Articles traitant du thème “Salariés” :

  • Les Français, déçus par leur entreprise

    salaries decus mais optimistes blog heliaSelon une récente enquête de l’institut du BVA, les salariés sont déçus de leur entreprise par rapport à la même enquête menée en 2009.

    De manière générale, cette année, les salariés Français seraient 78% à être très satisfaits et assez satisfait de leur emploi, alors qu’ils étaient 81% en 2009.

    Comment expliquer cette baisse de leur satisfaction ? Tout d’abord, il y a la question du salaire et de l’évolution de carrière, avec plus d’un Français sur deux qui se déclare mécontent. Ensuite, il y a ce problème de confiance entre salariés et employeurs, que cette enquête met bien en évidence, puisque 38% des salariés ont l’impression qu’ils ne peuvent pas exprimer librement leur opinion.

    Concernant les attentes des Français, 82% ont mis en avant l’importance de l’équilibre vie privée-vie professionnelle ainsi que les possibilités d’évolution de carrière.

    Et pourtant, un certain optimisme ressort de cette étude, puisqu’environ 80% des salariés se déclarent satisfaits et motivés par leur emploi. La preuve, plus de 6 Français sur 10 seraient prêts à recommander leur entreprise à un proche.

    Alors oui, les Français semblent déçus par leur entreprise comparé à 2 ans auparavant, mais finalement, tout ne va pas si mal !

  • Réseaux sociaux et productivité, un débat sans fin ?

    Vous le savez tous, depuis plusieurs années les réseaux sociaux sont en plein essor et prennent de plus en plus d’ampleur dans la vie quotidienne et notamment au travail.

    Sans grande surprise, Facebook est en tête des classements, et a même détrôné Google aux Etats-Unis. Mais malgré son nombre d’adeptes grandissant, le succès de Facebook ne fait pas plaisir à tout le monde. En effet, selon une étude menée par OpenDNS, environ 23% des entreprises en interdissent l’accès à leurs salariés, suivi par MySpace (bloqué par 12% des entreprises) et YouTube (13%).

    Même si une minorité de ces entreprises explique qu’elles interdisent l’accès à ces réseaux sociaux afin de sécuriser au mieux leur réseau informatique, la majorité d’entre elles considèrent que cet usage nuit à la productivité de leurs salariés.

    Mais qu’en est-il vraiment ? Car, si 23% des entreprises empêchent leurs salariés d’accéder aux réseaux sociaux, alors les 77% restant l’autorise ou le tolère. D’ailleurs, d’autres études ont démontré que surfer sur les réseaux sociaux peut être un bon moyen de faire une pause, facilite la communication entre les services et pourrait même accroître la productivité, d’ailleurs, 65% des salariés européens déclarent que cet usage leur permet d’être plus productifs.

    Alors, perte ou gain de productivité ? A mon avis (et ce n’est que mon avis), il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse à cette question. Tout dépend de l’usage qu’on fait de ces réseaux sociaux, et la manière dont l’entreprise contrôle l’accès à Internet. En tout cas, je ne pense pas qu’interdire leur usage au travail soit une bonne solution, surtout depuis l’arrivé des smartphones 3G, qui permettent de contourner cette interdiction en toute simplicité.

    Et vous, quel est votre avis ?

  • Motivation des salariés et différences culturelles

    Aujourd’hui c’est Dan Aldulescu de Lingo24 qui s’est invité sur le blog Helia pour parler des différences culturelles dans la motivation des salariés.

    Les dirigeants d’aujourd’hui et les responsables des ressources humaines dans les entreprises internationales sont de plus en plus attentifs aux différences culturelles entre les employés originaires des pays et cultures différentes. Ils ont constaté que tous les groupes culturels ne réagissent pas de la même manière aux éléments de motivation proposes par l’entreprise, ce qui peut nuire à l’efficacité du travail, à la qualité des produits ou services. Une bonne connaissance des particularités culturelles des employés favorise une meilleure communication, la construction de relations durables et la confiance réciproque entre les employés et les employeurs.

