSK ou encore le groupe Labeyrie se trouvent dans la liste rouge des entreprises où la prévention contre le stress n’a guère avancé. C’est ce qui ressort du plan de lutte contre le stress au travail lancé par le gouvernement l’automne dernier.

Suite à la vague de suicides chez France Télécom, le gouvernement avait lancé, début octobre 2009, un plan de prévention contre le stress au travail. Les entreprises de plus de 1000 employés devaient commencer une négociation avec les syndicats sur le stress et notifier les progrès enregistrés sur le site du ministère du travail avant le 1er février dernier. Etaient concernées 1 500 entreprises françaises de plus de 1000 salariés. Selon plusieurs critères, les entreprises sont classées en trois catégories.

En outre des bonnets d’ânes cités plus haut qui se trouvent dans le rouge (12%), il y a celles qui sont dans le orange comme France Télécom, SFR, Décathlon, Sony, Chocolat Mars, Maaf, MMA… Elles représentent la grande majorité des entreprises avec 56 %.

Enfin, il y a les premiers de la classe qui ont reçu le feu vert du gouvernement. On peut citer Sodexo, PSA, Thales, GDF Suez, Yoplait, Rhodia, la Fnac… Il sont 32 %.

En lançant cette opération, le gouvernement compte « seulement » sur la mauvaise publicité faite pour les entreprises de la catégorie « rouge » pour faire avancer les choses puisqu’aucune sanction n’est prévue à leur encontre.

La cartographie complète de toutes les entreprises selon leurs catégories est à retrouver sur le site travailler-mieux.


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  • Classé dans : Actu, Emploi
  • « Une foule colorée en marche dans un vacarme où se mêle musique et slogans ». Ce n’est pas une scène de film du, parfois, génial cinéaste serbe Emir Kusturica mais bien ce que l’on pourra voir, ce jeudi, dans les rues de certaines villes de France et de Navarre.

    Contre la suppression de postes dans la fonction publique, trois 3 grands syndicats appellent à une grève de 24 heures. La CGT, FSU et Sud entendent montrer leur désaccord contre ce projet gouvernemental. La rigueur budgétaire fait partie, également, des revendications des manifestants. Les profs ne sont pas en reste puisque l’appel est repris par différents syndicats d’enseignants qui pensent qu’il sera « respecté par 30 % de collègues ». Il en est de même de 4 syndicats de cheminots qui appellent à manifester « pour des services publics de qualité » et contre « le démantèlement de la fonction publique et des services publics ».

    Depuis 2007, l’Etat avait prévu de supprimer de la fonction de 100 000 postes « dont 34 000 en 2010″ informe les syndicats. C’était une des promesses de campagne du candidat Nicolas Sarkozy. Il est attendu quelques 114 manifestations et rassemblements dans toute la France même si les villes de Paris, Lille et Toulouse arrivent en tête de cortège.

    1400 euros de différence de coût de production3000 emplois en sursis sur le seul site de Flins (Yvelines). La potentielle délocalisation de la construction de la Clio IV à Bursa, en Turquie, implique de réelles conséquences économiques et humaines. Après une vive polémique, le géant de l’automobile français, Renault, est revenu sur cette annonce.

    Samedi 16 janvier, le PDG du constructeur, Carlos Ghosn, s’expliquait à l’Élysée suite à une « convocation » du chef de l’État, Nicolas Sarkozy.Il a assuré que le site français de Flins (Yvelines) prendrait toujours en charge la production des modèles actuels de la Clio, ainsi qu’ «une partie de la production de la Clio IV», qui devrait débuter en 2013. » Carlos Ghosn a indiqué au chef de l’État que Renault maintiendra l’emploi et l’activité du site et y continuera la production de véhicules à combustion tout en développant la production de véhicules électriques« , indique la présidence dans un communiqué. Aucune allusion n’a, toutefois, été faite quant aux projets du groupe en Turquie.

    Le gouvernement français a tenté de faire renoncer à Renault son projet de délocaliser la fabrication de la Clio IV en Turquie. Il s’appuie sur le fait que le groupe français avait bénéficié durant la crise en février 2009 d’une importante aide publique. En contrepartie, l’État voulait que le groupe s’engage à ne pas fermer d’usine et à ne pas licencier. La commission européenne a rappelé ses devoirs à l’État français : en acceptant de devenir actionnaire à 15%, l’État devait pour autant accepter que son soutien au secteur automobile se fasse sans condition quant à la gestion du groupe. L’attitude du gouvernement ne semble donc pas très cohérente mais l’État entend faire primer l’intérêt du pays.

    Le ministre de l’industrie Christian Estrosi a écrit vendredi à la commissaire européenne Neelie Kroes pour justifier son propos : en tant qu’actionnaire l’État ne peut pas être totalement indifférent aux décisions du groupe mais les règles communautaires seront respectées. A suivre …

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  • Classé dans : Brèves
  • En Irlande, le gouvernement veut économiser 1,3 milliard d’euros en réduisant les salaires des fonctionnaires. Mais les syndicats ont proposé d’imposer la prise de congés sans solde, plutôt que la baisse les salaires.

