Articles traitant du thème “Industrie” :

  • Les secteurs qui recrutent en 2010*

    Près d’un employeur sur cinq prévoit au moins de réaliser une embauche en 2010. C’est ce que révèle une enquête sur les Besoins en Main-d’œuvre conduite par Pôle Emploi en collaboration avec le Crédoc

    Au total, il existe 1 693 300 projets de recrutement dans les 383 bassins d’emploi français. Les secteurs les plus prisés sont les métiers des services aux particuliers (serveurs, employés de cuisine, animateurs, aides à domicile…) et les fonctions sanitaires et sociales (aides-soignantes, aides médico-psychologiques…).

    Les fonctions d’encadrement représentent 10,3% de l’ensemble des projets de recrutement, 15,1%  des intentions portent sur des postes d’ingénieurs et des cadres d’études en recherche et développement, en informatique et des chefs informatiques.

    La principale déception de cette enquête se trouve au niveau des secteurs de l’industrie manufacturière et de la construction qui présentent de faibles réserves d’emplois potentiels.

    Ce n’est pas le cas du secteur agricole avec un quart de l’ensemble des projets d’embauche total. Cependant ce sont des chiffres à relativiser, 37,5% sont des contrats saisonniers.

    L’enquête met en exergue certaines difficultés pour les entreprises à embaucher. Il ressort que 40 % des prévisions d’embauche ne trouvent pas preneur. On retrouve une certaine inadéquation du profil des candidats par rapport au poste pourvu. D’autres facteurs sont également indexés parmi lesquels le manque d’expérience et le manque de motivation (sic) des candidats.

    Les employeurs envisagent l’avenir du marché de recrutement, dans les trois à cinq ans, avec espoir et enthousiasme. La sortie de la crise et l’ouverture de nouveaux marchés constituent les futurs éléments d’espoir.

    * Enquête de Pôle emploi et Crédoc

  • 1,7 millions d’intentions d’embauche pour 2010

    Les intentions d’embauche pourraient atteindre le nombre de 1,7 millions . C’est ce que révèle l’enquête Besoins en main d’œuvre, élargie cette année au domaine du secteur public, réalisée par Pôle emploi. 1 693 300 projets de recrutement ont été recensés dans les 383 bassins d’emploi français (métropole et DOM).

    Un employeur sur cinq envisage de recruter au moins une personne en 2010. Dans 50% des cas il s’agirait de CDI (contrat à duré indéterminée). Les emplois saisonniers représentent quant à eux 37,5% de ces embauches.

    La plupart des embauches se feront dans le domaine agricole mais aussi dans celui des services aux particuliers et des fonctions sanitaires et sociales, tandis qu’elles seront faibles dans l’industrie manufacturière et la construction. Les recrutements devraient être plus importants dans le Sud-Sud-Ouest et plus nombreux dans les grandes entreprises.

    68% des recruteurs en question devraient faire appels aux services de Pôle emploi.

  • Les emplois en intérim à la hausse

    En baisse sur quatre trimestre, l’intérim s’est stabilisé au deuxième trimestre de 2009 (+1,5%), puis a évolué positivement sur le troisième (+5,6%) et le quatrième (+5%) trimestre de 2009, selon les chiffres du Dares ( direction de l’animation, de la recherche, des études et des statistiques).

    Fin 2009, on comptait ainsi 493 600 salariés en contrat d’intérim soit environ 460 000 emplois à temps plein. Ces chiffres sont inférieurs de 3,6% à ceux enregistrés fin 2008.

    C’est particulièrement dans le domaine de l’industrie que la hausse a été notable, de l’ordre de 8,6%. Cette hausse s’élevait à 3,5% dans le domaine du tertiaire. En matière de construction, 1,2% de salariés intérimaires supplémentaires ont été recrutés fin 2009.

    Parmi les intérimaires, les salariés de moins de 35 ans sont de plus en plus nombreux et les ouvriers, qualifiés ou non, ont constitué la majorité des effectifs. Les missions proposées en 2009 se sont raccourcies.

    Une hausse qui ne doit pas forcément s’entendre en termes positifs puisque les contrats en intérim ne garantissent pas de sécurité de l’emploi.

