D’après une enquête de Bloomberg News, l’agence d’information américaine, 16 grands patrons féminins américaines ont gagné en moyenne 43 % de plus que leurs collègues masculins en 2009. Cotées au S&P 500 (les 500 grandes sociétés cotées sur les Bourses américaines), ces femmes PDG ont obtenu une hausse de salaire de 19 % en 2009, les hommes de leur coté, ont subi une réduction de leur revenu de 5 %.
En tête de ce classement, Carol Bartz, patron de Yahoo depuis janvier 2009 a gagné 47,2 millions de dollars. Cependant un expert en rémunération cité par Bloomberg déplore certaines motivations douteuses, « les conseils d’administration préfèrent dire ‘nous ne voulons pas de problèmes parce que nous payons moins les femmes. Alors si nous nous trompons, autant se tromper en leur donnant trop »
Au même titre qu’en France, les disparités entre hommes et femmespersistent aux EtatsUnis , les femmes travaillant 35 heures par semaine reçoivent 79 % du salaire d’un homme selon les chiffres du département américain du Travail. De plus selon une enquête menée auprès de 1,1 millions de patrons, les femmes patrons de sociétés de taille diverse ont touché en moyenne 75% du salaire d’un homme.
Votre salaire a-t-il suivi l’évolution de la tendance générale ? Si les médecins salariés et assimilés, qui touchent en moyenne les plus gros salaires de France, perçoivent plus de 3 200 euros nets mensuels, les ouvriers, eux, gagnent en moyenne moins de 1 200 euros. Un gouffre entre ces salaires du « haut » et du « bas » de l’échelle et pourtant les deux extrêmes ont connu une augmentation comparable, + 0,5 %, entre 2002 et 2007 là où les salaires entre ces deux extrêmes n’ont pas réellement évolué.
C’est ce que révèlent les chiffres de l’Insee sur les salaires en France. Par ailleurs, les salaires du privés et du publics n’ont pas évolué de la même façon durant ces 5 ans. Ainsi, dans le privé les salaires nets annuels ont augmenté en moyenne de 0,6 % par an. Dans le même temps, le secteur public, qui représente 20% de l’emploi total en France, les salaires ont augmenté en moyenne de 0,1 % par an pour les agents de l’Etat, de 0,5 % pour ceux des collectivités territoriales et de 0,3 % dans la fonction publique hospitalière. De fortes disparités existent également au sein de chacun des deux secteurs.
D’une part de point de vue du sexe : si dans le privé où les femmes gagnent 19,1 % de moins que les hommes, la différence est moins marquée dans le secteur public (entre 11 et 13 % de moins). D’autre part, du point de vue des répartitions régionales (il y a par exemple plus de cadres en Ile-de-France que dans le reste du pays, le salaire moyen y est plus élevé). Au bas de l’échelle, on trouve 80 % de femmes mais aussi des jeunes en début de vie active.
L’Insee précise toutefois que « la hiérarchie des rémunérations est voisine de celle des niveaux de qualifications » et que celle-ci augmente « notablement » avec l’expérience, sauf dans l’informatique, qui offre des revenus élevés aux plus jeunes.
Le zapping aujourd’hui est déçu, déçu de voir que les recruteurs utilisent de plus en plus internet pour s’informer sur l’intimité de leurs candidats. Certes, le web 2.0 n’est peut être pas l’endroit le plus judicieux pour exposer sa vie personnelle, oui recruter un candidat pour une entreprise coûte cher.
Mais de quel droit peut on juger un candidat sur des éléments de sa vie privée et non sur ses compétences personnelles, ne pas donner sa chance à une recrue potentielle simplement à cause de quelques informations succinctes recueillies sur le net.
Une dérive des recruteurs qui entache sur leur professionnalisme et favorise les injustices. Malheureusement cette tendance risque de se démocratiser de plus en plus. Faites attention à votre e-réputation, elle peut mener à des jugements faciles.
Devenez stagiaire le mieux payé de France
Gagner 10 000 € pour un stage en Marketing d’une durée de 3 mois. N’importe quel stagiaire vous répondra que c’est impossible, plutôt habitué à côtoyer les tréfonds de la grille salariale. Pourtant le rêve peut devenir réalité grâce à www.rêve-privée.com. Doté d’un concept plutôt original, ce site vous fait gagner des lots luxueux grâce à votre culture générale. Surfant sur le mécontentement salariale des stagiaires, le site compte bien attirer l’attention grâce à ce « produit » unique en son genre.