    Le gouvernement n’a pas encore donné suite à cette proposition, laissant entendre qu’il faudrait peut-être l’étoffer. En attendant, les syndicats ont annulé une grève des fonctionnaires qui était prévue demain.

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  • Classé dans : Brèves
  • Jeunes diplômés helia« Diagnostiquer pour mieux guérir » c’est ce qui semble être le leitmotiv gouvernemental à travers le lancement d’une grande enquête dans les universités pour lutter contre le chômage des jeunes diplômés. En effet, le baromètre sur l’insertion professionnelle des jeunes diplômés démarre ce 1er décembre.

    Les derniers chiffres du chômage d’octobre l’ont allégrement encore démontré. Les jeunes diplômés éprouvent d’énormes difficultés à s’insérer dans la vie active. A partir du 1er décembre et ce pour une durée de 6 mois, les universités vont collecter des données auprès de leurs anciens diplômés. Schématiquement, les universités vont recevoir 750 000 euros et pourront faire appel à leurs étudiants actuels pour mener ce questionnaire. Mais l’enquête cible les diplômés de 2007, titulaires d’un diplôme technique supérieur (D.U.T./B.T.S.), d’une licence professionnelle ou d’un master. Pour être interrogé, il faut être français, avoir moins de 30 ans lors de l’obtention du diplôme et être inscrit dans une université lors des deux ans précédents l’obtention du diplôme. Cette enquête prendra fin en mai – juin 2010.

    On sait que l’orientation, l’insertion et la question des stages viennent en premier lieu dans les revendications des mouvements sociaux des jeunes. Donc, quoi de plus normal que de voir si en France, pays qui ressemble de plus en plus à la Corée voire au Japon, où le diplôme est le seul vecteur de reconnaissance professionnelle, le sésame attribué à la fin de la formation conduit toujours à une insertion professionnelle des titulaires.

    Cependant, plusieurs interrogations demeurent. Comment se fera une enquête similaire dans les années à venir avec l’autonomisation des universités et les écarts entre elles qui en découlent. Et qu’en sera-t-il de ce que des sociologues comme Céline Van de Veld appellent « l’effet cicatrice » une fois la crise passée ? Un cas « d’effet cicatrice » : exemple au Japon, lors de la grave crise économique intervenue à la fin des années 80, des générations de jeunes diplômés ont été sacrifiées parce que dépassées au niveau du marché de l’emploi, une fois la crise passée, par les nouveaux jeunes diplômés.

    Le projet de l’orientation et de l’insertion des jeunes diplômés ne sort pas ex-nihilo, certaines universités comme celle de la Rochelle l’ont déjà expérimenté en 2002 puis en 2004. Si le taux de réponse avoisinait les 80%, une autre satisfaction entourait le nombre de jeunes diplômés en poste avec plus de 75%. Le gouvernement a remis au goût du jour une expérimentation déjà en place. Une manière de donner raison à un proverbe africain qui veut que « les remèdes (aux problèmes) ne sont pas loin mais seulement bien cachés ».

    TVA, encore « un peu de patience »

    tvarestaurationSuite à la demande du gouvernement, la haute assemblée a rejeté un amendement qui ramenait à 19,6% le taux de TVA dans le secteur de la restauration, où il est de 5,5% depuis le 1er juillet 2009. En effet, les sénateurs considéraient que les promesses annoncées, qui étaient de baisser les prix des menus et embaucher, n’avaient pas été tenues. Selon les experts, les prix ont baissé d’à peine 1,6% et cette mesure pourrait créer au mieux 6.000 emplois, alors qu’au total, 40.000 créations d’emplois -  dont 20.000 pérennes – ont été promises dans la restauration sur trois ans.

    « Jamais je ne reviendrai sur la baisse de la TVA dans la restauration », a déclaré le chef de l’État lors d’une visite consacrée à la sécurité dans le Val-de-Marne. Nicolas Sarkozy a cependant rajouté que les restaurateurs  « ont pris des engagements et ils doivent les tenir. Une moitié d’entre eux a baissé des prix. Il y a encore des efforts à faire ».

    Le secrétaire d’État à l’Emploi, Laurent Wauquiez, a estimé qu’il fallait donner « un tout petit peu de temps » aux restaurateurs, signalant de « premiers résultats » mais jugeant qu’on a envie de dire « encore un effort ». Selon lui, par rapport à avril, le nombre de contrats d’apprentissage dans la restauration a progressé de plus de 15% et le nombre d’intentions d’embauche de plus de 40%. « Je comprends l’irritation des sénateurs, mais, attention, c’est un domaine où il faut leur donner un tout petit peu de temps pour qu’on ait des résultats », a-t-il déclaré sur LCI.

