Actualité de l'emploi et des réseaux sociaux
29 sept
C’était dans l’air depuis quelques jours, Nicolas Sarkozy a annoncé ce matin, lors d’un déplacement en Avignon, l’extension du Revenu de Solidarité Active (RSA) aux jeunes de moins de 25 ans qui n’ont travaillé que deux ans sur une période d’au moins trois ans.
Le président français s’est déclaré favorable à une expérimentation d’un système de dotation qui permettrait aux jeunes « de toucher directement les aides de leurs parents », pour financer par exemple un permis de conduire ou un accès au logement. Nicolas Sarkozy s’est défendu « de créer un RMI jeunes, qui ferait (d’eux) des assistés » mais plutôt d’un « nouveau droit social ».
Le RSA, initié et lancé le 1er juin par Martin Hirsch, Haut Commissaire à la jeunesse et aux solidarités actives, permet aux « travailleurs pauvres » de cumuler allocation et petit salaire. Son extension va coûter 250 millions d’euros à l’Etat. Outre l’extension du RSA, N. Sarkozy a annoncé 3 autres mesures qui concernent la formation des jeunes 16 – 25 ans.
Il s’agit tout d’abord de l’expérimentation d’un dispositif de « revenu contractualisé » pour améliorer l’accès à la formation et à l’emploi : accompagnement renforcé en échange d’une garantie de ressources de 250 euros par mois. 8 000 jeunes sont concernés par ce dispositif.
Il est prévu également une augmentation du nombre d’apprentis dans la fonction publique et la revalorisation du statut de l’apprenti, qui bénéficiera désormais des mêmes avantages que l’étudiant.
Enfin, dès 2010, 10 000 jeunes pourront bénéficier du service civique volontaire. Un service que le président veut « pleinement reconnu et valorisé dans le cadre des études et du monde professionnel ».
A lire également, sur le même thème
17 sept
Exclusivement destiné pour les 25 ans et plus, le dispositif du Revenu de solidarité active (RSA) pourrait être bientôt étendu aux 16 – 25 ans. C’est ce qu’annonce cette semaine le journal économique les Echos.
Mise en place par Martin Hirch, le Haut Commissaire à la jeunesse, depuis juin 2009, le RSA est une allocation qui remplace le RMI mais il est destiné en premier aux travailleurs précaires sous la forme d’un complément de revenus qui se situe en moyenne autour de 110 euros. Le mois dernier, le dispositif RSA a eu quelques remous du fait d’un nombre « insuffisant » de travailleurs postulant pour bénéficier de l’allocation complémentaire.
L’extension du dispositif aux 16 – 25 ans fait suite aux conclusions et revendications qui ont accompagnées le Livre vert de la jeunesse. Une étude faite par la commission de concertation sur la politique de la jeunesse dont les conclusions ont été rendues public par Martin Hirsch. Un pavé dans lequel on apprend que parmi les 57 propositions retenues, 12 objectifs ont été fixés, dont la réduction de « la durée entre la sortie de formation initiale et l’obtention d’un emploi stable » et la possibilité de « donner à tous les jeunes les moyens de prendre en main leur existence ». Hormis la formation et l’orientation, le dispositif devrait concerner également le logement et les ressources.
Après avoir élaborer ce document d’appoint, la commission de concertation sur la politique de la jeunesse est en train d’évaluer le coût pour les finances de l’Etat de l’extension du RSA aux 16 – 25 ans. D’après le quotidien économique les premières hypothèses de travail privilégient les jeunes ayant déjà travaillé deux ans dans les trois dernières années. En effet deux années semblent être une durée suffisamment courte pour prendre en compte la grande précarité des jeunes. La durée de deux ans permettrait aussi de s’assurer que le bénéficiaire est correctement et durablement inséré dans le marché du travail.
On voit bien que l’objectif est d’essayer de convaincre « qu’il ne s’agit pas d’un RMI jeune mais d’une incitation au travail. »
31 août
Malgré un intérêt manifeste, plus de deux millions de personnes ont fait le test d’éligibilité sur le site de la CAF, le RSA peine à séduire. Ils ne sont pour l’instant que 300 000 bénéficiaires. Ce qui est loin des prévisions de départ
Trois mois après sa mise en vigueur, le Revenu de Solidarité Active (RSA) est confronté à des difficultés pour se mettre en place. C’est ce qui ressort d’une longue enquête de La Tribune. Mise en place par Martin Hirsch, le Haut Commissaire aux solidarités actives, depuis le 1er Juin, le RSA qui remplace le RMI et l’Allocation des Parents isolés (API) a pour principal objectif d’apporter un complément aux travailleurs pauvres. Et c’est au niveau de ces derniers qu’il existe une certaine réticence, ce qui est pour le moins gênant.