  • Chômage toujours en hausse mais des offres d’emploi pour les cadres

    La ministre de l’économie, Christine Lagarde, annonce une légère hausse du taux de chômage pour le mois de février, de l’ordre de 0,7%, inférieure donc à celle de janvier. Toutefois, le taux de chômage a augmenté de manière significative au quatrième trimestre 2009.

    Les statisticiens du Pôle emploi estiment que le chômage devrait continuer sa progression en 2010 mais qu’un ralentissement devrait avoir lieu en fin d’année. 9,6% de la population active serait au chômage fin 2011, ce qui correspond au taux atteint fin 2009. «Les réductions d’effectifs ne sont pas terminées» et les créations d’emploi devraient connaître un rythme « modéré ». Dans le secteur de l’industrie tout particulièrement, le chômage reste important et devrait le rester au premier semestre 2010.

    Parallèlement, l’Apec (Agence pour l’Emploi des Cadres) annonce une augmentation d’offres d’emploi à destination des cadres sur le mois de février. Ce marché semble donc connaître une embellie. Ce sont les offres relatives au secteur de la direction qui connaissent la plus forte progression (+118%), suivies des métiers liés au commerce et à la communication (+70%). Les offres d’emploi relatives au secteur de la recherche et du développement sont, elles, en baisse.

  • Fin des Etats généraux de l’industrie : les dispositifs énoncés concernant l’emploi

    Aujourd’hui, le Président Nicolas Sarkozy  était à Marignane (Bouches-du-Rhône), chez Eurocopter, pour clore les Etats généraux de l’industrie. Il reprenait les principales propositions faites par les représentants des entreprises, les partenaires sociaux et les ministres eux-mêmes. Une série de mesures ont ainsi été énoncées pour contrer la « désindustrialisation massive » qui opère depuis l’an 2000. Parmi les principaux dispositifs énoncés concernant l’emploi :

    - 500 millions d’euros de prêts verts Cette somme servira à soutenir l’investissement des entreprises dans le développement durable.

    - Mise en place d’une politique de filières Un investissement sectoriel de 300 millions d’euros devra permettre l’émergence de  filières stratégiques (le numérique, les transports, l’énergie, la pharmacie, les matériaux innovants, le luxe et l’agroalimentaire) dans lesquelles la France possède un avantage compétitif de départ. Les relations entre les donneurs d’ordre et les sous-traitants devraient ainsi être amenées à évoluer. Un médiateur de la sous-traitance sera désigné le mois prochain pour veiller à « diffuser les bonnes pratiques ».

    - Révision du rôle d’actionnaire de l’Etat dans les grandes entreprises industrielles L’Etat désire instaurer un dialogue biannuel, de nature industrielle et stratégique, entre les patrons des entreprises dont l’Etat est actionnaire (Renault, Air France, Areva, …) et l’Etat qui sera représenté par l’agence des participations de l’Etat (APE), le ministère de l’industrie ou du secteur concerné. Reste à savoir comment l’Etat pourra à la fois garantir la compétitivité des entreprises et les objectifs en matière d’emploi.

    - Encourager et «pérenniser l’emploi industriel sur le long terme» La population active industrielle a chuté de 15% depuis 2000. Ce sont 535 000 emplois qui ont disparu. L’Etat entend redynamiser l’emploi dans ce secteur  en développant le tutorat par des séniors, en réorientant la formation et en encourageant la localisation des outils de production et de recherche en France. 185 millions d’euros seront ainsi destinés à accorder des avances remboursables aux entreprises désirant investir en France. Une difficulté majeure freine pour le moment la reprise de l’activité dans le secteur de l’emploi industriel : le financement de la protection sociale.

    Pour la CGT, «le gouvernement ne doit pas refermer le dossier des États généraux de l’industrie (…) après un discours du président de la République». Les fédérations métallurgie et chimie de ce syndicat étaient d’ailleurs appelées à une journée de mobilisation ce jeudi pour la défense de l’emploi dans l’industrie.

  • Les grands patrons du CAC 40 ont une mauvaise e-réputation

    Pas de blog personnel visible, 5% de présence publique sur Facebook, 7 % sur Twitter, 16% sur LinkenIn ou Viadeo. En somme une e-réputation à améliorer de toute urgence. C’est ce que vient de dévoiler les conclusions du premier baromètre de Hopscoth et ePerf Consulting sur l’e-réputation des grands patrons du CAC 40.

