Actualité de l'emploi et des réseaux sociaux
26 fév
Les Français les plus vulnérables dans le domaine de l’emploi courent le risque d’atteindre un réel seuil de pauvreté. Chômeurs de longue durée, jeunes sans qualification et travailleurs précaires sont ainsi menacés. C’est ce que révèle le dernier rapport de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (Onpes).
La part de la population pauvre ne fait qu’augmenter depuis quelques années et, avec la crise, « la dégradation du marché du travail, en touchant les personnes qui étaient déjà les plus vulnérables, peut engendrer un risque d’irréversibilité du chômage et de la pauvreté », signale Agnès de Fleurieu, présidente de l’Onpes.
Le nombre de demandeurs d’emploi en situation de pauvreté risque donc d’augmenter avec l’augmentation du chômage et de sa durée. Des perspectives d’autant plus inquiétantes qu’un million de chômeurs seront bientôt en fin de droit et que le rapport indique que sur 100 chômeurs supplémentaires, 45 seraient en situation de pauvreté.
La France compterait 240 000 pauvres de plus en 2010 qu’en 2007, parmi lesquels beaucoup de jeunes qui verront leur entrée dans le monde du travail retardée. Or,le rapport indique que « l’irréversibilité de la pauvreté constitue un risque certain pour les jeunes sans qualification qui cherchent à s’insérer professionnellement et pour les personnes qui étaient déjà éloignées de l’emploi ».
4 fév
Le service civil volontaire, ça vous dit quelque chose ? Cette mesure lancée en 2006 n’avait attiré que 3000 jeunes par an. Un échec cuisant après plusieurs polémiques concernant le remplacement du service militaire obligatoire.
Le service civil volontaire se réinvente sous une forme (plus ou moins) nouvelle : le service civique. Il s’agirait d’un système simplifié et basé sur le volontariat. Le service civique permettra aux jeunes de 16 à 25 ans, de nationalité française, ou résidant en France depuis plus d’un an, pour une durée de 6 à 12 mois, de servir une cause d’intérêt général.
En échange de cette aide, mission à caractère humanitaire, culturel ou sportif, au sein d’une ONG ou d’une administration publique, en France ou à l’étranger, ces jeunes toucheront entre 540 et 640 euros par mois. 10 000 jeunes pourraient être concernés dès cette année, 75 000 en 2015. Le temps accordé à cette cause d’intérêt général sera valorisé dans les établissements secondaires et comptabilisé pour la retraite.
Ce projet, mené en majeure partie par Martin Hirsch, Haut commissaire à la Jeunesse, sera débattu jeudi 4 février à l’Assemblée nationale et pourrait être mis en place dès mars 2010. Cette mesure devrait couter 500 millions d’euros par an. Martin Hircsh a toutefois tenu à préciser « Les jeunes ne seront pas là pour faire la corvée de patates ou tenir le mur. Le service civique doit leur permettre de réaliser des choses. La mesure a un coût, il faudra donc évaluer ce qu’elle rapporte à la société ». Une manière originale de faire découvrir le monde du travail, une manière particulière de considérer le monde du caritatif.
1 déc
Rama Yade, secrétaire d’Etat chargée des Sports, organise ce soir à Colombes (92) une réunion sur l’emploi où le public est invité à se munir de son CV et d’une lettre de motivation.
Le site internet des jeunes populaires de Colombes annonce le rendez-vous mardi à 19H00 dans une école de la ville pour un « forum emploi », en présence du secrétaire d’Etat chargé de l’Emploi, Laurent Wauquiez et de plusieurs entreprises. Une initiative qui fait polémique et est dénoncée par les adversaires politiques de la jeune secrétaire d’Etat aux sports qui l’accusent de « jouer avec l’espoir d’une partie de la population qui vogue en petits boulots mal payés ».
29 sept
C’était dans l’air depuis quelques jours, Nicolas Sarkozy a annoncé ce matin, lors d’un déplacement en Avignon, l’extension du Revenu de Solidarité Active (RSA) aux jeunes de moins de 25 ans qui n’ont travaillé que deux ans sur une période d’au moins trois ans.
Le président français s’est déclaré favorable à une expérimentation d’un système de dotation qui permettrait aux jeunes « de toucher directement les aides de leurs parents », pour financer par exemple un permis de conduire ou un accès au logement. Nicolas Sarkozy s’est défendu « de créer un RMI jeunes, qui ferait (d’eux) des assistés » mais plutôt d’un « nouveau droit social ».
