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Actualité de l'emploi et des réseaux sociaux

Ne vous souciez pas d’être sans emploi, souciez vous plutôt d’être digne d’un emploi.
Confucius, moraliste chinois (6ème siècle)

Aujourd’hui, le Président Nicolas Sarkozy  était à Marignane (Bouches-du-Rhône), chez Eurocopter, pour clore les Etats généraux de l’industrie. Il reprenait les principales propositions faites par les représentants des entreprises, les partenaires sociaux et les ministres eux-mêmes. Une série de mesures ont ainsi été énoncées pour contrer la « désindustrialisation massive » qui opère depuis l’an 2000. Parmi les principaux dispositifs énoncés concernant l’emploi :

- 500 millions d’euros de prêts verts Cette somme servira à soutenir l’investissement des entreprises dans le développement durable.

- Mise en place d’une politique de filières Un investissement sectoriel de 300 millions d’euros devra permettre l’émergence de  filières stratégiques (le numérique, les transports, l’énergie, la pharmacie, les matériaux innovants, le luxe et l’agroalimentaire) dans lesquelles la France possède un avantage compétitif de départ. Les relations entre les donneurs d’ordre et les sous-traitants devraient ainsi être amenées à évoluer. Un médiateur de la sous-traitance sera désigné le mois prochain pour veiller à « diffuser les bonnes pratiques ».

- Révision du rôle d’actionnaire de l’Etat dans les grandes entreprises industrielles L’Etat désire instaurer un dialogue biannuel, de nature industrielle et stratégique, entre les patrons des entreprises dont l’Etat est actionnaire (Renault, Air France, Areva, …) et l’Etat qui sera représenté par l’agence des participations de l’Etat (APE), le ministère de l’industrie ou du secteur concerné. Reste à savoir comment l’Etat pourra à la fois garantir la compétitivité des entreprises et les objectifs en matière d’emploi.

- Encourager et «pérenniser l’emploi industriel sur le long terme» La population active industrielle a chuté de 15% depuis 2000. Ce sont 535 000 emplois qui ont disparu. L’Etat entend redynamiser l’emploi dans ce secteur  en développant le tutorat par des séniors, en réorientant la formation et en encourageant la localisation des outils de production et de recherche en France. 185 millions d’euros seront ainsi destinés à accorder des avances remboursables aux entreprises désirant investir en France. Une difficulté majeure freine pour le moment la reprise de l’activité dans le secteur de l’emploi industriel : le financement de la protection sociale.

Pour la CGT, «le gouvernement ne doit pas refermer le dossier des États généraux de l’industrie (…) après un discours du président de la République». Les fédérations métallurgie et chimie de ce syndicat étaient d’ailleurs appelées à une journée de mobilisation ce jeudi pour la défense de l’emploi dans l’industrie.

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  • Classé dans : Emploi
  • « Je suis tout à fait prêt à envisager la titularisation progressive des contractuels pour ne pas les laisser en situation de précarité  » déclarait le N. Sarkozy lors de son passage à TF1, le 25 janvier dernier. Une déclaration qui en a surpris plus d’un. Une surprise qui explique peut être le peu de commentaires des médias et des politiques qui l’a accompagné. Mais dans le landerneau des contractuels, l’information a fait l’effet d’une bombe.

    Les contractuels sont une catégorie de travailleurs qui permet d’embaucher du personnel sans lui offrir un statut de fonctionnaire. Les contractuels concerneraient, selon les syndicats, 500 000 personnes (un million, selon d’autres sources) soit 10 % des fonctionnaires. Ils sont présents dans les hôpitaux, universités, établissements scolaires et les mairies.

    La titularisation des contractuels de la fonction publique était considérée comme une véritable arlésienne.

    Longtemps réclamée par tous les syndicats, elle a toujours été refusée pour cause de rigueur budgétaire. Rappelons que le projet de supprimer de 100 000 emplois dans la fonction publique prévu, depuis 2007, par le gouvernement est bien avancé. Les syndicats dénoncent les 34 000 suppressions d’emplois prévues en 2010. Une déclaration qui peut paraître incohérente avec la politique menée.

    Il n’en demeure pas moins que depuis l’annonce de la mesure, ni l’Elysée ni Bercy ne sont revenus pour expliquer dans quelles conditions « la titularisation progressive » se ferait ou bien pour chiffrer ce qu’elle allait coûter à l’Etat. Etait-ce une vraie fausse bonne idée dont l’Elysée s’est rendu compte mais trop tard ?

    Hier soir, le président Nicolas Sarkozy était l’invité de Jean-Pierre Pernaut dans « Paroles de Français ». 48% des Français attendaient du Chef de l’Etat qu’il s’exprime sur la question de l’emploi.

