Actualité de l'emploi et des réseaux sociaux
4 fév
« Je suis tout à fait prêt à envisager la titularisation progressive des contractuels pour ne pas les laisser en situation de précarité » déclarait le N. Sarkozy lors de son passage à TF1, le 25 janvier dernier. Une déclaration qui en a surpris plus d’un. Une surprise qui explique peut être le peu de commentaires des médias et des politiques qui l’a accompagné. Mais dans le landerneau des contractuels, l’information a fait l’effet d’une bombe.
Les contractuels sont une catégorie de travailleurs qui permet d’embaucher du personnel sans lui offrir un statut de fonctionnaire. Les contractuels concerneraient, selon les syndicats, 500 000 personnes (un million, selon d’autres sources) soit 10 % des fonctionnaires. Ils sont présents dans les hôpitaux, universités, établissements scolaires et les mairies.
La titularisation des contractuels de la fonction publique était considérée comme une véritable arlésienne.
Longtemps réclamée par tous les syndicats, elle a toujours été refusée pour cause de rigueur budgétaire. Rappelons que le projet de supprimer de 100 000 emplois dans la fonction publique prévu, depuis 2007, par le gouvernement est bien avancé. Les syndicats dénoncent les 34 000 suppressions d’emplois prévues en 2010. Une déclaration qui peut paraître incohérente avec la politique menée.
Il n’en demeure pas moins que depuis l’annonce de la mesure, ni l’Elysée ni Bercy ne sont revenus pour expliquer dans quelles conditions « la titularisation progressive » se ferait ou bien pour chiffrer ce qu’elle allait coûter à l’Etat. Etait-ce une vraie fausse bonne idée dont l’Elysée s’est rendu compte mais trop tard ?
21 jan
« Une foule colorée en marche dans un vacarme où se mêle musique et slogans ». Ce n’est pas une scène de film du, parfois, génial cinéaste serbe Emir Kusturica mais bien ce que l’on pourra voir, ce jeudi, dans les rues de certaines villes de France et de Navarre.
Contre la suppression de postes dans la fonction publique, trois 3 grands syndicats appellent à une grève de 24 heures. La CGT, FSU et Sud entendent montrer leur désaccord contre ce projet gouvernemental. La rigueur budgétaire fait partie, également, des revendications des manifestants. Les profs ne sont pas en reste puisque l’appel est repris par différents syndicats d’enseignants qui pensent qu’il sera « respecté par 30 % de collègues ». Il en est de même de 4 syndicats de cheminots qui appellent à manifester « pour des services publics de qualité » et contre « le démantèlement de la fonction publique et des services publics ».
Depuis 2007, l’Etat avait prévu de supprimer de la fonction de 100 000 postes « dont 34 000 en 2010″ informe les syndicats. C’était une des promesses de campagne du candidat Nicolas Sarkozy. Il est attendu quelques 114 manifestations et rassemblements dans toute la France même si les villes de Paris, Lille et Toulouse arrivent en tête de cortège.
11 déc
Les syndicats et l’organisation patronale TLF ont finalement réussi à trouver un accord à propos des négociations salariales des routiers. Le texte, qui est « en cours de rédaction », devrait permettre la levée du mouvement de grève prévu à partir de dimanche.
« On est arrivé à un accord qui est en cours de rédaction », a annoncé Thierry Douine (CFTC). Quant à la hausse des salaires obtenue, « on s’approche des 4% mais on n’y est pas tout à fait », a affirmé Gérard Martinez (FO).
10 déc
Suite au départ des syndicats, « en colère »après la proposition de Dominique Bussereau lors des négociations salariales hier soir, le secrétaire d’État aux Transports a mis en garde ce matin les syndicats et patrons routiers pour des « attitudes jusqu’au-boutiste » car « les Français s’en souviendront ».
Dominique Bussereau a par ailleurs rappelé que « le gouvernement a fait un geste qu’on lui avait demandé dès l’ouverture des négociations », en faisant allusion à la diminution de la taxe carbone pour les entreprises routières. « Dans le transport routier, ce sont des gens sérieux », a ajouté le sercrétaire d’Etat aux Transports, « cet après-midi à 16h, les négociations reprendront, je crois qu’ils viendront (les syndicats) ». Le rendez-vous est pris mais reste à savoir s’il sera respecté par les deux parties.
10 déc
Suite à la proposition de Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux transports, les syndicats de routiers ont quitté en colère la table des négociations salariales peu avant minuit hier soir. « On nous prend pour des cons, on va aller au conflit, c’est tout ! », a déclaré Gérard Martinez, porte-parole de FO, qui considère que la réduction de 100 millions d’euros de la taxe carbone ne permettra d’augmenter les salaires de seulement 1%, contre les 4% réclamés. Le patronat serait malgré tout prêt à accepter une augmentation de 2%.
Pourtant, quelques heures avant cette nouvelle proposition de la part de Dominique Bussereau, les négociations semblaient bien parties. Les médiateurs avaient proposé des augmentations de 3% et 4% selon les coefficients horaires, et de 2% destinés aux frais de déplacement.
Cet après-midi, à 14h, les syndicats se réuniront à nouveau, afin de décider s’ils retourneront à la table des négociations, prévue à 16h. Si un accord n’est pas trouvé d’ici vendredi, les routiers menacent de faire grève à partir de dimanche, en bloquant les entrepôts de la grande distribution, à quelques jours des fêtes de fin d’année.
8 déc
Selon le baromètre de politique économique BVA-Absoluce paru ce matin, 60% des Français font confiance aux syndicats pour défendre les intérêts des salariés et la CGT est considérée comme l’organisation y réussissant le mieux (49% des personnes interrogées estiment que la CGT défend « plutôt bien » les intérêts des salariés, contre 37% qui répondent « plutôt mal »).
La CFDT arrive en deuxième position, avec 46% des Français qui estiment qu’elle défend « plutôt bien » les salariés, contre 34% qui trouvent qu’elle le fait « plutôt mal ».