Si l’étudiant qui est en vous a envie de tester sa culture en Marketing, vous pouvez tenter votre chance et répondre au questionnaire (le ticket d’entrée est quand même à cinq euros). Le candidat qui donne le plus rapidement de bonnes réponses à la suite gagne le stage mais surtout il rentrera dans l’Histoire en tant que premier stagiaire payé comme un cadre.
L’importance de l’e-réputation
Faites attention à votre e-réputation, les recruteurs n’hésitent plus à consulter le net pour connaître tous vos petits travers personnels. En France, déjà 14 % des spécialistes du recrutement disent avoir refusé un candidat à cause d’informations trouvées sur la toile. La raison selon eux, « certains commentaires, photos ou vidéos étaient inappropriés, laissant planer des inquiétudes sur le style de vie des candidats ». Une réflexion quelque peu hypocrite mais qui illustre très bien que vie personnelle et vie professionnelle ne font décidément pas bon ménage sur Internet.
(Gustave Doré, la Folie de Don Quichotte, 1863,
illustration du pouvoir de la lecture sur l’imagination)
Le blog du modérateur s’illustre
Le blog du modérateur ouvre une nouvelle rubrique complétement dédiée aux dessins et illustrations. Un concept simple : des dessins en accord avec la ligne éditoriale du site (actu internet, les réseaux sociaux et nouvelles technologies) qui nous permettent de découvrir les différents talents des bloggueurs BD du web. Anthony Lelgouarch inaugure cette rubrique de façon plutôt humoristique avec le lancement de sa série « et l’humanité inventa… ». Vivement la suite !
« Kill your stress »
Le stress est une véritable souffrance pour les salariés et un gouffre financier pour les entreprises (le stress coûterait 2 à 3 milliards d’euros à l’économie française). Ce spot créé par l’agence pinkman tv spécialisée dans l’animation 2d nous le rappelle subtilement à travers leur représentation du stress tout de noir et blanc.
Toucher l’équivalent de 125 années de Smic soit environ 2 millions d’euros tous les 12 mois ! Qui dit mieux ? Pas beaucoup. Cette somme astronomique représente « les indemnités » (sans grandes conséquences fâcheuses) de Henri Proglio pour diriger le groupe public d’électricité et Véolia.
Une somme indécente pour le grand public mais qui, paraît-il, n’a rien de choquant dans le milieu des grands patrons. Elle n’est qu’à la 17 ème position des salaires du CAC 40. Le refrain rythmant de « Nés sous la même étoile » du groupe de Rap IAM, à la fin des années 90, garde tout son sens plus de 10 ans après.
Une autre analyse serait de se réjouir que la formule « travailler plus pour gagner plus » soit appliquée, pour une fois. Le sir Proglio dirige, quand même, deux grands groupes donc rien d’étonnant qu’il perçoit autant en allumant l’électricité. Johnny lui, en allumant le feu, a perçu plus de 5 fois cette somme en 2009.
Une nouvelle année sans coup de pouce pour le Smic. Il sera augmenté de seulement de 0,5 % pour la première fois au 1er janvier 2010, habituellement le Smic était revalorisé en juillet. Près de 2,6 millions salariés vivent avec un Smic qui s’élève à 1337,10 euros bruts mensuels depuis le 1er juillet 2009 pour 35 heures hebdomadaires. Il passera donc à 1343,77 euros bruts par mois à partir du premier janvier 2010. C’est la quatrième année consécutive que le Smic augmente aussi dérisoirement.
L’APLI, Association des Producteurs Laitiers Indépendants, est actuellement en discussion avec les syndicats de routiers, dans le but de s’organiser pour « tout bloquer » afin d’améliorer le prix du lait.
« On va changer de tactique. On va tout bloquer. On est en train de discuter avec les routiers », a déclaré Pascal Massol, président de l’APLI. « On a de quoi perturber les fêtes de Noël. C’est malheureux d’en arriver là, mais c’est intenable. On veut vivre de notre métier », a-t-il rajouté.
Les producteurs laitiers avaient déjà exprimé leur mécontentement lors de manifestions au mois de septembre dernier. En effet, ils réclamaient que le prix des 1000 litres de lait soit majoré de 90 à 120 euros (soit entre 350 et 400 euros les 1000 litres, contre 260 à 280 euros actuellement).
