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Actualité de l'emploi et des réseaux sociaux

Ne vous souciez pas d’être sans emploi, souciez vous plutôt d’être digne d’un emploi.
Confucius, moraliste chinois (6ème siècle)

« Près de 80% de la clientèle des mouchards sur téléphone sont des entreprises ». C’est ce qu’affirme Stéphane Gallois, le patron d’Espion-on-line.com au quotidien Le parisien qui consacre au sujet un dossier spécial. On pouvait penser que le système était plus utilisé dans le cadre privé « pour surveiller son conjoint ou son ado » mais la réalité est tout autre, il est largement plus présent dans le cadre professionnel.

L’employeur peut, une fois le téléphone en main, pirater l’appareil de son salarié en quelques minutes en y rentrant  un logiciel acheté sur internet contre environ 300 euros. Une fois le logiciel mis en place, l’employeur reçoit du mobile espionné un SMS à chaque fois que le téléphone piraté compose un numéro ou est appelé. Le journal des SMS est envoyé par mail au souscripteur via une adresse mail proposée par l’entreprise qui commercialise le service. Le mobile piraté peut se transformer en micro espion afin d’enregistrer tout ce qui se dit dans une pièce. Il est possible également de suivre les déplacements du salarié.

Sur le plan juridique, c’est un peu compliqué. « Les logiciels sont interdits à l’usage mais pas à la vente. Notre logiciel est légal, mais à l’exception de son propre enfant mineur, on n’a pas le droit de l’utiliser à l’insu des gens » avoue-t-on du coté d’une société qui commercialise sur internet ces logiciels. En matière de violation du secret de la correspondance ainsi que l’enregistrement des paroles sans consentement, le Code pénal prévoit un an de prison et 45 000 euros d’amende.

Pour le moment, les cas sont plus ou moins anecdotiques. Une société assure en commercialiser 200 logiciels par an alors que son concurrent voit le phénomène prendre de l’ampleur « une trentaine chaque mois pour les Nokia, une quinzaine sur iPhone ».

Ouf ! Je ne suis pas concerné, j’ai un… Sony Ericsson.

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  • Apple, géant de l’informatique, offre chaque année à ses clients de nouveaux produits et les distribue à l’échelle internationale. Une offre possible au prix de la sécurité des salariés et de la violation du droit du travail. C’est ce que révèle l’audit 2010 effectué par Apple pour vérifier l’application des réglementations fixées par la législation et par l’entreprise.

    Ainsi, on apprend que la moitié des sous-traitants d’Apple travaillent au-delà de la limite hebdomadaire des 60 heures de travail, que onze mineurs de 15 ans étaient employés au sein de trois usines alors que l’âge minimum légal est de 16 ans, que 40% des usines ne possèdent pas suffisamment d’équipement de protection et que chez plus de 15% des sous-traitants les travailleurs sont exposés à des produits chimiques dangereux.

    Toutefois, si ce rapport fait apparaître de nombreux manquements à la législation du travail, Apple est une des rares entreprises à effectuer des contrôles chez ses sous-traitants. Pour le moment une seule de ses usines a été fermée après contrôle.

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  • La journée sans immigrés

    S’abstenir de travailler et de consommer pendant 24h. Ce pas pas une recommandation religieuse mais l’initiative du collectif « 24 heures sans nous » qui est à l’origine de « la journée sans immigrés », ce 1 er mars.

    Pensée par deux journalistes et une prof, qui se veulent apolitiques, cette journée prend ses influences de la journée sans travailleurs latinos et de la journée « sans gays » aux Etats-Unis. Concrètement, le mot d’ordre est de cesser le travail pendant 24 heures. Pour ceux qui ne peuvent pas (pour cause de précarité) ou ne veulent pas poser de RTT, ils peuvent participer à l’initiative en arborant un ruban jaune (comme celui de la lutte contre le sida). Entre midi et deux, des rassemblements sont prévus devants les mairies des grandes villes.

    Les organisateurs entendent montrer l’apport des personnes issues de l’immigration ou tout simplement des immigrés sur l’économie française. Car au delà de l’image clichée qui en font des éboueurs, plongeurs dans les restos ou encore femmes de ménage, les fils d’immigrés sont aussi médecins, réalisateurs, universitaires, journalistes, informaticiens, experts-comptables voire ministres (Besson, Devedjian, Amara, Yade, Morano…) ou même président : Sarkozy.

    Mais pas sûr que ces derniers répondent favorablement à l’initiative.