    Découvrir la motivation des employés

    Les éléments de motivation auxquels réagissent les employés peuvent varier sensiblement en fonction de différents facteurs. Si la motivation financière est un élément important, elle n’est pas toujours sur la première position dans les préférences des employés. De plus ce type de motivation n’apporte pas toujours les meilleures performances. Des études réalisées dans des différents coins du monde par des scientifiques de MIT (Massachusetts Institute of Technology) démontrent que, l’argent peut avoir un effet négatif sur la performance, fait qui contredit les théories économiques qui placent l »argent au centre des éléments motivationnels.

    Les chercheurs de MIT ont demandé à un groupe d’étudiants d’accomplir plusieurs taches comme la mémorisation des chiffres, des jeux de mots ou des taches liées aux sports. Ils ont établit un système en trois niveaux de recompenses. Chaque niveau supposait une compensation financière correspondante au niveau de performance. Ainsi, au premier niveau la compensation était minimale et au troisième niveau maximal. On a constaté que les étudiants qui ont accompli des taches mécaniques ont obtenu les compensations maximales, mais dès que la tache impliquait un minimum d’effort cognitif et de créativité, le niveau des récompenses devenait plus bas. Contrariés par ces résultats, les scientifiques ont refait l’étude dans différents coins du monde, en arrivant aux mêmes conclusions.

    Conformément à cette recherche, même si on prend en compte les différences culturelles, les éléments motivationnels varient en fonction du type de travail. Un travail créatif qui implique les aptitudes cognitives des employés ne peut pas être stimulé uniquement par des récompenses financières. A y réfléchir, c’est un peu absurde, on ne peut pas dire à un employé : « Fait quelque chose d’extraordinaire en deux jours et tu recevras un bénéfice de 3000 euros. » En temps que dirigeant, pour motiver les salariés, il faut savoir utiliser d’autres techniques.

    Paradoxalement, une stratégie importante et qui a fait preuve de son efficacité consiste offrir de bons salaires de base pour que les salariés ne pensent pas aux primes à la performance qu’ils peuvent gagner. De cette façon ils peuvent concentrer tous leurs efforts sur leur travail.

    Les bénéfices appréciés à travers les cultures

    En tant qu’entreprise internationale, pour maximiser l’efficacité des employés, on doit penser au-delà des éléments universellement appréciés comme le salaire, l’intéressement ou l’environnement de travail. Par exemple, les chinois valorisent plus les relations personnelles avec leurs employeurs que les salariés européens. Comme en Chine la famille est l’élément central de la société, les employés apprécient quand leurs dirigeants s’intéressent à leur vie personnelle.

    Aux Etats Unis, la culture de l’emploi est complètement différente. Les employés sont orientés vers des aspects plus pratiques comme des assurances médicales, sociales et les bénéfices liés à la retraite. Les troubles économiques les ont incité à  être plus attentifs à leurs finances personnelles et aux risques qu’ils doivent affronter. Comme leur travail est leur seule source de revenus, ils attendent que les employeurs payent les assurances pour ces risques. La fidélité des employés américains envers leurs employeurs est déterminée par la nature et la valeur de ces bénéfices.
    Comme les entreprises sont concentrées sur la réduction des coûts et comme dans la culture organisationnelle américaine, les employés sont perçus comme des couts, les entreprises ont une attitude réservée concernant l’attribution de ces avantages.

    Les employeurs indiens ont une conception totalement différente de celle des américains. L’employé n’est pas vu comme un coût, mais il est perçu comme l’élément le plus important de l’entreprise, celui qui apporte la valeur ajoutée aux produits ou aux services offerts.

    La problématique de la motivation est très complexe, surtout quand le facteur culturel intervient. L’argent est un motivateur important mais pas le principal. Les employés ont un besoin d’appartenance à un groupe et de reconnaissance de leurs performances, et même si les récompenses financières peuvent être efficaces a court terme et pour certains type de travail, ils ne sont pas le seul élément à mettre en place.

  • « Monsieur le Directeur ? 12/20, vous pouvez faire mieux ! »

    Selon une étude du cabinet Kelly Services, les dirigeants d’entreprises français font partie des plus mal notés au monde. En effet, sur la base de quatre critères (esprit d’équipe, communication, capacité à déléguer et aptitude à diriger), les dirigeants français sont notés 12,4 sur 20 par leurs salariés. Une note inférieure à la moyenne, qui s’élève à 13,4 et place les dirigeants français en 24ème position (sur un total de 28).