    Un baromètre qui repose sur 5 indices qui analysent les 10 premiers liens sur Google quand on fait une recherche sur le nom d’un grand patron.

    Il y a d’abord l’indice de stabilité qui étudie le niveau de contrôles de ces liens. L’indice de maîtrise qui analyse les efforts visibles de maîtrise de sa e-réputation. L’indice de qualité de l’e-réputation analyse la tonalité des contenus  les plus visités sur une échelle allant du plus négatif au plus positif suivi de l’indice d’intérêt qui repose sur le nombre de requêtes directes sur le nom du dirigeant effectuées par les internautes au cours des six derniers mois. Enfin l’indice de visibilité est calculé sur le total de liens indexés par Google contenant le nom du dirigeant, au moment de l’étude.

    Après la prise en compte et l’analyse de tous ces critères, les grands patrons du CAC 40 issus de l’industrie se remarquent un peu plus que les autres secteurs en occupant 12 des 20 premières places. Avec Franck Riboud de Danone (numéro 2), Pierre-andré de Chalendar de saint Gobain (numéro 3) ou Lakshmi Mittal (numéro 4).  Mais c’est le patron de Dexia, Jean-Luc Dehaene, qui occupe la tête du classement. Dexia, une boite en proie, depuis la crise, à des difficultés. On peut en conclure que l’e-réputation d’un patron n’a aucun lien avec la santé de son entreprise. Analyse vérifiable avec Christophe de Margerie de Total, qui se morfond dans les profondeurs du classement. Total a annoncé, en 2009, 14 milliards de bénéfices.

    Autre curiosité, le coté « people » peut aider à accroitre l’e-réputation d’un grand patron même si c’est à son corps défendant. C’est la cas de François-Henri Pinault (PPR). Sur l’indice du nombre total indexé par Google, il est celui dont on parle le plus. L’explication vient de… son mariage avec l’actrice Salma Hayek.

  • Manifestation pour l’emploi dans l’industrie

    Une journée de manifestation pour l’emploi dans l’industrie a eu lieu ce jeudi, à Paris, à l’initiative de la CGT.  Helia a battu le macadam aux côtés de manifestants pour s’enquérir de leurs doléances et faire, avec eux, le point sur la situation de l’emploi dans un secteur jadis dynamique.

  • Eclaircie au niveau de l’emploi des cadres

    Apec« Il semblerait que les recruteurs aient dorénavant intégré la nouvelle donne conjoncturelle et soient plus confiant ». C’est ce qu’on peut retenir des propos, plein d’espoir, de Eric Verhaeghe, président de l’Apec (Association pour l’emploi des cadres) après la publication, ce mercredi du baromètre trimestriel sur l’emploi des cadres.

    Un baromètre qui décline et indique des signaux d’espoir mais indexe également les secteurs qui n’ont toujours pas réussi à sortir leur épingle du jeu. Mais globalement ce troisième baromètre de l’année évoque des signaux positifs avec 42 % des entreprises qui prévoient de recruter au moins un cadre au quatrième trimestre 2009, soit la même proportion à 1 point près que l’an passé, mais 6 à 7 points de plus qu’aux deux trimestres précédents. Ce qui n’est pas à sous estimer dans le contexte actuel de reprise mais totalement généralisé.

    Par exemple, dans les BTP, l’emploi des cadres continue son redressement même si on est encore éloigné des prévisions de départ. Nous sommes dans les mêmes bases pour les secteurs de l’ingénierie et de l’audit – conseil. La proportion d’entreprises ayant recruté et prévoyant d’embaucher au prochain trimestre dépassant les 50% et ce, dans des proportions supérieures de plusieurs points à celles d’il y a un an.

    Mais la bonne nouvelle de ce baromètre se situe au niveau des cadres commerciaux, administratifs ou financiers. Très recherchés en ce moment par les entreprises, les chiffres de recrutement ou de prévisions de recrutement dépassent ceux de 2008.emploi des cadres

    Le reste est moins rose. Dans le secteur de l’Industrie, l’emploi des cadres ne redresse pas encore la barre et continue de plonger. Au troisième trimestre, trois entreprises sur quatre ont embauché au moins un cadre au troisième trimestre et un tiers seulement d’entre elles prévoit d’en recruter un au prochain. Le contexte économique actuel semble être la cause première de cette frivolité. C’est en tout cas, ce que déclarent 40 % des entreprises pour expliquer leur décision.

