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Actualité de l'emploi et des réseaux sociaux

Ne vous souciez pas d’être sans emploi, souciez vous plutôt d’être digne d’un emploi.
Confucius, moraliste chinois (6ème siècle)

Les salariés de l’usine Philips EGP de Dreux (Eure et Loire) ont appris samedi 13 février, par lettre, la fermeture définitive de leur usine dès ce lundi et la suppression de 212 emplois. L’entreprise explique que ceci est dû « à d’importantes pertes depuis 2007, sur l’activité Téléviseurs, 413 millions d’euros en 2008 et environ 180 millions d’euros en 2009. »

La section CGT de l’usine a invité les salariés à se rendre normalement sur leur lieu de travail ce lundi. Une assemblée générale se tient depuis 8 heures ce matin. Le syndicat a menacé de saisir la justice si l’accès au site était interdit aux salariés ce matin. Manuel Georget, délégué CGT, estime qu’ « en voulant nous interdire de pénétrer sur le site et nous obliger à rester chacun chez nous, la direction de Philips veut nous isoler pour mieux fermer le site et nous licencier à moindre frais ».

Les salariés auraient reçu une seconde lettre leur proposant un reclassement en Hongrie. M. Georget s’indigne que « Philips propose aux salariés, des postes d’opérateur à Szekesfehervar, en Hongrie, en CDI payés 450 euros par mois, sur douze mois, avec la condition de pratiquer la langue hongroise. C’est vraiment se moquer du monde ».

Des mesures concrètes telles que des indemnités de départ équivalentes à 24 mois de salaires et des congés de reclassement représentant jusqu’à 12 mois par salarié sont envisagées. Christian Estrosi, ministre de l’industrie, interrogé par RTL, explique que l’usine sera remplacé par un centre d’appels où 300 nouveaux emplois sont déjà assurés. »Ce qui compte, c’est de maintenir l’emploi industriel(…). Nous sommes à trois cents emplois remplaçant la fabrication des écrans plasma par d’autres activités. L’objectif c’est d’être même à plus de trois cents emplois demain ».

Un point de vue qu’il devra peut-être défendre devant les ouvriers de la raffinerie Total de Dunkerque, en grève aujourd’hui, en raison de la suppression de 370 emplois directs.

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  • Classé dans : Brèves
  • Quand on vous dit fonctionnaire, vous entendez souvent sécurité de l’emploi… et bien sachez que la donne pourrait bientôt changer !

    Le 11 février 2010, un projet de décret relatif à la « réorientation professionnelle des fonctionnaires de l’Etat », déjà examiné lundi 1er février en session syndicale au ministère, sera présenté au Conseil supérieur de la Fonction publique.

    Ce projet de décret prévoit qu’un « fonctionnaire dont l’emploi est supprimé dans le cadre d’un projet de réorganisation ou d’évolution de l’activité du service »,  en période de « réorientation professionnelle » donc, qui refuserait successivement trois affectations serait mis en « disponibilité ». En « disponibilité », c’est à dire sans travail, sans salaire ni droit aux indemnités. Une fois en disponibilité, si le fonctionnaire refuse à nouveau trois postes en vue de sa réintégration, il sera considéré comme « démissionnaire » et pourra être licencié.

    « Virer un fonctionnaire pour autre chose qu’une insuffisance ou faute professionnelle, c’est du jamais vu dans toute l’histoire de la fonction publique », s’est indigné Vincent Blouet, de la CGT, cité dans l’édition de Libération de mardi.

    Eric Woerth, ministre du Budget et de la Fonction publique, s’est exprimé mardi sur France Info. Il estime qu’il était « profondément normal » de mettre en disponiblité les fonctionnaires qui se trouvaient dans les cas énoncés. « Si la personne refuse, c’est qu’au fond elle n’a plus envie de travailler dans l’administration » et il n’y a « pas de raison que l’administration continue à ce moment-là à payer », estime-t-il. Le ministre a précisé que les postes proposés tiendraient « compte de ses capacités, de sa formation, de ses contraintes familiales ou de contraintes géographiques ». Le décret n’apporte  pourtant pas de précisions concernant un périmètre géographique maximum ni sur les secteurs d’activité.

    Les syndicats craignent donc que les postes proposés soient inadaptés afin de permettre certaines économies à l’Etat. Ils ont demandé l’annulation du projet de décret. Ce à quoi Eric Woerth répond que l’enjeu est de favoriser la mobilisation au sein de l’administration et qu’un « accompagnement personnalisé » sera proposé aux agents.

    Reste à voir si les fonctionnaires pourront se voir supprimer un de leurs droits les plus chers et se rapprocher ainsi du secteur privé.

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  • Classé dans : Actu, Emploi
  • Aux Etats-Unis, certaines entreprises font appel à des spécialistes du licenciement pour ne pas avoir à faire le sale travail. « True story », comme dirait Barney dans How I met Your Mother. George Clooney est l’un d’entre eux. Aussi surprenant que cela puisse paraître.