    Le cinéma s’engage pour les travailleurs sans-papiers. On ne fait de bons romans avec de bons sentiments pensait André Gide, des cinéastes comme Lanrent Cantet (Entre les murs, Palme d’or à Cannes en 2008), Jacques Audiard (Un prophète qui vient de remporter le bafta) , Riad Sattouf (Les beaux gosses), Bruno Solo (Le séminaire) entre outres pensent le contraire.

    Le cinéma par l’intermédiaire d’illustres représentants (J. Binoche, M. Amalric, L. Belvaux, A. Kechiche..) soutient les travailleurs sans-papiers à travers un court métrage intitulé « On bosse ici ! On vit ici !  On reste ici ! « . Ils donnent la parole à des hommes et femmes qui travaillent sans papiers et qui aspirent à être régularisés. Des personnes qui, pour leur grande majorité, payent les cotisations sociales, l’assurance-chômage, la sécurité sociale, les impôts… mais ils ne toucheront pas, en cas de chômage, d’allocation, ni de retraite alors qu’ils cotisent tous les mois.

    Un film qui veut rendre la dignité à ces hommes et femmes en les filmant en plan fixe sur leur lieu de travail. Et quels lieux de travail ? L’hôtel Matignon (résidence du premier ministre), l’Assemblée nationale, Franprix, Monoprix, Bouygues, Etam, NafNaf… la liste est longue, exhaustive et surprenante.

    Sortie prévue dans les salles cinéma à partir du 10 mars, le film, signé par 350 personnalités du cinéma francophone, aura une grande présence sur le Net et des passages à la télévision sont également au programme.

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  • Une étude réalisée par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) à partir de l’enquête « Handicap-Santé » effectuée par l’Insee en 2008 auprès d’un échantillon de 28.500 personnes révèle que 67% des femmes et 73% des hommes âgés de plus de 18 ans, vivant en France et à leur domicile, se disent en bonne ou en très bonne santé. Quelle est la part de facteurs psychologiques ? De facteurs sociaux ?

    Les conditions socioéconomiques et professionnelles ont un impact direct sur la santé des Français ou du moins sur leur appréciation de celle-ci. Ainsi, neuf femmes cadres sur dix se considèrent en bonne ou très bonne santé contre sept ouvrières  sur dix. Par ailleurs, aussi bien les femmes que les hommes à revenus élevés, ou qui bénéficient d’une couverture complémentaire de santé, vont plus souvent voir des spécialistes que ceux à âge, situation familiale et état de santé comparables qui n’ont pas de forts revenus.

    Les femmes semblent être plus attentives à leur santé que les hommes. Elles consultent plus fréquemment des médecins et font plus attention à leur équilibre alimentaire. Les jeunes femmes sont plus souvent hospitalisée que les hommes, souvent pour des raisons dues à leurs grossesses. La tendance s’inverse ensuite.

    À partir de 75 ans, seulement 25% des Français interrogés se déclarent en bonne ou très bonne santé.

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  • Jeudi 18 février, le ministre du Travail, Xavier Darcos, faisait paraître trois listes classant les 15000 entreprises de plus de 1000 salariés en fonction de leurs efforts de prévention du stress au travail. La liste verte récompensait les entreprises ayant signé un accord , la liste orange comportait celles ayant engagé une ou plusieurs réunions de négociation et la liste rouge dénonçait celles qui n’ont rien entrepris ou n’ont pas répondu au questionnaire soumis par le ministère.

    Xavier Darcos avait alors déclaré à Paris Match : « Celles classées en rouge seront connues de tous, elles subiront la pression de leurs syndicats et du marché. »

    Après 1,2 millions de pages vues jeudi sur le site du gouvernement, le ministère a finalement décidé de supprimer les listes oranges et rouges du site. A la place, on y trouve cette explication : »A l’issue de la première classification, de nombreuses entreprises classées en rouge ou en orange ont fait part au ministère du Travail de leurs intentions d’engager ou de poursuivre des démarches en matière de lutte contre le stress », a écrit le ministère dans un message sur le site internet. Nous nous employons à préparer une nouvelle photographie de la situation des entreprises ».

    La liste verte reste publiée et le Ministère a déclaré accorder plus de temps aux entreprises mal classées car certaines se seraient plaintes de ne pas avoir eu le temps de répondre au questionnaire.

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  • Le débat sur l’âge et le financement des retraites est depuis quelques semaines au cœur de toutes les discussions politiques.

    Aujourd’hui, Xavier Darcos, ministre du Travail et des Relations Sociales, a annoncé sur RMC, qu’il prévoyait une loi pour empêcher les départs prématurés des salariés de plus de 54 ans. « Il faut faire en sorte que les gens puissent travailler jusqu’au bout de leur temps de travail », a-t-il insisté.