Une partie des 38.000 fonctionnaires des institutions européennes se mettront en grève lundi prochain pendant trois heures, afin d’obtenir une hausse annuelle de salaire de 3,7%.
Ce matin, au cours d’une assemblée générale, les fonctionnaires du Conseil ont décidé de manifester de 9h00 à 12h00 lundi prochain pour demander aux gouvernements européens de « respecter les règles ». « Nous invitons les collègues des autres institutions (Commission européenne et Parlement européen) à se joindre au mouvement », a précisé Renzo Carpenito, leur représentant.
Selon une étude de l’Insee parue ce matin, seulement 3% des salariés estiment juste le salaire qu’ils perçoivent. L’écart entre salaire perçu et salaire jugé « normal » est relativement important : la moitié des salariés l’évaluent à plus de 330 euros mensuels.
Alors que 50% des entreprises envisagent de baisser le budget des hausses salariales, le réajustement des salaires ne semble pas encore d’actualité, même s’il semble être une des priorités puisqu’il est la première source d’insatisfaction devant les conditions de travail, la stabilité de l’emploi et le temps de travail.
Alors que le gouvernement avait fixé lundi comme date limite afin de parvenir à un accord salarial en contrepartie de la baisse de la TVA, trois syndicats, la CGT, FO, et la CFTC ont annoncé dans la nuit de lundi à mardi qu’ils rejettaient les propositions patronales, au terme de longues négociations. La CFDT et la CFE-CGC sont ainsi les seules signataires d’un accord de facto fragile.
Les organisations patronales de l’hôtellerie-restauration avaient proposé une prime plafonnée à 200 euros par an et par salarié. Le montant de cette prime était jugé insuffisant pour les trois syndicats non signataires, qui réclamaient que la prime soit équivalente à un treizième mois. La négociation depuis lundi matin a permis de revaloriser cette prime, désormais plafonnée à 400 euros par an.
En plus d’une prime à ses salariés, le patronat proposait une revalorisation moyenne des salaires de 6%, le rajout de deux jours fériés, la promotion du tutorat et des certificats de qualification professionnelle, ainsi que la mise en place d’une mutuelle de santé.
Après sa parution au journal officiel ce mardi 11 août 2009, la loi sur l’ouverture des commerces en zone touristique, loi Mallié, est effective depuis hier dimanche. Elle autorise les commerces qui le souhaitent à ouvrir, sans autorisation préfectorale, dans les 569 communes et zones touristiques en France. Une opportunité qui était jusque là l’apanage des seules boutiques dits à caractère culturel, sportif et récréatif.
On se souvient que pour défendre et justifier le projet de loi, le président Sarkozy n’avait pas hésité à donner l’exemple de la visite de Michèle Obama et de ses filles aux boutiques des Champs-Elysées. Hormis le caractère pipolopolitique, il se trouve que la loi va bousculer le quotidien et baisser le porte-monnaie de beaucoup de travailleurs. Ceux qui travaillaient déjà le dimanche avant l’entrée de la loi, grâce à leur secteur ou à des dérogations. Ils percevaient une prime ou un salaire doublé. Dorénavant la loi ne prévoit aucune contrepartie en leur faveur. Elle permet théoriquement aux employeurs de revenir sur les accords salariaux antérieurs. C’est le cas dans les zones et communes « d’intérêt touristique et thermale » où désormais les employés seront payés comme un jour de semaine ordinaire. « Ici, si on travaille le dimanche, on peut choisir de ne pas rattraper et d’être payés triple, confie une vendeuse de chez Marlboro Classics qui touche 280 euros brut pour travailler le dimanche. Par contre, je ne viendrai pas gratuitement. Je prétexterai devoir aller à la messe » rapporte le quotidien Libération d’aujourd’hui. Et c’est sur ce deuxième point, le volontariat, que de nombreuses inquiétudes et questionnements sont soulevés.
En effet, la loi porte sur le volontariat des salariés mais les syndicats craignent qu’il ne soit que de façade. La possibilité d’un refus d’un salarié de venir travailler le dimanche peut « nuire » au reste de sa carrière. Ce qui ferait passer le volontariat vers une sorte d’imposition subtile justifiée par les atermoiements de la loi. En clair, pour le moment c’est grand flou qui entoure l’entrée en vigueur de la loi sur le travail du dimanche.
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