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Actualité de l'emploi et des réseaux sociaux

Ne vous souciez pas d’être sans emploi, souciez vous plutôt d’être digne d’un emploi.
Confucius, moraliste chinois (6ème siècle)

Les ouvriers ne sont pas les seuls à souffrir de la crise économique, les cadres aussi rencontrent des difficultés sur le marché du travail.

L’Apec (Association pour l’emploi des cadres), vient de faire paraître des chiffres qui n’indiquent rien de bon. En effet, seulement 130 000 à 138 000 cadres devraient être recrutés cette année. Un recul significatif : entre 4% et 10% d’embauches en moins par rapport à 2009, année déjà très mauvaise avec une chute de 28%. Le nombre de postes de cadres créés est également en chute : 500 en 2010 contre plus de 45 000 en 2008.

La crise économique n’est pas encore tout à fait derrière les entreprises et c’est pourquoi beaucoup de dirigeants préfèrent restreindre salaires et nombre d’embauches. Les jeunes diplômés (bac +4 et plus)seront, comme en 2009, les plus touchés. Jacky Chatelain, directeur général de l’Apec, annonce : « Leur situation va être la pire jamais connue ». 23 000 embauches de jeunes diplômés sont en effet prévues pour 2010, 23% de moins qu’en 2009. Ce nombre est inférieur à celui de diplômés d’écoles de commerce ou d’ingénieurs. Il leur faudra donc accepter des postes moins qualifiés.

Beaucoup de secteurs seront touchés par cette baisse de recrutement. Au nombre de ceux-ci on compte tout particulièrement l’industrie  (entre -14 et -23%) ainsi que la construction et le commerce. Les services, eux, se distingueront de la tendance générale, et pourraient stabiliser leur volume d’embauches. Les régions industrielles comme la Franche-Comté ou la Champagne-Ardenne seront les plus touchées. Le commercial, l’informatique, la recherche et le développement, devraient résister.

Le marché de l’emploi des cadres devrait toutefois connaître de meilleurs jours à moyen terme. A partir de 2011, les recrutements devraient reprendre progressivement « pour retrouver un niveau élevé à partir de 2012 » et « en 2014, les entreprises embaucheraient plus de 240.000 cadres, un niveau encore jamais atteint sur le marché », annonce Eric Verhaeghe, président de l’Apec.

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  • Jeunes diplômés helia« Diagnostiquer pour mieux guérir » c’est ce qui semble être le leitmotiv gouvernemental à travers le lancement d’une grande enquête dans les universités pour lutter contre le chômage des jeunes diplômés. En effet, le baromètre sur l’insertion professionnelle des jeunes diplômés démarre ce 1er décembre.

    Les derniers chiffres du chômage d’octobre l’ont allégrement encore démontré. Les jeunes diplômés éprouvent d’énormes difficultés à s’insérer dans la vie active. A partir du 1er décembre et ce pour une durée de 6 mois, les universités vont collecter des données auprès de leurs anciens diplômés. Schématiquement, les universités vont recevoir 750 000 euros et pourront faire appel à leurs étudiants actuels pour mener ce questionnaire. Mais l’enquête cible les diplômés de 2007, titulaires d’un diplôme technique supérieur (D.U.T./B.T.S.), d’une licence professionnelle ou d’un master. Pour être interrogé, il faut être français, avoir moins de 30 ans lors de l’obtention du diplôme et être inscrit dans une université lors des deux ans précédents l’obtention du diplôme. Cette enquête prendra fin en mai – juin 2010.

    On sait que l’orientation, l’insertion et la question des stages viennent en premier lieu dans les revendications des mouvements sociaux des jeunes. Donc, quoi de plus normal que de voir si en France, pays qui ressemble de plus en plus à la Corée voire au Japon, où le diplôme est le seul vecteur de reconnaissance professionnelle, le sésame attribué à la fin de la formation conduit toujours à une insertion professionnelle des titulaires.

    Cependant, plusieurs interrogations demeurent. Comment se fera une enquête similaire dans les années à venir avec l’autonomisation des universités et les écarts entre elles qui en découlent. Et qu’en sera-t-il de ce que des sociologues comme Céline Van de Veld appellent « l’effet cicatrice » une fois la crise passée ? Un cas « d’effet cicatrice » : exemple au Japon, lors de la grave crise économique intervenue à la fin des années 80, des générations de jeunes diplômés ont été sacrifiées parce que dépassées au niveau du marché de l’emploi, une fois la crise passée, par les nouveaux jeunes diplômés.

    Le projet de l’orientation et de l’insertion des jeunes diplômés ne sort pas ex-nihilo, certaines universités comme celle de la Rochelle l’ont déjà expérimenté en 2002 puis en 2004. Si le taux de réponse avoisinait les 80%, une autre satisfaction entourait le nombre de jeunes diplômés en poste avec plus de 75%. Le gouvernement a remis au goût du jour une expérimentation déjà en place. Une manière de donner raison à un proverbe africain qui veut que « les remèdes (aux problèmes) ne sont pas loin mais seulement bien cachés ».