    La situation est pire dans les secteurs de banque – assurance et l’informatique. Malgré des niveaux plus élevés que la moyenne, ils restent quand même en deçà des prévisions annuelles.

    La situation pour les jeunes diplômés n’est pas des plus enviables, à la lecture de ce baromètre, puisque seules un quart des entreprises prévoient de donner une chance au quatrième trimestre à un jeune cadre.

  • Dossier sur la Crise – Le début de la fin (3/3)?

    Devant le manque de cohérence des différents plans précités, l’UE met 200 milliards sur la table pour aider les Etats membres.

    Ce qui constitue 1,5% de ses fonds seulement.

    En France, dés début décembre, le poste de Ministre de la Relance économique avait été exclusivement créé pour la circonstance. Patrick Devedjian avait la charge de gérer les 26 milliards « déboursés » pour donner un second souffle au secteur économique.

    Changement de cap

    Rappelons que dans un premier temps 360 milliards (nous avions détaillé l’emploi de cette somme dans la deuxième partie de ce dossier) ont été injectés dans les banques.

    Puis vient le plan de relance de  26 milliards d’euros (somme provenant de la dette donc qui alourdit un peu plus le poids de la dette française). Dans un moment délicat de la crise, cette mesure permet aux pouvoirs publics français d’empêcher l’effondrement de l’ensemble du système économique.
    Pendant ce temps, les Etats Unis, qui sont de plus en plus confrontés aux effets dévastateurs de la crise, investissent 5 fois plus. 825 milliards de dollars sont injectés dans les énergies propres, infrastructures et éducation afin de redémarrer l’économie.

    La nouvelle politique de l’Union Européenne prend effet avec un mot d’ordre commun : « Sauvons nos différents champions de l’automobile ». C’est un secteur qui représente 12 millions d’employés dans toute l’Europe.
    Comment se concrétise cette politique sur le terrain ?

    En France : Prime de 1000 euros pour les propriétaires de voiture de plus de 10 ans.

    Ce qui provoque un haro de la part de Bruxelles, ce que De Gaule appelait de son temps « des sauts de Cabri » de l’UE. Bruxelles fustige le protectionnisme français mais d’une manière globale, on peut dire que c’est un reproche qu’on peut faire à tous les Etats membres de l’Union.

    Avec le peu de recul que nous avons maintenant de la situation, on ne peut pas dire que ce fut une idée lumineuse.

    Situation similaire en Allemagne, avec une prime de 2500 euros. Ce qui permet aujourd’hui au secteur automobile de ne pas sombrer et de créer de nouveaux emplois avec la consommation qui redémarre.
    Dans un premier temps, trois pays dévoilent leurs plans de relance en injectant beaucoup d’argent pour l’économie.
    La Suède: 2,6 Milliards, la Grande Bretagne : 2,5 et la France 6,5 Milliards d’euros mais avec une précision de taille. La contrepartie de cet argent distribué au secteur de l’Automobile est la demande que la production reste sur le territoire français. En un mot le gouvernement français entend lutter contre les délocalisations.

    Obama le messie ?

    L’arrivée d’Obama à la présidence américaine, le 20 janvier 2009, marque le début d’une nouvelle attitude des Etats Unis pour sortir de la crise.

    On peut rappeler que l’ex sénateur de l’Illinois avait basé la dernière partie de sa campagne sur la résolution de la crise. Donc il est élu pour apporter des réponses au chômage des américains, à la faillite des banques, au système financier qui s’écroule, calmer les marchés et donner un autre souffle à l’économie américaine qui en a grandement besoin.
    Pendant son état de grâce, qui perdure malgré quelques couacs et les premières attaques de Paul Krugman, prix Nobel de l’économie en 2008, il met sur pied un plan de relance de l’Automobile et des banques avec conditions. Les dirigeants des banques aidées ne devront pas avoir un salaire annuel qui dépasse 500 000 dollars.