    En parallèle, seulement 13% des français jugent leurs patrons très bons, contre 40% des américains et 34% des canadiens. C’est d’ailleurs aux USA, au Canada, en Irlande, en Nouvelle-Zélande et au Mexique que les dirigeants sont les mieux notés, puisque leur moyenne dans ces pays se situe entre 14,6 et 14 sur 20.

    L’étude souligne que, dans l’absolu, les dirigeants français ne sont pas assez communiquant, manquent d’esprit d’équipe et ne se sont pas toujours aptes à diriger comme il le faudrait. Bref, vous l’aurez compris, rien ne va plus ! Mais ce qui chiffonne le plus les salariés français, c’est le manque d’attention de la part de leur patron. En effet, ils reprochent aux dirigeants de ne les féliciter que rarement, voire jamais, même lorsque leur travail est bien fait.

    Allez, messieurs et mesdames les dirigeants français, juste un petit compliment pour nous faire plaisir.

  • « Mon patron est un c#% ! »

    Selon un récent sondage Viavoice, plus d’un salarié sur cinq n’hésite pas à critiquer ses collègues, ses conditions de travail, son patron, sur les réseaux sociaux.

    Sur des réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter, les salariés français sont 15% à balancer sur leur entreprise. Malgré tout, plus de 60% des sondés ont affirmé participer à la bonne réputation de leur société.

    Il en ressort de cette étude que les 25-34 ans sont les plus critiques, contrairement aux 18-24 ans et aux 35-49 ans qui apparaissent plus disciplinés.

    Les salariés sont pourtant conscients des risques qu’ils encourent à critiquer ouvertement leur société, puisque 86% d’entre eux ont répondu positivement à cette question. Il semblerait pourtant qu’ils ne comptent pas s’arrêter là, puisque d’après cette même étude, 64% d’entre eux pensent que dans les prochaines années, les salariés critiqueront de plus en plus leur entreprise sur les réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter.

    Et vous ? Osez-vous critiquer votre patron sur Facebook ?

  • Les sites pornographiques plutôt que la bourse

    Pendant la crise économique et financière, des employés de la SEC ( Securities and Exchange Commission), organisme fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers, passaient de nombreuses heures sur des sites pornographiques depuis les ordinateurs du gouvernement plutôt que de s’intéresser aux problèmes du système financier.

    David Kotz, inspecteur général de la SEC a révélé que 33 employés avaient consulté des sites pornographiques au cours des cinq dernières années. Parmi ceux-ci, 17 occupaient de « hautes fonctions » et touchaient jusqu’à 14 000 euros par mois. L’un d’entre eux, un avocat travaillant pour l’agence, aurait passé jusqu’à 8 heures par jour à visionner et télécharger des contenus pornographiques qu’il aurait ensuite gravés sur CD et DVD, faute de place sur le disque dur de son ordinateur. Dans le même temps, l’économie américaine rencontrait l’une des crises les plus importantes de son histoire.

    Des révélations qui entachent la réputation de la Commission en matière de sûreté pour le système économique américain et qui décrédibilisent la SEC alors qu’elle vient d’accuser la banque Goldman Sachs de fraude.

  • Usine Essex à Mâcon et séquestration de patrons

    Les salariés de l’usine Sessex à Mâcon retiennent toujours deux dirigeants dans leurs bureaux.

    Les employés ont appris la fermeture de leur usine en octobre. Ils menacent de jeter le matériel, dont des bobines de cuivre, dans la Saône. Ils réclament une révision du plan de licenciement et des primes de départ de 120 000 euros par personne là où la direction n’en proposait que 30 000 pour les salariés ayant travaillé plus de cinq ans dans l’usine. L’usine est occupée et le directeur ainsi que le directeur des ressources humaines de l’usine sont retenus depuis ce mercredi.

    Une rencontre devait avoir lieu en fin de journée, elle a finalement été annulée et la direction a demandé aux forces de l’ordre de faire évacuer les bâtiments.

    Des rapports de force plutôt violents qui tendent à se multiplier en France suite à des fermetures de sites qui engendrent d’importants licenciements.

  • Heures sup’ : les Français ne chôment pas !