    C’est le scénario que vous propose Jason Reitman (Thank You for Smocking, Juno), 32 ans, dans In the air, comédie qui sort aujourd’hui, mercredi 27 janvier. On y retrouve un George Clooney dans le rôle d’un personnage plutôt hors norme (le fameux « vireur ») qui passe sa vie entre les voyages en avion et les chambres d’hôtel. Une vie sans attache et sans engagement qui lui convient tout à fait mais qui est sur le point de prendre fin. Une jeune collaboratrice ambitieuse (Anna Kendrick, Twilight) va le pousser à revoir ses méthodes de travail en mettant en place un système de licenciement par vidéoconférence. Fini les heures passées dans l’avion, ciao l’objectif des 10 millions de miles, et… adieu cette jeune femme rencontrée en voyage (Vera Farmiga) ?

    Le réalisateur communique depuis plusieurs mois autour de son film via Twitter. Interviewé par Le Monde il explique pourquoi le regard qu’il porte sur son personnage n’a rien de critique dans son film « Les gens doivent être virés des entreprises ! Vous pensez que dès lors que vous êtes employé par une boîte vous êtes en droit de rester aussi longtemps que vous le souhaitez ? Ce n’est pas le rôle d’une entreprise de rendre les gens heureux. Son travail, c’est de faire de l’argent. Et mon propos n’est pas de porter un jugement sur les entreprises…« 

    En même temps se faire virer par George Clooney, même par vidéoconférence, on a connu pire, non ?

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  • Classé dans : Brèves
  • Etelvina Fernandes, Elise Kongo et Rath Luang ont été licenciés en juin 2009. Anciens salariés du magasin ED d’Oyonnax (Ain), ils ont été licenciés pour le motif officiel « d’insubordination et refus de se plier au planning », eux ont toujours affirmé que c’était parce qu’ils avaient refusé de travailler le dimanche. En effet, ceux-ci avaient fait part à leur direction de l’impossibilité pour eux de travailler le dimanche pour des raisons familiales ( garde partagée pour l’un, enfant à véhiculer pour l’autre,..). Une tentative de conciliation avait lieu lundi 25 janvier au tribunal des prud’hommes de Créteil (94). Aucun compromis n’a été trouvé entre les deux parties.

    Les employés arguent d’un « droit à une vie familiale ». L’enjeu est de taille puisque reconnaître un tel droit serait un cas de jurisprudence. Leur avocate, Maître Inès Plantureux entend elle montrer que la direction d’ED a fait preuve d’un abus de position« L’employeur a modifié sans leur consentement les contrats. Imposer ainsi le dimanche, c’était comme imposer de travailler la nuit ou imposer une mutation très éloignée du domicile : le contrat modifié portait atteinte au droit au respect de la vie familiale, architecture de base de notre droit civil, et nécessitait leur approbation. » Les salariés ne portent pas plainte contre le changement d’horaires mais contre le changement du socle contractuel qui nécessite un accord entre l’employeur et ses salariés.

    La décision est renvoyée au jugement de ce même tribunal qui aura lieu le 11 octobre. A ce jour ces anciens employés sont toujours au chômage.
    La question du travail dominical continue donc d’alimenter des polémiques.
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  • Classé dans : Brèves
  • Les employés de l’usine d’Opel à Anvers ont eu une drôle de surprise hier. Et pas des meilleures ! Le président de l’usine Opel à Anvers, Nick Reilly, a en effet annoncé jeudi 21 janvier que la fermeture du site belge était inévitable d’ici fin juin 2010. 2 600 emplois seront perdus.

    Les temps sont durs pour l’automobile. Entre 2005 et 2008, General Motors perd 88 milliards de dollars.  En 2009, la multinationale américaine est en faillite. Le gouvernement des Etats-Unis lui concède alors un prêt de 5 milliards USD à condition que le groupe élabore « un plan de restructuration viable ». Ce plan prend principalement la forme… de fermeture d’usines et de licenciements. GM prévoit ainsi de réduire de 35 000 son nombre d’employés dans le monde. Après quelques mois d’incertitude, General Motors décide finalement de garder sa filiale Opel mais pour cela la filiale européenne va connaître des réductions de capacités, des suppressions d’emploi (de l’ordre de 8 300 postes) et des baisses de salaires.

    Le gouvernement flamand ainsi que les syndicats soutiennent les employés de l’usine. Kris Peeters, le ministre-président flamand, a annoncé ce jour qu’il comptait prendre contact avec la Commission européenne afin d’insister auprès de General Motors pour qu’il présente son businessplan. La rencontre devrait avoir lieu cet après-midi.

    Pour Kris Peeters, il s’agit d’un véritable test quant à la solidarité entre les membres de l’Union européenne…

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  • Classé dans : Brèves
  • Baisse inattendue du chômage aux USA

    Le taux de chômage aux USA a diminué de manière totalement inattendue en novembre, à 10,0%, barre symbolique qui avait pourtant été dépassée au début du mois (10,2%).

    Les suppressions d’emplois au mois de novembre ont presque été au point mort, avec 11.000 licenciements, soit environ dix fois moins qu’en octobre, selon les chiffres officiels parus en début de journée.

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