    D’après le baromètre Emploi de l’EDHEC qui a sorti sa troisième édition hier, «les entreprises restent prudentes vis-à-vis des jeunes diplômés de niveau Master 2». Mais «un signal encourageant» apparaît toutefois, puisque 70 % des entreprises interrogées affirment avoir recruté sur le dernier trimestre et avoir l’intention de le faire au cours des trois prochains mois.

    Il ressort également de cette enquête que les recrutements seront avant tout tournés vers l’international puisque 24 % des entreprises ont l’intention de recruter en Europe (hors France) et 11% sur les continents Américain et Asiatique, ce qui représente pour chacune de ces zones plus du triple que sur la précédente édition du baromètre EDHEC (été 2009).

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  • Apec« Il semblerait que les recruteurs aient dorénavant intégré la nouvelle donne conjoncturelle et soient plus confiant ». C’est ce qu’on peut retenir des propos, plein d’espoir, de Eric Verhaeghe, président de l’Apec (Association pour l’emploi des cadres) après la publication, ce mercredi du baromètre trimestriel sur l’emploi des cadres.

    Un baromètre qui décline et indique des signaux d’espoir mais indexe également les secteurs qui n’ont toujours pas réussi à sortir leur épingle du jeu. Mais globalement ce troisième baromètre de l’année évoque des signaux positifs avec 42 % des entreprises qui prévoient de recruter au moins un cadre au quatrième trimestre 2009, soit la même proportion à 1 point près que l’an passé, mais 6 à 7 points de plus qu’aux deux trimestres précédents. Ce qui n’est pas à sous estimer dans le contexte actuel de reprise mais totalement généralisé.

    Par exemple, dans les BTP, l’emploi des cadres continue son redressement même si on est encore éloigné des prévisions de départ. Nous sommes dans les mêmes bases pour les secteurs de l’ingénierie et de l’audit – conseil. La proportion d’entreprises ayant recruté et prévoyant d’embaucher au prochain trimestre dépassant les 50% et ce, dans des proportions supérieures de plusieurs points à celles d’il y a un an.

    Mais la bonne nouvelle de ce baromètre se situe au niveau des cadres commerciaux, administratifs ou financiers. Très recherchés en ce moment par les entreprises, les chiffres de recrutement ou de prévisions de recrutement dépassent ceux de 2008.emploi des cadres

    Le reste est moins rose. Dans le secteur de l’Industrie, l’emploi des cadres ne redresse pas encore la barre et continue de plonger. Au troisième trimestre, trois entreprises sur quatre ont embauché au moins un cadre au troisième trimestre et un tiers seulement d’entre elles prévoit d’en recruter un au prochain. Le contexte économique actuel semble être la cause première de cette frivolité. C’est en tout cas, ce que déclarent 40 % des entreprises pour expliquer leur décision.

    La situation est pire dans les secteurs de banque – assurance et l’informatique. Malgré des niveaux plus élevés que la moyenne, ils restent quand même en deçà des prévisions annuelles.

    La situation pour les jeunes diplômés n’est pas des plus enviables, à la lecture de ce baromètre, puisque seules un quart des entreprises prévoient de donner une chance au quatrième trimestre à un jeune cadre.

    Devant le laconisme et l’anonymat des chiffres du chômage des jeunes, nous avons voulu mettre des noms voire des visages sur ces jeunes diplômés qui sont à la recherche d’un travail après de longues années d’étude.

    Ainsi nous avons rencontré, aux salons Emploi et Masters et 3ème cycles organisés par Studyrama les 6 et 7 mars 2009, des jeunes de formations très différentes :

    • une diplômée, 3ème cycle, en communication
    • une autre qui a une double compétence en biotechnologie et management
    • un spécialiste l’aménagement de l’intégration des technologies de l’information et de la communication
    • un diplômé d’ingénieur d’affaire en électricité en double cursus avec un master en administration des entreprises
    • une jeune fille qui a obtenu un BTS en Communication des entreprises
    • une diplômée en Master d’administration des entreprises
    • et enfin une jeune diplômée en Achat et Négoce Internationale Bac + 5

    Ils nous ont donné leurs impressions.
    Des propos qui peuvent paraître différents mais qui sont, à y regarder de plus près d’une grande cohérence. Ils mettent en exergue la difficulté des jeunes diplômés à trouver un premier emploi ou même un stage après l’obtention de leur sésame. Mais l’ambiance n’est pas à la morosité, elle est teintée de positivisme et d’abnégation. Ils sont décidés comme on dit de ne pas « lâcher l’affaire ».

    Suivez notre reportage…

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