    37,3 en moyenne. C’est le nombre moyen d’heures supplémentaires par salarié en 2009. Une augmentation de 1,1% sur un an. L’augmentation est plus visible sur la période du quatrième trimestre 2009 au cours duquel les salariés à temps complet ont effectué 10,5 heures supplémentaires en moyenne, soit une augmentation de 5,7% par rapport à la même période en 2008, selon les chiffres publiés par la Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques).

    Le nombre d’heures supplémentaires est plus important dans les petites entreprises. Les salariés des petites entreprises, comptant entre 10 et 19 employés, ont cumulé en moyenne 100 heures supplémentaires, tandis que les employés d’entreprises de plus de 500 salariés en ont effectué 15 en moyenne. La tendance tend toutefois à s’inverser puisque l’augmentation sur un an est plus significative dans les grandes entreprises comptant plus de 250 salariés (+11,4% d’heures supplémentaires) que dans les entreprises de moins de 100 salariés où le nombre d’heures supplémentaire est en baisse.

    L’ensemble des secteurs de l’emploi sont concernés, mais le commerce, la réparation d’automobiles et de motocycles ainsi que les activités scientifiques ont servi tout particulièrement à porter la reprise.

    L’augmentation du nombre d’heures supplémentaires n’est pas incompatible avec l’augmentation du chômage dans la mesure où il est possible de cumuler chômage partiel et heures supplémentaires au sein d’une même entreprise.

  • Situation explosive dans une usine Sodimatex

    La situation est plus que tendue à Crépy-en-Valois où l’usine de moquette pour automobiles Sodimatex est en sursis. Après une nuit à occuper l’usine, les salariés menacent de faire exploser leur usine.

    Armés de cocktails molotov disposés autour d’une citerne de gaz qu’ils menacent d’incendier, les salariés réclament un plan social. La fermeture du site, qui comptait 92 salariés, a été annoncée le 10 avril 2009. Or, ce bassin d’emploi est fortement touché par la crise et les négociations ont échoué. Les salariés réclament une prime extra-légale de licenciement de 21.000 euros, semblable à ce qu’avaient touché leurs collègues d’une autre usine Sodimatex fermée en 2006, tandis que la direction leur en propose 15 000 euros, et neuf mois de congé de reclassement contre les quatre proposés.

    Une réunion entre le préfet, la direction du groupe et des représentants du Comité d’entreprise devrait se tenir en milieu d’après-midi, et le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, qui dénonce « l’attitude inacceptable d’une minorité », appelle à une réunion de conciliation mardi avril.

    Le maire de Crépy-en-Valois, Arnaud Foubert, déclare, lui : « J’ai peur pour eux, j’ai peur aussi pour notre ville ». L’explosion pourrait, en effet, être particulièrement violente.

  • Actes criminels et mafia visent de plus en plus les entreprises

    Une étude menée pour la première fois par l’Ecole des hautes études commerciales (Edhec) et le Club des directeurs de la sécurité des entreprises (CDSE) révèle qu’en 2008-2009, les entreprises ont été la cible de nombreuses formes d’actes criminels.

    Si les vols de matériel, les fraudes financières et les piratages informatiques restent essentiellement internes aux entreprises, les actes criminels extérieurs se sont banalisés : « au moins un tiers des entreprises répondantes ont subi l’un des outrages suivants : attaques armées contre des sites industriels (34 %), espionnage (34 %), usurpation de l’identité de l’entreprise (33 %) et piraterie routière (33 %)« .

    Plus grave, les attaques armées se multiplient : 6% des 82 entreprises interrogées déclarent des employés assassinés et 17 % ont eu à affronter l’enlèvement d’expatriés. Les entreprises sont devenues la cible des mafias et des groupes terroristes, l’industrialisation croissante de la contrefaçon en est la preuve.

    Ces actes criminels ont un coût important pour les entreprises et un peu plus d’une sur deux reconnaît que « l’activité criminelle tend à annihiler le bénéfice d’une délocalisation dans un pays à bas coût de main-d’oeuvre ». Le colloque du CDSE de fin 2009 considérait la Russie comme le pays le plus dangereux, mais la Chine, le Nigéria, l’Algérie, l’Afrique du Sud ou encore l’Italie étaient également en tête de listes.