« La crainte de voir (que) l’administration effectuait des contrôles sur la situation réelle du bénéficiaire » notamment en matière de travail dissimulé semble être la principale cause du rejet selon les conclusions du quotidien économique après avoir étudié les détails de l’enquête. Il semble également que certains préfèrent continuer à travailler sans être déclarés plutôt que d’être contraints à régulariser leur situation et finalement ne percevoir que 110 euros par mois. Ces derniers représentent 2 millions de personnes et constituent la majeure partie du public visé et seuls 10% d’entre eux auraient touché le RSA. La complicité du dispositif semble également être un facteur décourageant supplémentaire. Certaines associations dénoncent un « flicage des pauvres » et une atteinte aux « libertés individuelles ».
Une situation globale qui vient mettre à mal les prévisions gouvernementales et les chiffres annoncés au début de l’été. Pour les actifs, le montant de l’allocation devait varier selon les ressources, la situation familiale et l’âge des enfants. Une personne seule avec un salaire de 1000 euros, sans allocation logement toucherait un rsa de 74,63 euros. On se souvient également que le cabinet de M.Hirsch avait prévu que le RSA devait, à terme, toucher 3,1 millions de foyers mais également permettre à 700 000 personnes de passer au dessus du seuil de pauvreté.
Pour l’instant, on ne peut pas dire qu’il y ait un rapprochement entre les prévisions et la réalité des chiffres.
Sur le même sujet, vous pouvez lire également :
29 mai
Le revenu de solidarité active (RSA) entre en vigueur ce lundi 1er Juin 2009. Créé pour inciter les personnes qui bénéficient d’un revenu d’assistance à reprendre un travail, le RSA doit leur assurer un complément si le retour à la vie active est moins rémunérateur que l’assistance. Double ironie de l’Histoire. D’abord une entrée qui coïncide avec la quasi mort du Lundi de Pentecôte travaillé. Depuis 2003, avec l’entrée en vigueur de la journée de solidarité, instaurée pour financer l’aide aux personnes dépendantes, le lundi de Pentecôte était travaillé à divers degrés. Mais c’est surtout la mort, après 20 ans d’existence du RMI (loi proposée par le Gouvernement de Michel Rocard et qui était appliquée depuis Février 1989).
Et on ne peut pas s’empêcher de faire une comparaison entre les deux systèmes de prestations sociales. Et d’après Martin Hirsch, haut-commissaire aux solidarités actives, l’accompagnement vers l’emploi (référent, formation, etc.) prévu dans le cadre du RSA, et qui fait défaut au RMI, fait la différence. Ce qui constitue un avantage non négligeable. Mais le RSA est confronté pour l’instant à de nombreuses difficultés. Le manque de popularité de la nouvelle mesure inquiète au plus haut niveau du gouvernement. En effet, il n’y a « que 100 000 personnes » qui ont envoyé un dossier pour bénéficier du nouveau régime. C’est largement en deça des attentes. Il faut dire que parmi les objectifs alloués au remplaçant du RMI, le soutien et la reprise de la consommation se situent en bonne place. M. Hirsch tempère en mettant ces points de retards à l’allumage au manque de publicité qui entourent les débuts et l’entrée en vigueur de la nouvelle prestation. On est en droit de se poser la question de savoir si ce sont les seules raisons ?
Le RSA est vu par la CGT comme une manière de précariser un peu plus les travailleurs en encourageant le travail en temps partiel. Alors que la CFDT salue une « innovation sociale » qui constitue une « étape importante contre la pauvreté ». Une chose est certaine, les allocataires du RSA bénéficient d’une meilleure image parce qu’ils sont « perçus comme des personnes qui cherchent à s’en sortir par le travail ».
Le site lesechos.fr met un tableau récapitulatif intitulé RSA : trois cas de ménages bénéficiares