    De son côté, François Hollande a estimé qu’il fallait procéder à une évaluation de cette mesure d’ici à la fin de l’année. « Maintenant, on sort les cartons jaunes », mais « il eût mieux valu » que le chef de l’Etat « prenne un peu plus de précautions et qu’il ne dépense pas trois milliards d’euros sans être convaincu qu’il y aurait un impact pour l’économie », a déclaré l’ancien premier secrétaire du Parti socialiste lors de son passage sur iTélé.

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  • Classé dans : Actu, Emploi
  • J M AulasLe président de l’OL, Jean Michel Aulas a déclaré hier, au micro de canal +,  que le DIC (Droit à l’image collectif) est une aide à l’emploi. « le DIC est une aide à l’emploi, il permet d’embaucher des joueurs » a t-il précisé.

    Le DIC est une mesure qui permet aux clubs de football, handball, volley, basket et du rugby de percevoir une exonération des charges allant jusqu’à 30% de la rémunération brute de leurs joueurs. Sa suppression avait été décidée par l’Assemblée nationale le 29 octobre dernier dans le cadre de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Devant le tollé du monde sportif, le gouvernement a décidé d’octroyer un délai. La suppression du DIC, initialement prévue le 31 décembre 2009, est repoussée finalement en Juin 2010. A l’origine ce dispositif devait permettre aux clubs professionnels, pas seulement de football, de pouvoir recruter des « stars » sans pour autant être confrontés aux lourdes charges sur les salaires. La sortie du Président Aulas montre la grande inquiétude du football et du rugby français, les principaux sports à en bénéficier véritablement. L’inquiétude réside principalement dans le fait que les clubs français ne puissent plus rivaliser avec leurs adversaires sur le recrutement des bons joueurs qui coûtent cher sous prétexte que l’imposition est plus lourde en France que chez les autres championnats européens.

    Rama Yade 2

    Le DIC a déjà fait une « victime collatérale » en la personne de Rama Yade, le secrétaire d’Etat aux Sports. Elle s’était opposée à la suppression du DIC malgré l’avis de sa hiérarchie, Roseline Bachelot, ministre de la santé et des sports. Ce qui lui a valu les foudres et un « recadrage » en règle de l’exécutif (Président et Premier ministre de concert) pour dénoncer son manque de « solidarité gouvernementale ».

    RecrutementIl y a un an, jour pour jour, la banque d’affaire Lehman Brothers était déclarée en faillite. Ce qui constituait la première manifestation de la crise économique après les subprimes. Le gouvernement américain avait choisi de ne pas intervenir pour sauver Lehman Brothers. Un choix qui ne s’avéra pas judicieux et remis en cause très vite par la suite. Un an après, beaucoup de voix concordent à dire que le bout du tunnel est imminent. Les entreprises françaises sont sur le point de reprendre les embauches. Quels sont les raisons d’espérer ?

    Contrairement à la politique économique américaine d’avant Obama (et encore aujourd’hui parfois) qui pouvait être résumée par la célèbre maxime de l’ancien président Ronald Reagan, « L’Etat n’est pas la solution, il est le problème ! », le gouvernement français par la voix de son ministre des finances, Christine Lagarde, maintient ce matin son soutien aux banques jusqu’en fin 2010. Un soutien qui se matérialise par une demande faite aux patrons des banques d’un plan d’action pour le financement de l’économie. En résumé, une participation à la relance de l’économie avec les crédits aux entreprises et aux ménages. Dominique Strauss-Kahn, le patron du FMI pronostique pour un début de la reprise dans les mois à venir. Une bonne nouvelle qu’il s’empresse d’atténuer avec une prévision mondiale. « Même quand il y aura un retour de la croissance, le chômage va continuer à augmenter. Selon les pays, il y a un délai de 8 à 12 mois entre le moment où la croissance revient et le moment où elle est assez forte pour que le chômage baisse. » Il y a de forte chance qu’en France, ce délai intervienne plus rapidement sous-entend DSK.

    Pour le moment, il y a des entreprises qui embauchent comme l’annonce le palmarès annuel des plus gros recruteurs de France que Réussir (Le Figaro-L’Express) publie cette semaine. La palme revient à Mc Donald’s France qui prévoit, en 2010, de recruter 15 100 personnes. GDF SUEZ en prévoit 13 000 dont 52% de CDI, Veolia Environnement table sur 10 000. Suivent après la SNCF,  Carrefour, Caisse des Dépôts, Bouygues, Sodexo  Areva, Auchan pour compléter le top 10 des plus gros recruteurs de France.

    Sur le même sujet, à lire aussi un dossier en 3 parties

    Quelles sont les origines du mal ? (1/3)

    Les premières tentatives de solution (2/3)

    Le début de la fin ? (3/3)

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