    A travers une discussion avec onze Français sélectionnés par TF1, Nicolas Sarkozy a en effet été amené à aborder cette thématique. Face à une jeune femme diplômée bac+ 5 et sans emploi, il a ainsi affirmé «dans les semaines et mois qui viennent, vous verrez reculer le chômage.» Il a expliqué également que cette augmentation du chômage était due à la crise économique mais que la France avait « résisté plutôt mieux que les autres (…) Un seul pays a fait mieux que nous en la matière, c’est l’Allemagne ». Il a ajouté « nous, on a quand même pris 450 000 chômeurs en plus » mais « c’est en train de se retourner ».

    Le Président a également tenu à rappeler les qualités du modèle français en affirmant que la France était «le pays où on a le droit à une indemnité chômage le plus rapidement» et «où on est indemnisé le plus longtemps». «La France n’a pas besoin d’assistanat mais de croissance, d’emplois, d’innovation». Le chef de l’Etat a toutefois rappelé qu’il n’y aurait pas de nouvelle allocation pour les chômeurs avant de conclure un énigmatique «on ne les laissera pas tomber».

    Un discours optimiste de la part de Nicolas Sarkozy qui pour autant ne propose aucune mesure concrète. Ces prévisions idéalistes sont déjà critiquées par de nombreux experts qui estiment qu’une évolution aussi favorable n’est pas envisageable dans l’immédiat. Les chiffres du chômage, dont la publication est attendue cette semaine, seront un début de réponse.

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  • Classé dans : Brèves
  • Les Français ont la parole ce soir

    Chômage, licenciement, défaillances d’entreprises, Pôle Emploi… Tous ces mots vous trottent dans la tête depuis plusieurs mois ?Alors vous êtes comme ces 48% de Français qui désirent que le chef de l’Etat s’exprime ce soir sur la question de l’emploi, comme le dévoile ce matin le NouvelObs.com qui publie un sondage réalisé par l’Observatoire de l’opinion LH2.

    A l’heure actuelle, on compte plus de quatre millions de chômeurs. Ce chiffre pourrait encore augmenter : La Tribune révèle aujourd’hui que Total fermera sa raffinerie de Dunkerque le 1er février 2010, mettant ainsi en péril 780 postes. Il y a quelques jours on apprenait également que le site d’Opel à Anvers fermera d’ici fin juin 2010. 2600 emplois seront perdus. A cela s’ajoutent un contexte général de crise économique et des projets gouvernementaux concernant la réforme des retraites. De quoi provoquer l’inquiétude ou du moins l’intérêt.

    Lundi 25 janvier, le président Nicolas Sarkozy, sera invité dans le journal télévisé de 20h de TF1 où il répondra aux questions de Laurence Ferrari. Il dialoguera ensuite en direct avec onze Français dans une émission intitulée « Paroles de Français » animée par Jean-Pierre Pernaut.

    Vous ne faites pas partie de cette dizaine de Français sélectionnés par Tf1 et pourtant vous aussi vous avez des choses à dire ? Le président Nicolas Sarkozy  vous invite à vous exprimer sur sa page Facebook : «N’hésitez pas à me faire part de vos interrogations et des sujets qu’il vous paraît important que j’aborde.» Plus de 2000 questions et commentaires étaient déjà postés ce matin. Parallèlement, des groupes proposant le boycott de l’émission « Paroles de Français » ont vu le jour.

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  • Classé dans : Brèves
  • Suite à la polémique médiatique liée aux réticences des grandes écoles à accueillir 30 % d’élèves boursiers, Nicolas Sarkozy assure qu’il ne renoncerait pas à ses objectifs. Le lundi 11 janvier, a l’occasion de ses vœux au monde de l’enseignement et la recherche, le président juge la réaction des grandes écoles « parfaitement déplacée« , et rappelle que « Les grandes écoles, ce n’est pas réservé à quelques initiés, ni à quelques enfants de la grande bourgeoisie. Les grandes écoles, c’est pour tout le monde, pourvu que l’on travaille, pourvu que l’on ait du talent« .

    Il encourage les deux partis (Valérie Pécresse et les grandes écoles) à retrouver un dialogue fructueux et menaçant il ajoute « si on ne les a pas, il faudra utiliser un autre moyen. Mais l’objectif de la diversité sociale de nos élites, cet objectif-là, je ne peux pas y renoncer« .

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  • Sarkozy sur Twitter

    Le Figaro a confirmé cet après-midi l’ouverture d’un compte Twitter pour le chef de l’État lors du sommet de Copenhague. Nicolas Sarkozy diffusera des messages « de son arrivée à son départ » du sommet, a précisé l’Élysée.

    Le compte portera le nom de la conférence, elyseecop15.

    Selon le succès que rencontrera cette opération, l’Élysée sera susceptible de la renouveler lors d’évènements tels que le G20 de 2011.

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