Le RSA, initié et lancé le 1er juin par Martin Hirsch, Haut Commissaire à la jeunesse et aux solidarités actives, permet aux « travailleurs pauvres » de cumuler allocation et petit salaire. Son extension va coûter 250 millions d’euros à l’Etat. Outre l’extension du RSA, N. Sarkozy a annoncé 3 autres mesures qui concernent la formation des jeunes 16 – 25 ans.
Il s’agit tout d’abord de l’expérimentation d’un dispositif de « revenu contractualisé » pour améliorer l’accès à la formation et à l’emploi : accompagnement renforcé en échange d’une garantie de ressources de 250 euros par mois. 8 000 jeunes sont concernés par ce dispositif.
Il est prévu également une augmentation du nombre d’apprentis dans la fonction publique et la revalorisation du statut de l’apprenti, qui bénéficiera désormais des mêmes avantages que l’étudiant.
Enfin, dès 2010, 10 000 jeunes pourront bénéficier du service civique volontaire. Un service que le président veut « pleinement reconnu et valorisé dans le cadre des études et du monde professionnel ».
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17 sept
Exclusivement destiné pour les 25 ans et plus, le dispositif du Revenu de solidarité active (RSA) pourrait être bientôt étendu aux 16 – 25 ans. C’est ce qu’annonce cette semaine le journal économique les Echos.
Mise en place par Martin Hirch, le Haut Commissaire à la jeunesse, depuis juin 2009, le RSA est une allocation qui remplace le RMI mais il est destiné en premier aux travailleurs précaires sous la forme d’un complément de revenus qui se situe en moyenne autour de 110 euros. Le mois dernier, le dispositif RSA a eu quelques remous du fait d’un nombre « insuffisant » de travailleurs postulant pour bénéficier de l’allocation complémentaire.
L’extension du dispositif aux 16 – 25 ans fait suite aux conclusions et revendications qui ont accompagnées le Livre vert de la jeunesse. Une étude faite par la commission de concertation sur la politique de la jeunesse dont les conclusions ont été rendues public par Martin Hirsch. Un pavé dans lequel on apprend que parmi les 57 propositions retenues, 12 objectifs ont été fixés, dont la réduction de « la durée entre la sortie de formation initiale et l’obtention d’un emploi stable » et la possibilité de « donner à tous les jeunes les moyens de prendre en main leur existence ». Hormis la formation et l’orientation, le dispositif devrait concerner également le logement et les ressources.
Après avoir élaborer ce document d’appoint, la commission de concertation sur la politique de la jeunesse est en train d’évaluer le coût pour les finances de l’Etat de l’extension du RSA aux 16 – 25 ans. D’après le quotidien économique les premières hypothèses de travail privilégient les jeunes ayant déjà travaillé deux ans dans les trois dernières années. En effet deux années semblent être une durée suffisamment courte pour prendre en compte la grande précarité des jeunes. La durée de deux ans permettrait aussi de s’assurer que le bénéficiaire est correctement et durablement inséré dans le marché du travail.
On voit bien que l’objectif est d’essayer de convaincre « qu’il ne s’agit pas d’un RMI jeune mais d’une incitation au travail. »
14 mar
A travers Martin Hirsch, haut commissaire aux solidarités actives et à la jeunesse, le gouvernement a lancé cette semaine une concertation ayant pour but la proposition avant l’été d’une politique globale de la jeunesse. Elle a pour ambition de donner des réponses sur l’emploi des jeunes, pierre angulaire de leur autonomie.
Composition d’une commission
La situation difficile des jeunes de 16-25 ans commence à inquiéter au plus haut point.
Une commission a été composée de personnalités du monde syndical, universitaire, patronal, associatif et politique, dont un tiers de jeunes, pour identifier les réformes à conduire.
Cette commission se réunira cinq fois d’ici fin mai, avant de publier un « Livre vert » dont les conclusions seront mises à la disposition du grand public à travers Internet.
Emploi, base de l’autonomie
Martin Hirsch pense que « l’accès à l’autonomie va être le chantier prioritaire de cette commission ». L’autonomie dépend d’un emploi stable, d’un logement indépendant, de revenus essentiellement tirés de l’activité et de la mise en couple. On ne peut pas dire que ce processus soit facilité depuis quelques années. Et la crise est venue accroître la situation des jeunes qui sont les premiers à souffrir du chômage.
Pistes de réflexion et financement
Le développement de l’alternance, le service civique, le financement des écoles de la 2e chance et la poursuite de la réforme des stages qui profitent un peu trop aux entreprises au goût du Haut commissaire aux Solidarités actives et à la jeunesse, sont les différentes solutions proposées par Martin Hirsch.
L’argent étant le nerf de la guerre, le financement se porte à hauteur de 150 millions d’euros. Il provient d’une partie des 26 milliards d’euros alloués au plan de relance économique.