    Le ministre n’a pas souhaité se prononcer sur le groupe pharmaceutique Sanofi-Aventis, qui, bien que bénéficiaire, entreprend d’économiser 2 milliards d’euros en 2013 en supprimant environ 3000 emplois directs en France  et en mettant en place une « forme de préretraite à 55 ans ». M. Darcos a, par ailleurs, affirmé  qu’il était « d’accord que la réponse à une situation donnée, lorsqu’on veut modifier la voilure de l’emploi dans sa propre entreprise, n’est pas de faire partir les gens prématurément ».

    Pour Xavier Darcos, «l’emploi des seniors est une des clés de la retraite (…) donc la solution qui consiste à faire partir les gens très tôt n’est pas bonne pour eux, pour l’entreprise, ni pour les retraites».Pour empêcher les départs en retraite prématurés des salariés de plus de 54 ans, le gouvernement pourrait « tout simplement faire une proposition de loi qui impose que les gens ne puissent pas partir, ou en tous les cas, interdire des plans sociaux qui s’appuient sur des départs prématurés des seniors ».

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  • Trois ans d’emprisonnement et une amende de 45 000 euros ! C’est  la sanction pour les délits de discrimination. Au sein de l’entreprise, malgré de réels efforts, les discriminions ont la peau dure. « Pourquoi toi et pas moi ? »  est le titre du documentaire d’Hélène Lévy, consacré à ce sujet dans le monde du travail, qui va passer sur France5 ce soir à partir de 20h35. Il sera se suivi d’un débat, animé par Carole Gaessler (la présentatrice de l’excellent JT Soir 3 dont le talent va au-delà de ses sublimes yeux bleus).

    Sur le plateau, il y aura la présence de spécialistes qui vont des présidents d’organisations qui luttent contre les discriminations, aux experts des Relations du travail et de la politique de l’emploi en passant par un docteur en psychologie sociale et un historien spécialisé sur les discriminations et la perception de l’autre.

    Depuis 2001, la France a retenu 18 critères de discriminations parmi lesquels l’apparence physique, l’orientation sexuelle, l’âge, l’origine, la grossesse ou l’état de santé.

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  • Le tiers des travailleurs, public et privé confondus, se déclare être victime de discriminations sur leur lieu de travail. Une découverte pour certains, une réalité pour d’autres.

    C’est ce que révèle une étude sur les discriminations que vient de publier la HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité). A la question « avez-vous été victime d’une discrimination sur votre lieu de travail ?» sur un échantillon de 1007 personnes interrogées, 26 % des agents de la fonction publique et 36 % des salariés du privé ont répondu « oui ».

    Les discriminations sont liées aux inégalités hommes femmes, à l’origine, aux handicaps, à la religion… Aux Prudhommes, les salariés discriminés peuvent obtenir des indemnités allant de 15 000 euros à plus de 200 000 euros. La Halde a également publié les solutions pour lutter contre les inégalités dans le monde du travail proposées par les 250 plus grandes entreprises françaises.

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  • Etelvina Fernandes, Elise Kongo et Rath Luang ont été licenciés en juin 2009. Anciens salariés du magasin ED d’Oyonnax (Ain), ils ont été licenciés pour le motif officiel « d’insubordination et refus de se plier au planning », eux ont toujours affirmé que c’était parce qu’ils avaient refusé de travailler le dimanche. En effet, ceux-ci avaient fait part à leur direction de l’impossibilité pour eux de travailler le dimanche pour des raisons familiales ( garde partagée pour l’un, enfant à véhiculer pour l’autre,..). Une tentative de conciliation avait lieu lundi 25 janvier au tribunal des prud’hommes de Créteil (94). Aucun compromis n’a été trouvé entre les deux parties.

    Les employés arguent d’un « droit à une vie familiale ». L’enjeu est de taille puisque reconnaître un tel droit serait un cas de jurisprudence. Leur avocate, Maître Inès Plantureux entend elle montrer que la direction d’ED a fait preuve d’un abus de position« L’employeur a modifié sans leur consentement les contrats. Imposer ainsi le dimanche, c’était comme imposer de travailler la nuit ou imposer une mutation très éloignée du domicile : le contrat modifié portait atteinte au droit au respect de la vie familiale, architecture de base de notre droit civil, et nécessitait leur approbation. » Les salariés ne portent pas plainte contre le changement d’horaires mais contre le changement du socle contractuel qui nécessite un accord entre l’employeur et ses salariés.

    La décision est renvoyée au jugement de ce même tribunal qui aura lieu le 11 octobre. A ce jour ces anciens employés sont toujours au chômage.
    La question du travail dominical continue donc d’alimenter des polémiques.
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