Actualité de l'emploi et des réseaux sociaux
4 déc
Des membres du comité d’hygiène et sécurité du Bon Marché ont alerté la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, à propos de salariés touchés par la grippe qui viendraient travailler pour percevoir la totalité d’une prime de fin d’année, en partie basée sur la présence en décembre dans le magasin.
La direction du Bon Marché a indiqué ne pas avoir connaissance de tels cas, et a précisé qu’il n’était pas dans ses intentions « de faire jouer la règle des retenues dans le cas de la grippe H1N1″. Cette prime de fin d’année est l’équivalent d’un 13e mois, ce qui n’est « pas négligeable pour les petits salaires du commerce », souligne la CFDT.
Conditionnés à la présence du salarié de janvier à novembre, 70 % de la prime est versée début décembre, et les 30% restants début janvier. En décembre, chaque jour d’absence fait perdre 10% de ces 30%, autrement au bout de 10 jours d’absence, rien n’est perçu au moins de janvier. L’objectif est « de renforcer la présence du personnel pendant cette période cruciale pour notre activité », a expliqué la direction.
1 déc
Alors que le gouvernement avait fixé lundi comme date limite afin de parvenir à un accord salarial en contrepartie de la baisse de la TVA, trois syndicats, la CGT, FO, et la CFTC ont annoncé dans la nuit de lundi à mardi qu’ils rejettaient les propositions patronales, au terme de longues négociations. La CFDT et la CFE-CGC sont ainsi les seules signataires d’un accord de facto fragile.
Les organisations patronales de l’hôtellerie-restauration avaient proposé une prime plafonnée à 200 euros par an et par salarié. Le montant de cette prime était jugé insuffisant pour les trois syndicats non signataires, qui réclamaient que la prime soit équivalente à un treizième mois. La négociation depuis lundi matin a permis de revaloriser cette prime, désormais plafonnée à 400 euros par an.
En plus d’une prime à ses salariés, le patronat proposait une revalorisation moyenne des salaires de 6%, le rajout de deux jours fériés, la promotion du tutorat et des certificats de qualification professionnelle, ainsi que la mise en place d’une mutuelle de santé.
30 nov
Le dispositif de prime à l’embauche d’un stagiaire (3.000 euros) en CDI, instauré en juin 2009 est prorogé jusqu’au 30 juin 2010, suite à un décret paru samedi. Le décret précise que la prime n’est octroyée que si le jeune a effectué, au sein de la structure procédant à l’embauche, un ou plusieurs stages d’une durée cumulée d’au moins huit semaines et ayant débuté entre le 1er mai 2008 et le 30 septembre 2009.
Cette prime avait été mise en place par Nicolas Sarkozy lors de la présentation d’un «plan d’urgence» de 1,3 milliard d’euros pour favoriser l’emploi et la formation des jeunes. « Chaque fois qu’un stagiaire se verra proposer un CDI, l’entreprise aura une prime de 3.000 euros », avait-il déclaré.
8 sept
Pôle emploi, chargé de distribuer une prime exceptionnelle aux chômeurs, n’était pas au courant que ceux qui devaient en bénéficier n’étaient pas au courant. Résultat : une infime minorité l’ont perçu.
Une prime exceptionnelle de 500 euros devait être versée aux chômeurs fragilisés par la crise économique, qui n’avaient pas pu travailler plus de quatre mois. Un délai qui de facto les excluait de l’assurance chômage. Un budget de 117 millions d’euros avait été débloqué par l’Etat, « redistribuable » sous forme de primes. Une manière de montrer que le gouvernement oeuvrait avec bonne volonté sur la question du pouvoir d’achat des français. Les modalités et la mise en vigueur de la prime ont été signées et appliquées dès le 1 er avril. Loin d’être une blague, la belle initiative a par la suite eu un dessein marqué des indignations dues surtout au chiffre « insignifiant » des bénéficiaires : un peu plus de 3 000 au lieu des 234 000 prévus.
Une situation incompréhensible, de l’aveu même des responsables de Pôle emploi, chargé de gérer la prime. « Nous n’avons pas d’explication » déclarait hier le porte-parole de Pôle emploi. On peut se poser la question de savoir si l’information avait bien été répercutée par les agents de l’ex ANPE – Assedic au sein des ayants droits.
Depuis le mois de Juillet, des privés ont été appelés à la rescousse pour aider Pôle emploi qui croulait sous les dossiers, il va falloir également leur administrer un conseiller en communication. Pour les chômeurs qui entrent dans les critères de sélection, ils ont jusqu’au 31 mars 2010 pour toucher « la prime exceptionnelle ».