Une très bonne nouvelle pour les moins de 26 ans puisque 100 000 d’entre eux pourront bénéficier de « programmes expérimentaux » afin de voir la fiabilité du projet.
5 mar
La crise financière que nous sommes en train de vivre se matérialise à travers la menace de faillite des banques, d’un écroulement de l’économie réelle et une hausse exponentielle du chômage comme ce fut le cas un peu partout dans le monde occidental.
La dureté des chiffres
En France, les chiffres du chômage, sortis par le Pole emploi la semaine dernière, font état d’une augmentation de 90200 demandeurs d’emploi par rapport à décembre. Les jeunes de moins de 25 ans en souffrent davantage avec une hausse de +5,1% comparés aux 50 ans et plus (3,9%) ou encore aux 25-49 ans (+4,1%).
On ne risque pas de trahir un secret en disant que c’est une catégorie d’âge qui pâtit d’un contexte défavorable.
La crise est venue aggraver une situation qui était peu favorable à leur incorporation dans le monde du travail. Le Papy Boom, accentué par le contexte du moment, ne facilite pas la tâche aux plus jeunes pour commencer à être productifs.
On peut citer également les réformes mises en place qui ne prévoient pas le remplacement de tous les retraités de la fonction publique.
Des portes de sortie
Mais toutes les portes ne sont pas fermées.
Des remèdes sont à l’ordre. Ils sont le fait combiné du haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté et de la jeunesse, Martin Hirsch, du secrétaire d’Etat à l’Emploi, Laurent Wauquiez, mais également du commissaire à la Diversité et à l’Egalité des Chances, Yasid Sabeg.
Ce dernier ne « pense pas que l’on puisse régler les problèmes d’emploi des jeunes des quartiers si on ne traite pas ceux de tous les jeunes français ».
On avance l’idée d’aider davantage les entreprises pour lesquelles les contrats de professionnalisation reviennent aujourd’hui plus cher que l’apprentissage et qui bénéficient d’un crédit d’impôt. Les entreprises disposent actuellement d’aides pour tout ce qui concerne les contrats aidés (pour les – de 25 ans ), il s’agira de renforcer cette aide et de la revaloriser pour qu’elle soit plus attractive pour les employeurs.
Yazid Sabeg parle d’un bonus – malus pour les employeurs de jeunes de 25 ans qui serait sur le modèle de l’emploi des handicapés. Rappelons qu’il faut que l’entreprise dispose d’au moins 6 % de salariés handicapés pour ne pas être pénalisée.
Des véritables pistes pour donner du travail aux jeunes. Mais le souci principal est que certaines de ces mesures ne pourront entrer en vigueur qu’en 2010.
Que faire dans l’immédiat?
L’auto-entrepreneuriat constitue une des solutions
Il permet aux travailleurs indépendants de devenir eux même les patrons de leurs propres structures. Il est encadré par le Nouveau dispositif d’Accompagnement pour la Création et la Reprise d’Entreprise (NACRE). C’est un système qui connait en ce moment un véritable engouement d’autant plus que le prêt pour démarrer est à taux zéro. Il s’y ajoute une garantie publique des prêts bancaires et un accompagnement obligatoire durant les 3 premières années par des structures labélisées. Le Nacre est entré en vigueur depuis le 1er Janvier 2009.
Les cotés négatifs se trouvent dans le fait que seule la première année n’est pas imposable. L’entreprise peut devenir, également, imposable dès sa première année si elle dépassent les 80 000 euros de revenus pour une activité d’achat / revente ou 32 000 euros pour une activité de services.
Plus d’informations sur le statut d’auto-entrepreneur sur : http://www.lautoentrepreneur.fr/
Pour rencontrer des auto-entrepreneurs et partager votre expérience : RDV sur le groupe Auto-entrepreneurs sur Helia.
Autre solution le microcrédit
Terme qui peut évoquer, dans l’entendement de certains, les pays du tiers monde comme le Bangladesh où Mouhammed Younous l’a popularisé au point de recevoir le prix nobel de la paix en 2006. Le microcrédit existe bel et bien en France avec aujourd’hui plus de 20 000 crédits accordés. Les chômeurs peuvent obtenir entre 500 et 6000 euros pour compléter ou renforcer un capital afin de démarrer une nouvelle expérience. 25% des demandeurs obtiennent des microcrédits.
Autant de pistes à méditer pour ceux qui cherchent un travail et qui n’ont pas la chance d’être retenus comme Manon et Ben, les deux seuls français à être sur la short liste des candidats pour le « job de rêve » : garder l’île paradisiaque d’Hamilton Island en Australie pour 12 500 euros par mois !