    Un bel élan qui ne dura pas malgré de réels efforts d’autant plus que quelques scandales comme l’affaire Madoff ou la faillite d’AIG viendront ternir la communication, pourtant très importante chez Obama.

    Crise financière, crise économique et maintenant crise sociale !


    En février, la crise continue de plus belle avec des manifestations monstres en Irlande, la chute de gouvernement letton (deuxième gouvernement européen, après celui de l’Islande, dont la crise est à l’origine de la chute) montre la difficulté de la situation. Il faut dire qu’en Europe de l’Est, la crise frappe de plein fouet. Rappelons que ces pays membres maintenant de l’UE avaient laissé le communisme pour un capitalisme débridant sans contrôle. Les banques autrichiennes ou suédoises y ont fait beaucoup de prêts. La population, sous le coup de la crise, est incapable de payer ses  crédits avec des monnaies moins fortes que l’euro.

    La France, jalouse de sa réputation de pays de revendications et de rébellion, n’est pas en reste (le 26 janvier, le 19 mars).

    Début mars en France, le gouvernement anticipe désormais à un recul du PIB de 1,5 %, avec plus de 300 000 destructions d’emplois, cette année.

    Le gouvernement prendrait-il enfin la mesure de la crise ? Selon la presse économique, il table désormais sur un recul du produit intérieur brut (PIB) de la France de 1,5 % en 2009, ce qui creuserait le déficit public jusqu’à 5 %, voire 5,5 % du PIB. Dans ces conditions, le déficit de l’État franchira la barre des 100 milliards d’euros, dont 20 milliards de manque à gagner fiscal et 30 milliards au titre du plan dit de « relance ». Dans le projet de budget initial, ce déficit était prévu à 52,1 milliards. De nouvelles prévisions, confirmées par Bercy, qui devraient être intégrées dans le projet de loi de finances rectificatif présenté en Conseil des ministres.

    Lors du G20, il ya eu une véritable bataille entre d’un coté le couple Franco –allemand et de l’autre les Etats Unis et leur « allié naturel » la Grande Bretagne autour de la primauté entre la régulation et la relance pour sortir rapidement de la crise. Finalement la poire fut coupée en deux. La régulation chère à A. Merkel et N. Sarkozy fut associée à une relance des différentes économies pour stimuler les marchés.

    Et c’est dans cette optique le G20 a vu également la publication des listes des paradis fiscaux avec trois catégories différentes qui définissent différents degrés de dangerosité pour l’économie mondiale. Mais entre les conclusions du monde occidental et la perception du reste du monde il ya un écart. L’accent est mis sur le fait que la City ou des Etats comme le Delaware aux Etats Unis ne soit pas dans cette liste alors qu’ils présentent les mêmes caractéristiques que les paradis fiscaux. Deux poids deux mesures !

    Et le tiers monde dans tout cela…

    En parlant du reste du monde, on peut dire que la crise commence à être une réalité. Rappelons que la crise a atteint les pays en développement lors son passage de l’économie virtuelle à l’économie réelle.

    Selon la banque mondiale, les 129 pays en voie de développement vont faire face à un déficit de financement de 270 à 700 milliards de dollars en 2009. Le FMI s’alarme aussi pour l’Afrique, le continent le plus démuni. La banque mondiale annonce que « les investisseurs privés (vont fuir) les marchés émergents ce qui va provoquer un déficit de financement de 270 à 700 milliards de dollars pour 2009″.

    Les pays pauvres sont maintenant très vulnérables face aux effets de la crise : « La baisse du commerce mondiale touche directement des économies largement dépendantes de leurs exploitations de matière premières » a annoncé le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn, en prédisant également une chute de 20% des investissements directs étrangers sur le continent.

    Les premières éclaircies?

    Depuis le mi Avril 2009, on voit l’émergence d’un nouveau discours plus positif sur la fin de la crise qui est prévue pour le premier semestre de 2010. Jean Claude Trichet, président de la Banque Centrale européenne, DSK du FMI et C. Lagarde, ministre de l’économie ont eu le même son de cloche sur la sortie probable de crise. Il reste à savoir maintenant sur si c’est la méthode Coué ou une analyse objective.